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pour: perfectionnements apportés à l'assemblage de pièces métalliques et, en particulier., de tubes on barres cylindriques.,
La présente invention a pour objet un mode de raccordement de deux tabès cylindriques ou encore de deux barres cylindriques pleines en métal ou alliage, d'une façon solide et, si besoin est, étanche, sans avoir à fileter au préalable complètement les parties de tubes ou les barres qui pénètrent dans le raccord ainsi qu'on le fait ordinairement.
Le raccord permettant de relier ainsi les tiges ou tabes présente des filetages coniques externes
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ou internes à un ou plusieurs filets de pas ou largeur de filets très petits prolongés vers la partie médiane du. raccord par des filetages cylindriques de môme profil, lequel raccord est en métal ou alliage plus dur que celui des tiges ou tabes à raccorder ou a des filetages durcis en conséquence (par exemple par cémentation), de façon à mordre le métal des tiges ou tubes et à y creuser des filets quand on introduit les tiges ou tubes, tout en les faisant tourner sur eux-mêmes dans le raccord ou inversement, ce qui réalise un assemblage par forcement. aussi
La présente invention a/pour objet le perfec- tionnement suivant:
la partie conique d'entrée étant prolongée par une partie cylindrique, ce qui donne une très grande résistance à la flexion et à l'arrachement mais une étanchéi- té moins bonne aux très hautes pressions, on donne aux raccords les mêmes qualités d'étanchéité pour les tubes et pour les barres, la permanence d'un bon serrage radial môme si le raccord a été démonté plusieurs fois, en prolon- geant la partie cylindrique par une seconde partie conique,
L'invention a enfin pour objet différents autres perfectionnements et en particulier la réalisation d'un boulon à tige lisse dont la tête et l'écrou sont mis par forcement ainsi qu'un rivet boulon rentrant par force- ment dans les pièces et enfin des goujons mis en place par forcement.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre de quelle manière l'invention peut être réalisée,
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= - La fig 1 .réprésente u.n'- v.- coapée par l'axe . . . - ..
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de un raccord conique;
La fig. 2 montre l'assemblage de deux tabes dans le raccord
La fig. 3 montre un raccord cylindre-conique.
La fig. 4 montre l'assemblage d'un tube dans le
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raccord cyliadro-conique.
La fig. 5 représente une vue d'un raccord à filetages externes avec une gorge.
La fig. 6 est une variante de raccord comportant un.filetage externe et an filetage interne.
La fige 7 montre un boulon à tête et écrou mis en place par forcement.
La fige 8 montre un raccord avec gorges.
Les fige 9 et 10 sont des vues d'un filetage à profils spéciaux,
La fig. 11 montre un raccord avec filetage mâle et femelle, l'un à l'intérieur de l'autre.
La fig. 12 montre l'assemblage diane tige cylindrique filetée dure dans une pièce conique lisse tendre.
Les fig. 13 à 16 sont des vues d'un. rivet mis en place par forcement.
Les fig, 17 et 18 se rapportent à un goujon mis en place par forcement.
La fig, 19 est une variante de la fig. 13.
La fig. 20 est une variante de la fig. 14.
Comme on le voit sur le dessin, le raccord de la fig. 1 est essentiellement constitué par un manchon ou tube a présentant des parties extrêmes coniques a1 a2 filetées qui sont coniques à fond de filets ou seulement
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au sommet des filets comme sont faites en général les entrées de filières, c'est-à-dire en tronquant les dents di filetage par un alésoir conique d'angle.
Ces parties extrêmes coniques peuvent être raccordées par une partie médiane a3 cylindrique (fig. 3) , également filetée. On a représenté par des lignes vertica- les pointillées x-x le raccordement des parties coniques et de la partie cylindrique, celle-ci s'étendant entre les deux lignes x-x.
Les filets de vis, simples ou multiples sont très petits, c'est-à-dire ont une largeur très faible, ou encore s'il s'agit de vis à un seul filet, ont un pas très faible qui peut varier suivant les dimensions du raccord, de 2 m/m environ à 0 m/m 1.
Le profil du filet est généralement du type triangulaire isocèle avec troncature (Si. SELLERS) ou avec des arrondis WHITWORTH; il peut être aussi du type trian- gulaire scalène. De plus, le raccord est an métal très dur trempé ou si le métal est doux, les filets sont durcis par un procédé connu (cémentation, trempe au prussiate etc..) de façon que les filets du raccord soient toujours plus durs que le métal des tubes ou barres cylindriques tels que c, .si, à raccorder. Ces tiges ou barres sont lisses et cylindriques au sens géométrique le plus général, ci est- à dire qu'elles peuvent être prismatiques; dans le cas le plus commun; lesdites barres ou tubes sont cylindriques à section circulaire.
Pour monter un raccord à filetages internes on opère comme sait: on introduit dans le raccord a le tube
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c. de manière ,que son axe coïncide sensiblement avec celui du raccord. On pousse alors le raccord et le tube et on les tourne l'un par rapport à l'autre dans le sens du vissé.
Cette poussée et cette rotation ont comme conséquence que le filetage conique mord par un filet ou une fraction de filet sur l'extrémité du tube et s'y incruste par écrase- ment et refoulement du métal du fait que ledit tube est cylindrique alors que le filetage est conique. La résistance à l'introduction est très faible au début et augmente pro- gressivement, On tourne avec la main tant que faire se petite puis ensuite avec un serre-tube ou une clef,
Quand on a tourné suffisamment le tube par rap- port au raccord, ils sont alors assemblés comme l'indique la fig. 2; le filet du raccord dur stest incrusté sur le métal du tube, la matière du tube remplit complètement les creux du filetage du manchon au moins pour le premier filet à son début et l'étanchéité est assurée.
On procède de même avec le second tube ou tige d (fig.2) ou encore on engage en même temps les deux extrémités de tige ou tube à raccorder dans le raccord et on visse ce dernier tout en poussant lesdits tubes ou tiges vers le raccord, de manière à produire leur enfoncement. On obtient alors l'assemblage représenté fig. 2.
Quant on veut avoir une grande résistance axiale. égale à celle de la surface du tube ou de la barre, on emploie le raccord représenté fig. 3 qui ne diffère du rac- cord de la fige 1 que par le fait que les filetages coniques a1 a2 sont prolongés vers la partie médiane du raccord com- prise entre les lignes x-x par un filetage cylindrique a3 de même pas, dont la cote diamétrale est telle que le tube ou barre c ou d, après avoir formé ses filets sur les file- tages coniques peut entrer dans ce filetage cylindrique a3 sans nouvelle déformation de la matière du tube. par exemple,
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au sommet des filets comme sont faites en général les entrées de filières, c'est-à-dire en tronquant les dents di filetage par un alésoir conique d'angle.
Ces parties extrêmes coniques peuvent être raccordées par une partie médiane a3 cylindrique (fig, 3) également filetée. On a représenté par des lignes vertica- les pointillées x-x le raccordement des parties coniques et de la partie cylindrique, celle-ci s'étendant entre les deux lignes x-x.
Les filets de vis, simples ou multiples sont très petits, c'est-à-dire ont une largeur très faible, ou encore s'il s'agit de vis à un seul filet, ont un pas très faible qui peut varier suivant les dimensions du raccord, de 2 m/m environ à 0 m/m 1.
Le profil du filet est généralement du type triangulaire isocèle avec troncature (SI, SELLLERS) ou avec des arrondis WHITWORTH; il peut être aussi du type trian- gulaire scalène. De plus, le raccord est en métal très dur trempé ou si le métal est doux, les filets sont durcis par un procédé connu (cémentation, trempe au prussiate, etc..) de façon que les filets du raccord soient toujours plus durs que le métal des tubes ou barres cylindriques tels que , d, à raccorder.
Ces tiges ou barres sont lisses et cylindriques au sens géométrique le plus général, c'est- à dire qu'elles peuvent être prismatiques; dans le cas le plus commun, lesdites barres ou tubes sont cylindriques à section circulaire. pour monter un raccord à filetages internes on opère comme suit: on introduit dans le raccord a le tube
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pour assembler deux tiges de 20 m/m de diamètre indiqué en D1 (fig.4) dans un raccord à partie médiane cylindrique, il est nécessaire de donner au diamètre D2 de la partie cylindrique filetée une dimension telle que l'on ait D2<D1<:D3; pratiquement on peut prendre D1# D2+D3/2 pour un filetage à profil triangulaire SI.
Dans ces condi- tions, la hauteur des filets en prise peat être beaucoup plus considérable et devenir égale, si on le veut, dans le sens axial au diamètre du tuba ou de la barre par exemple. Ce raccord cylindro-conique conforme à la fig.3 se monte sur les tubes ou barres de la même manière que le raccord conique conforme à la fig. 1; on fait évidem- ment plus de tours pour visser.
Un des avantages du. mode de raccordement de tiges ou. tubes au moyen de raccords cylindro-coniques, consiste en ce que les filetages créés sur les tiges ou tubes par déformation permanente du métal sont comprimés radialement avec un très gros effort dans le filetage du raccord,ce qui empêche le dévissage du raccord par des causes fortuites,
Il va également de soi que ces raccords peuvent non seulement être droits pour deux tubes ou. barres de même diamètre, mais encore se présenter sous toutes les formes connues de raccord: droit à diamètres inégaux, coudés à diamètre égaux ou non, en T à diamètre inégaux ou non, bouchons de bout de tubes, etc...
Il va de soi que les filetages des raccords peuvent être avec pas, soit à droite oa à gauche, soit l'un à droite, à un bout et à gauche, à l'autre,
Le raccord peut même faire partie intégrante
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d'une pièce beaucoup plus volumineuse que lui-même; par exemple un trou fileté conique type 1 ou 2 dans la paroi d'un réservoir peat constituer un raccord en vue de l'adop- tion d'un tube ou. bouchon non fileté au préalable,
La raccord représenté fig. 5 est un raccord à filetages externes;
il est utilisé pour les tabes qui ne servent à véhicaler aucun liquide ou gaz par exemple dans les charpentes métalliques, Si par hasard la circulation d'un gaz ou liquide était cependant nécessaire sans que les diminutions de la section aient d'importance, on pour- rait évidemment utiliser ces raccords en les perçant de trous,
La façon d'opérer pour monter ces raccords à filetages externes est analogue à celle décrite pour les raccords à filetages internes, le tube s'engageant sur le raccord et non dedans.
L'embase médiane a4 du raccord peat avoir un contour de forme convenable, cylindrique, hexagonale, à tenons et comporter tout organe nécessaire à sa liaison avec d'autres pièces.
Quand on vaut une résistance aux efforts de flexion très importante, on utilise un raccord long et on ménage sur le tube ou la barre une ou plusieurs . gorges j (fig. 4) ayant au moins la profondeur des filets duraccord de façon que sur cette partie les filets ne serrant pas et que l'on paisse introduire plus loin le tube ou la barre,
On peut également faire cette ou ces gorges sur le raccord même, comme montré en 1. (fig. 5).
Dans le mode de réalisation représenté fig, 6, le raccord comporte des parties filetées externes et inter- nes.
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Le procédé décrit pour réaliser des raccords de tubes ou barres sert également à assurer la liaison de pièces mécaniques telles qu'une tige et une t'été ou un écrou de manière à obtenir un ensemble qui peut être dénommé "rivet amovible", Ce rivet amovible est constitué par une tige lisse aux extrémités de laquelle on vient mettre par le procédé indiqué un demi-racuord ou. un,, raccord jouant le rôle de tête de rivet et un demi-raccord ou un raccord jouant le rôle d'écrou. par "demi-raccord" on entend un raccord ne comportant qu'une entrée conique d'un coté.
La fig.7 montre l'ensemble ainsi obtenu.. Sur cette figure, on a représenté une tête a5 formée par un demi- raccord et un écrou a6 formé par un raccord.
Les têtes et écrou sont filetés et durcis, Ils ont une entrée conique à très petits filets. La tige.21 est lisse et cylindrique, On commence par introduire le raccord-tête a5 sur la tige c1 en le guidant convenablement,
Cette opération peut se faire sur le tour ou à l'étau avec un moyen de guidage appropriée
On visse la tige à fond jusqu'à ce que l'extrémité de la tige soit batée contre un rétreint (obtenu par exemple par estampage) ménagé sur la face externe de la fête comme montré en s (fig. 7 ).
On introduit la tige munie de sa tête dans les trous des pièces à assembler et on place 1'écrou sur l'extrémité libre de la tige. on visse ensuite 1'écrou à fond en tenant la tête fortement.
Un des avantages industriels du raccord objet de l'invention consiste en ce que la résistance des tiges ou
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tubes reste entière sans être diminuée par l'exécution d'un filetage fait au préalable aux profondeurs de filets généralement usités.
Dans le raccord représenté fig. 8, le filetage cylindrique a3 a été prolongé par un filetage conique a9 de même profil et même pas et ayant un demi-angle de conicité [alpha]1 faible, 2 à 6 par exemple et convergent vers l'axe du raccord. On voit sur la fig. 8 cette partie conique filetée et convergente a9 prévue à l'extrémité de la partie cylindrique filetée a3 et dn côte opposé à 11 en- trée a6.
Dans ces conditions, le tube c engagé et vissé dans le raccord comme montré en traits mixtes fig. 8 après avoir franchi la partie cylindrique a3, vient se serrer sur cette partie conique convergente a9 et y retrouve une très grande étanchéité. Lorsque c'est une barre ou tige qui est engagée dans le raccord en lieu et place du tube c, ladite barre vient retrouver dans cette partie conique convergente le serrage radial que l'usure provoquée par plusieurs démontages aurait pu lui faire perdre dans la partie cylindrique a3 et continue ainsi à être fortement tenue. Ce filetage a9 est évidemment conique à fonds et sommets de filets.
Il a été spécifié ci-dessus que les profils de filetage employés dans les raccords étaient des filetages à un ou plusieurs filets à profil triangulaire; isocèle ou scalène avec un sommet plus ou moins arrondi ou tronqué comma par exemple le Withworth et le S.I.
L'emploi unique de ces profils conduit pour les tubes de diamètre important (plus de 60 mm. de diamètre). si on veut pouvoir les serrer avec une clé ne dépassant pas
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1 mètre et avec la force d'un homme, à employer des pas extrêmement fins et des ouvertures de cône relativement grandes, ce qui rend difficile le centrage des raccords par le procédé de l'amorçage préalable du filet et leur remontage correct quand ils ont été démontés.
L'invention consiste dans l'application à ces raccords d'un profil de filetage spécial de sorte que le raccord ait des filets plus gros et des pas plus grands, ce qui facilite la mise en place du raccord, tout en abaissant la grandeur de l'effort nécessaire pour cette mise en place sans noire à l'étanchéité recherchée.
Ce profil est représenté suivant deux variantes sur les fig, 9 et 10. Ce profil est essentielle- ment caractérisé par le fait que le rapport entre la hauteur des dents h et leur espacement (qui est égal à p , c'est-à-dire au pas, dans le cas d'une vis à un filet, comme il est représenté sur les fig, 1 et 5 ou. ap dans le
N cas d'une vis à N filets) est beaucoup plus petit que celui des filetages triangulaires isocèles (par exemple de l'ordre de 1 ) sans pour cela augmenter la valeur de
4 l'angle [alpha] du sommet des dents du profil.
Il est préférable, dans le cas de la fig. 9, de donner une inclinaison au fond des filets qui soit égale à celle du cône sans que ce soit rigoureusement indispensable; si elle est dif- férente, il est préférable qu'elle soit plus grande (ss##), c'est-à-dire que l'angle qu'elle fait avec l'axe soit plus grand que l'angle du cône.
On se rend compte aisément de l'effet de l'emploi de profils de ce genre: pour un angle de cône donné et une hauteur de filets donnés ,l'étendue de surface métallique à déformer par la
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pénétration des filets du raccord dans le tube est moindre en raison du nombre moins grand de filets en prise et par suite moindre est l'effort nécessaire à cette déforma- tion. Inversement le nombre de filets en prise étant moin- dre, toutes choses égales d'ailleurs, la résistance à l'alc- vachement du raccord diminue.
Il a été décrit ci-dessus des raccords dans lesquels les parties mâle et femelle sont disposées chacune à une extrémité du raccord, c'est-à-dire dans le prolon- gement 1'une de l'autre; l'invention consiste à les mettre ltune autour de l'autre sur la même extrémité du raccord, la partie femelle se trouve à l'intérieur de la partie mâle, comme il est représenté fig. 11.
Les parties mâle a1 ou femelle a2 du raccord a sont, ou entièrement coniques (fig. Il), ou l'une conique
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et l'autre cylindro-conique, ou les deux cylindro-coniqaes, les cônes étant en sens inverse, ou dans le même sens, et les angles de conicité étant égaux ou différents.
A l'ar- rière du raccord est prévue une partie non filetée a de forme quelconque à pans, tenons ou encoches et qui sert à maintenir le raccord avec une clé ou autre organe de serrage ,
Ces raccords peu.vent être utilement employés poar assembler des tubes de diamètres différents ; ils per- mettent aussi de résoudre quantités de problèmes de raccor- dement de pièces offrant des parties cylindriques, en par- ticalier par exemple le raccordement d'un tube et d'une paroi de réservoir comme indiqué sur la fig. 11 où d désigne la paroi et c le tube.
Il a été indiqué ci-dessus que les raccords
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étaient ou coniques ou cylindro-coniques, M'aies ou femelles, filetés et plus durs que les barres ou tubes à raccorder qui sont, eux, des cylindres lisses.
Dans certains cas, il peut y avoir intérêt à inverser la disposition, c'est-à-dire que c'est le raccord fileté en métal plus dur ou durci qui est cylindrique et que ce sont les parties à raccorder moins dures qui sont coniques ou cylindre-coniques; par exemple, on peut introduire sur une tige filetée c dure ou durcie, coupée droit, un écrou a non fileté plus mou, dont l'extrémité a2 est conique et l'intérieur a3 cylindrique comme représenté fige 12.
Mais dans ce cas, il est nécessaire de donner un coup de moule sur le dernier filet, à l'extrémité de la tige filetée, car ce filet, finissant extrêmement mince, est très fragile et, en se brisant, gênerait l'introduction de l'écrou.
Les conditions d'introduction sont les mêmes que celles indiquées pour l'introduction d'une tige ou tube lisse dans un raccord cylindro-conique fileté, mais naturel- lement inversées, c'est-à-dire que la cote diamétrale inté- rieure d du cylindre lisse ou écrou doit être comprise pra- tiquement entre la cote diamétrale à sommet de filet f de la tige filetée et la cote à mi-hauteur des filets e 4 f, mais dans ce cas sans pouvoir atteindre cette cote comme cela se produirait pour an raccord fileté femelle.
Il a été indiqué ci-dessus qu'en coupant un raccord cylindro-conique femelle on pouvait constituer une sorte de boulon que l'on a appelé un rivet amovible, et qui est repré.- senté en a5, sur la fig. 7. on peut aussi, conformément à l'invention, couper en deux dans les mêmes conditions, un raccord cylindro-conique mâle du genre de celui qui est représenté sur la fig, 5 et constituer ainsi une vis à filets h
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durs sur laquelle on vient faire mordre un écrou non fileté à intérieur cylindrique, ou un trou percé dans une pièce, ou encore constituer une vis entièrement cylindrique sur laquelle on vient fixer un écrou percé d'un trou cylindre- conique.
Cette réalisation de demi-raccords mâles et filetés durs est particulièrement intéressante à appliquer à la liaison des pièces qae l'on assemble habituellement par rivets et à celles que l'on fixe à des pièces plus épaisses. Le Demandeur va décrire en détail cette réalisa- tion et montrer ses avantages, en regard des fig. 13 à 16.
Considérons deux pièces métalliques A et B percées de trous cylindriques dont les axes coïncident (fig. 13) et ayant même diamètre d1 très légèrement sapé- rieur au diamètre moyen e + f de la vis v destinée à assembler lesdites pièces tout en restant plus petit que le diamètre extérieur f. Le demi-raccord mâle formant vis v comporte donc, à l'extrémité, la partie conique i, puis la partie cylindrique j, et enfin une partie lisse k qui va jusqu'à la tête m. Cette partie lisse k est, comme tout le reste du raccord, cémentée et trompée si le métal n'est pas dur et trempé. La cote diamétrale d de la partie lisse k a une valeur bien déterminée qui sera indiquée plus loin.
Pour introduire la vis dans le trou de la pièce
B, on la guide par un procédé approprié, par exemple avec un petit cylindre n de métal, coupé en deux suivant l'axe, dont la longueur h1 est au moins égale à la longueur de la partie filetée cylindrique j de la vis, et dont le dia- . mètre intérieur lui permet d'entrer juste sur cette partie
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filetée j , Quand la vis aura mordu dans le trou cylindri- que de la pièce B, le cylindre n n'est plus utile et comme il est fendu) on pourra facilement l'enlever, En continuant à pousser la vis v dans le sens de la 1 lèche 3 tout en la vissant, on la fait pénétrer dans ledit trou cylindrique. La vis en avançant forme les premiers filets dans le troué$ On enlève alors le guide n;
vis et pièce se trouvent dans la position relative indiquée par la fig. 14.
En continuant à tourner la vis, elle avance et vient dans la position de la fig. 15. Si on -continue à visser il se passe trois phénomènes différents suivant la cote d qui a été donnée à la partie lisse k de la vis.
1 - Cette cote d est plus grande que e + f , En conséquence, la vis ne peut pas pénétrer davantage dans le trou de la pièce B.
2 - La cote d est comprise entre e + f et e, La vis continue à pénétrer dans le trou, mais à 2mesure qu'elle écrase pénètre, la partie lisse/et mate les filets formés et cela d autant plus que son diamètre est plus proche de e + f
2 ( fig. 16). En conséquence, la vis ne peut plus être retirée sans que les filets soient reformés à nouveau par son passage,
3 - Enfin, d est plus petit que e la partie lisse passe alors sans toucher les filets du trou qui ont été formés par la partie filetée de ladite vis.
Si on se trouve dans le cas 2g ou 3 , la vis avançant, la tâte vient toucher la pièce B et si on a donné à la longueur k de la partie lisse une grandeur légèrement supérieure à l'épaisseur de la pièce B, toas
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les filets de la vis sont dans la pièce A ou la dépassent.
Si alors on continue de tourner la vis, elle serre la pièce B contre la pièce A qui, en définitive, fait office d'écrou, Si cette pièce B est mince, ciest-à-dire si elle est moins épaisse que ne le serait l'écrou. d'un boulon du diamètre de la vis, ce qui est le cas général, quand les filets de la vis dépassent ladite pièce, on visse sur eux un écrou non fileté c que l'on serre et on achève le serrage en serrant simultanément l'écrou o et la tête m,
Il va de soi que;
si la pièce A a une épaisseur au moins égale à un diamètre de la vis, il n'est plus nécessaire de mettre un écrou, la pièce formant elle-même cet écrou avec un nombre de filets en prise suffisant pour avoir la résistance à l'arrachement qu'aurait l'écrou, on conçoit également que, si la pièce B avait une épaisseur supérieure à un diamètre de la vis, la partie lisse k ne pourrait pas conserver la marne cote sur toute sa longueur et qu'il faudrait, près de la tête, diminuer son diamètre d'une petite quantité pour éviter que la friction des filets écrasés s'exerçant sur une trop grande longueur ne finisse par s'opposer à l'introduction de la vis, On conçoit aussi que l'on peut faire dépasser complètement la partie filetée i, j hors des pièces A et B et la maintenir avec un écrou.
On ne donne pas à la partie filetée cylindrique j une longueur supérieure au diamètre de la tige filetée parce que l'introduction demanderait des efforts qui pour- raient devenir plus grands que la résistance à la torsion de la tige.
On peut remarquer que dans le cas 3 on peut retirer la vis sans abtu,er les filets. Dans le cas 2 ,on obtient un assemblage absolument indesserrable par des
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causes fortuites et il n'y a plus possibilité de retirer la vis qu'en reformant à nouveau les filets par dévissage de ladite vis au moyen d'une clé. on. conçoit que dans ces conditions on ne puisse renouveler plusieurs fois l'introduction ou la sortie de la vis. pour faciliter le retrait de la vis, on peut donner à l'arrière de la partie filetée cylindrique une petite entrée conique comme marque en -traits mixtes sur la fig. 14 en jo
On emploie donc les vis de ce cas 3 quand les pièces doivent être liées d'une façon définitive comme avec un rivet, mais ce procédé a sur le rivet les avantages suivants :
de chauffage, pas de Marteau, et par suite pas de bruit; possibilité de placement dans les parties anfracteuses; possibilité de désassemblage facile tout en assurant un très bon contact des pièces et du rivet aussi bien dans le sens du cisaillement de la tige que de l'arrachement dans le sens axial de cette tige.
Le dispositif de vis indiqué peut servir à fixer des pièces sur des parties de pièces épaisses dans des trous borgnes qu'il n'est plus nécessaire de tarauder.
Il permet par conséquent de réaliser d'une façon économi- que l'assemblage par goujon ou prisonnier,
Dans ce but, et ainsi qu'il est représenté fig. 17, le goujon q a une longueur de partie filetée cylindrique 1 j2 en prise dans le trou borgne r à paroi lisse ménagé dans la pièce , laquelle longueur j 1 + est inférieure au diamètre du goujon, pour la raison qui a été donnée plus haut.
Le bout du goujon comporte naturellement une partie conique i suivie de la partie cylindrique dont la longueur est inférieure
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ou égale à un demi-diamètre du goujon, puis d'une partie lisse k dont la cote diamétrale est plus petite que la cote à fond de filet du. goujon et qui a une longueur en rapport avec la profondeur qu'on a jugé à propos de donner au trou borgne r (normalement deux ou trois diamè- tres du goujon), pais une partie cylindrique j3 qui se prolonge extérieurement à la pièce s de la quantité nécessaire pour réaliser l'assemblage d'autres pièces sur ladite pièce s et dont la portion j2 est seule en prise dans le trou borgne.
Enfin, 11 extrémité libre i 2 du goujon q est elle-même conique avec un demi-angle dtouverture de 6 , ce qui permettra l'introduction d'un écrou à trou cylindri- que si on le désire.
On conçoit que la partie du. goujon q exté- rieure au trou borgne peut comporter un filetage j4 plus gros que celui qui a été nécessaire de donner 'à la partie pénétrant dans le trou et d'un profil de filetage diffé- rent (par exemple N, S.I... Acmé, Carré, D.D.G. etc...) ainsi qu'il est représenté fig, 14 et sur lequel on enga- gera un écrou fileté normal.
Quant on veut pouvoir enlever et remettre frquemment ces goujons sans que l'indesserrabilité due au forcement des filets, ne vienne à disparaître par usure, on applique auxdits goujons le perfectionnement décrit ci-dessus en regard de la fig. 8, c'est-à-dire qu'on fait suivre la partie cylindrique j 2 d'une seconde partie conique i3 comme l'indique la fig. 18 qui repré- sente un goujon de ce genre.
Il y a lieu de remarquer que, sur les fig.
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12 à 17, les dimensions des dents du profil du filetage ont été considérablement exagérées par rapport au diamètre de la vis, pour permettre de rendre compréhensibles les explications, mais il est bien entendu que les dents du filetage sont extrêmement fines, puisque le rapport du pas au nombre des filets est compris entre 1/la de
N mm. et 2 mm, environ pour des vis de dimensions courantes.
A titre d'indication, dans l'assemblage représenté à la fig. 16, la pièce A aurait environ une dizaine de filets en prise avec la vis.
Les vis décrites ci-dessus ont un diamètre extérieur plus grand que le trou dans lequel elles doivent être engagées, pour pouvoir former, par refoulement du métal du trou, les filets, de sorte que l'on peut désigner ces vis sous le nom de vis à filets forcés et les filetages sous le nom de filetages forcés. Lorsque .ces vis dépassent la pièce à serrer, on a prévu, que l'on vient mettre un écrou non fileté, en métal moins dur que la vis, que l'on introduit sur le bout de la vis, par forcement.
La présente invention a également pour objet un perfectionnement dans l'utilisation de ces vis au point de vue pratique et consistant à constituer l'extrémité de la vis ou. tige filetée par une partie filetée cylindrique de diamètre inférieur au trou dans lequel doit être placée ladite vis, de manière qu'elle le traverse librement et à visser sur cette extrémité soit un écrou non fileté, soit un écrou fileté d'avance, ce qui est plus commode, fig, 19.
Cette extrémité a au plus une longueur égale à un diamètre et son filetage a de préférence mêmes pas, profil et nombre de filets que le reste de la vis.
Cet écrou fileté d'avance, bien,que non muni
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d'un filetage indesserrable, est très solidement maintenu. sur la vis à la façon d'un contre-écrou. Il peut comporter, pour prévoir les variations dans l'épaisseur des pièces, une chambre pour permettre le logement de la partie conique de la vis si elle venait à dépasser, uais il est plus économique de ne pas chambrer les écrous et si la partie conique dépasse, de mettre une rondelle.
L'avantage pratique que donne l'existence de cette partie de diamètre plus petit et cylindrique est de réduire considérablement l'effort d'introduction des vis qui, avant, était celui donné par le forcement d'une longueur de filetage au moins égal à un diamètre et qui devient, grâce à ce perfectionnement, l'effort donné par le forcement de quelques filets seulement. Le bout de la partie cylindrique ainsi ajouté à la vis peut se terminer lui-même par un chanfrein conique qai facilite l'introduc- tion de la vis dans les pièces ou permet l'introduction d'un écrou non fileté cylindrique sur la vis,
La fig, 19 représente une vis avec des filets plus petits que ceux que l'on a dessinés sur les figures 13 à 16 relatives à ces vis, mais qui sont encore très exagérés comme proportions pour la clarté des dessins.
La fabrication industrielle des vis perfectionnées conformément à la présente invention et qui comportent à partir de la tête: une partie lisse de diamètre plus petit que le trou, une partie cylindri- que filetée, de diamètre plus grahd que le trou, une partie conique filetée raccordant la première partie cylindrique à une deuxième partie cylindrique de diamètre
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extérieur plus petit que le trou, se terminant elle- même par un chanfrein conique, est facilement réalisée par les procédés habituels: décollage, roulement et exécution aux machines système LANDIS,
Sur la fig, 19, on a représenté: en k la partie lisse du boulon ou vis v de diamètre d plus petit que d1 diamètre du trou; en j la partie cylindrique de diamètre f plus grand que dl;
en i la partie conique nécessaire pour l'introduction et le forcement des filets;
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en a la partie cylindrique de diamètred2 dl en t le chanfrein conique pour faciliter
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11 introdaction.
Il va de soi que l'introduction' de ces vis est facilitée par un abondant graissage.
L'invention a également pour objet un perfectionnement relatif à l'utilisation des goujons tels que représentés figures 17 et 18 dans les pièces en fonte dure.
Les goujons sont Grès souvent faits pour être mis dans la fonte. Quant la fonte est douce, les goujons décrits ci-dessus s'introduisent facilement, mais si la fonte est dure, il faut constituer la goujon en un métal très résistant et très dur et non plus en acier doux cémenté, Il devient donc relativement cher, Pour tourner cette difficulté et pouvoir réaliser les goujons en un métal bon marché, acier doux cémenté, et
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cependant les introduire dans la fonte dure sans déforma- tion des filets, on diminue la déformation à obtenir de la fonte peu malléable en constituant l'extrémité du goujon comme il va être exposé ci-après on regard de la fig. 20.
On donne à l'extrémité de ce goujon v un ou plusieurs coups de moule si l'opération se fait après trempe, ou coups de fraise si l'opération se fait avant treinpe, de façon à réaliser à l'extrémité de la partie conique ou filetée v, une sorte de goujure ou entaille longitudinale v analogue à celle des tarauds,
Grâce à cette goujare, les premiers filets de la partie conique coupent la fonte tandis que les derniers filets de cette partie conique entrent par forcement, triais ce forcement est beaucoup moins impor- tant puisqu'une partie du métal a été enlevée par les premiers filets coapants.
Il va de soi que les mêmes goujures peuvent être réalisées sur les vis quand ces vis ne sont pas terminées par une partie cylindrique, pour réaliser les goujures, on se sert de meules ou de fraises de très petit rayon,
On a représenté schématiquement sur cette figure 20: en.9:. le diamètre du trou ménagé dans la pièce en fonte; en la zone de découpage du bord du trou ( de la pièce en fonte), par les arêtes vives du file- tage obtenues par la goujure v2; en y la zone de forcement de la partie de filetage conique dans le trou;