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"Dispositif de réglage de la tension fournie à des lampes, moteurs et autres appareils de consommation de courant alimentés en courant alternatif.
La présente invention concerne un disposi- tif de réglage de la tension fournie à des lampes, mo- teurs et autres appareils de consommation de courant alimentés en courant alternatif ou le cas échéant en cou- rant continu pulsatoire, de façon qu'il soit possible, d'une part de protéger par exemple les appareils con- sommant du courant de tensions trop hautes produites accidentellement dans les réseaux alternatifs et pou- vant être nuisibles aux appareils de consommation, et
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d'autre part de faire brûler des lampes avec une intensi- té lumineuse inférieure à celle pour laquelle elles sont généralement destinées, lorsque cela est utile pour une raison quelconque.
A-cet effet, on a généralement fait usage jusqu'ici de résistances ohmiques ou de transfor- mateurs intercalés dans les canalisations d'arrivée des appareils de consommation. Les résistances ohmiques ont toutefois l'inconvénient de consommer une énergie consi- dérable, tandis que les transformateurs sont relativement coûteux et consomment aussi une quantité d'énergie assez considérable.
Le dispositif qui fait l'objet de l'invention permet d'éviter ces inconvénients. 11 est caractérisé principalement en ce qu'un ou plusieurs condensateurs électriques sont montés en série avec l'appareil consom- mant du courant. Un tel condensateur peut être construit simplement et à peu de frais et il a le grand avantage de ne pas consommer d'énergie appréciable, ce qui fait que son utilisation est également très économique. Pour permettre un réglage graduel de la tension, il peut être utile de diviser le condensateur électrique en plusieurs condensateurs partiels reliez à un commutateur au moyen duquel un ou plusieurs condensateurs partiels montés en parallèle entre eux, peuvent être montés en série avec l'appareil de consommation.
Deux modes de réalisation de l'invention sont représentés à titre d'exemple au desan annexé :
La fig. 1 est une vue schématique d'un ensem- ble ne comportant qu'un seul condensateur pour régler la tension fournie àune lampe électrique à incandescence.
La fig' 2 est une vue d'un régulateur compor- tant plusieurs condensateurs partiels avec leur commuta- teur pour régler la tension fournie à un fer à repasser électrique.
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Dans la fig, 1, 1 est une lampe à incandescence ordinaire, qui peut être faite par exemple pour une ten- sion de 110 volts et qui est alimentée par une source de courant alternatif 2 fournissant ordinairement un courant alternatif de cette tension et par exemple de 50 périodes par seconde. Pour qu'on puisse diminuer la tension fournie à la lampe 1, un condensateur électrique 3 -est monté en série avec cette lampe et il peut être court-circuité au moyen d'un interrupteur 4.
Comme il faut que le condensateur 3 ait une capacité relativement grande pour qu'on puisse obtenir la réduction de tension désirée lorsque la fréquence est de 50 périodes corûme ci- dessus, on peut faire ce condensateur en pratique de pré- férence avec une couche intermédiaire isolante de papier impégné et avec deux armatures conductrices de papier d'étain ou de matière analogue. Ceci permet de faire le condensateur à peu de frais et de lui donner des dimen- sions tellement petites qu'il puisse être monté par exem- ple dans le support de la lampe à incandescence ou combi- né avec ce support.
Lorsque la source de oourant alterna- tif 2 fournit la tension normale et que la lampe 1 doit brûler avec toute son intensité lumineuse, on ferme l'in- terrupteur 4, ce qui a pour effet de court-circuiter le condensateur 3 et de fournir toute la tension à la lampe 1. Toutefois, si la tension de la source de courant al- ternatif augmente, par exemple par suite d'un causais ré- glage, tellement qu'elle puisse avoir une action nuisible sur la lampe, on ouvre l'interrupteur 4, ce qui a pour effet de mettre le condensateur 3 en série dans le cir- cuit de la lampe et de ramener la tension fournie à la lampe 1, si le condensateur est de dimensions convenables, à la valeur normale pour laquelle cette lampe est faite.
Il est évident qu'on peut de même, en intercalant le con- densateur 3, la source de courant 2 fournissant la tension normale, faire brûler la lampe 1 avec une intensité lumi-
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neuse inférieure à son intensité normale, si on le désire pour une raison quelconque. Lorsqu'il est ainsi monté dans le dircuit de la lampe, le condensateur 3 ne consomme qu'une quantité d'énergie peu importante ; c'est pourquoi, son utilisation est considérablement moins coateuse que celle d'une résistance ohmique. On a fait des essais qui ont per- mis de constater que le condensateur ne s'échauffepas d'u- ne façon appréciable, même lorsqu'on le laisse en circuit pendant plusieurs heures.
Enfin l'utilisation du condensa- teur a le grand avantage que le circuit n'est pas court- cicuité, même si un court-circuit venait à se produire dans la lampe 1; aussi les coupe-circuits montés dans les lignes ne fondent-ils pas, même en cas de court-circuit direct dans la lampe à incandescence.
Dans le mode de réalisation représenté à la fige 2, un fer à repasser électrique 5 est alimenté par unesour- ce de courant alternatif 6 fournissant ordinairement par exemple un courant alternatif de 220 volts et de 50 pério- des par seconde, Le corps chauffant du fer à repasser de- vra donc être établi pour cette tension. Dans ce mode de réalisation le condensateur pouvant être monté en série avec le corps chauffant du fer à repasser est subdivisé, pour qu'on puisae régler la tension graduellement, en quatre condensateurs partiels 7, 8,9 et 10 qui sont reliés à un commutateur permettant de monter plusieurs condensa- teurs partiels ou tous ces condensateurs en parallèle entre eux et en série avec le corps chauffant du fer à repasser électrique 5.
Dans le cas représenté les quatre condensa- teurs partiels comportent une couche isolante 11 commune qui peut être avantageusement en papier imprnégné, mais ils ont des armatures conductrices distinctes munies de fils de connexion particuliers reliés d'une part au commu- tateur et d'autre part au fil 12 allant au fer à repasser.
Le commutateur est constitué par un segment de contact 13
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relié à l'un des fils 14 de la source de courant 6, porté par un bras rotatif 15 et qu'on peut faire tourner au moyen d'un volant 16 de façon qu'il vienne en contact avec un, plusieurs ou la totalité des quatre contacts 17,18, 19 et 20 qui sont reliés à l'une des armatures de chacun des quatre condensateurs partiels 7 à 10. En- fin il y a un autre contact 21 avec lequel on peut aus- si mettre le segment 13 en contact et qui est relié di- rectement par un fil 22 au fil 12 aboutissant au fer à repasser, de façon qu'on puisse aussi au besoin court- circuiter l'ensemble du condensateur au moyen du commu- tateur décrit.
Lorsque la source de courant alternatif 6 four- nit la tension normale et que le corps chauffant du fer à repasser doit produire tout son effet, on fait tourner le commutateur de façon que le- segment 13 touche le contact 21. Le corps chauffant du fer à repasser reçoit alors toute la tension normale. Toutefois, si la tension de la source de courant alternatif 6 augmente tellement, pour une raison quelconque, que le courant qui traverse le corps chauffant devienne trop intense, ou si l'on veut, pour une raison quelconque, réduire la tension fournie au fer à repasser, on fait tourner le commutateur de fa- çon que le segment 13 touche les quatre contact 20 - 17, mais non le contact 21.
Les quatre condensateurs partiels 10 - 7 sont ainsi montés en parallèle entre eux et en série avecle corps chauffant du fer à repasser, ce qui fait que la tension fournie au fer à repasser est rédui- te à une valeur qui dépend de la capacité totale de tous les quatre condensateurs partiels. Si cette réduction de tension ne suffit pas, on fait encore tourner le commu- tateur d'un degré en sens inverse du mouvement des aiguil- les d'une montre dans la fig. 2, de façon que le segment 13 ne touche que les trois contacts 19,18 et 17.
Ceci
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a pour effet de mettre le condensateur partiel 10 hors cir- cuit ; les trois condensateurs partiels 9 à 7 sont alors seuls montés en parallèle entre eux et en série avec le corps chauffant du fer à repasser, ce qui fait que la ten- sion fournie à ce dernier est encore réduite. On peut évi- demment continuer de la même façon et, en continuant à tourner le commutateur par degrés, réduire la tension four- nie au fer à repasser jusqu'à ce que le commutateur vienne oocuper la position indiquée dans la fig. 2, position dans laquelle le condensateur partiel 7 est seul monté en sé- rie avec le corps chauffant du fer à repasser 5.
C'est dans cette position que la réduction de la tension est la plus grande, cette réduction ne dépéndant que de la capaci- té du condensateur partiel 7. En faisant tourner le commu- tateur dans le sens du mouvement des aiguilles d'une mon- tre pour le faire sortir de cette position, on peut natu- rellement augmenter graduellement jusqu'à la tension com- plète de la source de courant 6 la tension qui est four- nie au fer à repasser. En pratique, il faut donner aux capacités des différents condensateurs partiels des va- leurs déterminées en tenant compte de ce que les étincel- les produites entre le segment 13 et les contacta 17 à 21 ne doivent pas être trop fortes. On peut évidemment aug- menter davantage le nombre des condensateurs partiels, si cela était nécessaire, pour obtenir dans chaque cas la réduction de tension nécessaire ou désirée.
Les modes de réalisation décrits ci-dessus et représentés au dessin annexé ne sont donnés qu'à titre d'exemple et ils peuvent naturellement subir différentes modifications de détails sans qu'on s'écarte pour cela du principe de l'invention.