<Desc/Clms Page number 1>
"PROCEDE ET DISPOS I TIF POUR LA PRODUCTION
DE MOUVEMENTS VIBRATOIRES"
On sait depuis longtemps qu'on peut réaliser des appareils électromagnétiques donnant, avec un courant alter- natif de fréquence courante, bO périodes par seconde par exemple, un mouvement vibratoire synchrone, dont la fréquence est de 100 vibrations par seconde si l'on utilise le courant alternatif seul dans un appareil à self-inductance variable périodiquement, et dont la fréquence est de 50 vibrations par seconde si l'on combine un flux constant, donné par un courant continu, avec le flux alternatif dans un appareil à mutuelle inductance variable périodiquement.
Nais..il est des cas où la fréquence ainsi obtenue est trop grande et où l'on désire seulement agir 5 ou 10 fois par seconde sur un objet déterminé.
@
<Desc/Clms Page number 2>
Par exemple pour produire des sons avec une sonnette, il suffit que le marteau frappe 5 ou 10 fois par seconde sur l'appareil, timbre ou clochette, qui émet les sons, et il est même nuisible que le marteau frappe plus souvent.
La présente invention a pour objet l'obtention de chocs répétés, ou de phénomènes analogues, en nombre inférieur à celui des vibrations que l'on peut produire avec des appa- reils électromagnétiques tels que ceux auxquels il vient d'être fait allusion. Elle consiste, en principe, dans la réalisation d'un régime transitoire se répétant plusieurs fois par seconde, ou, sous une autre forme, d'un régime doublement périodique.
Ce régime ne peut être obtenu que si l'appareil utilisé est susceptible no,n seulement d'entretenir des vibrations synchrones à la fréquénce de 50 ou de 100 périodes par secondes, mais de donner naissance de lui-même, sans le secours d'un adjuvant, à ces vibrations; autrement dit, de démarrer de lui-même en don- nant des vibrations d'amplitude progressivement croissante.
Lorsque le marteau auquel sont communiquées ces vibrations croissantes, vient frapper le timbre, une partie de sa force vive est absorbée par celui-ci et la vibration diminue brus- quement d'amplitude pour augmenter de nouveau progressivement pendant quelques périodes du courant, jusqu'à un nouveau choc, et ainsi de suite. La courbe de la figure 1 présente les dépla- cements du marteau en fonction du temps.
La figure 2 représente une vue d'un tel appareil à self-
EMI2.1
inductance variab1e périodiquement. Il a à peu près l'apparence d'une sonnette électrique ordinaire mais sans contact : A est un circuit magnétique feuilleté sur lequel est enroulée la bobine B parcourue par le courant alternatif. Le circuit magné- tique est presque fermé par un coin 0, feuilleté également et fixé sur une lame élastique D qui porté également le marteau E qui vient frapper sur le timbre H. Ce sont les variations des - deux entrefers 1, 1, pendant les vibrations qui provoquent les variations de self-inductance de la bobine B, génératrices de -.travail- mécanique. Le travail mécanique s'emmagasine-.pendant
<Desc/Clms Page number 3>
l'accroissement des vibrations dans la lame élastique et les masses en mouvement et est absorbe ensuite par le choc.
Le même processus peut être adapté aux appareils dans lesquels on superpose un flux continu au flux alternatif, en utilisant les variations périodiques de mutuelle inductance à la production de travail mécanique.
Restant dans le domaine des appareils à self-induc- tance variable périodiquement, il est utile de remarquer que certains d'entre eux, par leur forme et leurs dispositions, peuvent être inaptes à la production d'amplitudes progressive- ment croissantes si leur position de repos est la même que la position moyenne pendant les vibrations. Dans l'appareil qui vient d'être décrit, c'est en effet parce que ces deux positions sont différentes que le mobile peut démarrer : le coin au repos est plus haut que dans sa position moyenne en marche, en raison de l'attraction magnétique moyenne qui agit dans ce dernier cas.
Il n'en est pas de même dans le dispositif de la fig.
3. Dans cette figure, est encore le circuit magnétique feuil- leté sur lequel sont enroulées deux bobines B parcourues par le courant alternatif; mais le coin est remplacé par une arma- ture feuilletée C, suspendue à des points fixes K,K par quatre bielles L,L. Les vibrations se font de part et d'autre de la position verticale des bielles à raison de bO par seconde, et ce sont encore les variations des entrefers 1,1 qui provoquent les variations de self-inductance. Nais si, dans la position de repos, les bielles sont verticales, le mobile ne démarre pas.
Pour qu'il devienne apte à l'utilisation, il faut lui adjoin- dre, par exemple, un ressort M qui écarte les bielles de la verticale au repos. Le même résultat est obtenu par la pesan- teur si l'appareil est disposé de manière que l'armature C soit verticale au lieu d'être horizontale.
Dans l'emploi de ces appareils comme sonnettes électriques, l'alimentation peut évidemment être faite par le courant du secteur, soit directement à 110 volts, soit à
<Desc/Clms Page number 4>
tension réduite par un transformateur, comme on le/fait déjà pour les sonnettes à contact. Mais le montage représenté sur la figure 4 est particulièrement avantageux. La bobine B de l'appareil comporte alors deux enroulements :un primaire B1 à grand nombre de spires branché sur la source 8 avec un condensateur P en série; et un secondaire B2 ayant 10 ou 20 fois moins de spires monté en circuit avec le bouton poussoir T.
Mais ce poussoir agit à l'inverse d'un poussoir ordinaire : au lieu de fermer le circuit de B2 quand on appuie dessus, il l'ouvre. La capacité du condensateur P est ajustée pour avoir résonance quand le circuit de B2 est ouvert, c'est-à-dire quand on appuie sur le bouton, et, alors, la sonnette fonctionne. Au contraire, en temps ordinaire, le circuit de B2 étant fermé, le flux est trop petit pour que la sonnette fonctionne.
On a ainsi l'avantage d'une très faible tension dans le circuit du poussoir dont l'isolement laisse toujours à dési- rer, tout en alimentant l'appareil directement avec le secteur; la perte d'énergie permanente dans le fer est moindre que dans un transformateur, et l'on est prévenu par le tintement de la sonnette quand le circuit du poussoir est coupé accidentellement ou autrement.