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" Joint en métal et amiante et son procédé de fabrica- tion " .
Le jointoyage de conduites et tuyaux, de récipients soumis à une pression ou à un vide, de machines motrioes et d'armatures se fait à l'heure actuelle en général au moyen des joints connus sus le nom de " plaques It"; ce sont des plaques ou feuilles de joint à haute pression qui sont constituées par des fibres d'amiante et un liant approprié, et qui sont fabriquées par laminage.
Le jointoyae ou étanchéité de deux surfaces de joint métalliques s'obtient du fait que ces surfaces (par exem- ple des brides) sont, après interposition d'un joint dé- coupé dais une plaque de jointoyage a haute pression suivant une forme appropriée, pressées l'une oontre l'autre au moyen de vis ou de boulons. Dans ce processus , le joint élasti- que à haute pression s'adapte sur les surfaces métalliques
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rigides à étanoher, se presse dans leurs inégalités et em- pêche ainsi un échappement de l'argent liquide ou gazeux sous pression.
La pression de surface spécifique qu'il faut exercer sur un joint à haute pression, pour obtenir une étanohéité absolue, dépend de différentes oonditions :
1) de la pression interne, régnant dans la conduite ou le récipient à étanoher, pression qui tend à refouler vers l'extérieur le jointsur son bord d'ouverture interne,
2) de la nature de la surface des surfaces métalliques à étancher,
3) du mode de montage du joint.
Le risque d'une expulsion du joint hors des brides vers l'extérieur augmente avec l'augmentation de la pression ré- gnant dans la conduite. En conséquence, il faut soumettre le joint à une pression de surface spécifique plus élevée.
Un joint disposé entre des brides polies ne trouve que peu de retenue sur les surfaces métalliques polies, et o'est pourquoi il faut employer dans ce cas aussi une pression de surface spécifique plus élevée. Lorsqu'on dispose un joint à haute pression entre des brides tournées à grands pas, le joint se presse dans les rainures de tournage, trouve donc une bonne retenue et il suffit d'une faible pression de sur- faoe spécifique pour une @ étanohéité parfaite.
Si un jointe, haute pression est interoalé dans une tour nure, il est tenu sur la oiroonférenoe externe, et le ris- que d'expulsion est en conséquence réduit; le joint peut donc être soumis à une pression superficielle spécifique moindre que lorsqu'il est disposé entre des brides unies.
Un joint à brides situé dans une :rainure annulaire est main- tenu non seulement sur la circonférence externe, mais aussi sur la circonférence interne, et on peut donc admettre des pressions superficielles spécifiques encore moindres.
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Les joints à haute pression en amiante et liants, actuel- lement employés, souffrent de la propriété désagréable de res- ter collés sur les surfaces métalliques à jointoyer, ou de s'y fixer par la chaleur, et @ ils ne sont dopo plus utili- sables après démontage.
On a essayé de supprimer cet inconvénient en graphi- tant les surfaces des joints à haute pression. Mais le graphitage nuit dans une forte mesure à l'étanohéité d'un joint. Ainsi qu'indiqué au début, le jointoyage a lieu du fait que le joint élastique s'adapte sur les surfaces métal- liques à étanoher et trouve une bonne retenue sur ces surfa- ces. Couine le graphite est un lubrifiant, un joint graphité n'a pas la même bonne retenue qu'un joint non graphité, et il doit en conséquence être sounis à une pression superfi- oielle spécifique plus élevée et ne donne pas la même sûreté qu'un joint non graphité.
Onse sert fréquemment dans l'industrie automobile d'un autre moyen pour éviter l'adhérence de joints, et ce moyen consiste à garnir les joints, des deux cotés, de minoes tô- les métalliques. Le métal n'adhère pas aux surfaces métal- liques à étancher et de semblables joints sont utilisables à plusieurs reprises.
L'inoonvénient de cette méthode con- siste en ce que les minces feuilles métalliques ne possèdent pas la même élasticité et la même capacité d'adaptation sur les surfaces métalliques à étanoher, que le joint à haute pression non armé, et de plus que les enveloppes métalliques des bords d'ouverture augmentent par endroits l'épaisseur du joint, de sorte que l'étanchéité devient plus mauvaise,et en fin de compte la fabrication d'un semblable joint ,par exemple en cuivre et amiante, est toujours tenue à des formes déterminées et est.coûteuse.
Le joint d'après l'invention part des plaques de joint à haute pression connues, il permet un emploi rpété, sans
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oomporter néanmoins les inconvénients que comportent, ainsi qu'indiqué ci-dessus, les joints susceptibles d'être em ployés à plusieurs reprises. Le joint de l'invention se cois- pose d'une plaque de joint à haute pression dont les sur- faoes sont pourvues par voie galvanique d'une mince couche métallique .
Ce revêtement métallique (par exemple en oui- vre) ne diminue aucunement l'élasticité des surfaces du joint de l'invention, ce qui est le cas pour les joints au cui- vre et à l'amiante connus, et empêche de manière parfaite un oollage, ou un accrochage par la chaleur, du joint sur les surfaces métalliques à étanoher.
A l'enoontre des joints à haute pression connus, dont- les surfaces sont graphitées, le joint de l'invention dom- porte l'avantage qu'il trouve sur les surfaces métalliques à étanoher la même bonne retenue qu'un joint à haute pres- sion non graphité. En conséquence dans le joint de l'inven- tion l'emploi d'une pression superficielle spécifique plus élevée pour une étannchéité parfaite n'est plus nécessaire.
L'application du revêtement métallique galvanique se fait .soit Sur les pièces profilées déooupées dans les pla- ques de joint, soit sur les plaques dans lesquelles on peut découper à volonté les pièces profilées désirées.
Un autre perfectionnement du joint s'obtient d'après l'invention du fait que les points de joint tournés vers l'espace à étanoher sont renforoés, en appliquant par galva- nisation en ces points une oouohe de cuivre plus épaisse, ou en cas de sollioitation plus forte une oouohe en une matière encore plus résistante, par exemple en niokel. Dans les deux cas on procède toujours de la manière usuelle du fait que les surfaces déjà galvanisées, qu'il ne faut pas recouvrir, sont enduites de paraffine ou d'une matière équi- valente, et que seuls les points à renforcer sont soumis à l'état de conduction électrique à l'aotion du bain galva-
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nique. L'épaisseur de la oouohe de renfort est donnée par l'expérience et comporte en moyenne une épaisseur de 0,1 mn environ.
Au lieu de ouivre ou de niokel, on peut employer une autre matière appropriée queloonque.
Pour former le revêtement galvanique sur le joint, il faut que ce joint soit rendu conducteur. Dans oa but on immerge d'après l'invention le joint dans une solution di- luée de caoutchouc ou d'un autre adhésif approprié dans un solvant queloonque, pendant un temps très court, et que, après séchage, pour l'évaporation du solvant, on applique sur la surface collante une fine poussière métallique, de préférence de la poudre de cuivre qu'on frotte par voie mécanique. La couche de caoutchouc restant sur le joint après évaporation du solvant donne une proteotion sûre contre la pénétration du bain galvanique dans la texture du joint, de façon à éviter toute attaque chimique.
Pour que les particules de cuivre adhère sûrement sur le support et pour obtenir une pellicule de ouivre ininterrompue, de bonne oon- ductibilité on oalendre le joint. Le joint ainsi préparé est soumis à la précipitation de cuivre dans une opération galvanique et on obtient un revêtement métallique parfaite- ment homogène, tel que requis.
On sait qu'il existe différentes méthodes de prépara- tion de la surface de corps non conducteurs pour des pro- oédés galvaniques, par exemple la friction de la surface aveo du graphite conducteur électrique, ou l'imprégnation avec une solution de nitrate d'argent, mais ces méthodes' ne donnent pas de résultat pour des raisons soit physiques, soit ohimiques, tandis que le mode opératoire ci-dessus décrit donne toujours le résultat désiré. Le travail con- nu aveo une solution de ritrate d'argent provoque une des- truotion de la texture homogène du joint, du fait que l'a- miante et le fil métallique ooolus sont attaquas. En oonsé-
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quenoe, les joints ainsi préparés deviennent friables et inutilisables au bout d'un temps court.
De plus, la surfa- ce prend inégalement le nitrate d'argent et comporte en conséquence l'inconvénient d'un dépôt tout aussi inégal de la couche métallique appliquée par voie galvanique.
Jusqu'ioi les renforts des bords de joints au métal et à l'amiante ont été réalisés par pliage des bords et laminage subséquent d'une tôle de cuivre ou de niokel d'épaisseur appropriée. Mais ce mode opératoire exige des outils coûteux et des ouvriers très habiles, ce qui rapré- sente des frais élevés. Malgré l'exéoution la plus soignée, il se produit facilement des fentes capillaires dans les sertissures, ce qui endommage fortement les joints.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrioation de joints au métal et à l'amiante, caractérisé en ce qu'un joint composé d'amiante et d'un liant est pourvu par voie galvannque d'un revête- ment métallique.
2) Procédé d'après 1, caractérisé en ce qu'aux points du joint fortement sollioités, tournés vers l'espace à étan- aher, la oouohe métallique est renforcée par voie galvanique le renfort pouvant être en même métal que le support, ou en un métal plus résistant.
3. Procédé d'après 1 , ou 2 , caractérisé en ce qu'on applique sur le joint une solution diluée de caoutchouc ou d'une matière équivalente,qu'on évapore le solvant, qu'on étend une poudre métallique,notamment de la poudre de oui- vre,qu'on fait pénétrer oette poudre par frottement qu'on oalendre ensuite lejoint et qu'on forme la couche métalli- que dans le bain galvanique.
4) joint au métal et à l'amiante fabriqué d'après l'un des paragraphes précédents.
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