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BREVET D'INVENTION " Perfectionnements au traitement des minerais oxydés "
La présente invention se rapporte à la préparation des minerais oxydés en vue d'un traitement subséquent pour en extraire les métaux extraotibles; l'invention vise plus partioulièrement un procédé pour la réduotion d'un oomposé d'un métal jouant le rôle de réactif, métal qui, dans ce qui suit, est appelé " métal réactif " et qui est contenu dans un tel minerai, le procédé ayant pour but d'amener le " métal réactif " à une valenoe inférieure, état dans lequel ledit " métal-réao- tif " manifeste une activité chimique considérable à l'égard de gaz acides, o'est-à-dire susceptibles de former un acide jouant le rôle de réactifs.
La demanderesse a fait connaître déjà un traitement de minerais oxydés conformément auquel on facilite l'utilisation d'un gaz susceptible de former un acide, tel que le ohlore, jouant le rôle de réactif, en vue de la solubilisation des métaux extractibles, par l'introduction de " métaux-réactifs " à l'état d'oxydation inférieure. conformément à ce procédé,qui
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implique l'utilisation de l'oxyde ferreux, des gaz aoides sont absorbés par le minerai, lequel est humidifié ou mouillé à un degré déterminé. Dans oe qui suit, on entend par le mot " humide " ,, appliqué au minerai, un état dans lequel il n'y a pas de liquide libre entre les interstioes dudit minerai et dans lequel il n'y a pas de pellioule appréciable de liquide sur les partioules individuelles du minerai.
Ce minerai présente un touoher à peine humide et une pression considérable doit être exercée à la main pour le rendre oompaot, après quoi il se délite de nouveau aveo facilité. Une quantité déterminée de minerai occupe à cet état un volume plusconsidérable qu'à l'état seo ou lorsqu'une quantité plus grande de liquide que oelle qui vient d'être indiquée est présente dans ledit minerai.
La structure ouverte et sans oohésion de ce minerai faoilite les réaotions subséquentes sur les métaux extraotibles . Dans le oas où un exoès de liquide est présent, l'applioation de la ohaleur est nécessaire pour atteindre l'état " humide " susii- sé.
Lorsqu'on réduit les minerais oxydés par les procédés habituels au moyen de gaz carboné ou de oharbon pour produire l'oxyde à valenoe inférieure du métal réactif, l'efficacité de l'oxyde qu'on obtient a une tendance à varier considérablement pour l'absorption des gax-aoides, tels que le ohlore, qu'on utilise comme réactif.
On peut indiquer à titre d'exemple l'oxyde de fer à valence inférieure. On a constaté jusqu'à présent que, lorsqu'on réduit des minerais au moyen de matières oarbonées, lorsqu'on ohasse l'humidité et qu'on exolut l'oxygène libre pendant le refroidissement consécutif à la réduction, l'oxyde de fer obtenu possède une activité chimique plus grande et plus oonstante en ce qui concerne l'absorption des gaz acides utilisés comme réactifs, lorsque le minerai est " humide " que lorsqu'on ne pne pas ces précautions. Dans ce traitement, on peut tirer aussi
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parti du fait que cet oxyde actif ou activeest magnétique d'une façon analogue à oelle de formes moins actives d'oxyde de fer à valenoe inférieure.
On peut obtenir des résultats exoellents en appliquant au traitement de divers minerais le prooédé susvisé pour l'obten- tion epour l'application d'un oxyde aoif d'un métal-réaotif.
On a oonstaté récemment qu'avec certains minerais ou qu'aveo des minerais dans certaines conditions, malgré les préoautions mentionnées plus haut, on peut ne pas obtenir régulièrement l'ax de magnétique actif correspondant à l'état d'oxydation inférieu- re et que, lorsqu'on l'obtient à l'état actif, il peut, dans certains oas, revenir à un état moins actif par exposition à l'air ou à l'humidité.
La demanderesse a constaté que, lors de la réduction en @ vue de l'obtention d'un métal-réaotif à cet état et de valenoe inférieure, les résultats sont beauooup plus réguliers et l'oxyde actif est plus stable, lorsque la réduotion a lieu au moyen d'un agent réduoteur oombustible contenant une certaine quantité d'anhydride sulfureux. conformément au mode d'exécution. préféré de la présente invention, laquelle se fonde sur la constatation susvisée, on fait subir un traitement préparatoire du minerai oxydé contenant le métal-réaotif en le réduisant, à une température élevée oonvenable, au moyen de matièreso arbonées en présence de l'anhydride sulfureux et en protégeant oontre l'oxygène libre, et dans certains oas aussi oontre l'humidité, le minerai chaud pendant son refroidissement.
On obtient ainsi un métal-réaotif à valenoe inférieure qui possède une aotivité chimique considérable à l'égard de gaz acides utilisés comme réactifs tout en étant stable vis-à-vis de l'air ou de l'humidi- té à la température normale.
Dans le oas du fer, par exemple, l'application de l'inven- tion produit, comme on le verra plus loin, un oxyde de fer ma- gnétique et chimiquement stable dans les conditions atmosphéri-
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ques ordinaires. Il semble que 1 activité du minerai réduit à l'égard des gaz aoides est dûe à un tel oxyde du métal-réaotif, réduit ou à valenoe inférieure, oxyde qui, dans le oas présent, pourrait être un okyde ferroso-ferrique. Toutefois, oette interprétation oonoernant les oxydes à valence inférieure ne constitue pas' une limitation de l'invention, car l'aotivité signalée peut être dûe à d'autres formes ou états réduits du métal-réactif.
Dans ce qui suit, on considère simplement que le métal réactif se trouve dans un état où il est très actif à l'égard de gaz aoides qu'on utilise comme réactifs, le dit métal réactif étant normalement stable ou, en d'autres tenues, conservant son activité.
Dans la mise en oeuvre de la présente invention, on peut exéouter d'une manière sirnple la réduction au moyen de matières combustibles à des températures comprises entre 300 et 750 .
On peut, par exemple, chauffer du minerai oxydé comme jusqu'à présent dans les fours ordinaires pour produire la matière à l'état de valence inférieure par contact avec un gaz oarboné, tel que le gaz de gazogène qui est désirable à cause de sa teneur en oxyde de oarbone ou avec du gaz naturel, mais oontenant dans tous les oas une certaine proportion d'anhydride sulfureux. pour produire l'agent réduoteur, on peut mélanger du oharbon finement divisé avec le minerai et, dans ce oas, il suffit de mélanger le oharbon aveo le minerai à 600 envircn, par exemple lorsqu'il sort d'un four à griller , et d'emmagasiner le mélange en tas afin qu'il retienne sa ohaleur pour accomplir la réduotion. On peut aussi utiliser l'hydrogène comme
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agenttréduoteur.
Un four à moufle ou un four rotatif, pourvus de moyens qui empêchent que l'oxygène libre vienne en contact aveo le minerai jusqu'à ce que celui-ci soit refroidi, oonviennent pour le traitement. Si l'air ou l'eau doivent venir ensuite en contact avec le minerai, ce refroidissement sous protection doit s'éten-
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dre à la température normale ou à une température inférieure à 1500 environ. La proteotion peut être réalisée au moyen d'une atmosphère d'un gaz non oxydant que l'on introduit, de préférence sous forme d'un courant, pendant le refroidissement, pour éliminer, en outre, l'humidité qui se forme par la réaction pendant la réduction.
L'anhydride sulfureux destiné à venir en contact aveo le 'marnerai peut être produit de diverses manières. Le plus simple est d'introduire une certaine quantité de gaz anhydride sulfureux dans l'atmosphère réductrice. De simples traoes d'anhydride sulfureux suffisent et, dans la forme d'exécution préférée, on utilise moins de 1% de ce gaz dans l'atmosphère réductrice. Toutefois, on peut recourir à des concentrations plus élevées et l'on peut appliquer desroportions atteignant même 50 à 75 % par exemple d'anhydride sulfureux.
L'effioaoité des concentrations très faibles et le fait qu'on les applique de préférence montrent que la produotion du oomposé actif et stable du métal-réactif à sa valenoe inférieure ne dépend pas d'une combinaison chimique de l'anhydride sulfureux avec le oomposé du métal-* réactif, bien que, conformément à une interprétation de l'invention, on oonçoive la possibilité d'une conversion de l'oxyde ferreux instable en un oxyde ferrosoferrique stable mais actif.
Dans de nombreux oas, on produit une quantité suffisante d'anhydride sulfureux en utilisant du charbon ayant une teneur appropriée en soufre qui donne, aveo le minerai oxydé, de l'anhydride sulfureux . Dans un grand nombre de cas de la pratrique industrielle les minerais traités contiennent, bien qu'ils aient le caractère d'oxydes, une certaine quantité de sulfates et une petite quantité de sulfure résiduel ou réfraotaire qui donnent, avec les oxydes contenus dans le minerai, une quantité suffisante d'anhydride sulfureux pour assurer la production d'oxyde de fer magnétique sous la forme active
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et stable qui constitue une des caractéristiques de la pré- sente invention.
Pendant la réduction, legaz oombustible et l'anhydride sulfureux combinent leurs effets pour produire des modifications dans les combinaisons du métal-réaotif, même dans des oomposés réfraotaires du niokel et d'autres oomposés analogues pour produire des oomposés normalement stables mais potentiellement actifs, à valenoe inférieure, bien que ni l'anhydride sulfureux seul, ni le gaz combustible seul, n'effeo- tuent une modifioation aussi profonde. Que otoi n'est pas dû à une combinaison permanente de l'anhydride sulfureux aveo les métaux extraotibles semble démontré par le fait qu'une te- neur inférieure à 1% en anlydride sulfureux est aussi effica-' ce qu'une teneur plus élevée.
Un grand nombre de minerais à traiter renferment suffisam- ment de fer pour fournir toute la matière ferreuse, potentiellement active nécessaire pour le traitement subséquent par des gaz acides, mais on peut préparer séparément oette matière ferreuse active conformément à l'invention et ajouter ladite matière au minerai. D'autre part,bien des minerais peuvent, quoique relativement pauvres en fer, être concentrés d'une fa- õn convenable après ce traitement préparatoire,oar l'oxyde obtenu est très magnétique et entraîne aveo lui d'autres métaux avec lesquels il est assooié.
Dans certains oas, bien que la concentration magnétique soit le but principal paroe qu'il avantage les minerais de qualité inférieure, le traitement préparatoire conforme à la présente invention présente une importanoe oonsidérable, car il assure l'obtention d'un pou men- tage élevé en oxyde magnétique sans pertes dues au fait qu'on pousserait la réduotion au point où l'on obtient de l'oxyde ferreux relativement peu magnétique. La présente invention écarte par conséquet le souci de ne pas continuer la réduotion trop longtemps et sensiblement la nécessité de oontrôler la durée de l'opération et la température.
En outre, par oette
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réduotion au moyen de gaz combustible et d'anhydride sulfureux ensemble, on obtient une séparation plus poussée que jusqu'à présent des oomposés métalliques.
Dans certains minerais, des métaux autres que le fer peuvent jouer un rôle important comme métaux-réaotifs au cours d'un traitement subséquent. Dans ce mémoire, on désigne par l'expression " métal-réaotif " un métal qui peut, dans ses composés, manifester des valences plus élevées ou moins élevées (oomposés dont les noms se terminent par les suffixes " ique " et " eux " ); ces métaux son par exemple, le nickel, le oobalt, le ouivre, le fer et le manganèse.
La préparation que permet la présente invention pour produire un métal-réaotif normalement stable mais potentiellement actiflorsqu'il manifeste sa valenoe inférieure est importante pour le traitement subséquent par le gaz acide agissant oomme réactif sur le minerai soit à l'état seo, à des températures élevées dépassant 200 , soit à l'état " humide et à température plus basse. C'est ainsi que la matière ferreuse active absorbe le ohlore avec une avidité remarquable et à température élevée lorsque ladite matière est sèche ou à la température normale lorsque la matière est " humide ", alors que l'oxyde ferreux ou l'oxyde ferrique non actifs agissent aveo une lenteur telle qu'ils ne permettent pas l'obtention de résultats techniques intéressants.
Le minerai à l'état " humide " (état dans lequel oette matière active à valence inférieure est partioulièrement effioaoe pour l'introduction du gaz acide agissant comme réaotif) ne contient pas de liquide libre ; il possède le volume maximum et sa structure est sans oohésion et ouverte.
La matière ferreuse produite par oette réduction, dans une atmosphère réductrice de gaz combustible ocntenant de l'anhydride sulfureux, reste stable et active dans le minerai 11 humide " ,mais de l'oxyde ferreux produit par réduction sans anhydride sul-
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fureux est inactif pu il perd son activité lorsque le mènerai devient humide, après son refroidissement. ceci ressort des expériences suivantes :
On réduisit à 450 environ aveo du gaz naturel seulement du minerai de fer oxydé oubain pratiquement exempt de soufre et oontenant environ 4 % de ohrome, 1,25 % de nickel et une certaine quantité de silioe et de manganèse; on refroidit ensuite ledit minerai dans le gaz naturel à la température atmos- phérique.
Lorsqu'on exposa cette matière réduite à l'air, elle devint immédiatement très chaude et sa oouleur passa du brun foncé au rouge. L'humidification d'un échantillon de la matière réduite avec de l'eau provoqua une modification analogue. Lorsque ce minerai réduit fut rendu " humide ", dans l'acception indiquée plus haut pour ce mot, il se montra très peu actif à l'égard du ohlore et il se forma très peu de chlorure de fer.
On réduisit une autre portion du même minerai pendant deux heures dans du gaz naturel seulement à 600 et on le refroidit dans le gaz naturel à la température ordinaire. Le minerai refroidi était noir et magnétique. Lorsqu'on mélangea ce produit réduit aveo 10% d'eau, il devint chaud et poussiéreux et, après addition d'une nouvelle quantité de 10% d'eau, la température atteignit de 70' à 80 . Il fallut en tout 30% d'eau pour amener ce minerai à l'état "humide". Et lorsqu'on mit en contact aveo du ohlore ce produmt " humide ", il se montra très peu actif car on n'obtient que moins de 1% de chlorure de fer et 0,11 % seulement de niokel devint soluble dans l'eau.
A titre de comparaison, on réduisit à 600. environ une autre portion de ce minerai de fer-nickel-ohrome pendant deux heures dans du gaz naturel contenant une faible quantité, inférieure à 1% , d'anhydride sulfureux, et on le refroidit dans du gaz naturel. Le produit était noir et très magnétique,mais lorsqu'on y ajouta de l'humidité, il ne manifesta aucune modi- fioation de température ni de oouleur et il suffit de 12% d'eau
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pour amener le minerai réduit à l'état " humide " .
Quand l'éohantillon fut mis, dans cet état, en contact avec du chlore à la température ordinaire , il manifesta une activité chimique considérable dénoncée par une élévation notable de température et sa teneur en chlorure de fer soluble atteignit 7,5 % tandis que la teneur en niokel soluble dans l'eau s'éleva à 0,81% .
Par le grillage à basse température, 1,15 % du niokel ou 92 % du niokel total devinrent solubles dans l'eau.
Quand on mit en oontaot avec du ohlore à 300 une partie de ce minerai réduit à 600 pendant deux heures au moyen du gaz naturel seulement et qu'on refroidit ledit minerai dans le gaz à la température ordinaire, 0,12 % seulementde nickel devint soluble dans l'eau. Mais quand on mit en contact à sec du ohlore à 300 avec un échantillon du minerai réduit par le gaz etl'anhydride sulfureux, le fer soluble dans l'eau s'éleva à 6,7 % tandis que le nickel soluble dans l'eau monta à 0,76 %.
En outre on soumit de nouveau à la réduction pendant deux heures à 6000 par le gaz natprel contenant de l'anhydride sulfureux le premier échantillon qui avait été réduit par le gaz seul mais avec des résultats indésirables et on refroidit dans du gaz naturel le minerai ainsi traité à nouveau. On obtint le fer à l'état;très fortement magnétique et le minerai esta stable quand on l'expose à l'air. Lorsqu'on ajouta de l'eau au minerai, moins de 15 % d'eau furent nécessaires pour rendre le produit " humide " et ledit produit manifesta envers le ohlore l'activité oonsidérable décrite à propos de l'autre essai o l'on utilisa de l'anhydride sulfureux.
De même, lorsqu'on ohauffa à 600 dans du gaz naturel seulement et qu'on refroidit dans le gaz naturel un minerai de fer contenant, oomme impuretés, 0,55 % de phosphore et 6 % de manganèse, on oonstata que ce minerai contenait un oxyde noir qui était un peu magnétique mais qui était inerte à l'égard du ohlore lorsque ledit minerai était rendu " humide " . Mais lors-
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que oette matière et une nouvelle portion de minerai furent traitées de nouveau dans les mêmes oonditions mais en présen- ce d'une faible quantité XX d'anhydride sulfureux pendant la réduction, elles devinrent, lorsqu'on les rendit " humides " par addition de 12 % environ d'eau, fortement magnétiques et elles manifestèrent une grande activité chimique lorsqu'on les mit en contact aveo le ohlore.
Quand on traits chacun de ces deux minerais oontenant du fer d'une façon analogue mais en utilisant du oharbon fine- ment pulvérisé au lieu du gaz naturel, on obtint les mêmes résultats. Dans tous les oas, la présence ou l'absenoe de l'an- hydride sulfureux pendant la réduction détermine la présence ou l'absence dans le minerai d'un oxyde magnétique qui est à la fois stable dans les conditions atmosphériques et flDrtement' actif à l'égard du ohlore.
Bien qu'en présence de l'anhydride sulfureux dans l'atmos - phère réductrice la petite quantité de vapeur d'eau formée par la réaction ne soit pas nuisible dans le oas d'un grand nombre de minerais, il est préférable dans certains oas de ohasser cette vapeur d'eau, par exemple au moyen d'un courant d'un gaz non oxydant ou en poursuivant la réduction jusqu'à ce quela vapeur d'eau oesse de se dégager. por le ou ivre , ces @ précautions pour ohasser la vapeur d'eau ne sont pas indispen- sables, mais dans le cas de minerais contenant du niokel ou du oobalt qu'on désire extraire, on doit éliminer la vapeur d'eau autant que possible, car elle tend à former des composés réfraotaires de niokel et de oobalt même en présence de l'an- hydride de sulfureux.
La réduation des minerais de fer-niokel-ohrome au moyen d'un gaz carboné et d'anhydride sulfureux constitue un procédé effioaoe d'extraction pour obtenir le ohrome sensiblement exempt de niokel. c'est ainsi que l'on met en contact aveo du ohlore de minerai aubain traité susvisé, à l'état"humide
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lorsqu'on travaille à la température ordinaire ou à l'état sec lorsqu'on travaillea des températures dépassant 200 environ ; on grille ledit mènerai à une température relativement basse pour le ohlorurer d'une façon oonnue et on le soumet à une lixiviation. Ce traitement permet de oonoentrer plus de 90 % du ohrome pratiquement exempt de niokel à partir de tailings.
Ces derniers ont une teneur élevée en oxyde de fer purifié et le niokel peut être extrait par éleotrolyse des eaux de lixiviation.
Pour montrer une autre application de la présente invention, on peut signaler le traitement suivant d'un concentré de sulfure de cuivre oontenant 37 % de cuivre et 17 % de fer.
On fit d'abord griller toute seule oette matière pendant quatre à cinq heures, la température maximum étant de 5600 .
On réduisit une portion de oe concentré oxydé, au moyen de gaz naturel seulement, jusqu'à oessation du dégagement d'eau on le refroidit ensuite à la tempétature normale hors de oontaot aveo l'oxggène , on rendit cette matière " humide " eton la mit en contact, dans cet état, aveo le ohlore. Le résultat fut qu'on n'obtint pas de fer soluble dans l'eau et que 25 % seulement du ouivre fut rendu soluble dans l'eau.
On réduisit une seconde portion de ce concentré oxydé au moyen de 10 % environ de oharbon, sans anhydride sulfureux,ledit oonoentré étant, pour le demaurant, traité oomme la première portion. omme résultat on n'obtint pas de fer soluble et 75 % seulement du ouivre fut rendu soluble dans l'eau.
On réduisit une troisième portion au moyen de 10 % de oharbon et au moyen d'anhydride sulfureux, cette troisième portion étant, sauf en oela, traitée oomne les deux autres portions. Il fallut environ 15 % d'eau pour amener ce produit à l'état humide " et l'absorption du ohlore fut si rapide et si pénétrante que 15 % encore d'eau furent nécessaires pendant
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la ohloruration pour maintenir le minerai à l'état " humide ".
Par lixiviation à l'eau, on put dissoudre 99,7 % du ouivre. Le fer soluble dans l'eau s'élevait à 1,1 %. Ceci démontre l'effet de l'anhydride sulfureux pendant la réduction et aussi le rôle que peut jouer le ouivre oomne métal-réaotif. La teneur en fer de ce produit ne fut suffisante à aucun moment pour ohlorurer tout le ouivre, même dans les circonstances les plus favorables mais lorsqu'on augmenta l'efficacité du fer présent et quand on seconda son aotion par une forme active de ouivre assooiée, on rendit soluble dans l'eau sensiblement tout le ouivre que oontenait cette matière riohe et cela grâoe à ce traitement simple à basse température.
L'efficacité du prooédé objet de l'invention est démontrée en outre par les résultats obtenus par le traitement d'un mine- rai de sulfure oontenant 25 % de soufre, 1,03 % de ouivre et 1,89 % de niokel. On laissa griller ce minerai pendant quatre heures à une température maxima de 550 environ . Deux portions identiques du minerai,,, grillé furent réduites au XXXX moyen de 5 % de oharbon finement pulvérisé XX par un ohauffage de deux heures dans un four à, moufle à 600 . Le minerairéduit fut re- froidi dans une atmosphère d'anhydride carbonique. De l'anhydri- de sulfureux se dégagea des deux portions pendant la première moitié de la durée de la réduction, après quoi le dégagement de ce gaz oessa.
L'une des portions (l'échantillon B), fut traitée ensuite oonformément à l'invention, aveo addition oontinue d'une petite quantité d'anhydride sulfureux pendant la derniers moitié de la durée de la réduction. On acheva la réduction de l'autre portion (1'éclantillon A) sans introduotion d'anhydride sulfureux.
Les deux matières réduites furent rendues " humides " par addition de 10 % d'eau, mises en contact aveo le ohlore et ana- @ lysées la détermination du ouivre et du niokel solubles.
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Ces résultats furent les suivants :
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<tb>
<tb> Eohantillond <SEP> A <SEP> Eohantillon <SEP> B
<tb> % <SEP> rendement <SEP> % <SEP> rendement
<tb> Cuivre <SEP> à <SEP> l'état
<tb> soluble <SEP> dans <SEP> l'eau <SEP> 0,91 <SEP> 88,4 <SEP> % <SEP> 1,01 <SEP> 98,0 <SEP> %
<tb> Niokel <SEP> à <SEP> l'état
<tb> soluble <SEP> dans <SEP> l'eau <SEP> 1,55 <SEP> 82,0 <SEP> % <SEP> 1,80 <SEP> 95,2 <SEP> % <SEP>
<tb>
Ces essais montrent clairement l'Augmentation marquée du rendement (en pourcentage du métal extrait) par l'utilisa- tion de l'anhydride sulfureux oonformément à la présente in- vention.
Par ce traitement préparatoire, on peut produire des minerais oxydés oontenant certaines quantités de oomposés nor- malement stables mais potentiellement actifs d'un métal-réactif dans son état de valenoe inférieure dans des oonditions qui facilitent le traitement subséquent du minerai à une tempéra- ture relativement basse, par un gaz acide utilisé comme réac- tif. Ce minerai, même à l'état seo, peut absorber de grandes quantités de chlore, de chlorure ferrique ou d'acide chlorhydri- que à une température égale ou supérieure à 2000 et, à l'état " humide " et mis en contact avec le chlore, à une terrpérature pouvantatteindre jusqu'à 150 , le minerai absorbe le gaz d'une façon sensiblement oomplète, jusqu'à l'équivalence des métaux qui doivent être ohlorurés.
Le minerai ohloruré peut exiger un ohauffage plus poussé,. mais à une température encorerelativement basse soit jusqu'à 500. environ dans certains oas où des oomposés réfraotaires sont présents, mais la ohloruration à basse température en présence d'agents aussi effioaoes que la matière potentiellement active et à l'état de valenoe inférieu- re préparée conformément à l'invention est si complète et main- tient le produit dans un état de porosité tel que la lixiviaticn ou la volatilisation en vue de l'extraction de métaux extracti- bles de leur gangue est extrêmement simple et efficace.
Dans ce qui précède, on a indiqué le ohlore à titre d'exem-
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ple d'un gaz acide qu'on utilise comme réactif; mais il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée au traitement par le ohlore et que l'anhydride sulfureux ainsi que d'autres gaz acides sont facilement absorbés pardu rainerai préparé oon- formément à la présente invention.
Bien qu'on ait décrit plus haut le mode préféré d'exécution du présent procédé, il est bien entendu qu'on peut y apporter certaines modifications sans qu'on s'écarte de l'esprit de l'invention.
REVENDICATIONS.
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1. Un procédé pour le traitement de minerais oxydés ren- fermant du métal-réactif, caractérisé en ce qu'on chauffe le minerai dans xxxxxxxxx une atmosphère réductrice contenant un agent réducteur combustible et de l'anhydride sulfureux ; on refroidit le minerai réduit à l'abri de l'oxygène libre pour obtenir un oomposé de métal-réactif dans un état où il est fortement actif à l'égard des gaz acides utilisés comme réactifs et on traite la matière par un gaz acide ou par des gaz acides utilisés cornue réactifs.