<Desc/Clms Page number 1>
BREVET D' INVENTION DISPOSITIF DE SÉCURITÉ POUR BRULEURS
La présente invention a pour objet un dispositif de sûreté contre les suites dangereuses de l'extinction inopinée de brûleurs à combustibles liquides, gazeux ou pulvérulents.
Elle s'applique notamment aux chaudières pour chauffage au mazout, où une extinction du brûleur peut causer des accidents désastreux, si elle est signalée trop tard ou si les appareils d'essai de réallumage et d'arrêt n'interviennent pas à temps.
La caractéristique de l'invention réside en ce que le fonctionnement des appareils de réallumage, d'alarme, d'arrêt et autres est sous la dépendance de la différence de conductibilité électrique entre les gaz chauds, ionisés, de la flamme, et le mélange combustible éteint,
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de 1,'objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma général.
La fig. 2 montre, à plus grande échelle, la coupe axiale
<Desc/Clms Page number 2>
d'une des électrodes.
Les fig. 3 à 12 indiquent schématiquement diverses formes et dispositions d'électrodes.
Tel que représenté par la fig. 1, on a disposé, dans la région de la flamme du brûleur a. deux électrodes b, en forme de plateaux, placés face à face. Ces plateaux sont portés par des tiges centrales b', qui traversent les parois du foyer e dans des manchons isolants et réfractaires d.
Comme l'indique la fig. 2, la tige b' du plateau électrode b peut être filetée et se visser dans une douille métallique e, qu'elle déborde et qui déborde elle-même le manchon isolant d, du cpté opposé au plateau. L'extrémité de la tige b' est fendue, pour qu'on puisse la faire tourner avec un tournevis, de manière à régler la distance du plateau 1 à l'autre qui lui fait face, la douille e étant immobilisée dans le manchon d. Des contre-écrous e' permettent d'immobiliser la tige b' à la position voulue. La partie débordante de la douille e porte les écrous et contre-écrous serre-fils f nécessaires. Le manchon isolant d, cylindrique dans sa partie médiane, est tronconique vers ses deux extrémités. Deux bagues, , ', vissées l'une dans l'autre, sont enfilées chacune sur une extrémité du manchon d.
Elles présentent intérieurement des portées dont la conicité correspond à celle des extrémités du manchon d qu'elles serrent entre elles. La bague 1 forme une collerette, elle traverse la paroi du foyer, qui se trouve serrée entre cette collerette et un éorou h, vissé sur un filetage extérieur de la bague ±, ce qui assure la fixation de l'électrode.
Toutefois, on comprend immédiatement que la forme des éleotrodes peut varier selon le besoin, ainsi que leur disposition l'une par rapport à l'autre, leur écartement et leur position dans la région de la flamme. L'une d'elles pourrait éventuellement être constituée par la paroi du foyer, lorsque celle-ci est métallique.
Dans l'exemple considéré, les électrodes b sont connectées aux extrémités du secondaire d'un transformateur i, dont le primaire est branché sur une ligne A de distribution de courant alternatif.
<Desc/Clms Page number 3>
Pour éviter les inconvénients de la haute tension, on peut mettre le foyer et l'une des électrodes à la terre.
Sur le circuit des électrodes est montée en série la bobine j d'un relais électromagnétique. Le transformateur i est choisi de manière à créer entre les deux électrodes une différence de potentiel efficace,variant par exemple de 200 à 5.000 volts, selon la nature de la flamme,celle des électrodes,leur forme,leur écartement,
Le relais j actionne deux rupteurs à mercure j',j" au autres dispositifs de contact. Ces rupteurs restent à la position d'ouverture tant que, la flamme étant allumée, la bobine du relais est traversée par un courant suffisant pour que cette bobine retienne son armature mobile. Ils passent à la position de fermeture quand, la flamme étant éteinte, le courant traversant la bobine diminue du fait de l'augmentation de la résistance électrique de l'espace compris entre les électrodes.
Le rupteur j' ferme alors une dérivation du circuit secondaire sur la bougie de réallumage 1.
De son coté, le rupteur j" ferme une dérivation de la ligne A sur la bobine m d'un relais pourvu d'un retardateur n. L'armature mobile de ce relais actionne une série de rupteurs o,o1,o2,o3,o4.
Ces rupteurs sont par exemple calés sur une pièce oscillant sous la commande de l'armature mobile du relais, sous des angles différents, tels que, quand le relais est excité, le rupteur o ouvre son circuit,tandis que les autres ferment chacun le leur,et que,quand le relais se trouve désexcité, le rupteur ferme d'abord son circuit, puis les rupteurs o1 à o4 ouvrent successivement les leurs pendant le déclenchement au ralenti de l'armature mobile.
Le rupteur commande une dérivation de la ligne A, dérivation qui alimente un appareil de signalisation optique,tel qu'une lampe , un signal acoustique tel qu'une sonnerie q, ou de préférence les deux.
Le rupteur o1 commande un des circuits du moteur r, qui actionne la pompe à combustible. Le rupteur o2 est monté dans le circuit d'une vanne électromagnétique s, interposée sur la conduite
<Desc/Clms Page number 4>
d'amenée s' du combustible. Le rupteur o3 commande une dérivation qui alimente un électroaimant t ou l'équivalent, actionnant les portières et registres de la chaudière. LE rupteur o4 est monté dans le circuit primaire du transformateur i.
L'extinction du brûleur a ainsi pour effet : de provoquer d'abord le jaillissement des étincelles de réallumage à la bougie.
Ensuite, si le réallumage ne se produit pas, les signaux d'alarme p,q, entrent en action, puis, la pompe à combustible s'arrête, L'arrivée du combustible est coupée, et les portières se ferment. Le dispositif peut d'ailleurs être agencé de manière à effectuer d'une façon analogue toutes commandes nécessaires pour mettre l'installation dans l'état prévu en cas d'extinction du brûleur.
La mise en marche de l'installation de chauffage peut s'effectuer, soit indépendamment du dispositif de sécurité, soit avec intervention du mécanisme de réallumage que comprend ce dispositif.
Il suffit de rétablir le circuit des électrodes et le circuit du primaire du transformateur.
Les fig. 3 à 12 indiquent un certain nombre de variantes dans la forme des électrodes et leur disposition. D'après la fig.3, une des électrodes a la forme d'un plateau, comme dans les fig.l et 2, tandis que l'autre est constituée par une sphère. Suivant la fig. 4, les deux électrodes ont une forme sphérique; suivant la fig.
5, elles sont constituées de deux plaques parallèles portées par des tiges doublement coudées.
Les fig. 6 et 7 montrent, respectivement en plan et en coupe suivant VII-VII, un jeu d'électrodes constitué par des cylindres concentriques. D'après la fig. 8, l'une des électrodes est formée d'une plaque cintrée, dans la concavité de laquelle se trouve maintenue l'autre électrode, qui est en forme de tige, Les deux électrodes peuvent être également constituées de deux fils,qui forment des spires hélicoïdales alternées (fig.9),ou de deux plaques à ondulations parallèles (fig.10). Elles peuvent aussi (fig.ll) être formées par des toiles métalliques parallèles. La fig. 12 montre comment, lorsque la paroi du foyer est métallique, elle peut consti-
<Desc/Clms Page number 5>
tuer l'une des électrodes, l'autre ayant par exemple la forme d'une plaque.
La paroi du foyer et le brûleur lui-même sont représentés par la fig. 12 comme reliés à la terre, pour éviter les inconvé- nients de la haute tension.
L'invention n'est d'ailleurs pas limitée à ce qui est dé- orit et représenté, à titre purement indicatif, mais peut donner lieu à toutes variantes basées sur le même principe. Il est notap- ment évident que le circuit comprenant les électrodes et le relais f peut être mis sous tension à l'aide de tout autre moyen que ce- lui qu'on a indiqué, par exemple par une source de courant conti- nu ou alternatif, batterie d'accumulateurs, génératrice, par exemple.
On peut aussi utiliser des courants de haute fréquence entre les électrodes, en ayant recours aux appareils destinés à détecter *et à mesurer ce genre de courant.
REVENDICATIONS
1) Un dispositif de sûreté contre les suites dangereuses de l'extinction inopinée de brûleurs à combustibles liquides, gazeux ou pulvérulents, caractérisé en ce que le fonctionnement des appareils de réallumage, d'alarme, d'arrêt et autres est sous la dépendance de la différence de conductibilité électrique entre les gaz chauds, ionisés, de la flamme et le mélange combustible éteint.
2) Un mode d'exécution, comprenant deux électrodes sous tension, placées dans la région de la flamme et faisant partie du circuit d'un premier relais, dont le déclenchement entraîne celui d'un ou plusieurs autres relais, provoquant dans l'ordre voulu le fonctionnement des divers appareils intéressés.