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PERFECTIONNEMENT AUX RUPTEURS A MERCURE
La présente invention concerne les rupteurs à mercure qui comportent un réceptacle isolant formant des godets pleins de mercure où plongent des électrodes qui sont reliées ou non, selon la position d'une masse de mercure en excédent de celle qui rem- plit les godets. La rupture du circuit se produit alors par l'ef- fet de la séparation du mercure d'un godet et de la masse de mer- cure en excédent.
Dans les rupteurs connus de ce type, la rupture est précédée d'une élongation de la masse de mercure, ce qui présente l'inconvénient d'augmenter la résistance par diminution de la section et de provoquer un échauffement excessif, juste avant le moment de la coupure. Celle-ci est par suite accompagnée d'une étincelle chaude- et nourrie.
Un autre inconvénient de cette élongation préalable de la masse de mercure est de rendre incertain le moment exact de la coupure. Ce moment varie par l'effet de la moindre vibration ou
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même de la température de,.la masse de mercure.
En outre, au moment où le mercure en excédent et le mercure d'un godet viennent en qontact, ils subissent une force répulsive, résultant principalement de la vaporisation du mercure et de la dilatation de l'atmosphère du rupteur par l'effet de l'étincelle de fermeture. Cette force répulsive causesouvent une ou plusieurs coupures passagères du circuit avant son établissement définitif, surtout quand il s'agit de courants de force intensité.
La présente invention a pour but de supprimer ces incon- vénients.
Elle consiste à prévoir dans la ou les régions où se séparent et se réunissent les masses de mercure, un seuil formé par une saillie locale de la paroi du rupteur.
La section de la masse de mercure diminue ainsi brusque- ment à l'endroit du seuil, sur lequel se produit une rupture nette et franche sans élongation préalable. A la fermeture, le seuil em- pêche aussi les masses de mercure de se rejoindre avant que l'incli- naison du rupteur ait rendu impossible toute rupture passagère du circuit. Pour éviter une augmentation de la résistance par suite de la diminution de section provoquée par le seuil, on augmente en conséquence la section de la nappe de mercure.
Les fig, 1 et 2 du dessin annexé montrent, respectivement en plan et de profil, un rupteur ordinaire du type envisagé, au mo- ment qui précède la rupture.
Les fig, 3 à 5 représentent, dans diverses phases de son fonctionnement, une forme d'exécution d'un rupteur suivant l'inven- tion.
Les fig. 6 à 8 montrent divers autres exemples de réali- sation.
Les fig, 10 et 11 indiquent des formes à fourrure proteo- triée interne. a désigne le corps en verre ou autre matière isolante ap- propriée, du rupteur, b les godets, e le mercure, b' les électrodes.
Sur les fig. 1 et 2, on voit comment la masse dé mercure
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subit en d une élongation notable qui précède la rupture avec les inconvénients rappelés ci-dessus.
Dans le rupteur des fig. 3 à 6, on a créé, par déforma- tion locale de la paroi de a, un seuil e entre les deux godets. Lors du basculement vers la rupture (fig.3), ce seuil précipite le sec- tionnement de la masse de mercure, de sorte que la rupture se pro- duit sans élongation préalable (fig.5).
Les rupteurs des fig. 6 et 7 ne comportent qu'un godet, l'excédent de mercure restant constamment en contact avec l'une des électrodes dans le nez du rupteur. On a prévu le seuil entre le go- det et ce nez.
Dans le rupteur à double effet de la fig. 8, il existe un seuil près de chaque godet, dans l'intervalle qui les sépare.
L'inverseur de la fig. 9 comporte de mme un seuil près de chacun de ses godets extrêmes, vers le godet central.
Le rupteur de la fig. 10 est pourvu d'une fourrure proteo- trice interne, destinée à supporter la chaleur des étincelles et qui est constituée d'une manière choisie en conséquence: stéatite,quartz par exemple. Cette fourrure f a la forme d'un tube ouvert à ses deux extrémités et qui présente en outre des ouvertures latérales ,oor- respondant respectivement à l'entrée,des godets b. La fourrure f forme intérieurement un seuil e entre les deux ouvertures g.
Le rupteur de la fig. 11 est analogue à ceux des fig.6 et 7. La fourrure f dont il est muni n'a qu'une ouverture latérale ¯µ, correspondant au godet b unique. Cette fourrure forme le seuil e en- tre son extrémité tournée vers le nez du rupteur et l'ouverture g Dans ces conditions, la protection par la fourrure de l'enveloppe extérieure du rupteur est particulièrement efficace.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à ce qui est décrit et représenté, mais peut donner lieu à des variantes. Son application peut s'étendre à tous autres appareils du type envisagé.
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