"Bourres pour cartouches à plombs"
La présente invention concerne les bourres qu'on
place dans les cartouches à plombs, entre la charge propulsive et les plombs.
Du fait que les caractéristiques désirables de ces
bourres résident dans leur souplesse ou élasticité, en combinaison avec leur faible poids, on les a généralement fabriquées jusqu'à présent à l'aide de matières telles que le
feutre ou le liège.
La présente invention a pour but de réaliser une
bourre susceptible de donner les résultats balistiques voulus, grâce à sa forme plutôt qu'à la matière dont elle est
faite, cette matière devant toutefois être relativement légère, peu coûteuse, facile à se procurer et susceptible de
se déformer dans les conditions de son emploi.
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vention consiste en un cylindre creux de faible longueur, fait d'une matière mince, relativement rigide, légère et de préférence non métallique, plus particulièrement de papier, de carton ou d'une -matière analogue, par exemple un tube en papier collé du genre généralement utilisé pour fabriquer les douilles de cartouches à plombs dont on
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pour permettre de la manier et de l'introduire aisément dans la douille, et à fournir un appui convenable aux tampons en carton ou autre matière, qu'on dispose généralement aux extrémités de labourre. Lorsqu'on emploie avec la bourre
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ment des bords du cylindre vers l'intérieur contribue en outre à assurer que celui-ci s'aplatisse symétriquement
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la cartouche. On peut avantageusement découper ces bourres dans un long tube en papier, en carton ou autre matière appropriée;, et les graisser extérieurement ou entièrement de toute manière voulue, en les plongeant dans un lubrifiant fondu convenable tel, par exemple, que la cire de paraffine.
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quer ces bourres en différentes grandeurs et forces. On " constaté que des tubes d'un diamètre externe d'environ
18,25 mm. formés par l'enroulement d'un papier d'une épaisseur d'environ 0,127 mm. environ, conviennent pour les cartouches du calibre 12. On forme la bourre en découpant un tronçon de tube dont on fronce et rabat les extrémi-
<EMI ID=7.1> dont la longueur convenant pour la plupart des cartouches
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bourres aussi fortes ou aussi peu résistantes qu'on le désire, selon le nombre de Couches de papier collé qu'on enroule. Pour obtenir une bourre susceptible de s'aplatir aisément, on utilise avec un tube peu résistant fait de trois couches de papier, une forte rondelle d'environ 3mm. d'épaisseur, posée sur la poudre. Si on utilise un tube plus résistant pour fabriquer la bourre, il est possible
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la bourre s'aplatisse.
Sur le dessin annexé montrant le procédé de fabrication de la bourre perfectionnée, les Figs. 1-3 représentent celle-ci en élévation dans différentes phases du processus, et les Figs. 4-6 sont,des vues en plan correspondantes.
La Fig. 7 est une coupe médiane longitudinale d'une bourre comportant intérieurement une rondelle en carton ou matière analogue, du type décrit ci-après. Sur les Figs. 1 et 4 on a représenté le cylindre creux initiale ouvert aux deux extrémités; sur les Figs. 2 et 5 on le voit après que ses
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bourré achevée dont les extrémités sont rabattues à angle droit, de manière à y laisser subsister un petit trou central. Bien entendu, il n'est pas essentiel que les bords soient aussi largement rabattus que c'est représenté sur la Fig. 3.
On a constaté que si on donne aux gaz de déflagration de la poudre un accès facile à l'intérieur de la bourre tubulaire en papier, il peut arriver que celle-ci ne s'aplatit pas en accordéon, mais la dilation du tube en papier sous l'influence de la pression des gaz permet néanmoins <EMI ID=11.1>
désirable d'utiliser une bourre tabulaire résistante et
de poser sur la poudre une rondelle de carton moins fort,
la bourre comportant une rondelle intérieure étroitement ajustée, en carton ou matière analogue, afin d'assurer son expulsion certaine du fusil lorsqu'on tire. Quoique le carton posé sur la poudre soit utile avec 'une bourre graissée, du fait qu'il empêche la graisse de détériorer la charge, on peut le supprimer entièrement dans le cas précité, et empêcher que la poudre n'entre dans la bourre en collai un mince disque en papier sur la ba.se de la bourre avant
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le trou dans la base de la bourre, à l'aide de cira à cacheter ou matière analogue. Il n'est dont pas essentiel au bon fonctionnement de la bourre de poser un carton
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en place. Pour ce qui concerne la rondelle placée sous les plombs, .celle-ci doit être suffisamment résistante pour les empêcher de pénétrer dans la bourre lorsqu'on tire.
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poudre pénètrent dans l'intérieur de la bourre, on peut fabriquer celle-ci de cinq ou six épaisseurs de papier col-
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après avoir été laminées et polies à dimension. Si on place sur la poudre, avec une bourre de ce genre, un carton dont
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la pression des gaz de déflagration qui pénètrent dans la. bourre et l'empêchent de s'aplatir en accordéon.
Lorsqu'on laisse entrerles gaz de déflagration à l'intérieur de la bourre il peut se présenter, dans certaines circonstances, le danger que le carton disposé sous les plombs soit expulsé tout en laissant la bourre dans le canon du fusil. Plus la largeur de la partie rabattue des extrémités du cylindre est faible, plus ce danger est
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senté sur la Fig. 6, dont les il extrémités sont presque entièrement fermées, il n'existe pratiquement aucun risque que
la bourre reste dans le fusil. Pour assurer de manière absolument certaine que la bourre ne reste dans le fusil dans aucun cas on peut toutefois placer à l'intérieur de la bourre, avant d'en rabattre les extrémités, une mince rondelle de carton (Fig. 7). Lorsque les gaz de déflagration pénètrent dans la bourre, la rondelle intérieure est poussée jusqu'à proximité du carton disposé sous la charge de plombs, et la bourre est positivement expulsée par les gaz qui ne peuvent plus passer par le trou de son extrémité et agir directement sur ce carton.
Du fait que le papier et autres matières analogues ne possèdent pas par elles-mêmes les caractéristiques d'élasticité qu'on estimait nécessaires jusqu'à présent pour la fabrication des bourres de cartouches à plombs, les bourres réalisées suivant l'invention ne sont pas souples ou élastiques comme celles en feutre ou en liège, mais on peut assurer qu'elles s'aplatissent sous une pression, en
formant un anneau plissé en accordéon ayant un diamètre supérieur à celui de la bourre initiale, ou qu'elles se dilatent sOus l'effet d'une pression interne de gaz., sans s'aplatir, et obtenir ainsi l'étanchéité voulue entre les gaz de déflagration et la charge de plombs.
Il est'donc possible de modifier et de déterminer ai-
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sèment les caractéristiques des bourres fabriquées suivant l'invention, en vue d'obtenir des différentes poudres les résultats balistiques les plus désirables.
Quoiqu'il n'a.it été question que de l'utilisation d'une seule bourre, il est bien entendu qu'on peut éventuellement en utiliser plus d'une, et dans ce cas on peut, ou non, les séparer les unes des autres par du carton mince
ou toute autre manière convenable.
REVENDICATIONS
1. Bourre pour cartouches à plombs, consistant en un cylindre creux de faible longueur, fait d'une matière
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métallique, plus particulièrement de papier, de carton ou matière analogue.