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PANSEMENT DE TETE .Demande de brevet français en sa faveur du 4' Mai 1932
L'invention a pour objet un pansement, caractérisé par son élasticité et par sa forme, qui est déterminée de façon qu'il puisse couvrir complètement toute la tête en épousant fidèlement son contour et qu'il puisse, par suite, maintenir en position la garniture placée directement sur la plaie; ce pansement est immobilisé par sa forme même et par son élasticité, sans nécessité d'épingles de nourrice, et ne peut se défaire de lui-même, ni se desserrer.
Il est constitué essentiellement par un tube de tissu élastique de forme spéciale, obtenu de préférence par tricotage au métier circulaire et présentant deux ouvertures de diamètres différents, de telle façon qu'on puisse mettre
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en place le pansement en coiffant une première fois le crâne par la grande ouverture et en laissant pendre derrière la tête la partie inférieure du tube, dont on croise ensuite les deux moitiés l'une sur l'autre pour forcer ainsi une sorte d'anneau qui est à son tour rabattu sur la tête, qu'on coiffe une seconde fois à la façon d'un turban.
Deux boutonnières placées des deux côtés du tissu permettent d'y attacher une sorte de jugulaire servant, par exemple, à la mise en place d'un pansement sur la face. Ce pansement peut également être utilisé comme coiffure.
On a représenté, à titre d'exemple, au dessin annexé, une forme de réalisation de l'invention convenant particulièrement bien pour le pansement envisagé.
La figure 1 représente à plat le tube de tissu élastique établi au métier circulaire ; et les-figures 2, 3 et 4 montrent la mise en place du pansement sur la tête.
Le tube de tissu élastique 1, représenté à la figure 1, comporte une large ouverture 2 à la partie antérieure et une ouverture plus étroite 3 à la partie postérieure, la largeur du tube présentant une diminution convenable en passant de l'ouverture 2 à l'ouverture 3, de fa- çon à donner à la partie supérieure 4 un profil correspondant approximativement à celui de la tête. Les dimensions du tube et sa forme peuvent naturellement varier sans qu'on s'écarte de l'invention. La largeur de la partie inférieure 8 du tube,dans le sens d'avant en arrière, est réduite de façon à diminuer le volume de la partie destinée à constituer le turban.
Enfin, des boutonnières 9 peuvent être prévues au
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bord de l'ouverture 2, à la partie supérieure, pour permettre d'attacher éventuellement une sorte de jugulaire.
La mise'en place du pansement s'effectue d'une manière particulièrement simple comme le montrent les figures 2 à 4.
On commence par coiffer la tête par l'ouverture 2, la partie 4 recouvrant le crâne, tandis que la partie inférieure du tube 1 pend vers le bas derrière la tête, comme le montre la figure 2 ; on croise ensuite les deux. moitiés de cette partie inférieure du tube en formant alors un anneau 5, comme indiqué à la fi'gure 3; pour achever le pansement, il suffit de rabattre, sur le devant de la tête, l'anneau 5 en coiffant celle-ci à nouveau et en formant ainsi une sorte de turban6, comme indiqué à la figure 4.
La diminution entre les ouvertures 2 et 3 peut naturellement être obtenue au métier, mais on peut également la réaliser par une couture 7 le long de la partie 4, comme représenté à la figure 3.
Il est bien entendu que les détails de réalisation ,peuvent varier'sans qu'on s'écarte des limites de l'invention. Si la forme tubulaire et l'élasticité désignent avant tout le métier à tricoter circulaire, pour obtenir cet objet dans les meilleures conditions de fabrication et de prix, on pourra évidemment utiliser aussi des étoffes élastiques établies d'après d'autres modes de tissage, les pansements étant, s'il le faut, composés de plusieurs pièces convenablement coupées et assemblées.
Bien que l'on ait parlé surtout, dans la description, d'un 'pansement, il est évident que, sans sortir du cadre de l'invention, on pourrait l'appliquer à une coiffure quelconque, quelles que soient la nature du tissu et la forme particulière envisagée.