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" Perfectinnements apportés aux instruments de musique à clésµ Faisant l'objet d'une demande de brevet d'invention en France en date du mars 1931.
L'invention est relative eux instruments de musique à clés, tela que la clarinette, le haut-bois, le saxophone et autres instrumenta à anchea de ce genre et tels que ceux fai- sant partie de la catégorie des flûtes ou autres instruments à vent analogues.
Pour les instruments de musique à touches (piano, clavecin, etc.) on a pu intercaler entre les touches des no- tes, correspondant aux éons de la gamme primitive naturelle (do majeur),dea touches supplémentaires pour les demi-tons pour constituer ainsi des gammes chromatiques. Cette disposi- tion très simple des touches suivant 1*ordre chromatique des sons et l'ordre naturel dea cordes est rendu possible du fait que les doigts ne sont pas condamnés à rester au contact des touches et peuvent se déplacer librement le long du clavier.
Par contre, pour les instruments à clés, les doigts ne sont pas libres et sont destinés, pour la plupart, à la
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commande dea clés correspondant aux nites de la gamme primitive. uand on @ complété ces instruments par des trous destinés aux demi-fons et qui, évidemment, sont intercalés suivant l'ordre chromatique entre les trous des sons naturels correspondants, on a été obligé, jusqu'ici, d'avoir recours aux doigts restés disponibles pour commander les clés destinées respectivement à ces nouveaux trous, ces clés ne pouvant donc être disposées dans l'ordre chromatique.
On a commencé, d'abord, par ajouter deux notes de demi-tons (si bémol et la dièze). Déjà avec ces deux nouvelles tonalités on dérogeait à l'ordre des doigts par rapport à la succession des sons, néanmoins avec un peu d'ha- bileté et d'habitude, on parvenait à jouer convenablement. l'ou- tefois, l'instrument était loin d'être complet et des artistes, .possèdent une grande habileté, ne trouvèrent pas exagéré d'a- jouter, par étapes, d'autres trous et clés jusqu'à obtenir l'échelle chromatique complète, ce qui exige des doigtés fac- tices et des nouvelles clés de secours tout en s'écartant en- core davantage de la relation du clavier rationnel.
Ceci est la cause que l'étude de ces instruments est excessivement lente et diiiicile. Il a même fallu déranger la base constituée par la gamme naturelle (gamme en do majeur) car, pour avoir tou- jours un ou plusieurs doigts disponibles, on a, sacrifié et iso- lé de l'instrument surtout les petits doigts qui sont plus agi- les à s'étendre et à se plier pour que chacun d'entre eux puis- se commander plusieurs clés plus ou moins distantes les unes des autres et correspondant à des notes non conjointes.-. bina- lement les liaisons établies pour ces clés spéciales,desti- nées à commander les troue correspondant à ces demi-tons,com- pliquent lortement la fabrication de l'instrument.
Le but de la presente invention est de rendre tels, les instruments du genre en question, q,ue leurs clés de comman- de soient disposées da,ns l'ordre chromatique de laçon à permet- tre un jeu facile et uniforme dans tous lea tens avec un doigté régulier et successif par rapport à l'ordre des mains et des @
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doigts, sur toute l'étendue de l'instrument.
-balle consiste, principalement, à grouper les cléa destinées à la commande des trous correspondant respective- ment, dans la gamme chromatique, aux tona et demi-tons voi- sins, de laçon que lesdites clés puissent être individuelle- ment ou simultanément actionnées par le même doigt, sans que pour cette operation le doigt cesse d'être en contact avec la clé la plus éloignée, et à disposer de manière telle les clés -- qu'on peut avantageusement appeler doubles-clés chromati- ques -- qu'en articulant,dans le sens de la longueur, la pre- on puisse miere phalange du doigt correspondant tantôit,par le bout du doigt, toucher la clé la plus éloignée, en évitant celle pla- cée sous la phalange et tantôt, par appui du bout du doigt et de la phalange,
'abaisser simultanément les deux clés, sans mo- difier la position relative du doigt.
Elle consiste, mise à part cette disposition princi- pale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de pré- férence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'ap- plication ainsi que certains modes de réalisation, desditea dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les instruments de musique du genre en question comportant application de ces mê- mes dispositions, ainsi que les éléments et outils spéciaux propres à leur établissements
Les lige 1 et 2 montrent, respectivement en vue de coté et en elévation, une clarinette établie conformément à l'invention.
La tige 3 montre la tablature correspondant à la cla- rinette perfectionnée. selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réa.li- ? ion de ses diverses parties,, auxquels il semble qu'il y ait
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lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir une clari nette, on s'y prend comme suit, ou de laçon analogue.
Les trous, établis suivant l'ordre des tons de la gamme chromatique, sont désignée respectivement par 1 à 20.
Lea clés qui correspondent à ces trous sont désignées par des lettres majuscules À à I. Ces clés sont toutes à pla- teau et munies d'un tampon. Elles sont toutes sollicitées par des ressorts (à aiguilles ou plats) d'un usage courant et dis- simulés sous les tenons des clés. Les clés actionnées par la main gauche sont, pour la plupart, articulées librement à un ou plusieurs axes a disposes à gauche du clavier.. Celles ac- tionnées par la main droite sont articulées à un ou plusieurs autres axes b disposés à droite du clavier. Les troua 1 à 15 sont normalement ouverts et il faut appuyer sur leurs clés pour les iermer. par contre, les trous 16 à 21 sont des trous normalement bouchés et il laut appuyer sur leurs clés pour les ouvrir.
Le trait interrompu partant d'une quelconque des clés et passant en dessous de la référence, par exemple B, cor- respondant à cette clé, aboutit à la référence du trou, par exemple 10, laisse ouvert par cette cle, ce qui donne, pour l'exemple indiqué, la note ré. sur la lig. 2 on a indiqué un tableau, à quatre co- lonnes et qui donne les notes des tons et demi-tons obtenus par la fermeture des clés ou trous immédiatement supérieurs.
Dans la colonne 1 sont marqués les tons et demi-tons corres- pondant au registre grave ou "chalumeau" et le registre inter- médiaire; dans la colonne lI ceux correspondant au registre "clairon"; dans la colonne IfI ceux correspondant au registre "aigu" et dans la colonne IV ceux correspondant a.u registre "suraigu".
La tablature, inaiquée sur la. lig. 3, reproduit, d'u- ne part, une portée aur laquelle sont indiquées les notes intéressant les différents registres dont question plus haut. Cette
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tablature montre, en outre, en regard des rélérences P, A, A,etc dea doigts, les troua qui doivent être couches (points noirs) ou ouverts (points blancs) pour produire la note de la portée qui se trouve aur la même verticale.
Les chiures "2" marqués à côté de certains pointa noirs de la tablature indiquent les par troua bouchés/des clés telles que A - Les nombres 16,17 et 18, marqués aur certaines verticales, notamment celles des regia- trea"intermédiaire", "clairon", "aigu" et "suraigu", indiquent que les troua correspondants doivent être ouverts par appui de l'index sur la clé A pour les troua 16 et 17 (clés supérieures sol dièze) ou du pnuoe aur la clé P pour le trou 18 (ele des douzièmes).
Conformément à l'invention on dispose les clés de fa- õn que, pour la main gauche, le pouce commande la clé P, l'in- dex lea clés A et A2, le médius les clés B, B et B, l'annu- laire lea aléa C3, G at C2, l'auriculaire lea clés D, D et D.
D'autre part, pour la main droite, l'index commande les clés
F3, F et F2, le médius les clés G3, G et G2, l'annulaire lea clés h3 et H et l'auriculaire la clé I. Lea clés telles que
A, B, C, etc. commandent les troua des tons naturels; celles, tellea que B, C2, etc. commandent les troua des demi-tons ; etcelles, telles que B3, C3, etc. sont des clés intermédiaires aur lesquelles agissent respectivement les doigts qui suivent les doigta actionnant les clés, telles que B2 par exemple,et qui se trouvent sous la phalange de cea doigts. Ces cléa inter- médiairea interviennent, pour certaines difficultés de jeu (trilles, etc.).
La clé D4 sert à remplacer la clé F pour fa- ciliter également certains traits, exceptionnellement la clé
B3 n'agit pas sur la clé A parce que cette dernière doit reater ouverte à partir du do dièze aigu. Les spatules c1, c2, c3 et placées sur les axes a et sont utilisées pour faciliter le jeu d es doigts à s'articuler. (;
*est ainsi que le médiua B, de la main gauche, en venant prendre appui sur la spatule c1 soulèvement de la phalange destinée à agir sur la clé
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A2 et augmente ainsi la vitesse du jeu
La particularité de l'invention réside dans le lait que les clés, destinées à donner un 'ton entier et un demi-ton voisin, sont établies l'une à coté de l'autre de façon à former une double-clé chromatique dont les deux éléments jumelés peu- vent être commandés par articulation de la phalange du même doigt sans que celui-ci doive être déplacé.
u'est ainsi que, pour les clés A et A2 par exemple, ai on appuie sur la clé A par le bout de l'index de la main gauche, sans toucher par la, phalange la clé A2, on bouche le trou 13, ce qui donne la note mi pour le registre I et si pour le registre II. En appuyant à la lois sur les clés A et A2 on boucha les trous 13 et 12, ce qui donne la note ré dièze pour le registre 1 et la note la dièze pour le registre II.
On voit donc que l'on peut, sans déplacer le doigter toucher, par le bout du doigt, la clé la plus éloignée et, sa.na cesser d'être en contact avec CI elle-ci,' venir actionner, par . 'articulation de la phalange, la clé jumelée dont question plus haut.
La tablature (fig. 3) permet de se rendre compte de la simplicité et dela régularité du doigté (doigté articule) quand on a recours aux. doubles-cles chromatiques établies selon l'invention et, avec le secours des clés intermédiaires con- jointes (doigté intermédiaire), désignées par B3, C3. etc., on parvient à. executer avec facilité' les traits mêmes les plus difficiles. En effet, pour faire la, gamme chromatique depuis mi jusque.!.!.. pour le registre 1 ou chalumeau, il suifit d'ou- vrir successivement les trous depuis le bas vers le haut, en agissant sur les clés et les doubles-cléa qui se trouvent à portée des doigts successifs, d'abQrd, de la main droite, et, ensuite, de la main gauche.
La clé P, sur laquelle peut agir le pouce gauche, qui vient se placer sous la clarinette, commande le plateau du trou 14 et celui du trou 15. La clé P comporte maintenant un
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ressort par l'intermédiaire duquel elle reste ouverte quand, la clé 15 est l'armée d'autre part par la clé A.
En ce qui concerne la sonorité et la justesse de l'instrument ainsi établi, celles-ci sont notablement amélio- rées par la suppression des trous bouches. En outre, la perce de l'instrument est devenue tout à lait ordonnée en ce qui concerne les positions et dimensions respectives des trous, ce qui aimpliiie considérablement la fabrication.
Gomme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant plus spéciale- ment été indiquée-, elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.