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Pince à courber sur champ les fils métalliques demi-joncs.
L'emploi de fils métalliques de section semi-cylin- drique, dits fils demi-joncs, est très fréquent en dentisterie et en bijouterie. Pour courber ou cintrer ces fils en vue d'en former des crochets ou d'autres pièces incurvées, on dispose de pinces à mors ronds qui conviennent bien lorsque le fil doit être cintré à plat, mais sont peu commodes pour courber le fil sur champ. Dans ce cas, en effet, les mors de la pince n'ont prise que sur les arêtes du fil demi-jonc qui glisse facilement entre eux et tend à se coucher au lieu de rester sur champ. Avec les fils demi-joncs en métal dur surtout, tel que l'acier inoxydable, le cintrage sur champ est de ce fait un travail long et fastidieux. L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient en fournissant une pince spécia- lement appropriée à ce genre de travail.
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Afin de lui donner une bonne prise sur les fils demi- joncs placés sur champ, l'un au moins des mors de la pince conforme à l'invention présente une ou plusieurs gorges trans- versales de section sensiblement en V. Emboîté partiellement dans cette gorge .et maintenu par l'autre mors qui, éventuel- lement possède une gorge complémentaire, le fil sur champ ne peut plus se déverser pendant qu'on le courbe.
Lorsque le mors de la pince comporte plusieurs gor- ges, celles-ci ont de préférence des dimensions différentes pour s'adapter à des fils de calibres différents. Il est aussi possible, par une construction appropriée du mors, de rendre le calibre des gorges réglable à volonté. D'autre part, on donne avantageusement au mors à gorges la forme d'un mandrin cylindrique simple ou à étages, ou bien tronconique, sur le- quel il est aisé de courber le fil à un rayon déterminé. Le second mors de la pince peut être :large et concave pour emboîter le mors-mandrin, mais il est généralement préféra- ble de lui donner seulement la largeur suffisante pour qu'il n'ébrèche pas l'arête du fil en serrant celui-ci.
Quelques formes d'exécution de l'invention sont repré- sentées à titre d'exemple sur le dessin annexé, dans lequel:
Fig. 1 montre en élévation une pince à mors cylindri- que simple,
Fig. 2 est une coupe transversale par la ligne A-B de la Fig. 1,
Fig. 3 montre en élévation une pince à mors cylindri- que à étages,
Fig. 4 représente un mors tronconique,
Fig. 5 est une coupe longitudinale à grande échelle des mors de la pince de Fig. 1, montrant le fil demi-jonc en- gagé sur champ dans une gorge,
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Fig. 6 représente une pince à gorge de calibre régla- ble, et
Fig. 7 montre une pince à gorges longitudinale ser- vant à tenir le fil pendant le cintrage sur champ.
Sur la fig.l, le mors cylindrique 1 de la pince à courber présente une série de gorges annulaires 2 de calibre croissant, tandis que le mors plat 3 est lisse, ou possède en regard de ces gorges 2 autant de gorges transversales ou crans 4 de faible profondeur. La section des gorges 2 affecte la forme générale d'un V ayant de préférence, comme le montre la fig. 4, un côté perpendiculaire à l'axe du mors 1 et l'autre côté arrondi en quart de cercle pour épouser la sec- tion du fil demi-jonc 5.
Il est clair que lorsqu'on saisit le fil 5 au moyen de cette pince, en l'engageant dans la gorge 2 du calibre approprié, il est aisé de le courber sur champ au rayon du mors cylindrique 1 sans qu'il puisse se déverser ni se gau- chir, qu'elle que soit la dureté du métal dont il est fait.
L'étroitesse du mors plat 2 permet aussi de ne courber le fil que juste sur la longueur voulue et, si on le désire, à un rayon plus grand que celui du mors 1.
En employant la pince représentée sur la Fig. 2, dont le mors cylindrique possède deux parties étagées la, 1b, de rayons différents, munies chacune de gorges 2 de di- vers aalibres, on peut courber le fil au petit ou au grand rayon du mandrin, à volonté. Bien entendu, le mors plat 3 doit présenter dans ce cas en regard de la partie de grand rayon la, un retrait 3a pour lui permettre de coopérer avec cette partie la aussi bien qu'avec la partie 1b.
Le mors tronconique 1c de la fig. 3, également pour- vu de gorges 2 ayant soit toutes le même calibre, soit des
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calibres différents, offre aussi différents rayons de cour- bure parmi lesquels on peut choisir celui qui convient le mieux pour le cintrage du fil.
Au lieu de ménager dans le mors 1 plusieurs gorges 2 de calibres différents, on peut le munir d'une seule gorge 2a dont le calibre soit réglable comme c'est le cas pour la pince montrée sur la fig. 5, par exemple. Ici, l'un des côtés de la gorge fait partie du mors 1 et l'autre côté est formé par un épaulement chanfreiné d'une vis ld, dont la tige file- tée peut être vissée plus ou moins profondément dans un alé- sage taraudé du mors 1 pour rétrécir ou élargir la gorge 2a en vue de l'adapter au calibre du fil à courber. Le même ré- sultat serait évidemment obtenable par d'autres moyens.
En combinaison avec l'une ou l'autre des pinces à cintrer sur champ qui viennent d'être décrites, on utilise avantageusement la pince montrée sur la Fig. 6 qui sert à te- nir le fil sur champ pendant qu'on le courbe. Les mors plats 6 de cette pince possèdent chacun une gorge longitudinale médiane 7, de section en V, avec un côté préférablement arrondi comme la section des gorges 2. Engagé par ses arêtes dans ces gorges 7, le fil 5 ne peut glisser entre les mors 6 pour se gauchir ou se coucher de côté pendant le cintrage sur champ.
Bien qu'il soit préférable de donner au mors à gor- ges de la pince à courber la forme d'un corps de révolution pour pouvoir s'en servir comme d'un mandrin, il va de soi que l'invention n'est pas limitée à cette forme du mors, celui-ci pouvant aussi être semi-cylindrique, semi-tronconique ou même seulement un peu bombé. Les autres détails d'exécution donnés à titre d'exemple sont aussi susceptibles de modifications.
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