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'EPiuRFLC'PiOPINTCi:,"1S A LA PROTECTION DES IIJETAUX'I!
La présente invention a pour objet l'application d'un procédé général pour le revêtement do métaux à l'aide de matières étrangères en vue notamment de les isoler ou de les rendre inaltérables aux actions chimiques par exemple.
On sait que l'isolement de certains conducteurs électriques, tels que les bobinages de moteurs ou de génératrices, les transformateurs, etc.. par des substances minérales est très désirable, ces substances étant stables, inattaquables chimiquement ou par' la chaleur; enfin, elles permettent de réa- liser des appareils plus compacts qu'avec les isolants organiques. Par contre,
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ces isolants minéraux manquent de flexibilité; l'isolement réalisé risque ainsi de tomber en éclats ou de s'écailler quand on courbe ou qu'on plia les pièces métalliques (fils par exemple) qui en sont revêtues.
La Société demanderesse a réalisé un isolement satisfaisant par substances minérales: elle effectue ces revêtements avant que les conducteurs aient été enroulés ou courbés en bobines ou suivant les formes nécessaires à chacun des appareils particuliers où ils sont employés, L'isolant minéral est alors recouvert d'une couche provisoire d'une matière protectrice convenable et qui possède la flexibilité voulue, mais susceptible d'être totalement éliminée sans nuire en quoi que ce soit à l'isolement* Les conducteurs sont, par exemple, bobinés ou amenés à la forme désirée;
on enlève alors le revêtement protecteur et les conducteurs restent isolés par une couche minérale de très faible épais- seur, suffisante pour assurer l'isolement permanent. Les spires de la bobine peuvent entrer en contact sans cesser d'être isolées électriquement les unes des autres- On a ainsi atteint le but d'avoir un dispositif très compact et dont l'isolement résiste à la chaleur-
Pour mieux faire comprendre l'invention, elle sera décrite dans le cas où l'on désire fabriquer une bobine électrique au moyen d'un fil métal- lique, par exemple, de cuivre.
Sa surface extérieure, oxydée suivant tout pré- cédé connu, est ensuite recouverte d'une fine couche d'une résine alkyd. par exemple, le fil isolé passera dans une machine à émailler, ou bien il sera filé à la presse en même temps que la résine à l'état mou. Comme on le sait, les résines alkyd comprennent toutes los substances complexes, résultant de la réac- tion chimique d'un alcool polyhydrique, tel que la glycérine, sur une acide polybasique, comme l'acide phtalique ou son anhydride, éventuellement en présen- ce d'autres ingrédients de réaction.
Cette couche de résine souple empêche l'o- xyde du fil de cuivre de se désagréger pendant les manipulations suivantes, de sorte qu'on peut courber le fil au l'enrouler pour lui donner la forme de la bobine, sans que la coucha isolante ait été abimée si peu que ce soit: cela se- rait absolument impossible si 1'isolement était réduit à l'oxyde de cuivre seul.
Les résines alkyd peuvent être préparées à divers degrés de flexibilité, et par conséquent la couche de revêtement ajoutée ne peut se rompre ou s'écailler pen- dant l'enroulement de la bobine; elle maintient l'enduit d'oxyde sans désagré- gation, et le protège pendant toutes les.manipulations.
Les résines alkyd possèdent en commun la propriété de se vaporiser
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pratiquement sans résidu, à une température élevée, convenable, généralement entre 380 et 400 C. Ainsi, il suffit de porter la bobine à cette température pendant une durée convenable, par exemple deux heures, pour que la matière organique soit complètement éliminée. Par contre, l'isolement minéral est resté intact et se prête à l'adjonction d'un isolement permanent et rigide: par exemple, en imprégnant la bobine avec des substances, comme des mélangée de silicate de soude, d'amiante et de silice, ou bien avec du plâtre de Paris, ou encore de l'oxychlorure de magnésium, des ciments hydrauliques, des matiè- res vitreuses, telles que les mélanges de borate de plomb et de mica, du verre fondu, des émaux vitrifiés, etc....
Comme autres matières protectrices temporaires, an peut utiliser des substances comme le caoutchouc, sous forme de gomme non vulcanisée, appli- cable suivant tout procédé connu: imprégnation, immersion, filage à la presse, etc*' L'immersion est préférable; elle utilise moins de gomme, et celle-ci est plus facile à éliminer ensuite. Au lieu de vaporiser ce revêtement protecteurw comme on l'a fait avec la résine alkyd, il suffit de dissoudre à chaud la gom- me dans un hydrocarbure de la série grasse, par exemple vers 220RC., dans l'huile minérale.
Les traces d'huile qui subsistent finalement sont enlevées à leur tour par un lavage dans des Solvants volatils, après quoi la bobine est prête à recevoir son isolant minéral rigide final, comme il a été dit plus haut-
On peut encore employer d'autres matières plastiques ou flexibles permettant de courber la conducteur pendant la construction, et pouvant être enlevées ensuite sans nuire à l'isolement minéral. Ainsi, on peut employer les résines de styrolène qui disparaissent par chauffàge vers 400 C. pendant deux heure s.
Il n'est pas nécessaire que l'isolant minéral initial soit un oxyde: on peut le constituer par du borate de plomb ou par tout isolant miné- ral convenable. Il n'est pas non plus nécessaire que le fil soit en cuivre; tout métal convenable peut lui être substitué, comme l'aluminium isolé par une couche d'alumine. S l'on emploie un oxyde, celui-ci ne sera pas nécessai- rement le môme que celui du métal sur lequel il est déposé, et en particulier un conducteur en cuivre peut tre revêtu d'une couche d'alumine. b Comma on l'a fait entrevoir au début de cette description,
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procédé n'est pas seulement utilisable dans le but d'isoler des conducteurs électriques mais il peut également s'appliquer par exemple à la protection des métaux altérables. Dans ce but, un métal altérable peut être recouvert d'un métal Inaltérable pulvérulent ou d'un tout autre pigment approprié. Aprùs avoir induit le métal altérable au moyen de ce mélange, le vernis èst vaporisé laissant le métalprotecteur solidement fixé à la surface de base.