<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux robinets ou soupapes.
La présente invention, concerne plus particulièrement les robinets généralement appelés "robinets-vanne", mais elle s'étend également à d'autres genres de robinets ou soupapes, aussi bien à ceux dont l'obturateur se sépare de son siège lorsqu'on ouvre le robinet, qu'à ceux dans lesquels cet obtu- rateur reste en contact avec son siège de manière permanente.
Elle a pour but de permettre de débiter par intermit- tence sur les surfaces opérantes du robinet, ¯de manière commo- de et efficace, une substance fluide ou plastique servant à lubrifier, à rendre étanche, à nettoyer, etc, et ce à un mo- ment déterminé de chaque fonctionnement de la partie mobile du robinet.
<Desc/Clms Page number 2>
L'invention comprend, en combinaison, une chambre destinée à contenir une substance fluide, et des dispositifs pour en chasser une certaine quantité de cette substance dans des conduits distributeurs, au cours de chaque mouve- ment de fermeture de l'obturateur.
Sur les dessins annexés représentant, à titre d'exem- ple, quelques modes de réalisation préférés de l'invention:
Fig. 1 est une coupe verticale d'un robinet-vanne équipé conformément à l'invention.
Figs. 2 et 3 montrent des variantes du mode de réa- lisation de la fig. 1.
Figs. 4 et 5 sont des coupes transversale et lon- gitudinale, respectivement, représentant l'invention dans son application à une soupape à clapet pivotant.
Figs. 6 à 8 montrent des variantes des conduits de distribution de l'obturateur ou des sièges.
Dans le robinet-vanne représenté sur la fig. 1, dont l'obturateur ou vanne mobile a, en forme de coin, coopère avec deux sièges fixes b du boisseau c, inclinés en sens opposés, l'organe a est creux et forme intérieurement une chambre qui peut être alimentée de fluide à partir d'un réservoir séparé d, situé à l'extrémité extérieure de la tige de commande e. Le fluide contenu dans ce réservoir peut être une huile ou graisse lubrifiante, ou une substan- ce plastique destinée à former un joint étanche entre les surfaces opérantes du robinet, ou encore un fluide conve- nant pour le nettoyage de ces surfaces. Dans l'exemple représenté, l'intérieur creux de l'organe a est divisé en deux parties par le siège f d'une soupape g, sur lequel un ressort h applique cette dernière.
La partie inférieure de la chambre contenue dans l'organe a est cylindrique et con-
<Desc/Clms Page number 3>
tient un piston coulissant i, destiné à refouler le fluide dans les conduits de distribution ménagés dans les faces opérantes de l'obturateur ou vanne, ce piston étant dépla- cé dans un sens par un fort ressort 1 qui tend à l'appli- quer sur une butée k de l'organe a.
On peut former les conduits précités de toute ma- nière convenable. Dans l'exemple représenté, ils sont for- més dans chacune des faces opposées de l'organe a, à l'aide d'une plaque 1, vissée ou fixée de toute autre manière dans un évidement de cet organe et présentant un cercle de lu- mières m débouchant dans une gorge annulaire ininterrompue m1 de la face opérante, cette gorge étant fermée par le siège adjacent b lorsque le robinet est fermé. La matière fluide sort de la chambre contenant le piston 1 et gagne l'évidement situé derrière chaque plaque 1, à travers une ouverture que commande une soupape de retenue n, à ressort.
On peut modifier de différentes manières la réali- sation des conduits de distribution. La fig. 3 en montre une variante qu'on comprendra aisément,sans plus amples'explica- tions. La variante représentée sur la fig. 6 est sensible- ment analogue à la forme de réalisation de la fig. 1, sauf que dans cet exemple la gorge ml est ménagée dans le siège b, et non dans l'obturateur. Dans l'exemple représenté sur la fig. 7,une plaque 1, ayant la forme représentée, est vissée à l'organe a, et une bague 1 1 est vissée à son tour à la périphérie d'épaisseur réduite de la plaque 1. La plaque 1 est percée de trous 1 2 constituant les conduits nécessaires, lesquels débouchent dans une gorge annulaire m2 dont les parois inclinées convergent pour constituer un canal d'évacuation m, court et étroit.
L'exemple représenté sur la fig. 8 se distingue de celui de la fig. 7 en ce que la gorge annulaire m2 est formée de manière à constituer un
<Desc/Clms Page number 4>
canal étroit m, de plus grande longueur.
A l'intérieur du boisseau c du robinet se trouve une butée o, adjacente à l'extrémité extérieure du piston 1, laquelle vient en contact avec ce piston lorsque le robinet se ferme, et le pousse contre l'opposition du ressort j, de manière à lui faire refouler la substance fluide à travers les lumières m. Ce déplacement du piston a également pour effet d'ouvrir la soupape g, tout reflux de la substance fluide vers le réservoir d à travers la tige creuse e étant empêché par la soupape de retenue p, à ressort.
Durant le mouvement d'ouverture du robinet, lorsque l'obturateur a est soulevé de ses sièges b par la tige e (actionnée à l'aide d'une poignée ou d'un volant z, en prise avec le filet extérieur de cette tige), le piston i descend sous l'action du ressort j, provoquant ainsi l'écoulement de la substance fluide de la chambre d à travers les soupapes p et y, jusqu'à ce que cette dernière soupape revienne sur son siège. A partir de ce moment la substance fluide ne peut plus gagner les lumières m jusqu'à ce que le robinet se ferme de nouveau et qu'une nouvelle dose de cette substan- ce soit chassée par le piston i poussé par la butée o.
Le réservoir d situé à l'extrémité extérieure de la tige e peut être de toute forme convenable. Dans l'exemple représenté, il comporte un bouchon à vis s creux et démonta- ble, qu'on peut faire tourner pour mettre le lubrifiant sous pression. Ce bouchon contient un piston g contre lequel porte un ressort r servant à le faire avancer pour renouveler le lubrifiant contenu dans l'obturateur a du robinet. On compri- me ce ressort de temps à autre, en vissant le bouchon s plus avant dans la tige e.
<Desc/Clms Page number 5>
Dans la variante représentée sur la fig. 2, la cham- bre servant de réservoir à lubrifiant est disposée dans le boisseau c du robinet, sous l'obturateur a. Le lubrifiant contenu dans le réservoir d (lequel comporte un bouchon creux s, un piston g et un ressort r, comme c'est expliqué ci-dessus) communique, par des soupapes de retenue t, p, avec une chambre u, d'un côté de laquelle se trouve un pis- ton coulissant 1, commandé par un ressort j. Des soupapes de retenue v, commandant les lumières d'évacuation m de la chambre u, permettent au lubrifiant de s'écouler de celle-ci à travers les lumières m, dans des conduits formés dans les sièges b du boisseau c.
Lorsqu'on déplace l'obturateur a entre ses sièges pour le fermer, il vient en contact avec le piston i qui refoule du lubrifiant hors de la chambre Il vers les sièges. La saillie w de ce piston ouvre également la soupape t. Pendant qu'on retire l'obturateur a d'entre ses sièges, le lubrifiant peut s'écouler de d en u, jusqu'au moment où la soupape t se ferme. A ce moment, le piston 1 revient dans sa position initiale, sous la poussée de son ressort 1.
La variante représentée sur la fig. 3 est très sem- blable à la forme de réalisation de la fig. l, mais s'en distingue en ce que l'obturateur a comporte des faces sépa- rées a1, destinées à coopérer avec les sièges b, ces faces étant reliées à l'obturateur à l'aide de pièces sphériques ou rotules x autour desquelles elles peuvent osciller pour s'adapter automatiquement aux sièges b.
Dans l'application de l'invention à une soupape à clapet pivotant, représentée sur les figs. 4 et 5, on dispo- se dans le boisseau c un siège convenable quelconque b, an- nulaire ou autre, et un clapet pivotant creux a2, dont l'ex-
<Desc/Clms Page number 6>
trémité supérieure est fixée à un axe creux 2. Du fait que, dans une grande mesure, c'est la substance lubrifiante ou d'étanchéité qui assure un contact étanche aux fluides entre la surface du clapet et celle de son siège en atteignant ces organes, comme ce sera expliqué, il est préférable de ménager une nervure annulaire 3 sur l'un de ceux-ci, le siège par exemple, et une gorge correspondante dans l'autre organe.
Le lubrifiant s'écoule de l'intérieur du clapet par des conduits m, comme c'est indiqué, et lorsque le clapet se ferme, la nervure se trouve donc noyée dans ce lubrifiant.
Une extrémité de l'axe creux 2 faisant saillie hors du bois- seau est filetée, et sur ce filet est vissée une pièce creu- se 7. Cette pièce 7 contient une chambre à lubrifiant, ad- jacente à l'extrémité extérieure de l'axe 2 et communiquant avec un réservoir d pourvu d'un bouchon à vis s, d'un piston 3. et d'un ressort r, analogues à ceux décrits ci-dessus. Des soupapes de retenue opposées 4, 5 commandent la communica- tion entre la chambre précitée et le réservoir d. Une sail- lie 6, formée sur l'extrémité adjacente de l'axe du clapet, est destinée à pousser la soupape 5 pour l'écarter de son siège.
A l'intérieur de l'axe creux 2 se trouve également une soupape de retenue 10.On empêche de toute manière con- venable la pièce 7 (contenant la chambre à lubrifiant, le réservoir d et les soupapes 4,5) de se déplacer par rap- port au boisseau c du robinet, par exemple à l'aide d'une patte 8 solidaire de la pièce 7, emprisonnée entre une paire de saillies 9 du boisseau c.
La disposition est telle que quand le clapet se fer- me en s'appliquant sur son siège, par gravité ou sous l'effet d'un mouvement de reflux du fluide que ce clapet commande, .le mouvement axial de l'axe 2 par rapport à la pièce 7 pro-
<Desc/Clms Page number 7>
voque l'expulsion du lubrifiant hors de la chambre adjacente à l'extrémité de cet axe, vers l'intérieur du clapet dont il peut ensuite gagner la face externe pour pénétrer dans d'autres conduits de distribution quelconques de la soupape.
Durant ce déplacement qu'assure la liaison à vis entre l'axe 2 et la pièce 7, la saillie 6 écarte la soupape 5 de son siè- ge. Toutefois, durant le mouvement d'ouverture du clapet, le déplacement axial de l'axe 2 par rapport à la pièce 7 interrompt la pression à laquelle le lubrifiant contenu dans le clapet est soumis, et le piston g peut donc refouler une nouvelle dose de lubrifiant du réservoir d dans la chambre précitée, jusqu'au moment où la soupape 5 se ferme. Du fait que le lubrifiant n'est pas sous pression pendant que le ro- binet est ouvert, il ne peut se produire de fuite indésira- ble. La soupape de retenue 10 empêche que le lubrifiant con- tenu dans le clapet ne reflue.
L'alimentation en lubrifiant se trouve donc commandée de manière simple et efficace et ce lubrifiant n'est refoulé à travers les conduits que durant le mouvement de fermeture du clapet.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation représentés à titre d'exemple, et on peut en modifier les détails d'exécution suivant les nécessités de chaque cas. Elle peut aussi être appliquée aux vannes, sou- papes ou robinets coulissants ou rotatifs, dans lesquels l'organe obturateur reste en contact permanent avec son siège lorsqu'on le déplace hors de sa position fermée ou vers celle-ci, et dans tous les cas le dispositif de commande de fluide suivant l'invention ferme la communication entre le réservoir et les surfaces opérantes lorsqu'on ouvre la vanne ou le robinet, et rouvre cette communication à un moment convenable du mouvement de fermeture.
<Desc/Clms Page number 8>
L'invention permet d'alimenter de fluide lubrifiant ou autre les surfaces opérantes ou sièges de vannes, sou- papes ou robinets automatiquement et de façon simple et commode.
REVENDICATIONS --------------------------- l.- Robinet ou soupape comportant, en combinaison, une chambre destinée à contenir une substance fluide ou plastique, et des dispositifs pour refouler une certaine quan- tité de cette substance hors de cette chambre dans des con- duits de distribution, au cours de chaque mouvement de fer- meture de l'organe obturateur, en substance comme c'est dé- crit ci-dessus.