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Procédé et dispositifs pour l'obtention et la projection d'images à effet stéréoscopique, en particulier de films cinématographiques, films et plaques obtenus suivant ce procédé et écrans destinés à la pro- jection.
On a déjà cherché à obtenir des Images (ou projections(produi- sant, à l'observation, un effet stéréoscopique;on utilisait générale- ment à cet effet deux ou plusieurs vues, prises de point séparés, et superposées de manière à former une seule image ou encore projettes alternativement et successivement à de courts intervalles sur un é cran de projection (Procédés Kanolt);on observait aussi deux ou plusieurs images au travers d'une grille derrière laquelle les images, découpées en bandes, étaient placées de façon qu'un oeil ne voie qu'une image à travers les fentes de la grille et que l'autre oeil voie l'autre image (Procédé Ives).
Ces deux procédés présentent de granls inconvénients. Le prenier ne peut jamais produire d'effet stéréoscopique parfait l'oeil étant simplement amené à déduire la forme de l'image dans l'espace en se basant sur les défauts de netteté de cette image.
Dans le deuxième procédé, les lignes de t rames foncées de la grille, lignes qui sont destinées à cacher à chacun des yeux l'image qu'il ne doit pas voir, absorbent trop de lumière, var elles doivent pratiquement, être quatre fois plus larges que les intervalles transparents de la grille. Ces images ne sont d'ailleurs visibles qu'à patir de distances bien
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déterminées et bous des angles bien déterminée. Pendant la projection, il faut que les bandes de trame de l'image concordent exactement avec des bandes de trame correspondantes de l'écran destiné à recevoir La. projection, condition qu'il est impossible de réaliser dans la projection d'images animées (film-,, cinématographiques ).
La présente invention permet de résoudre le problè- me suivant :
1 ) Obtention d'un effet stéréoscopique par observation directe d'une seule image sans artifices supplé- mentaires (tel que stéréoscope ou grille); cette observation doit donner l'effet stéréoscopique correct à toutes les distances et sous tous les angles;
2 ) Obtention de cette image sans superposition de deux ou de plus de deux images; cette image doit avoir au contraire une structure continue, pour pouvoir être projetée de façon réversible.
Pour résoudre ce problème, il faut partir des con- ditions de la vision binoculaire. L'écartement des deux yeux, joint à un sens très fin (inconscient) de la position des yeux, constitue la base physiologique de la vision stéréosco- pique. Partant de la position des yeux, le cerveau apprécie l'angle visuel et par conséquent la mesure de la distance à laquelle l'objet observé se trouve dans l'espace.
Il faut aussi que ces deux grandeurs, (l'écartement des yeux et l'angle visuel),, constituent les bases de tout procédé destiné à produire des images à effet stéréoscopique.
Il est nécessaire que le diaphragme effectif de l'objectif ait un diamètre au moins aussi grand que l'écarte- ment normal des yeux chez 1'homme (63 mm.) Il faut que l'appareil de prise de vues voie autant que l'homme qui serait placé au même endroit. On peut naturellement obtenir encore un effet stéréoscopique appréciable avec un diaphragme un peu
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plus petit, mais en général cet effet disparatt lorsque les vues sont prises avec un diaphragme ayant une ouverture d'environ 45 mm.
Lfimportance de l'angle visuel pour établir les données de l'appareilrésulte des considérations' suivantes ,
S'il est possible, non seulement de différencier sur une image le clair de l'obscur, mais encore de maintenir pour chaque point de l'image des directions déterminées pour les rayons lumineux, on obtient une image ayant un@@ffet sté- réoscopique. On a réussi à obtenir ce résultat par les moyens qui font l'objet de l'invention et qui seront décrits ci-après.
On examinera d'abord ici quel est l'angle maximum le plus favorable pour les rayons partant de l'image. On en déduira en- suite la valeur de l'ouverture'de l'objectif de prise de vues.
Plus l'angle visuel est grand, plus l'objet apparaît rapproché à l'observateur. En général, cependant, on ne peut plus voir distinctement lorsque l'objet est à moins de 15 cm. de l'oeil. Le rapport entre l'écartement des yeux et la dis- tance de l'objet correspond,dans la prise de vues, au rapport entrele diamètre de l'objectif et la distance focale de l'objec- tif. On donne à ce dernier le nom de rapport d'ouverture de l'objectif. Pour le cas limite en question il est égal à 6,3/15 c'est-à-dire environ 1 . C'est le plus grand rapport d'ouver-
2,5 ture que l'on puisse prendre judicieusement, parce qu'un rapport d'ouverture encore plus grand ne peut plus être utilisé avanta- geusement dans l'observation de l'image obtenue avec ce rapport.
Un plus grand rapport d'ouverture pour l'objectif ne produit pas d'effet stéréoscopique meilleur, car, pour des raisons physiologiques, l'homme ne peut pas percevoir d'effet stéréoscopique meilleur que celui auquel l'écartement de ses yeux l'a habitué. En prenant uneouverture plus grande on ob- tient une image plus claire et pour le déplacement des objets dans l'espace une valeur plus grande que celle qui se présente
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en réalité lorsqu'on, fait varier l'angle d'observation de la même fa ( Ceci sera expliqué en détail plus loin).
Mais si l'on veut éviter l'apparition de l'effet pseudo-s téréoscopique dans toutes les conditions d'observation
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possibles c'3st'-'à-dire si l'on veut que :::r..rirl'1age produise l'effet stéréoscopique correct dans l'observation directe sous tous les angles et à toutes les distances, il faut aussi que le rapport d'ouverture ne soit pas inférieur à la valeur limite indiquée, soit 1 .
2,5
Si l'on opérait avec un objectif de type ordinaire, ayant par exemple un rapport d'ouverture de 1 cela
6. 3 correspondrait à une distance d'environ 45 cm. entre l'oeil
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et l'image, c'est-à-dire qu à cette distance on verrait sté" réoscopicuement très nettement l'image qui assure des direc- tions déterminées pour les rayons lumineux. En rapprochant l'image de l'oeil on obtient l'effet pceudo-stéréoscopique,
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c'est-a.-dire que les objets olcignos se d6placent vers l'avant ce qui forme le premier plan dans la photographie apparaissant alors au fond. Ce phénomène est dû à ce fait que l'oeil droit reçoit ceux des rayons de l'imago qui, dans l'observation cor-
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recte, arrivere-ient à }. oeil gauche.
Cet effet est particulièrement nuisible dans la pro.. jection da films sté.r.éoscopiq.zes sur un écran approprie.L'ef- fet paeudo-stcréoscopique ce produit alors en pratique pério- dique'11ent à de courts invervalles de temps, (le sorte que la moitié au moins des places d'une salle de cinéma seraient inutilisables. Ce phénomène est dû à ce fait qu'un élément: de l'image est observé dans ces conditions à travers une lentille de réseau qui ne correspond pas à cet..élément.
(On expliquera plus loin que la direction des rayons es fixée au moyen do réseau de lentilles').. Le moyen le plus simple pour supprimer cet inconvénient consiste à faire en sorte que le rapport d'ouverture soit égal au plus grand angle d' observation
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--qssillé, c'es--à-die qu? i-" soit-égal 1 -w , ¯ , ¯ .... ""'"..
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En pratique, on pourra naturellement se contenter égalementd'un rapport d'ouverture un peu plus faible, car toutes les données en question sont basées sur des valeurs physiologiques qui laissent un certain jeu. Un a constaté que l'on obtient encore de bons résultats avec des rapports d'ouverture de 1-- et que l'on peut aller jusqu'à 1
3,5 avant que l'effet stéréoscopique soit entièrement compensé
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par l'effet pseüdo-stéréoscopique,
Pour maintenir, dans l'observation d'une photogra- phie stéréoscopique aussi bien que dans sa projection, des directions de rayons bien déterminées, comme celles qui se présentent aussi dans la nature, (ce sont en effet ces direc- tions qui produisént l'effet stéréoscopique),on utilise, confor- mément à l'invention,
un réseau de petites lentilles appli- quées directement sur la couche de celluloïd du filmé
Ces lentilles ont une forme analogue à celle des lentilles utilisées pour la projection d'images en couleurs (en particulier pour la prise de vues et la projection dans la photographie en trois couleurs), avec cependant cette différence fondamentale que les lentilles utilisées pour l'ap- plication du procédé conforme à l'invention, sont déterminées, dans toutes leurs constantes, par les constantes de l'objectif, ces dernières étant, d'après le calcul indiqué plus haut, fonc- tion des conditions de la vision binoculaire chez l'homme,
Les dimensions géométriques et les données optiques des lentilles du réseau résultent donc des considérations suivantes :
1.
Il faut que le rapport d'ouverture des lentil- les du réseau sur le film soit le même que celui du système optique de prise de vues, afin de reporter l'effet pseudo- stéréoscopique pendant 1'observation dans une zone angulaire dans laquelle se produisent des angles plus grands que ceux qui peuvent encore être percus dans l'observation binoculaire et, d'autre part, afin]que l'opération de prise de vues puisse,
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pour la projection., être rendue réversible dans toutes les conditions.
On a démontré plus haut que le rapport d'ouvertu- re optimum est de 1 . Dans ces conditions il n'y aura
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jamais d'effet pseudo-stéréoscopîque.
2. Il faut que le foyer des lentilles du réseau se trouve sur la couche sensible, pour que, pendant l'obser- vation, chaque point reproduit sur cette couche ne puisse être vu, quel quo soit l'angle d'observation, qu'à travers la lentille qui l'a reproduit. (Les lentilles du réseau sont si petites que, pour elles, la plupart des images réelles produites dans l'appareil de prise de vues agissent comme si elles étaient à l'infini).
On peut donc déterminer sans ambiguïté les dimen- sions du réseau, c'est-à-dire la largeur at le rayon de cour-
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1')()'.'tI' 't'i cTc1o'.'.'....!.'.\ r.'n:y'i." n.', ,..ti ,'1., fjd1:', !;t/'j'....f 1t..' bure dé ses'lentilles (lorsque les lentilles ont uneforme sphérique ou cylindrique), Dans la formule suivante, F est
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la distance locale Ù1 ' 1 1 oÉ é Éc't i # , ,'D "':n :;(lir1n\;'"et' N l'in-' dice de' refraction::,:P'interieur de la chambre noire; c'est- â-'di're l' inchè'e Jitè Iréfraction"d6' 'l"air ( = 1). Les valeurs correspondantes' pour les lentillés du r6s'eaû "s' nt les, sû3wan.- tes t"t'nt ^dônrïé qùâ 1 imagé 'ci' 'une Y-léntül.7.è re projo- tee avec netteté sur la couche sensible, la distance focale .'''b'f.-. 'f 'I)"! ''" i. ',;1 t "'\'''.'r/r r.!''\ 4 .. est 'égale à l'épaisseur du film.
Soi-tg f cette'épaisseur. 1 Le diamètre des lentilles estn'd et ri est l'indice de fÉ%lac-.
1, ""4 ..I-, '-', 1 . jl..1 i ',;',"',""'t.'-:; , ,y ,; , t'ion de la matière' du film. En pratique oat indicé est' donné r:''.'t''. J.''J'' ''.'.'f! 'r' 1113. :'riii' !ci's \i{;f'e1t 'in'di'es ;ds: è.'Ú'': :Úl'i'ss. par la réunion des différents indices des matières iÏt i is6es, c'''rt * '.t "f.
On obtient cès 'film' \1 réeeau en 'appliquant un film tramé en celluloïd (3indice'dé réfraction 147) sur un "support en .. bzz D'1')!1 '''h.. .'#''.. 1'" -\ '," ::"'"'''0':''1 I";'.'e- gélatine (indice de réfraction 1,65) portant la couche 'l'e;É'éi' ""n'y... '1 '1 .'ill- (',r (.\, ,,' "'t' '('1. "4 ',,'. ble)m En tenant compte de 1'épaisseurusuelle do la couche de"gélatine, ,on peut se baser sur la valeur l, 5,, pourri'in- dice de réfraction de l'ensemble.' LE ' fouie permettant" /,\ 'J, !./.,I,,!. Jo '.""'(',; lr "j ,1" des à len liliel est conc"ia r n4-, - d calcul!3r.. êle,- diame,tre ¯ des lenbilles est donc la r: ,,1 "'Il.' {t 't, ,.," ('1;--", ..,' '1t':'('" 1.'1,àÉ"',É;/- ù "I,.,'i t" .,l.= 1 ). ïjcs .'''r- :-'1' .
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suivanto :
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F zçN = ' n D. Il
Si l'on se base pour les indices de réfraction, sur les chiffres indiqués plus haut N = 1 et n = 1,53, ainsi que sur la valeur 2,5 pour Il ouverture F de l'objectif et surla
D valeur 0,15 mm.
(épaisseur normale d'un film cinématographique) pour l'épaisseur du film, on obtient pour le diamètre des lentilles d = 0,04 mm. Ceci correspond donc à 25 lentilles au millimètre.
Le rayon de courbure R de la lentille du réseau ré- sulte simplement du fait que le foyer de cette lentille se trouve sur la couche sensible, conformément à la loi connue do la réfraction de rayons lumineux sur une surface sphérique.Dans le cas d'un film d'une épaisseur égale à f et ayant un indice de réfraction égal à n , on a
1/f n - 1
Toutes les conditions indiquées, que doivent remplir les lentilles du réseau (ainsi que le système optique de prise de vues dont il a été question plus haut et aussi le système optique de projection, ainsi que les écrans particuliers pour
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laprojeç,tion des Images)
sont dérivées de données physiologi- ques et peuvent varier par conséquent avec un certain jeu.Aussi peut-on encore tolérer un écart en-desso-@3 ou en dessus de 20 %,
Si l'on part de ce fait que l'angle fait par les , deux yeux,..des observateurs avec le plan horizontal est constant et égal en particulier à zéro par exemple, il suffit de ne rem- plir les .conditions ci-dessus que pour une direction déterminée, dans le cas présent pour la direction verticale.
, Aussi utilise@@on de préférence, conformément à l'invention, un réseau .lenticulaire constitué par de petits
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segments de cyl.ndres, câ..t 1 Pàxe est perpendiculaire au plan des yeux des observateurs, c'est-à-dire généralement irerticàlm La largeur de chaque bande du réseau correspond donc au diamè-
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tre d'une lentille.
Il faut que les lentilles du réseau soient jointi- ves. S'il y avait des intervalles entre les lentillies du ré- seau les rayons provenant de.ces parties de l'image n'auraient pas de direction fixe, ce qui détruirait l'effet stéroscopique de 1'image.
Quant aux images produisant l'effet stéréoscopique dans toute position, on les obtient au moyen d'un réseau cons- titué par des segments sphériques. Si l'on se contente d'ob- tenir l'effet stéréoscopique dans deux axes (de préférence dans deux axes perpendiculaires), on peut utiliser dos réseaux constitués par des segments de cylindres qui se croisent.
On a représenté aux dessins ci-joints, plusieurs formes de réalisation de l'invention.
Dans la fig.l, A est l'objectif d'ouverture égale par exemple à f et de diamètre égal par exemple à 6,3 cm-
2,5 Cet objectif reproduit des images réelles des objets qui se trouvent devant lui, ces images se trouvant dans différents plans entre le plan focal F (où se trouve reproduite l'image de l'infini) et le plan rapproché P, où se trouve reproduite l'image de l'objet le plus rapproché.
Si la' chambre noire est mise au point sur cet objet le plus rapproché,ctest-à-dire si le film à réseau B se trouve dans le plan rapproché P, (de petits défauts de précision sont sans importance,le film n'a- yant qu'une épaisseur de 15/100 de millimètre) le réseau lenticulaire ayant le rapport d'ouverture 1 déviera les
2,5 rayons venant des images réelles, par exemple du point N de l'image, avant que ces rayons ne rencontrent la couche sensi- ble C, exactement de la même façon que l'objectif A les a déviez de leur trajet naturel pour en former le point N. Comme le réseau lenticulaire se trouve dans le plan rapproché P, tous les rayons qui ont produit les images réelles (telles que N) dans les plans qui se trouvent en avant, se sont déjà coupés.
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--I;acion des lentille s'du réseau est donc de signe contraire - . ¯ ¯ .. - ¯ . - bzz
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par rapport à celle de l'objectif. Le résultat de la double déviation (dans des sens opposés) des rayons lumineux sera donc tel que l'observateur, regardant le film directement, aura l'impression de regarder l'univers à partir du plan P, comme si l'objectif A n'existait pas. Aussi verra-t-il le relief naturel. Dans l'observation directe du film l'image virtuelle stéréoscopique apparaîtra donc derrière le film en N'.
Le point N donnera un certain nombre d'images sur la couche sensible C entre les points n1 et n2. Dans l'ob- servation directe de ces images, on no les verra pas toutes ensemble,et, si l'on a pris en particulier un rapport d'ou- verture 1 pour les lentilles du réseau, l'oeil droit
2,5 sera toujours empêché de voir les rayons qui, dans la nature, arriveraient à l'oeil gauche et réciproquement.
Si l'on peut voir l'image N' à travers plusieurs lentilles, cette image manque de netteté. Comme les rayons qui ont passé par N et qui forment des points de l'images en ma et m2, en arrière de chacune des lentilles du réseau,sur la couche sensible C sur laquelle se trouve le foyer, ne sont pas exactement parallèles, même pour chaque petite lentille du réseau ,les points n1 n2 de l'image manquent de netteté.
Aussi dans l'observation directe de l'image, chaque oeil peut- il voir simultanément un certain nombre de points de l'image tels que. n1 (mais non tous les points de n1 à n2 L'image N' n'est donc pas entièrement nette; Néanmoins l'effet stéré- oscopique se produira sans altération, car le décalage laté- ral (fig.2) des points n de l'image n'a qu'une importance absolument secondaire par rapport à la variation de l'angle
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d'incidence et dtobsxwat3on p lorsqutune plaque plane se trouvant dans le plan p est remplacée par le film à réseau B.
Pour le déplacement 3 de l'image ne produise pas de modifications visibles de l'image, c'est-à-dire pour que la valeur ss soit la plus faible possible, il faut que
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las letil2aar -du 1,,&aetan ieoignt t-"Llès pg2c, oto-et--dir que le film soit très' mince. L'effet est alors le suivant : chaque lentille ne représente, pour l'oeil; qu'un point (ou qu'une ligne dans le cas de lentilles cylindriques). On obtient donc une image nette du plan rapproché P lorsque le film est mis au point sur ce plan rapproché,car, bien quo la point P1 coproduit en .2 au lieu de l'être en P1 (fig.3) manque théoriquement de netteté, ce manque de netteté ne sera pas appréciable, l'oeil ne percevant plus de détails entre les limites de dimensions des lentilles de 1 .
Pour qu'un
25mm. point manque de netteté, il faut qu'il soit reproduit sur au moins 10 à 20 lentilles de la trame.
En comparant les fig.l et 3, on voit que chaque point du plan rapproché P n'agit que sur une seule lentille du film B et qu'au contraire chaque point du plan contenant par exemple le point N est reproduit par un certain nombre de micro-lentilles, par exemple par celles qui se trouvent. entre n1 et n . Toutefois les yeux ne voient que certaines -1-2 de ces images, celles que l'on verrait aussi dans la nature à partir d'un point déterminé; mais si l'on fait varier l'angle d'observation, les yeux voient d'autres images. Aussi a-t-on l'impression que le point Nt change de position, tandis que les images du plan rapproché P restent immobiles, chaque point de ce plan rapproché ne pouvant être reproduit et vu qu'à travers une seule lentille du réseau, quel que soit l'angle d'observation.
Il semble que les objets éloignés se déplacent par rapport aux objets rapprochés, à l'inverse de ce qui se passe dans la perspective naturelle. Ceci provient de ce que 1''image vue, lorsqu'on regarde le film directement, est une image virtuelle et non une image réelle . Plus la distance n1-n2 est grande, c'est-à-dire plus Bas rapport d'ouverture de l'objectif est grand (les dimensions restant par ailleurs.
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- -le a rd8me 8 ) p ;--plus ce déplacement-est grand..
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.Lorsque les films ou plaques obtenus conformément à l'invention ont été dévoloppés, par exemple par le procédé par inversion, c'est-à-dire lorsqu'ils sont obtenus sous forme de positifs, on peut les observer directement contre la lumière, en ayant soin seulement que la face qui porte los lentilles se trouvé du coté de l'oeil. Il est toutefois plus avantageux de les observer par réflexion. A cet effet on pour- rait métalliser celle des faces du film ou analogue qui ne porte pas les lentilles, par exemple en la revêtant d'un enduit métallique réfléchissant. Pour agrandir le champ visuel de l'image on peut aussi monter une lentille de champ sur la face antérieure du film ou de la plaque à observer par transparence ou par réflexion.
Si l'on Veut diaphragmer l'objectif pour obtenir des images plus nettes, tout en obtenant simultanément une meilleure, répartition de la lumière, il faut prendre, lors- qu'il s'agit de lentilles cylindriques verticales, un dia- phragme en forme de fente horizontale (fig. 4). Si l'on a des réseaux croisés constitués par des lentilles cylindriques, il faut que le diaphragme ait la forme d'une croix -(fig.5) et lorsqu'on utilise des lentilles en forme de segments sphé- riques il faut monter un diaphragme annulaire (fig. 6) sur l'objectif. Dans tous les cas il faut que ce diaphragme se trouve au foyer antérieur de l'objectif, pour qu'il apparaisse à l'infini, vu à partir de la lentille postérieure.
Le diaphragme annulaire peut aussi être remplacé par un système télémétrique à miroirs rotatifs (fig. 7) qui sera décrit plus loin, lorsque les dimensions des miroirs S et S' sont choisies en conséquence. On peut aussi obtenir un bon résultat en remplacant ces miroirs rotatifs (ou leurs corps de rotation) ''par 'un certain nombre de groupes de miroirs fixes S,S' (fig.8) entourant l'objectif A. Quatre groupes de miroirs S,S' seront suffisants pour qu'on ait déjà l'impres-
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sion d'une image cohérente qui, rigoureusement parlant; no pourrait être obtenue qu'à l'aide des miroirs rotatifsconfor- me à la fig. 7.
On a expliqué plus haut qu'en imprimant un mouvement alternatif aux images obtenues conformément à l'invention on donne l'impression que les objets éloignés se déplacent par rapport aux objets rapprochés. Si l'on veut renforcer cet effet du déplacement relatif des différents plans photographiés, on utilisera avantageusement un objectif de prise de vues(dont le diamètre est de 126 mm), dont le rapport d'ouverture est double du rapport usuel, soit de préférence 1/1.25, en combinai-
1. 25 son avec un diaphragme dissymétrique dont l'ouverture, ne se trouve que d'un côté de l'objectif et en conservant le m8me type de film normal, l'ouverture efficace de l'objectif n'é- tant que de 1 .
2,5
Ainsi que le montre le dessin (fig. 9 à 12), les diaphragmes utilisés peuvent comporter, pour un film à lentil- les cylindriques, une ouverture s'étendant horizontalement, de forme rectangulaire, et disposée seulement sur un côté de l'objectif (fig. 9), ou ,pour un film à lentilles sphériques, une entaille semi-annulaire (fig.10) disposée également sur une moitié de l'objectif seulement.
La fig. 11 est une coupe horizontale du dispositif représenté en fig. 9. Dans cette figure A est l'objectif de prise de vues. B le film gaufré à exposer à la lumière et W le diaphragme correspondant à celui de fig. 9. On voit dans cette figure que le rapport d'ouverture est de 1 au lieu
1,25 de 1 . Toutefois le rapport d'ouverture de la lentille du
2,5 réseau est de 1 , car l'ouverture efficace de l'objectif
2,5 n'a également que cette valeur.
Si l'on veut faire une photographie en couleurs,il faut calculer le réseau trichrome ou polychrome pour une moitié soulement de 1.'objectif, et non pas pour tout l'objectif.
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Lorsqu'il s'agit d'une entaille rectangulaire pratiquée dans le diaphragme, on prendra par exemple (fig.12) un réseau trichorme comportant un champ rouge a , un champ vert b et un champ bleu .±
Un objectif de grand diamètre peut être remplacé par un objectif de diamètre quelconque, qui doit encore avoir cependant le rapport d'ouverture 1 ; pour cela on l'a- grandit à l'aide d'un système télmétrique comme celui qui est utilisé par exemple pour les télémètres optiques. Ces systèmes télémétriques peuvent être construits par différents principes et comporter par exemple des miroirs tournant autour de l'axe X-X (fig.7) ou des losanges d'Albrecht (fig.13 à 15).
Il faut seulement que leur a.ction soit telle qu'ils agrandis- sent l'objectif au moins jusqu'à un diamètre de 6,3 cm. Il est évident que, lorsque les dimensions sont convenablement choisies, le système télémétrique tournant représenté en fig.7, remplit aussi le rôle du diaphragme annulaire de la fig. 6.
La disposition avec losanges d'Albrecht suivant les figures 13 à 15 ne donne pas cependant d'images stéréoscopiques parfaites de tous les points d'observation car l'image ainsi obtenue correspond à une vue prise avec un diaphragme souvrant le centre de l'objectif et laissant des ouvertures libres sur chaque côté de ce dernier. Les losanges agissent comme les miroirs de fig.8. Cependant, si l'on désire obtenir une image stéréoscopique parfaite, il est nécessaire d'employer plus de deux losanges d'Albrecht, par exemple quatre (correspondant au nombre des miroirs de fig.8), ou au moins trois comme indi- qué en fig.14, On peut obtenir le même bon effet, bien entendu, à l'aide de losanges tournant autour du centre de 1' objectif.
Une autre disposition également très pratique pour produire l'agrandissement géométrique du diamètre de l'objectif, consiste à monter, en avant d'un objectif de diamètre quelcon- que (ayant un rapport d'ouverture de 1 ) , un système afocal,
2,5
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c'est-à-dire un système lenticulaire constitué pàr un système convergent ayant un diamètre minimum de 6,3 cm. et par ur. système divergent ayant le diamètre de l'objectif utilisé, Chaque système individuel peut être constitué par une seule lentille ou par plusieurs lentilles collées ou non. Ces système afocaux doivent remplir deux conditions.
1. Il faut que le foyer du système antérieur con- vergent G et le foyer du système postérieur divergent H coïncident et se trouvent au même point 0 (fig.16).
2. Si l'on imagineune surface conique constituée par les rayons marginaux du système antérieur convergent G dont le sommet se trouve au foyer commun 0, il faut que le système postérieur divergent H soit tangent intérieurement à cette surface conique.
C'est pourquoi tous les rayons tels que z-z qui tombent sur G sous un angle déterminé, sortent du système H sous le même angle ; la direction des rayons n'est donc nullement changée. Si l'on veut utiliser des diaphragmes,il faut que ceux-ci se trouvent entre le système divergent H et l'objectif A. La fig.17 représente un mode de réalisation donné à titre d'exemple. G,H est un système afocal comme celui qui est représenté séparéement en fig.16; le diamètre de la lentille G, est au moins 6,3 cm. A est un objectif ayant le rapport d'ouverture 1 et dont le diamètre est le même
2,5 que celui du système divergent H; B est le film à réseau du type décrit plus haut. Cette disposition donnera sur B und image qui, lorsqu'on la regarde directement, produira un effet stéréoscopique.
L'application supplémentaire du système afocal n'aura jamais d'action sur le plan sur lequel l'objectif doit être placé, car, ainsi qu'on l'a déjà dit, les directions 'des rayons,lumineux qui .pénètrent dans le système'afocal sont exactement les mêmes que celles de ces rayons rencontrant
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l'objectif après avoir traversé le système en question. Dans la projection c'est l'inverse qui se produit mais les angles sont toujours égaux.
Pour la-photographie en couleurs on peut monter un réseau trichrome ou polychrome en avant ou à l'intérieur de l'objectif de prise de vues.
Etant donné ce qui précède,il est facile de voir quels sont les phénomènes que l'on obtient dans la projection du positif obtenu par développement inverse et par le procédé de prise de vues qui vient d'être décrit. En éclairant ce positif par transparence de façon que les rayons marginaux du dispositif d'éclairage fassent entre eux l'angle 1 , on
2,5 obtiendra, au moyen de l'objectif de prise de vues, en avant de l'objectif et dans le même plan rapproché, une reproduction de l'image obtenue de ce plan rapproché. L'image de l'infini se reproduira encore à l'infini, nette cette fois ,(à condi- 'tion que le système optique utilisé soit idéal et sans défauts).
On ne peut donc pas projeter une vue de ce genre à effet stéréoscopique sur un écran plan, car les imagos nettes se forment en avant de l'objectif dans des plans très diffé- rents. Dans la projection, les objets qui ont été photogra- phiés apparaîtront de nouveau continus aux endroits où ils se trouvaient par rapport à l'objectif dans la prise de vues.
On effectue ainsi une opération entièrement réversible dans la- quelle le continu réel de la nature est reproduit, dans la projection, après avoir été photographié, sous forme dtimago réelle continue. L'image réelle obtenue par la projection reproduit fidèlement dans les trois dimensions la nature pho- tographiée.
Pour rendre cette image réelle visible à l'oeil ,il faut donc des artifices particuliers.
En pratique, '.on fera en sorte que l'image de l'infi- ni, au lieu de se reformer à l'infini, se forme sur l'écran
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de projection. On obtient ce résultat à'l'àide d'un objectif de projection dont le rapport d'ouverture, au.lieu d'être exac- tement égal à celui de l'objectif de prise de vues ,est un peu plus petit, par exemple 1 au lieu de 1 .
3,7 2,5
Les écrans de projection conforme à l'invention peuvent être construits de différentes façons,pourvu qu'ils assurent la reproduction correcte de la profondeur de l'image réelle projetée.
1. On peut, dans la projection, à l'aide d'un objectif de projection extrêmement grand (susceptible d'être remplacé par un dispositif approprié à un ou plusieurs miroirs tel qutun système télémétrique), faire en sorte que le trajet des rayons soit exactement égal, dans des conditions agrandies, au trajet des rayons tel'qu'il existait à l'intérieur de l'appareil de prise de vues.
2. Un objectif de projection dans lequel le diamètre ne joue aucun r8le décisif suffit alors, si l'on fait en sorte qu'il soit possible de projeter les lentilles du réseau du film individuellement sur une lentille de réseau correspondan- te de l'écran. Dans ce cas il faut regarder l'image sur la face postérieure de l'écran. On peut tourner cette difficul- té du recouvrement à l'aide de filtres monochromatiques.
3. On peut obtenir, à l'aide d'un écran basé sur le théorème de Lippmann, une photographie intégrale sur cet écran de l'image réelle produite pendant la projection.
4. On projette sur un écran composé de nombreux systèmes lenticulaires réfléchissant afocaux..-
On ne décrira en détail, ci-après, que ces modes de réalisation en se référant aux dessins annexés.
Le premier type de dispositif,servant à rendre visi- '.ble l'image projetée dans l'espace, reproduit fidèlement les . 'conditions qui existaient dans la chambre noire au moment de :la prise dé vues. On a obterru dans cette chambre une image qui,
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observée directement, produit l'effet stéréoscopique, par la reproduction des images réelles à trois dimensions dans la chambre-noire, dans la zone comprise entre le plan focal et la plaque de prise de-vues sur le film à réseau. Au lieu du film à réseau on a, dans la projection, l'écran et au lieu de l'objectif de prise de vues on a l'objectif de projection.
Pour la reproduction "agrandie" de ces conditions, il faut remplir les conditions suivantes conformément aux explications données plus haut pour la prise de vues :
1.. Il faut que le cône lumineux de projection cor- responde au rapport d'ouverture caractéristique (au moins 1 et de préférence 1 , c'est-à-dire qu'il faut que la dis-
2,5 tance entre l'écran de projection et l'objectif, divisée par l'ouverture efficace de l'objectif, donne les valeurs numérj- ques indiquées.
2. Il faut que les éléments réfringents de l'écran de projection (ses lentilles de réseau) aient le rapport d'ouverture caractéristique indiqué.
Mais il faut aussi que des conditions correspondan- tes régnent,à l'intérieur de l'appareil de projection. Il @aut que les rayons marginaux du condenseur de lumière, les éléments réfringents de la plaque ou du film à projeter et le trajet des rayons à l'intérieur de l'appareil de projection entre l'objec- tif et le film, correspondent tous au rapport d'ouverture caractéristique.
On a déjà reconnu, dans la projection en couleurs de films à éléments réfringents, que l'on obtient les conditions optima pour la projection lorsque les rapports d'ouverture de l'objectif et des éléments réfringents du film sont les mêmes, Conformément à l'invention il faut toutefois que cette règle s'étende non seulement aux unités optiques à l'intérieur de l'appareilde projection, mais encore au trajet des rayons entre l'objectif de projection et l'écran et aux éléments réfringents
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do l'écran eux-même s .
.Les objectifs de projection destinés à agir confcr- mément à ce principe devront donc avoir de très grands diamè- tres. Comme cette condition ne pourra être remplie directe- ment que dans des cas exceptionnels (lorsque la distance entre l'appareil de projection et l'écran sera faible), on aura généralement recours à des moyens pour augmenter la diamètre de l'objectif de façon apparante grâce à des arti- fices optiques. On a déjà décrit plus haut, en détail, des moyens de ce genre en ce qui concerne l'appareil de prise de vues. Tous les systèmes télémétriques, le cas échéant aussi le montage d'un système afocal antérieur, conviendront donc bien à cet effet (fig. 7,8 et 13 à 15) .
L'angle d'ouverture nécessaire peut naturellement être aussi obtenu tant dans le condenseur de lumière que dans le trajet des rayons entre l'appareil de projection et l'écran, lorsque les conditions locales l'exigent,grâce au croisement des rayons ,le cas echàant, grâce à l'insertion d'une lentiJ.- le de champ.
Les fig.18 et 19 représentent les parties essen- tielles d'une forme de réalisation du dispositif de projection en relief conforme à ce principe;
Dans la fig.18 le film gaufré développé en positii et destiné à être projeté est désigné par B, l'objectif de l'appareil de projection est désigné par A, tandis que l'é- cran de projection est désigné par Q, cet écran étant repré- senté en section et à une plus grande échelle dans la fig.19.
Z et S désignent respectivement une paire de prismes et-'de miroirs montés autour de l'objectif de projection en un cer- tain nombre, quatre par exemple, et portant l'ouverture ef-
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f ertiv'e,¯,de 1 I-obj (,tlf >de projection au très grand diamètre nécessaire.'.
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Si l'on suppose par exemple que le film B a été photrgraphié avec un objectif ayant l'ouverture f , il faut
2,5 remplir les conditions suivantes :
1. L'objectif A a une ouverture de f ; les
2,5 lentilles du réseau du film R et les rayons marginaux du con- denseur ont la même ouverture.
2. Le système constitué par les miroirs et les prismes Z,S présente aussi exactement que possible, l'ouver- ture f ou a =2,5 2,5 b = 2,5.
3. Chaque élément réfringent tel que m, m' de l'écran de projection (fig.19) constitue une unité remplis- sant la condition D C= 2,5. m m'
Lorsqu'il s'agit de grands locaux, on s'aperçoit, dans l'application du procédé décrit, qu'il est très difficile de porter le diamètre efficace de l'objectif à la grandeur -nécessaire.. Si l'on veut éviter cet Inconvénient, c'est-à- dire effectuer la projection avec un objectif de projection d'un diamètre normal, il ne reste qu'à faire en sorte que chacune des lentilles du réseau du film recouvre une lentille de réseau correspondante de l'écran de projection.
En pratique il est cependant absolument impossible de remplir exactement cette condition. Il ne sera pas possL - ble en particulier de faire en sorte qu'un film en mouvement soit maintenu dans la position voulue aussi exactement que cela serait nécessaire, La couche de celluloïd des films et des plaques subit par exemple, par suite des variations de l'hy- grométricité de l'air, des dilatations et des contractions qui sont beaucoup plus grandes que celles qui' peuvent être tolérées pour que les conditions indiquées plus haut soient remplies.
On a reconnu qu'il n'est pas nécessaire de maintenir exactement la position du film lorsqu'on projette le film à
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réseau à travers trois ou plus de trois réseaux colorés mono- chromatiques, en montant des surfaces à rése@u 'correspondan- tes, également de couleur, dans le plan focal'de l'écran de projection, en arrière de chaque élément du réseau. Il faut que l'ordre de succession et le nombre des réseaux colorés sur l'écran correspondent exactement à la disposition des réseaux colorés à l'intérieur ou en avant de l'objectif.
Dans ce genre de projection, il faut que l'image projetée soit regardée à travers l'écran (parce qu'il faut la regarder à travers les réseaux colorés). Le public devra donc être d'un côté et l'appareil de projection de l'autre côté de l'écran. Un exemple de réalisation de l'invention est représenté en fig.20.
B désigne le film à réseau montrant en positif les images prises. Les points J,K,L représentent des zones déterminées de l'image en relief reproduite sur le film en arrière d'un'élément réfringent particulier ; pour plus dé simplicité on n'a représenté et on n'examinera que trois zones de ce genre. ( A cet endroit il n'y a aucun réseau coloré).
En avant de l'objectif de projection se trouve un filtre f comportant trois zones colorées monochromatiques i, k, 1 .
L'écran de projection est désigné par Q et il com- porte des éléments réfringents en arrière de chacun desquels se trouvent trois zones colorées monochromatiques et transparentes g'k' L' dont l'ordre de succession correspond à la disposition des zones i, k, 1 du filtre f.
Enfin Y désigne l'oeil d'un spectateur se-trouvant dans la salle.
La projection du film B (projection qui est très agrandie), après avoir traversé l'objectif A et son filtre 1, k, 1. ,-.donne une bonne'image'dans'le plan des zones monochro-
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"' kàtiQu'es. 3.':-K" L'? de l'écran Q.
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Comme une zone colorée monochromatique de l'écran. de projection, zone telle que J' par exemple, ne peut être éclairée par transparence que par de la lumière monochroma- tique de même couleur, la seule lumière visible aux endroits en question de l'écran de projection sera celle qui aura traversé la zone correspondante i du filtre f . En consé- quence, si une fausse lumière est arrivée sur cet endroit de l'écran de projection, elle sera absorbée. On conçoit facilement qu'avec cette disposition un écart dans la concordance entre la position du film et l'écran de projection ne peut produire aucune image perturbatrice.
Lippmann a montré qu'une sphère en verre dont l'in- dice de réfraction est d'environ 2 reproduit sur sa face postérieure l'image exacte des objets qui se trouvent en avant de sa courbure antérieure.
En conséquence, si l'on juxtapose dans un plan plu- sieurs sphères transparentes dont l'indice de réfraction est égal à 2 et dont la face postérieure est argentée, il se forme sur la face postérieure de chaque sphère une image complète de tous les objets qui se trouvent devant les sphères, et en re- gardant toutes ces sphères de loin on verra,à l'échelle des objets eux-mêmes, chacune des images formées par chaque sphère.
L'observateur verra donc les objets dans l'espace tout comme si les nombreuses sphères qutil regarde étaient remplacées par un miroir plan ordinaire. C'est sur ce phénomène qu'est basé la troisième forme de réalisation du procédé de projection conforme à l'invention.
Comme on n'est pas obligé de produire l'impression d'un relief dans tous les azimuts, les yeux du spectateur étant pratiquement toujours dans le même plan horizontal,on peut remplacer les'sp4ères par des lentilles cylindriques, sans
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s'écarter du principe dont il a été question plus haut.
Pour cette forme .de réalisation on peut utiliser de minces tubes de verre remplis d'un liquide.::, 'très réfringent, On obtient ainsi une lentille cylindrique dont le plan focal coïncide exactement avec la face postérieure. Un écran de ce genre est donc constitué par de minces tubes de verre verti- caux juxtaposés remplis d'un liquide ayant un indice de réfrac- tion d'environ 2. Un ester incombustible d'acide phosphori- que convient par exemple bien pour le remplissage de ces tubes.
Si l'on projette sur cet écran des films, plaques, etc... dont les vues ont été prises comme décrit plus haut, en ayant soin que, pour chaque point de l'écran, l'angle sous lequel les bords de l'objectif de projection sont vus de cet endroit soit plus grand que.l'angle que les yeux du spectateur font avec ce point de l'écran, le spectateur aura, en regar- dant directement l'écran, l'impression d'un relief.
La face postérieure des tubes de verre sera recou- verte de préférence d'un revêtement non réfléchissant ,qui pourra être par exemple un enduit à base de bronze d'aluminium , ou bien l'on dépolira simplement la face postérieure des tubes.
La fig.21 représente un exemple de réalisation d'un écran conforme à l'invention et cela en élévation et en coupe transversale. r sont les minces tubes de verre, qui sont remplis par exemple d'un ester de l'acide phosphorique 1, ester dont l'indice de réfraction est d'environ 2; ces tubes sont jux- taposés et se succédent continuellement de façon à constituer un écran continu.
Sur sa face postérieure chacun de ces tubes peut comporter en t une couche non réfléchissante ou, de préfé- rence, être simplement dépoli.
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On obtient en somme pratiquement le meilleur ré- sultat au moyen de l'écran construit suivant le quatrième des principes indiqués plus haut. Cet écran, qui peut être observé par réflexion ou par transparence, est constitué par une ou plusieurs lames réfringentes placées les unes derrière les autres et dont la face antérieure ainsi que la face postérieure constituent des éléments optiques composés de ménisques sphériques ou cylindriques se faisant face;les éléments les plus éloignés de l'objectif de projection et recouverts d'une couche réfléchissante ou diffusante ayant une courbure telle que leur foyer coïncide à peu près avec le foyer des éléments antérieurs transparents.
L'écran peut être constitué par une seule lame dont une face présente des courbures saillantes et l'autre face, des courbures rentrantes. Lorsque l'écran est cons- titué par une seule lame et lorsqu'on utilise une matière ayant un indice de réfraction déterminé, il peut arriver que l'on ait un écran trop épais, de sorte que sa transparen- ce en souffre si la matière n'est pas très transparente.
Aussi convient-il,dans certains cas, de constituer l'écran de plusieurs lames, par exemple de trois lames superposées dont l'une, la lame médiane est en matière bien transparente, en verre par exemple, de grand indice de réfraction.
Dans le cas le plus simple, dans lequel l'écran est constitué par une seule lame, la condition indiquée plus haut peut être remplie par la relation suivante, très simple, entre l'épaisseur de la lame et les rayons de courbure R1 et R2 des ménisques des éléments antérieurs et des éléments postérieurs : e = (R x n) R - n-1 2 n étant l'indice de' réfraction de la lame considérée.
Les conditions indiquées ci-dessus ne sont pas tout- à-fait exactes et peuvent admettre un certain jeu, sans que l'on sorte pour cela du-cadre de l'invention. On peut tolérer
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en particulier, dans la formule indiquée plus haut, un écart en dessus ou en dessous de 20 %, soit dans-'la déter- mination de e en fonction de R1 et de R ,soit dans la détermination du rapport entre R1 et R2 ,e étant alors donné; on obtiendra toujours une impression plastique des objets photographiés ainsi que leur déplacement relatif dans l'espace si on les observe sous un angle visuel dif- férent.
Un exemple de réalisation de l'invention est re- présenté en coupe horizontale en fig.22.
Q désigne une lame réfringente, en verre par exemple, dont les deux faces comportent des courbures sphé- riques et h qui se font face. L'une des faces de l'écran, celle qui se trouve du côté de l'objectif de projection,est transparente, tandis que la face postérieure est recouverte d'une couche réfléchissante ou diffusante, par exemple d'une couche d'argent C.
L'épaisseur de la lame et les rayons de courbure des ménisques et répondent à l'équation indiquée plus haut : e (R1 x n/n-1 - R2.
La fige 23 représente un écran correspondant composé de deux lames u et w en matière transparente, par exemple en acétyl cellulose, dans laquelle les éléments lenticulaires ont été imprimés. est une lame intermédiaire , en verre par exemple, sur laquelle les autres lames sont le cas échéant collées. Il peut naturellement y avoir aussi un intervalle' d'air entre les différentes parties de l'écran.'
Lorsqu'on observe une image ou la projection d'une ¯image sur l'un des quatre écrans dont il a été question et
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,,' lrsf1(; 'fi\.tdyr?er'l"iinage.
( Ul'!éc'Í'an de projection-) ..d aut;Ol,1l','.-çP'ùn,:axe, ver.:tcal:'ôu lorsqu'on se d&pla-c7e horizontaT.e- '"- ' ...¯.- . ' ' - ' .
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ment de coté devant 11 image (ou l'écran de projection) les objets reproduits semblent se déplacer les uns par rapport aux autres. On a expliqué plus haut (page 14) sur quoi ce mouvement apparent est basé. On a trouvé à cet endroit que son amplitude dépend des données optiques de l'optique de prise de vues ou de projection, et en particulier qu'il croît avec le rapport d'ouverture de l'objectif.
Si l'on cherche à fixer une valeur pour ce mou- vement apparent ,le m@@ux sera sans doute de choisir pour sa désignation l'angle dont il faut faire tourner l'image (ou l'écran) lorsqu'on passe, du déplacement extrême de l'image d'un côté, à son déplacement extrême de l'autre côté. Lorsque l'image est immobile, la variation de l'an- gle d'observation correspond à cet angle. Cette valeur, caractéristique pour l'effet particulier du mouvement (dé- placement) apparent effectué par les objets reproduits sur l'image pendant le mouvement de l'observateur, sera appelée plus loin "angle de déplacement".
L'effet de déplacement a une importance partîcu- lière dans l'observation d'images prises par le procédé décrit, car l'impression stéréoscopique est renforcée d'une façon tout-à-fait extraordinaire par l'apparition de cet effet. Dans l'observation de projections de ces images, en particulier dans l'observation de vues animées, l'importance de l'effet de déplacement n'est pas aussi grande parce oue, dans ce cas, le mouvement animé des images dans l'espace fait déjà ressortir l'effet stéréoscopique d'une façon renforcée.
Dans le cas de la projection de films stéréoscopiques faits par le procédé décrit, on attachera donc'moins d'importance à un grand dé- , " placement pour une petite variation de l'angle d'observation (ou du point d'observation).
Les quatre modes de réalisation décrits ci-dessus d'écrans propres à la projection des imagos obtenues par
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le procédé décrit présentent tous un "angle de déplacement" relativement petit, c'est-à-dire un déplacement relativement grand des objets entre eux pour de petits déplacements de l'observateur. En se déplaçant à travers toute.:la salle devant l'écran de projection, un spectateur de'cinéma par- courra plusieurs fois toute la grandeur de l'angle de déplacement. Pendant ce déplacement il aura à plusieurs endroits l'impression que l'image se renverse subitement d'une position extrême à l'autre position extrême. Aux en- droits de la salle où. un tel "renversement" a lieu, le spectateur aura de l'imago une impression manquant de net- teté.
Tant que ces endroits de la salle ne couvrent qu'un petit espace, cela est sans grand inconvénient. Lorsque la salle est longue, "les zones de renversement" manquant de netteté ont toutefois une largeur telle (1 m pour une salle de 25 m, de longueur) que l'on perd beaucoup de place utili- sable. Un calcul approximatif montre que dans des cas par- ticulièrement défavorables un quart dès places donne pour cette raison une image manquant de netteté. On peut montrer qu'il est impossible d'éviter ces "zones de renversement" si l'on veut empêcher simultanément l'apparition de l'effet pseudo-stéréoscopique.
En tenant compte du fait mentionné plus jaut qu'un grand déplacement pour un petit mouvement la- téral importe moins dans la projection cinématographique, on recommandera d'utiliser un écran de projection qui ne permet l'apparition d'aucune "-zone de renversement" dans la salle. Ceci permettrait d'utiliser complètement toutes les places de la salle.
Un écran' t'emplissant ces conditions ¯est consti- tué par des segments sphériques réfléchissants, se touchant (fig. 24) ou se coupant (fig.27), montés sur une surface plane. Pour l'écran comportant des segments sphériques se touchant,, les surfaces restant entre les segments sphériques ----et constituées par de' petites languettes limitées par des
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arcs ne doivent pas être réfléchissantes et elles seront de préférence noircies.
La fig. 25 est une coupe par 25-25 de lafig.24 et représente un écran constitué uniquement par des hémis- phères jointifs.
Les fig. 24 et 27 sont des plans d'écrans dont les segments sphériques se touchent dans un cas et se cou- pent dans l'autre, ces segments sphériques étant aussi rap- prochés que possible les uns des autres, ce qui produira na- turellement l'effet le plus avantageux. "L'angle de dépla- cement", clest-à-dire la différence entre les angles d'ob- servation qui présentent les deux extrêmes du déplacement, est de 180 dans le cas de la fig.25. Toutefois un angle de déplacement aussi grand n'est non seulement pas néces- saire,mais il est même nuisible, at l'on obtient un écran plus lumineux en réduisant cet angle de déplacement.
On obtient une réduction de l'angle de déplacement en faisant simplement en sorte que la surface réfléchissante soit composée non pas de segments hémisphériques, mais de segments sphériques plus petits.
La fig, 26 est une coupe transversale d'un écran dont les segments sphériques sont tellement petits que les rayons de points opposés font un angle de 45 ; "l'angle de déplacement² est alors aussi d'environ 90 .
La fig.28 montre comment les conditions de visi- bilité se posent dans un cinéma lorsqu'on utilise un tel écran dont"1' angle de déplacement " est de 90 , Q est l'écran de projection ayant.. par exemple 6 m. de large. Dans la
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salle "T,U V,W X", on obtiendra une image parfaite à chaque endroit. Le point v est à 3 m, de l'écran . A cet endroit il n'y aurait de la place que pour une seule chai- se. A une distance aussi rapprochée on ne mettra toutefois aucune rangée de sièges. On supposera que la première rangée de sièges V, W se trouveà une distance de 6 m. de l'écran.
Elle peut alors déjà avoir une largeur de 6m. L'espace utilisa- ble T,U,W,X, s'élargit rapidement vers l'arrière. On obtient donc le plus grand déplacement possible en parcourant toute la ligne U,W, tandis que lorsqu'on utilise les écrans décrits précédemment on parcourt plusieurs fois ce plus grand dépla- cernent possible en parcourant la même ligne. Avec l'écran décrit en dernier lieu il n'y a donc dans tout l'espace utilisable de la dalle, contrairement aux ^crans de projection décrits en premier lieu, pas de "points de renversement", et par conséquent pas de zones dans le squelles les images man- quent de netteté, sans que l'effet stereoscopique en souffre.
Les éléments du réseau de chacun des cinqi derniers types d'écrans décrits doivent être aussi petits que possible, sans toutefois être tellement petits que la dispersion se fasse sentir d'une façon nuisible. Pour l'application prati- que, des diamètr s de 1 à 20 mm. ont donné de bons résultats pour les éléments du réseau,