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" Perfectionnements apportés aux dispositifs pour l'accouple- ment entre deux arbrea entraîneur et entraîné, notamment en- tre l'arbre d'un moteur d'avion et celui d'un compresseur d'a- limentation ". l'invention est relative aux dispositifs pour l'ac- souplement entre deux arbres entraîneur et entraîné, dispositifs du genre de ceux susceptibles de permettre, lorsque le couple transmis dépasse certainesvaleurs., un glissement angulaire dans la transmission; et elle concerne plus spécialement (par- ce que c'est en leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces dispositifs, ceux à prévoir entre l'arbre d'un moteur d'avion et celui d'un compresseur d'alimentation.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, ces dispo- sitifs, qu'ils soient plus robustes, en même temps que d'un fonctionnement plus sûr, que jusqu'à présent.
Elle consiste, principalement, à établir de manière telle, les. dispositifs du genre en question, que soit monté, sur l'arbre entraîneur, ou sur un arbre intermédiaire dont le
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mouvement est conjugué à. celui du premier, au moins un organe susceptible de pouvoir se déformer élastiquement vers l'éxté- rieur sous l'effet de la force centrifuge et ayant une surface extérieure de révolution autour de l'axe de l'arbre qui le porte, et que soit adapta à frottement dur, sur ladite surface, une couronne ou semblable de mouvement conjugué à celui de l'arbre entraîné, l'ensemble étant agencé de manière telle que la force de frottement qui tend à entraîner cette couronne soit d'autant plus grande que la vitesse de l'arbre portant ledit organe est plus élevée.
Elle consiste, mise à part cette disposition princi- pale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de pré- férence en même temps, et dont il sera plus explicitement par- ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'ap- plication (notamment celui ou on l'applique aux dispositifs du genre en question à prévoir sur une transmission reliant l'arbr,e nioteur d'un moteur d'avion à son compresseur), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de pro- duits industriels nouveaux, les dispositiis du genre en ques- tion comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux, propres à leur établissement, ainsi que les ensembles, fixes ou mobiles, comprenant de semblables disposi- tils.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complement et dessin sont, bien en- tenàu, donnés Surtout à titre d'indication.
La fig. 1, de ce dessin, montre, en vue schématique, l'ensemble d'un moteur d'avion, de son compresseur et de la transmission d'engrenages- à prevoir entra l'arbre dudit moteur et l'arbre dudit compresseur, transmission à laquelle on peut faire comporter un dispositif d'accouplement conforme à l'in- ventian.
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Les fig. 2 et 3 montrent, respectivement, selon deux coupes perpendiculaires l'une à l'autre, un dispositif de ce genre établi conformément à l'invention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ce- lui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, disposant, par exemple, d'un moteur d'avion à compresseur, moteur dont l'arbre a entrai ne delui du compresseur b par l'intermédiaire d'un système de transmission multiplicateur de vitesse comprenant, par exemple encore, deux roues. dentées a1, b2 en prise avec deux autres roues a1 a2 montées sur un arbre intermédiaireet sepropo- sant de combiner, à cet ensemble, un dispositif d'accouplement destiné à permettre, dans certains cas, un glissement angulai- re dans la transmission, on s'y prend comme suit, ou de laçon analogue.
On vient monter, sur l'arbre entraîneur a ou sur l'arbre intermédiaire c, au moins un organe susceptible de se déformer élastiquement sous l'effet de la force centrifuge qui lui est imprimée par l'arbre qui le porte, et ayant une suface extérieure de =évolution autour de l'axe de ce der- nier, et on vient adapter, de préférence à frottement dur, sur ladite surface extérieure, une couronne ou semblable à 1 quel- , le on fait comporter des dents, de sorte que l'ensemble dudit organe et de ladite couronne constitue l'une des susdites roues dentées, par exemple la roue a2, @ étant bien entendu qu'on pourrait einsi, au cas où la roue 12 2 ne aérait ps portée par l'arbre b,
nais par un deu- xième arbre intermédiaire relié à l'arbre b par le dispositif d'accouplement, constituer celui-ci par un organe déformable monté s.ur ledit arbre intermédiaire, et une couronne dont le mouvement de rotation serait conjugué à celui de l'arbre b, par tous moyens appropriés.
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A supposer, par exemple, connue on le fera dans ce qui suit, que l'ensemble de l'organe déformable et de la couron ne frottante constitue la roue dentée c2, on peut procéder par exemple, pour réaliser cet ensemble, de la façon suivante.
On constitue essentiellement ledit organe par une picec annulaire d de surfaces intérieure et e xtérieure cylin- driques, à laquelle on fait comporter des fentes par exemple radiales dc aboutissant librement, par l'une de leurs extré'- mités, sur la surface intérieure de ladite pièce, et, par loutre de leurs extrémités, dans des cavités e traversant de part en part cette même pièce et ménagées a une distance suf- fisamment faible, de la surface extérieure de cette dernière, pour que les portions de métal qui séparent cette surface de celle correspondante, desdites cavités, puissent agit comme des joints élastiques.
Enfin, de préférence, pour augmenter la d éformabili- té de la pièce ainsi obtenue, on ouvre vers l'extérieur l'une desdites cavités, par uhe fente 6 , de sorte que cette pièce se comporte, en réalité, comme une bague fendue de masse rela- tivement importante, se décomposant en plusieurs segments ar- ticulés à l'endroit desdits joints élastiques.
Sur cette picce d, on pourrait venir adapter direc- tement la couronne dentée f, mais il y a intérêt à interposer, entr ladite pièce et ladite couronne, que, toutes deux, on établit par exemple en acier, une bague g par exemple en bron- ze, cette dernière bague étant fendue, de manière à pouvoir se prêter aux déformations de la pièce d, et l'ensemble étant de préférence tel que, lorsque la face centrifuge n'existe pas, les trois éléments d, g et f soient déjà montés à frotte- ment dur les uns sur les. autres.
Disposant de cet ensemble, il s'agit maintenant de rendre solidaire de l'arbre la pièce d, et, de préférence, également la bague g; à cet effet, on aura avantageusement recours. à une disposition telle,.
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que ladite pièce et ladite bague soient montées à l'in- térieur de deux flasques de formes semblables, les.quelles on vient fixer de façon elle-même telle, à l'arbre c, que l'en- semble obtenu ne puisse être soumis, sous l'effet du couple appliqué audit arbre, à aucun effort de torsion.
Pour réaliser ces conditions, on établit tout d'a- bord, dé façon telle, d'une part, la pièce d, qu'elle soit limitée Latéralement par des plans parallèles perpendiculai- res à l'axe de ses surfaces de révolution, et, d'autre part, la bague g, que sa largeur soit égale à l'épaisseur de ladi- te pièce comptée suivant ledit axe, et, pour ce qui eat des.dites flasques, on les conetitue essentiellement, chacune d'elles, par un disque annulaire h venant se raccorder, en son centre, à une collerette 1 dont les surfacea intérieure et extérieure ont des diamètres. inté- rieurs;
respectivement aux: diamètres correspondants de la por- tée de l'arbre c destinée à recevoir l'ensemble et de la sur- face intérieure de la pièce d, les. collerettes respectives des. deux flasques étant telles, en outre, que, lorsque ces dernières sont appliquées contre les éléments d et g, lesdites collerettes, viennent en contact l'une l'autre.
Pour assurer- la liaison de ces flasques avec lesdits éléments d et g, on vient insérer les collerettes i à l'intérieur de la pièce d, en interposant entre cette dernière et lesdites col- lerettes, une bague j, de préférence en bronze, et, en outre, on a recours à au moins une clavette k, venant s'insérer, par exemple, entre la pièce ± et la couronne dentée f, dans un intervalle séparant les extrémités libres de la bague fendue g, cette clavette étant prise, en outre, dans des encoches ménagées respectivement sur la périphérie des deux flasques h.
On obtient ainsi un ensemble très rigide et, pour le fixer à l'arbre c, on a recours, de préférence,
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d'une part, à une fixation latérale des lias que sur un épaulement 1 que l'on fait comporter audit arbre, fixation qui s'opère par exemple à l'aide de boulons m montés de façon, non seulement à rendre lesdites flasques solidaires dudit épaule- ment, mais à les serrer l'une contre l'autre, et, d'autre part, à une fixation des surfaces internes des collerettes i contre la portée correspondante de l'arbre c, fixation qui s'opère en faisant comporter, par exemple, aux surfaces en regard correspondantes, des dents d'engrenage n.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adopté, on obtient un ensemble dont le fonctionnement est le suivant.
Si l'on suppose, tout d'abord, que le moteur tourne à une vitesse constante, ou bien encore que les variations de vitesse du moteur soient lentes, le frottement entre les sur- faces correspondantes de la bague g et de la couronne dentée ± est suffisant pour assurer une solidarisation de ces deux or- ganes et, par suite, pour entraîner le compresseur.
Nais si on veut accélérer très rapidement le moteur, il arrive -- ce que montre la pratique-- que la puissandeene- cessaire pour accélérer le compresseur prenne pendant un ins- tant, étant donnée la grande vitesse de rotation de cet organe, donc son inertie, une valeur exagérée pour la résistance'méca- nique de la transmission: c'est alors qu'entre en jeu le dispo- sitif d'accouplement, les éléments ± et ± se mettant à glisser l'un sur l'autre jusqu'à ce que le compresseur ait atteint la vitesse correspondant à celle qu'a prise le moteur.
Les mêmes phénomènes se produisent évidemment lors.- que, le moteur étant à une certaine vitesse, an le ralentit brusquement pour passer à une vitesse supérieure.
Il y a lieu de noter, enfin, que, notamment au dé- part, la clavette k venant prendre appui sur l'une des tranches de la bague g, tend à l'ouvrir, donc à. l'appliquer contre la couronne f. Grâce à cela l'entraînement reste suffisant même lorsque la vitesse du moteur est, très faible et que la pièce
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d n'est pas déformée par la iorce centr-iuge.
Un tel ensemble présente de nombreux avantages par rapport à ceux du genre en question déjà existants, notamment, celui d'être d'un montage aisé, celui d'être robuste, et celui, grâce à la symétrie des flasques h et à leur montage spécial, de donner lieu à aucune força de torsion.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application non plus qu'à ceux de ses mo- dea de rééalisation ayant été plus spécialement indiques; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes..