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Procédé et dispositif pour la fabrication de gaz à l'eau dans les fours à chambres et les fours à cornues.
L'invention a pour objet des perfectionnements aux procédés et dispositifs pour la production de gaz à l'eau dans les fours à chambres ou à cornues destinés à la fabrication de coke et de gaz. Les imperfections des dis- positifs connus et les difficultés qui en résultent sont dues notamment à ce qu'en traversant la chambre de four, la vapeur d'eau à injecter dans le coke ne vient qu'incomplè- tement en contact avec le coke incandescent et ne se trans- forme pas entièrement en gaz à l'eau, de sorte que de gran- des quantités de vapeur d'eau s'échappent dans la chambre- de four sans avoir subi de transformation et non seulement
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entraînent des dépenses supplémentaires inutiles, mais en outre encombrent inutilement, par leur présence dans le gaz fabriqué, l'installation de condensation destinée à ce dernier.
On a déjà proposé de prévoir à l'intérieur de la charge, pour mieux y répartir la vapeur à injecter, des che- minées ou des tubes introduits spécialement à cet effet et l'on évacuait alors le gaz à l'eau fabriqué par la sortie de gaz habituelle communiquant avec l'espace sup érieur collecteur de gaz de la chambre ou de la cornue , c'est-à-dire qu'on évacuait le gaz extérieur de la charge. L'introduction des tubes ou seulement l'aménagement des cheminées donne lieu à des difficultés presque insurmontables quand on y procède au moment où l'état de la charge dans la chambre ou dans la cornue du four est celui où il est avantageux de commencer la fabrication du gaz à l'eau, c'est-à-dire au moment où le charbon s'est transformé complètement ou presque complète- ment en coke incandescent.
En effet, ce coke achevé oppose une trop grande résistance à l'introduction d'outils de fon- çage ou d'outils analogues, porte ceux-ci à l'incandescence et les ramollit en un temps très court. En outre, l'aménage- ment de cheminées dans le coke incandescent a pour effet de disloquer la structure de celui-ci, de sorte qu'il s'y forme des déchirures et des crevasses assez larges qui empêchent une bonne répartition de la vapeur dans le coke. L'aménage- ment de cheminées à l'intérieur de la charge tant que celle- ci est encore fraîche et non encore cokéfiée, présente d'au- tre part l'inconvénient que, dans les dernières phases de la distillation, ces cheminées elles-mêmes se remplissent de composés bitumineux qui les obstruent et qui, plus tard, se
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transforment en coke.
L'introduction de tubes d'injection de vapeur dans la charge de charbon frais non cokéfié con- duit à des difficultés du même genre, les orifices de sor- tie des tubes étant obstrués par des bitumes du charbon qui s'y introduisent et y adherent avant le commencement de la phase la plus propice à une injection avantageuse et effica- ce de vapeur d'eau, c'est-à-àire avant la transformation dé- finitive de la charge de charbon en coke.
Selon le procédé faisant l'objet de la présente invention, on écarte ces difficultés en pratiquant dans la charge, au moyen de barres de fonçage que l'on y introduit, des cheminées disposées à mi-distance des piédroits chauffés des chambres ou des cornues, et en laissant ces barres de fonçage dans la charge de charbon, où elles font office de noyaux, jusqu'à l'élimination définitive des matières vola- tiles, après quoi on retire les barres pour introduire des tubes d'injection de vapeur dans les cheminées ainsi formées.
Du fait qu'on laisse demeurer les barres de fonçage dans les cheminées formées au moyen de celles-ci, ces cneminées, qui pendant toute la durée de la aistillation sont à l'abri des composés obstructeurs, restent dégagées jusqu'à ce qu'on y introduise les tubes d'injection de vapeur, et les parois de ces cheminées sont constituées de coke massif qui, d'une part, permet d'obtenir une bonne répartition de la vapeur injectée et, d'autre part, assure - en raison du contact étroit avec les tubes d'injection de vapeur - une bonne transmission de chaleur et, par conséquent, une surchauffe de la vapeur lors du passage de celle-ci à travers les tu- bes.
De même, les tubes d'injection de vapeur introduits ultérieurement restent eux aussi dégagés d'une manière per- manente, car, à partir de cette phase du procédé, les
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matières volatiles du charbon susceptibles de provoquer une obstruction sont déjà éliminées. D'autre part étant donné qu'on introduit les tubes seulement lorsque cette phase est atteinte, ces tubes se conservent mieux car la vapeur d'eau qui les traverse et se surchauffe absorbe de la chaleur et les préserve ainsi contre le brûlage.
De préférence, on introduit verticalement ou à peu près verticalement à travers des orifices du plafond du four les barres de fonçage et, ensuite, les tubes d'injection de vapeur en les disposant, les unes et les autres, à mi-dis- tance des piédroits chauffés, et on ménage les orifices de sortie des tubes d'injection de vapeur à des enaroits tels que la vapeur injectée dans la partie inférieure du saumon de coke, au tiers de sa hauteur par exemple, s'écoule unique- ment dans le plan vertical médian de la chambre de four ou dans l'axe médian de la cornue. On sait en effèt que dans les fours à chambres à piédroits chauffés, le coke achevé possède dans le plan vertical médian du saumon de coke - en raison de ce qu'on chauffe des deux côtés - une fissure ver- ticale appelée "couture".
Lorsqu'on injecte la vapeur d'eau à l'endroit et dans la direction de cette fissure, on arrive à une répartition particulièrement avantageuse de la vapeur dans tout le saumon de coke et, par conséquent, à une bonne utilisation de la vapeur. Aussi est- il possible de donner aux tubes verticaux d'injection de vapeur - lorsqu'ils sont situés dans ce plan - un écartement relativement grand dans le sens horizontal, c'est-à-dire d'en disposer un nom- bre restreint tout en assurant une bonne répartition de la vapeur dans la charge entière de la chambre.
Ainsi par exemple, dans les fours à chambres horizontales dont les
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chambres ont environ 0,4 à 0,5 mètre de large et environ 10 à 13 mètres de long, il suffit de disposer quatre à cinq tubes verticaux d'injection de vapeur avec entre eux un écartement horizontal de 2 à 3 mètres environ. Il est avanta- geux de donner alors un diamètre d'environ 25 millimètres aux cheminées ou aux tubes dans le coke. La disposition dé- crite des tubes d'injection de vapeur donne lieu à une sur- chauffe de la vapeur d'eau avant la sortie de celle-ci, ce qui augmente l'efficacité de l'opération.
Suivant l'invention, on peut améliorer encore da- vantage la répartition de la vapeur d'eau surchauffée dans le coke, en opérant en outre l'évacuation du gaz à l'eau pro- duit au moyen d'un tube d'évacuation introduit dans la charge de la manière qui a été décrite plus haut pour les tubes d'in- jection de vapeur, c'est-à-dire en pratiquant préalablement une cheminée dans la charge de charbon au moyen d'une barre de fonçage et en laissant cette dernière dans la charge. En raccordant ce tube d'évacuation à un barillet spécial supplé- mentaire, on peut alors évacuer séparément le gaz à l'eau produit.
D'autres caractéristiques de l'invention sont cons- tituées par des dispositifs pour raccorder de façon démon- table des tubes d'admission de vapeur avec une conduite fixe d'admission de vapeur montée dans ou au-dessus du plafond du four. Les particularités de ces dispositifs ressortiront de la description détaillée d'un exemple d'exécution, donnée ci-après.
Sur les dessins annexés, les Figs. la et 1b qui se complètent mutuellement sont une coupe verticale longi- tudinale faite par le milieu d'une chambre horizontale de
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four à coke,les Figs. 2a et 2b sont une vue en plan cor- respondante qui, sur la Fig. 2a, montre une coupe suivant la ligne A-B de la Fig. 1a et, sur la Fig. 2b le plafond du four vu d'au-dessus. La Fig. 3 est une coupe verticale transversale suivant la ligne C-D de la Fig. 1b montrant deux chambres de four juxtaposées. Les Figs. 4 et 5, qui sont des coupes verticales longitudinales partielles d'une chambre de four du genre de celle des Figs. la et lb, mon- trent une variante. Les Figs. 6 et 7 sont des vues, à plus grande échelle, du raccordement démontable entre les tubes d'injection de vapeur.
1 est la sole, 2 et 3 sont les deux portes, 4 est le plafond et 5 sont les deux parois latérales d'une chambre horizontale de four à coke chauffée de la manière usuelle au moyen de carneaux de chauffage verticaux 6 par exemple.
Suivant les Figs. la. et lb, les ouvertures de chargement usuelles 7, qui dans l'exemple représenté sont au nombre de quatre, ainsi qu'une ouverture d'évacuation de gaz 8, sont pratiquées dans le plafond 4 du four. En outre, quatre au- tres ouvertures ou lumières 12 sont prévues dans le plafond 4 du four ; servent au passage des tubes d'injection de vapeur conformes à l'invention. A l'emplacement de chacune de ces lumières 12 est prévu, dans la partie supérieure du plafond 4 du four, un évidement 13 destiné à renfermer les raccords de tuyaux décrits ci-après. Chaque chambre de four contient une charge de charbon 14 qu'on y verse à travers les ouvertures de chargement 7 et que l'on aplanit de la ma- nière usuelle pour laisser subsister entre sa surface 15 et le plafond 4 du four un espace collecteur de gaz 16.
Dansla chambre gauche de la Fig. 3, la charge de charbon
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est dans un état intermédiaire de carbonisation dans lequel la distillation et la cokéfaction ne sont pas encore ache- vées, tandis que dans la chambre droite de la Fig. 3 ainsi que sur la Fig. 2a la charge est complètement cokéfiée.
Dans cet état, le coke est traversé, dans le plan vertical médian entre les deux parois latérales 5 de la chambre, par une fissure 17 représentée sur la Fig. 2a. Par contre, dans l'état de cokéfaction partielle de la charge dans la chambre gauche de la Fig. 3, la couche de coke 14 des parties exté- rieures est séparée de la manière connue, par une couture capsulaire de goudron 18, de la partie intérieure 19 qui, même dans les phases avancées de la distillation, est cons- tituée de charbon cru . presque non encore attaqué.
Quand la charge atteint son état de pleine cokéfac- tion représenté sur les Figs. la, 1b et 2a, on y introduit à travers les ouvertures 12 du plafond quatre tubes d'injec- tion de vapeur 20 reliés chacun, au moyen d'un raccord démon- table 21, à une conduite de vapeur 22 disposées à la partie supérieure du plafond 4 du four parallèlement à la longueur de la cnambre et à la rangée de tubes 20. Chacune des con- duites 22 se rapportant à une chambre du four communique, à l'une des extrémités de la chambre (qui sur la Fig. lb est l'extrémité de droite) par un robinet 24, avec la condui- te principale d'amenée de vapeur 23 disposée. le long de toute la batterie de fours.
On n'introduit dans la charge les tubes d'injection de vapeur 20 qu'au moment où l'on doit injecter la vapeur d'eau, c'est-à-dire lorsque le char- bon s'est transformé en coke complètement ou presque complè- tement. Suivant l'invention, afin de pouvoir sans aifficultés
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introduire les tubes 20 durant cette phase, on enfonce dans la cnarge de charbon 14 contenue dans la chambre, à travers les ouvertures 12 du plafond, des barres de fonçage 25 (cf.
Fig. 3 à gauche) qui par leur forme et leur calibre corres- pondent aux tubes 20, aussitôt après que la charge a été enfournée et aplanie, ou quelque temps après, mais en tout cas dans une phase suffisamment peu avancée de l'opération, pour qu'on éprouve pas trop de difficultés à enfoncer ces barres de fonçage à travers les parties superficielles 15 de la charge qui, peu après le début de la distillation, s'agglutinant en formant une couture et même se cokéfient ultérieurement. Ces barres de fonçage 25 restent à demeure comme noyaux dans la cnarge de charbon 14 jusqu'au moment où s'achève l'élimination des composés bitumineux du charbon, ce qui correspond au moment où la cokéfaction est complète ou sensiblement complète.
On enlève alors par le dessus les barres de fonçage et on les remplace par les tubes d'in- jection de vapeur 20 que l'on raccorde à la conduite de va- peur 22 au moyen du dispositif démontable 21. Ensuite, en ouvrant le robinet 24, on envoie de la vapeur d'eau dans la conduite principale 23 dans la conduite 22 d'où cette va- peur passe dans les tubes 20 et dans. le saymon de coke 14.
Dans le bas, les tubes 20 atteignent presque la sole 1 de la chambre de four. Ils sont fermés à cette ex- trémité; et, suivant une autre caractéristique de l'inven- tion, ils sont munis d'orifices de sortie de vapeur 26 uni- quement dans le plan médian de la chambre et à la partie inférieure de celle-ci. (cf. Fig. 3, à droite et Fig. 2a).
Par suite de cette disposition des orifices de sortie 26 qui, de préférence, ont la forme de fentes verticales étroi-
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tes mesurant environ 2 millimètres de largeur et 60 milli- mètres de longueur, la vapeur d'eau est contrainte de s'é- chapper dans la direction de la fissure 17 formée dans la masse de coke 14, et il en résulte une bonne répartition de la vapeur sur toute la longueur et la hauteur du saumon de coke. Le gaz à l'eau produit par la réaction entre la vapeur d'eau et le coke Incandescent est évacué, par l'ouverture de sortie 8 du plafond et par la conduite 9, dans le barillet 11.
Le gaz à l'eau passe donc à travers le saumon de coke 14 vers les côtés extérieurs de celui-ci, notamment sur la sur- face 15 et en partie aussi dans les fissures 35 produites le long des parois 5 de la chambre par suite de la contrac- tion du saumon. On obtient au moyen des dispositifs décrits, et notamment par le guidage de la vapeur d'eau le long de la fissure médiane 17, une très bonne répartition de la va- peur d'eau à l'intérieur de la charge. De ce fait, il suffit de prévoir un nombre limité de tubes d'injection de vapeur 20 avec, entre eux, un écartement horizontal suffisamment grand à l'intérieur de la chambre de four.
Ainsi que le montre la Fig. 1, on ne dispose que quatre tubes d'injection de vapeur 20 par exemple, et les écartements des différents tubes entre eux, ainsi que la distance à la sortie de gaz 8 du tube 20 le plus rapproché de cette dernière, sont sen- siblement égaux entre eux. On donne de préférence une grandeur sensiblement moindre à l'écartement entre le tube 20 le plus éloigné de la sortie de gaz 8 (Figs. la et 2a) et l'extrémi- té de la charge confinant à la porte 2 de la chambre, car le courant de vapeur d'eau admise et de gaz à l'eau pro- duit est dirigé en sens opposé à cette extrémité de la chambre.
Ainsi, par exemple, pour un écartement horizontal
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d'environ 11 à 12 mètres entre les portes, ce qui est une dimension courante dans les fours à coke actuels, on ob- tient, pour une disposition suivant les Figs. la et 1b un écartement horizontal d'environ 2,5 mètres, en moyenne, entre les tubes d'injection de vapeur 20, ce qui équivaut approximativement au quintuple ou au sextuple de la largeur usuelle des chambres de four actuelles qui mesurent 0,4 à 0,5 mètre de largeur. La vapeur d'eau à admettre à travers chacun des quatre tubes sera débitée, de préférence, à rai- son de 100 kg. à l'heure, pour une masse d'à peu près 2000 kg. de coke.
Afin d'améliorer davantage encore la répartition et l'efficacité de la vapeur d'eau injectée dans la charge, on peut employer avantageusement la disposition modifiée re- présentée sur les Figs. 4 et 5. Dans cette disposition, l'ou- verture de sortie de gaz 8 est agencée, grâce à une disposi- tion judicieuse de la construction de la conduite montante 9, de manière qu'on puisse introduire à travers cette ouver- ture, dans la charge de coke 14, un tube d'évacuation de for- me et de disposition analogue à celle des tubes d'injection de vapeur 20. A cet effet on munit la conduite 9, immédiate- ment au-dessus de son assise 27, d'un coude 28 qui comporte un couvercle spécial 29 disposé dans l'axe de sortie 8.
L'assise 27 de la cheminée comporte un siège conique intérieur 30 sur lequel repose d'une manière étanche la tête 31 conformée de façon correspondante, du tube d'évacuation 32 (Fig. 5). Pour introduire ce tube d'évacuation 32, on procè- de de la manière décrite plus haut pour les tubes d'injection de vapeur 20, en ouvrant le couvercle 29 et en introduisant, simultanément ou peu après l'enfournement de la charge de
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charbon 14, une barre de fonçage 33 qui correspond au tube 32 et qu'on laisse dans la charge pendant toute la durée de la distillation et de la cokéfaction.
Cette barre de fon- gage 33 ne prend appui à sa partie supérieure contre le siège conique 30 que par quelques bras 34 - quatre bras, par exem- ple, disposés en cercle - pour permettre aux gaz et aux va- peurs de distillation à évacuer de s'échapper librement, au cours de la distillation et de la cokéfaction, à travers l'espace annulaire restant libre entre l'ouverture de sor- tie de gaz 8 et la barre de fonçage 33 et à travers l'ouvertu- re du siège conique 30.
La Fig. 6 est une coupe verticale (correspondant aux Figs. la et 1b) et la Fig. 7 une vue en plan correspon- dante du raccord démontable entre le tube d'injection de vapeur 20 et la conduite fixe de vapeur 22. Au branchement latéral 36 de la conduite de vapeur 22 est fixée au moyen d'un raccord à brides 37 une rallonge tubulaire 38 faisant corps avec une bride 39. La face antérieure ou surface d'é- tanchéité 40 de cette bride 39 présente, ainsi que le montre la Fig. 6, une légère obliquité par rapport à la verticale, de sorte que la bride 39 s'amincit vers le haut. Contre cette surface d'étanchéité 40 porte la surface d'étanchéité 41 de la bride 42 - amincie vers le bas de façon complémentaire - d'une rallonge tubulaire 43 raccordée'rigidement, au moyen d'un raccord à brides 44, à la tête coudée 45 du tube d'in- jection de vapeur 20.
Cette tête coudée 45, et avec elle la rallonge tubulaire 43, reste constamment reliée, au moyen de la bride 46, à la bride supérieure 47 du tube d'injection de vapeur 20. La face intérieure de cette bride 47 forme, elle aussi, une surface d'étanchéité plane. Elle porte contre
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la surface d'étanchéité plane 49 correspondante d'une tubu- lure métallique 50 qui s'engage dans l'ouverture 12 du pla- fond 4 du four. Une garniture élastique 51 assure une étan- chéité suffisante et sépare ainsi l'intérieur de la chambre de four de l'air extérieur qui entoure les raccords décrits ci.-dessus, logés dans l'évidement 13 du plafond du four. Dans la face antérieure 41 de la bride 42 est encastrée une pla- que 52 percée d'une ouverture 53 exactement dimensionnée.
Cette ouverture sert d'étranglement pour provoquer une cer- taine chute de pression dans la vapeur d'eau arrivant de la conduite 22, afin de rendre ainsi plus uniforme la réparti- tion de la vapeur entre les différents tubes d'admission de vapeur 20. Il est avantageux d'augmenter progressivement la grandeur des ouvertures d'étranglement 53 en rapport direct avec la distance de chaque tube 20 au robinet d'admission de vapeur 24 de la conduite 22, afin que le tube d'admission 20 le plus éloigné de celui-ci ne reçoive pas moins de vapeur que le tube 20 qui en est le plus rapproché.
Suivant l'invention, la bride 42 de la tête 45 du tube d'injection de vapeur 20 - qui du fait que sa face an- térieure est oblique tandis que sa face postérieure est ver- ticale,constitue un coin effilé vers le bas - possède un guide fixe correspondant en forme de coin, solidaire de la rallonge tubulaire fixe 38. Ce guide est constitué d'une
40 Part par la face oblique/de la bride 39 et, d'autre part, par deux joues 55 qui prennent comme des griffes derrière la bride 42 et qui sont reliées rigidement, par exemple vissées à la bride fixe 39. Lorsqu'on introduit par le dessus dans l'ouverture 12 du plafond le tube d'injection de vapeur 20, la bride 42 en forme de coin s'engage dans le guide de même orme qui vient d'être décrit.
Afin d'obtenir une étanchéité
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suffisante, on provoque alors, au moyen du dispositif décrit ci-après, le coincement de cette bride 42. Autour du pivot
56 qui traverse horizontalement la partie inférieure de la bride 39 peut tourner une pièce en forme de 0 composée de deux joues verticales 57 et de la traverse horizontale in- férieure 58. Aux extrémités supérieures des deux joues 57 est articulé au moyen du pivot 59 un levier 60. Dans la posi- tion sensiblement horizontale, montrée en traits pleins sur la Fig. 6, du levier 60, le bossage 61 de celui-ci repose dans un évidement correspondant 62 pratiqué dans la tête de
63 la bride 42.
Lorsqu'on abaisse la poignée/du levier 60, soit à la main, soit d'un coup de marteau, il se produit; par sui- te du grand bras de levier entre la poignée 63 et le bossage
61, un coincement énergique de la bride 42 dans son guide en forme de coin et, de ce fait, sa surface d'étanchéité 41 et la surface d'étanchéité correspondante 40 de la bride fixe
39 sont serrées l'une sur l'autre en formant joint étanche.
Pour défaire cet assemblage à coin, il faut appliquer à la bride 42 une poussée dirigée de bas en haut. A cetceffet la traverse 58 de la pièceen U comporte un ergot 64 qui appuie sur le bord inférieur de la bride 42 lorsqu'on fait pivoter à droite les joues 57 (Fig. 6). L'effort nécessaire à l'exé- cution de cette manoeuvre se donne en faisant pivoter le le- vier 60 dans la position 60' représentée en traits pointillés sur la Fig. 6 de manière que 1'ergot 65 de ce levier vienne -- 66 porter contre une butée/fixée aux joues 57. Dans cette posi- tion, les pièces 57 et 60' forment un levier unique pivoté en 56.
On pousse alors ce levier, par la poignée 63', plus loin dans le sens de la flèche représentée, de sorte que l'ergot 64 soulève la bride 42 hors de son guide en forme
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de coin. En même temps le levier entier s'écarte suffisamment loin vers la droite pour laisser libre passage vers le haut à la bride 42, à la tête 45 et au tube d'injection de vapeur 20 suspendu à cette dernière, lorsqu'on enlève ceux-ci- Dans cette position du levier, on peut retirer le tube d'injection de vapeur 20 au moyen de l'oeillet 48 fixé à sa tête 45, ou bien l'introduire de haut en bas dans la chambre du four.
Les évidements 13 du plafond 4 du four sont fermés au moyen de couvercles 67 qui se placent et s'enlèvent aisé- ment. L'espace dans lequel est disposée la conduite de va- peur 22 est recouvert d'une plaque 68 qui reste généralement en place.
La disposition décrite, notamment celle des tubes d'admission 22 et 20, et, le cas échéant, celle des tubes d'évacuation 32 disposés dans chaque chambre de four, permet encore de réaliser la variante ci-après qui conduit à une amélioration et une augmentation de la production de gaz à 1'eau
Pour exécuter cette variante, on fait communiquer uniquement dans une partie des chambres d'une batterie de fours - dans la moitié de celles-ci par exemple et sans que ces chambres soient nécessairement voisines - la conduite de vapeur fraîche 23 avec les conduites 22 qui alimentent de vapeur les chambres de four à travers les tubes verticaux 20 en vue de la production de gaz à l'eau. Dans ces chambres, chaque conduite montante 9 comporte une dérivation tubulaire spéciale, obturable séparément.
Ces dérivations sont raccor- dées au moyen d'une conduite à tous les tubes 22 de l'autre moitié des chambres de four. Si l'on maintient alors fermées, lors de la fabrication de gaz à l'eau, les soupapes 10 des
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conduites 9 de la moitié des chambres mentionnées en pre- mier lieu, le gaz à l'eau qui vient d'être produit dans ces chambres sera admis de leurs conduites 9 dans les tubes 22 et, de là, à travers les tubes 20, dans les chambres de l'autre moitié, et ce n'est que dans ces chambres que le gaz àl'eau passera à l'état achevé, à travers les conduites 9 correspondantes, dans le barillet 11.
Il faut veiller à ce que la phase de fonctionnement des chambres de four dans lesquelles on fabrique en premier lieu le gaz à l'eau soit sensiblement la même que dans les chambres de four de l'autre moitié qui reçoivent le gaz à l'eau produit, c'est-à-dire que, pour une chambre de four donnée, on ne peut procéder aux deux opérations que lorsqu'on a introduit les tubes 20, donc lorsque le charbon s'est complètement ou presque complè- tement transformé en coke.
Grâce à la variante qui vient d'être décrite, on arrive à améliorer la qualité-du gaz à l'eau franchement produit du fait que, dans les chambres de la seconde moitié, il se produit une retransformation de l'anhydride carbonique (C02) en oxyde de carbone (CO). En outre la vapeur d'eau rési- duelle qui n'a pas encore réagi se décompose pour former une quantité additionnelle de gaz à l'eau.
Cette façon de procéder modifiée pourra être employée dans tous les cas où l'on n'utilise qu'une partie de l'ensemble des chambres d'une batterie pour la production de gaz à l'eau. Or c'est le cas qui se rencontre généralement en pratique, car il est évident que la totalité du gaz à l'eau produit, comparée à la quantité totale des gaz de dis- tillation ne dépassera pas, d'une manière générale, une cer- taine mesure, afin que les gaz de distillation ne soient pas trop dilués.