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"MACHINE FRIGORIFIQUE FONCTIONNANT DANS LE VIDE"
Les machines frigorifiques fonctionnant dans le vide présentent cet avantage qu'aucune perte directe d'agent ré- frigérant ne peut se produire par suite de fuites. En revanche, de l'air peut pénétrer dans la machine, ce qui est très nuisible parce que la transmission de chaleur dans le condenseur et l'é- vaporateur devient moins bonne, et que le taux de compression du compresseur doit être augmenté.
C'est pourquoi, dans de tel- les installations, on prévoit généralement des dispositifs de désaération fonctionnant de façon continue ; laFig. 1 en re-
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présente schématiquement un tel dispositif à titre d'exemple; la pompe à air 1 aspire de la machine 2 travaillant dans le vide une petite quantité de vapeur et la refoule dans le ré- frigérant 3 où les gaz condensables se condensent. Le liquide condensé et les gaz non condensables se rendent dans la cham- bre de séparation 4 d'où le liquide condensé est ramené dans la machine 2 au moyen du flotteur 5, tandis que l'air est refoulé à l'extérieur par la soupape 6. Sans doute, la machine est ainsi désaérée, mais en même temps que l'air on évacue aussi une quantité de vapeur qui dépend du degré de saturation.
Il se produit ainsi des pertes indirectes d'agent réfrigérant. En maintenant la température basse dans le séparateur 4 et en choi- sissant des pressions d'évacuation élevées, on peut, il est vrai, maintenir faible la proportion de vapeur, mais non la supprimer complètement. Par exemple, 1 kg. d'air à O sous une pression d'évacuation absolue de 2 atm., ce qui correspond approximativement à un volume de
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Vs 1,0 x 29 3 x 273 o 4 3 20.000 entraîne avec lui un poids de vapeur d'environ 0,3 kg. lorsque le poids spécifique de la vapeur est de 0,75 kg./m3 pour une tension de vapeur de 0,2 atm, abs. à 0 .
Il n'est pas admissible de refroidir au-dessous de 0 , à cause du risque de congélation de l'humidité de l'air, et l'augmentation de la pression d'ex- pulsion comporte un supplément de travail de pompage, de sorte que ces Mesures ne permettent d'améliorer les conditions que dans une mesure très restreinte.
On en est alors venu à enfermer complètement les ma- chines frigorifiques dans une enveloppe, afin d'éviter ainsi l'emploi de boites à bourrage et de réduire le nombre de brides de tuyauterie. Les machines ainsi hermétiquement closes ne né- cessitent parfois pas un désaérage continu, ce désaérage pou- vant au contraire s'opérer par intermittences, c'est-à-dire au
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bout de périodes plus ou moins longues suivant les besoins, éco- nomisant ainsi du travail de pompage. A cet effet, on a prévu un récipient collecteur d'air spécial branché sur le reste de l'installation et pourvu d'un indicateur d'air ; ouvrant un robinet intermédiaire et grâce au désaérage qui se produit ainsi, on peut accuser la présence d'air dans le récipient collecteur d'air.
L'indication-de l'air ne se rapporte donc qu'à la quantité d'air présente dans le récipient collecteur et n'a lieu au surplus que par intermittences pendant le dé- saérage.
C'est ici qu'intervient l'invention, dont l'objet est l'indication de la quantité d'air présente, non pas dans le récipient collecteur, mais dans le circuit d'agent réfrigérant de la machine tout entière, c'est-à-dire même alors que le dé- saérage ne s'opère pas. Suivant l'invention, le dispositif collecteur d'air est combiné à un dispositif indicateur d'air, ou conçu de manière à former indicateur d'air, et cela de façon telle que cet indicateur se trouve en amont du dispositif col- lecteur dans le sens d'écoulement du courant de vapeur et d'air entretenu à partir du condenseur, de sorte que, malgré le ca- ractère intermittent du désaérage, on puisse avoir une indica- tion permanente des conditions existant sous le rapport de l'air à l'intérieur de la machine.
A titre de développement de l'invention, le dispositif collecteur d'air et le dispositif indicateur d'air sont en communication libre avec l'évaporateur. Cela a l'avantage de permettre, dans le dispositif indicateur d'air, l'emploi de l'agent réfrigérant travaillant dans la machine. Dans le réci- pient collecteur d'air, qui communique directement et avec le condenseur et avec l'évaporateur de la machine frigorifique, l'air se rassemble sous une pression de mélange uniforme dont
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la grandeur est fonction des sections libres de ces communica- tions.
L'invention va être exposée plus en détail par quel- ques exemples d'exécution en se référant au dessin. Les Fig.
2 à, 4 montrent des dispositifs suivant l'invention. A la Fig.2, 7 désigne l'évaporateur, 8 le compresseur avec son moteur de commande et 9 le condenseur de la machine frigorif ique. La cham - bre à vapeur du condenseur communique, par une tuyauterie 10 de faible section, avec l'évaporateur 7. Dans cette conduite est intercalé un réfrigérant 11 logé dans l'évaporateur, par exemple dans le liquide que renferme cet évaporateur, de sorte que la vapeur se condense et est refoulée par le tube 12 plon geant dans un récipient 13 plein d'agent réfrigérant et commu- niquant avec l'évaporateur. Le liquide condensé retournera dans ce dernier dès que le récipient 13 se sera rempli jusqu'à l'ouverture de communication avec l'évaporateur.
L'air éven tuellement présent se manifeste maintenant sous forme de bulles ascendantes qu'on peut observer par une fenêtre 14. Pour em- pêcher cette fenêtre de se couvrir de givre on peut la cons- truire sous forme d'une.fenêtre creuse ou de double fenêtre vidée d'air et, par suite, isolante. Par ce dispositif simple on est en mesure d'observer et de contrôler éventuellement la présence d'air et, par suite, de fixer le moment où l'on doit effectuer le désaérage. Ce moment ne pouvait être discerné auparavant que par la diminution de la production de froid, sans compter qu'à proprement parler il était déjà trop tard.
Or, comme la diminution de la production de froid peut égale- ment provenir d'un échauffement de l'eau réfrigérante, le dis- positif indicateur d'air fournit une preuve plus catégorique de la présence d'air.
Dans la chambre collectrice d'air 13a du récipient 13
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(Fig. 3), on peut pousser l'enrichissement de l'air aussi loin qu'on le désire. Le désaérage de la machine frigorifique s'O père à partir de cette chambre. Le dispositif de désaération habituel se compose, comme à la Fig. 1, d'une pompe à air 1 à laquelle fait suite le séparateur 4. Ce dispositif peut se combiner avec un dispositif complémentaire grâce auquel le dé saérage intermittent s'effectue automatiquement. La Fig. 4 montre un tel dispositif pour loquel la mise en marche et l'arrêt de la pompe à vide 1 s'opèrent en fonction d'un niveau de liquide au moyen du flotteur 15.
Dans ce cas, le récipient 13 et l'évaporateur forment deux vases communicants , de sorte que le niveau d'établit à la même hauteur dans les deux chambres. Le tube plongeant 12 plon- ge dans ce liquide où l'air présent se manifeste sous forme de bulles ascendantes. L'air qui se rassemble dans la chambre 13a élève la pression et fait baisser d'autant le niveau du liquide.
Lorsque le niveau atteint un minimum, le flotteur 15 ferme un contact et met en route la pompe à vide 1. Lorsque le désaéra est terminé, le niveau remonte et le flotteur remet la pompe hors circuit au moyen d'un contact supérieur. Les conducteurs 16,17 indiquent schématiquement le montage.