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Perfectionnements aux poêles à accumulation de chaleur, chauffés au combustibleliquide ou gazeux.
Il est bien connu que dans les poêles à accumulation de chaleur, chauffés à l'aide d'un combustible solide, spé- cialement le coke, l'anthracite ou autre combustible riche en carbone, les gaz brûlés se chargent d'anhydride carboni- que au point de devenir trop pesants pour permettre un bon tirage dans la cheminée. On a obvié à cet inconvénient par l'addition d'air chauffé au préalable à une température suf- fisamment élevée pour alléger appréciablement ces gaz brûlés, et on a obtenu de cette manière une différence de poids spé- cifique suffisante pour assurer un tirage susceptible de les faire monter dans la cheminée. Ce procédé ne peut être appli- @
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que toutefois que lorsque le combustible estriche en car- bone.
Cette difficulté ne se présente pas lorsqu'on uti- lise comme combustible de l'huile, du gaz d'éclairage ou autre combustible liquide ou gazeux;, étant donné que tous les combustibles de ce type, susceptibles d'être utilisespour le chauffage de poêles à accumulation de chaleur, sont rela- tivement pauvres en carbone et dégagent de ce fait des gaz brûlés appréciablement plus légers que l'air. On a constaté toutefois que les poêles de ce genre présentent divers autres désavantages, que la présente invention a pour but d'écarter.
Du fait que tous les combustibles liquides;, sans exception, sont riches en hydrogène et à cause de la combus- tion lente et parfaite, avec un excédent d'air faible ou nul constituant la caractéristique principale des poêles à feu continu, du type à accumulation de chaleur, leurs gaz de fumée contiennent une proportion d'eau plus appréciable qu'on ne le constate généralement.
Ce pourcentage élevé d'humidité est nuisible en lui-même, mais les conditions sont rendues plus défavorables encore lorsque, outre cette humidité, les gaz de fumée dé l'huile ou du gaz contiennent pa.rfois d'au- tres substances. Presque tous les gaz et certaines des huiles qu'on emploie en pratique, contiennent des combinaisons de soufre. 'Lorsque celles-ci sont brûlées, il se forme de l'eau, ainsi que du pentoxyde de soufre 5205. Toutefois, ce gaz ne peut exister qu'à des températures très élevées. D'autre part, le grand avantage des poêles du type à, accumulation de cha- leur consiste en leur économie de combustible, due au fait qu'on utilise sensiblement toute la chaleur des gaz perdus avant de leur permettre de s'échapper par la cheminée.
Ces gaz sont¯donc relativement froids lorsqu'ils passent dans la
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cheminée. A cette faible température, le pentoxyde sulfurique se décompose en anhydride sulfurioue en dégageant de l'oxygène, ou bien il se combine à l'eau, et forme avec celle-ci de l'acide sulfurique et une quantité moléculaire également im- portante d'anhydride sulfurique. Le genre de réaction qui se produit dépend entièrement de ce que le pourcentage d'eau contenu dans les gaz de fumée est, ou non, suffisamment élevé pour assurer la condensation de l'eau. Dans le premier cas différentes réactions chimiques ont lieu, dont le résultat est de convertir le pentoxyde sulfurique instable en combi- naisons plus stables.
Parmi ces réactions chimiques, on peut noter spécialement la. suivante: S205 + H20 = H2S04 + SO2
L'eau qui se condense donc en premier lieu sur les parois de la cheminée est consommée ultérieurement, pour for- mer de l'acide sulfurique proportionnellement à la quantité de pentoxyde sulfurique disponible. L'eau et l'acide sulfu- rique, ce dernier plus activement encore, contribuent à dé- tériorer en très peu de temps la maçonnerie de la cheminée et du poêle.
L'eau se condense donc au point de rosée, et de l'acide sulfurique se forme si le pentoxyde sulfurique ne s'est pas encore décomposé. Il est donc important que la température des gaz de fumée ne tombe pas au point de rosée pendant qu'ils se trouvent encore dans la cheminée. On peut atteindre ce but, soit en opérant de manière que les gaz pos- sèdent une température sensiblement plus élevée au sommet de la cheminée, soit en abaissant le point de rosée. Suivant la présente invention, on abaisse le point de rosée en amenant dans les gaz de fumée de l'air de dilution, de préférence
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chauffé au préalable, de la manière déjà connue dans le cas des poêles du type à accumulation de chaleur, brûlant des combustibles solides.
De cette manière, on réduit l'humidité des gaz de fumée, et on empêche que de l'eau ne se condense.
Il en résulte que l'eau ne participe pas à la réaction chi- mique de décomposition du pentoxyde sulfurique, qu'on peut représenter par :
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Sur les dessins annexés, Fig. l représente une for- me de réalisation de l'invention appliquée à. un poêle à com- bustible liquide, à accumulation de chaleur, et Fig. 2 re- présente le même dispositif appliqué à un poêle à gaz, à ac- cumulation de chaleur.
3 (Fig. 1) désigne un conduit destiné à amener l'huile au carburateur 4, dont les parois sont chauffées par contact thermique avec la masse métallique 5, constituant l'accumulateur de chaleur. L'huile tombe sur le fond du car- burateur 4 par une tuyère fixée à l'extrémité du conduit d'huile 3, et s'y volatilise sous l'effet de la chaleur, les gaz passant ensuite dans le brûleur 13 ou ils sont brûlés.
Tout en dégageant continuellement de la chaleur, les gaz de fumée suivent les conduits 14, 15, ménagés dans la masse de métal constituant l'accumulateur de chaleur, et le conduit 16 raccordé au conduit 15 et débouchant dans la cheminée 17. Du fait que la température des gaz de fumée, appréciablement ré- duite au moment où ceux-ci pénètrent dans la partie inférieu- re de la cheminée, tombe encore pendant qu'ils y stagnent, il y a danger que de l'eau se condense sur les parois de la cheminée et qu'il se forme éventuellement, en même temps, de l'acide sulfurique.
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Afin de prévenir cette éventualité, on prévoit le conduit 18, destiné à relier le conduit 16 à l'atmosphère.
L'effet d'éjecteur produit dans le conduit 16, ou la dépres- sion qui y règne, ont pour effet d'aspirer de l'air frais par le conduit 18, de le mélanger aux gaz de fumée, d'accroî- tre le volume total de ces gaz, et de réduire ainsi leur pour- centage d'humidité. Afin d'empêcher plus efficacement que de l'eau ne se condense. Il est préférable de réchauffer l'air de dilution au préalable, en disposant le conduit 18 en con- tact thermique avec les éléments chauffés du poêle, le car- burateur 4 ou le bloc accumulateur de chaleur 5, par exemple.
De cette manière, on évite que de l'eau ou de l'acide sulfu- rique ne se forment.
La face supérieure 19 du bloc métallique 5 consti- tuant l'accumulateur de chaleur forme taque chauffante, et le bloc lui-même est entouré de matière isolante 20,
Le poêle à gaz représenté sur la fig. 2 comprend essentiellement les mêmes éléments que le poêle à huile sui- vant la fig. l, avec cette seule différence que le carbura- teur et les dispositifs d'alimentation d'huile y sont rempla- cés par des organes correspondants, pour le chauffage au gaz.
On amène le gaz au poêle par un conduit 26, raccordé à une canalisation existante ou autre source d'alimentation. Le conduit 26 se termine par un régulateur relié à un brûleur de type approprié. L'air de combustion est introduit par les canaux 24,25. Sous tous les autres rapports, ce poêle cor- respond à celui qu'on a décrit ci-dessus avec référence à la fig. 1.
Bien entendu, la présente invention n'est pas limi- tée à l'une ou l'autre des formes de réalisation représentées sur les dessins, et on pourrait y apporter différentes modi- @
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fications sans sortir de son cadre. Sa caractéristique essen- tielle consiste en ce que le poêle est réalisé de manière à permettre de le chauffer à l'aide d'un combustible liquide ou gazeux pouvant être riche en hydrogène, ou en hydrogène et en soufre, et en ce que pour empêcher la formation d'eau et d'acide sulfurique, on prévoit des moyens d'introduire de l'air de dilution dans les gaz de fumée en un point déter- miné de leur parcours, où ils ne sont pas encore refroidis au point de permettre la séparation d'une quantité appréciable d'eau.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Dispositif pour empêcher une condensation nui- sible dans le conduit des gaz de fumée ou la, cheminée d'un poêle du type à accumulation de chaleur, chauffé à l'aide d'un combustible liquide ou gazeux, caractérisé en ce que le con- duit des gaz de fumée du poêle comporte une ouverture par la.- quelle un deuxième conduit le met en communication avec l'at- mosphère.