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, , , PROCÉDÉ ET DISPOSITIF POUR LE TRAITAIENT DES PETROLES BRUTS ET DE
LEURS DERIVAS ET ANALOGUES
La présente invention a pour objet un procédé pour le traitement des pétroles bruts, de leurs dérivés et analogues, et spécialement des huiles résiduaires.
La caractéristique de ce procédé est que l'huile, préa- lablement chauffée, s'écoule en couche mince turbulente, à contre- courant des vapeurs qu'elle émet, de sorte qu'elle se vaporise sans altération et sans projection de gouttelettes capables de troubler le fractionnement.
L'invention vise également le dispositif propre à la réa- lisation de ce procédé.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple une forme d'exécution de ce dispositif quand il s'agit de traiter une huile résiduaire .
Les fig. 1 et 2 en donnent une vue en élévation dévelop- pée, avec coupe partielle.
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La fig. 3 est,une coupe transversale de la fig. 1, sui- vant III-III.
La fig. 4 est une coupe par l'axe d'un condenseur que la fig. 5 montre en plan de dessus et la fig. 6, en coupe transversale suivant VI-VI de la fig. 4.
Les fig. 7 et 8 montrent schématiquement, à diverses échelles, une variante dans l'extraction de la solution usagée.
La pompe de circulation P reçoit l'huile usagée du ré- servoir WO, par la conduite w et la refoule par la conduite w1, vers un compteur volumétrique ± 1, contrôlé par des robinets 1, 2,3. L'hui- le arrive au fond du réchauffeur Hw où elle s'échauffe en couche mince, à l'état d'écoulement turbulent. Le réchauffeur Hw est situé autour de la partie supérieure de la colonne de traitement TC1.
Il consiste en une chemise de vapeur J, entourant l'enveloppe de TC1 et formant sur toute la longueur active de la dite colonne (garnie d'an- neaux de Raschig ou l'équivalent), un espace annulaire étroit dans lequel la vapeur de chauffage circule à contre-courant, d'un mouve- ment giratoire, de sorte que non seulement elle échauffe l'huile fra,iche dans le réchauffeur Hw à l'extérieur de J, mais aussi l'huile qui s'élève à l'intérieur de la colonne TC1 et la solution chimique qui s'écoule de haut en bas dans celle-ci, en vue de l'échange chi- mique continu .comme décrit ci-après.
La chemise J est soldée au sommet et à la base de l'enve- loppe TC1. Sur la chemise J sont enfilées deux ou plusieurs chemises ou douilles tubulaires Hw et Hs, qui sont soudées haut et bas à la chemise J, formant ainsi deux réchauffeurs à couche mince, avec écou- lement turbulent, pour les échanges calorifiques à contre-courant avec la vapeur de J. En Hw, on provoque le chauffage de l'huile usa- gée fraîche et dans Hs, celui de la solution chimique de lavage, à toute température utile, qui sera la même pour l'huile et la solution de lavage, et qui s'élèvera en moyenne à 65-65 C.
Pour imprimer à la fois à la vapeur de chauffage, à l'huile et à la solution de lavage un mouvement de rotation turbulent, respectivement dans les espaces
J, Hw et Hs, les tubulures d'entrée et de sortie de ces chemises @
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sont soudées tangentiellement à la périphérie de celles-ci, comme représenté par la fig. 3, d1 et d2 étant les tubulures pour la va- peur de la chemise J, w1 et w2 dont les tubulures d'entrée et de sortie de l'huile pour le réchauffeur Hw, et c1 et c2 sont les tu- bulures d'entrée et de sortie de la solution de lavage pour le ré- chauffeur Hs. L'huile usagée entrant en wl au bas de Hw, s'élève en tournant, à contre-courant de la vapeur de chauffage, et quitte le réchauffeur Hw par w2.Le thermomètre tl permet de contrôler
3 sa température .
Elle pénètre en w au fond de la colonne de trai- tement TC1, au-dessous de la grille g supportant la matière de remplissage Rr, indiquée par des hachures croisées. L'huile s'élè- ve dans la colonne TCI, en suivant un trajet tortueux, en raison des déviations provoquées par les anneaux de Raschig, à travers lesquels il doit passer. Il se produit un échange de chaleur à contre-courant entre l'huile et la chemise chauffante J d'une part et un contact à contre-courant de cette même huile, avec réaction provoquant la purification et le lavage, avec la solution chimique qui descend dans la colonne.
La, nature de cette solution est appropriée à celle de l'huile et de ses impuretés, qu'elle doit coaguler, saponifier ou précipiter. On peut par exemple employer la soude caustique, le carbonate de soude, le silicate de soude, le phosphate trisodique, seuls ou en mélange.
Cette solution chimique a été elle aussi chauffée dans le réchauffeur Hs, où elle tourne à contre-courant de la vapeur de la chemise J, avec échange calorifique. La solution est ainsi portée à une température égale à celle de l'huile. Elle arrive du réservoir CS1 par le robinet 7 et la conduite d'aspiration co, à la pompe p1, qui la refoule à travers le compteur volumétrique r2 contrôlé par les robinets 9,10 et 11. Elle entre par la conduite c1 au fond du réchauffeur de solution Hs, qu'elle quitte à son som- met par la conduite c2, sous le contrôle du robinet 12.
Elle s'élè- ve jusqu'au sommet de la colonne TC1, pour s'écouler, par un tube plongeur r, directement sur le haut de la matière de remplissage
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Rr, à contre-courant de l'huile qui s'élève en raison de sa plus faible densité, et en contact réactif direct avec elle.
Pendant ce lavage par réaction entre l'huile qui s'élève et la solution qui descend, toutes les deux étalées sur une grande surface de réaction et chauffées progressivement par la vapeur de la chemise J, les impuretés de l'huile sont saponifiées, coagulées et précipitées d'une façon continue et progressive. Elles sont en- levées à l'huile par la solution chimique plus lourde, qui s'en charge de plus en plus jusqu'à ce qu'elle atteigne le bas de la colonne de traitement dépourvu de corps de remplissage. ladite solution est extraite immédiatement et continuellement de la colon- ne par une soupape automatique de vidange 4, qui est actionnée par un dispositif à flotteur FC, contrôlé par les robinets 5 et 6.
Le niveau de la solution usagée à la base de la colonne est rendu visible par le tube de niveau s. Il doit être maintenu par le dispositif à flotteur FC, au moyen de la soupape d'extrac- tion 4, de la manière suivante :
La force ascensionnelle du flotteur, en raison du poids spécifique de l'huile (0,85 par exemple), ayant une tendance à soulever le flotteur, est contrebalancée par un contrepoids Cw, por- té par un levier lo, ce qui annule la force ascensionnelle due à l'huile.
Si l'huile se trouve déplacée dans la chambre du flotteur par la solution chimique chargée des impuretés de l'huile et dont le poids spécifique est supérieur à celui de 'l'huile (1,2 en moyen- ne), la force ascensionnelle du flotteur, accrue de 1,2-0,85 =0,35, devient capable de soulever la soupape 4 au moyen du jeu de leviers 11, l2, ainsi que le contrepoids Cw, afin de permettre l'évacuation de la solution usagée de la base de la colonne. Cette solution se déverse, par la conduite slo dans le bassin de décantation SB, jus- qu'à ce que l'huile entre de nouveau dans la chambre à flotteur et fasse par suite cesser l'ascension du flotteur, provoquant ainsi la fermeture de la soupape 4, afin d'éviter tout départ d'huile.
Par ce moyen simple, la solution usagée, chargée des impuretés de l'huile, est extraite continuellement de la colonne
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de traitement, de sorte qu'il ne peut se produire de réaction se- condaire, accompagnée de réabsorption des produits de réaction par l'huile purifiée.
En passant dans le bassin de décantation SB, la solution usagée laisse déposer les produits boueux, moyennant éventuelle- ment un chauffage et s'il y a lieu l'addition d'un précipitant.
La boue qui se sépare peut être extraite d'une façon continue de la solution, soit par écumage, soit autrement. La solution éclair- cie provenant de la dernière chambre de SB peut être reprise par la pompe P1, qui la dirige'vers la colonne de traitement, sous le contrôle du robinet 8, le robinet 7 d'arrivée de solution fraiche étant fermé complètement ou bien ne permettant qu'un faible écou- lement de solution fraiche vers la pompe de circulation P1, qui renouvelle le circuit décrit-ci-dessus.
L'huile purifiée quitte la colonne de traitement TC1 par la conduite supérieure w4 et entre en W5 dans une seconde colonne auxiliaire de traitement et de dépôt TC2. Elle s'élève à travers cette colonne de la même manière qu'en TC1, entre des corps de contact Rr, avec un accroissement progressif de température. Son chauffage est assuré par la vapeur de la chemise J1 circulant en couche mince animée d'un mouvement turbulent de rotation.
Les pro- duits de réaction fortement dispersés qui restent sont ainsi amenés à se précipiter et à se séparer, moyennant, s'il y a lieu, l'inter- vention d'une petite quantité de solution chimique par le robinet
2 13 ou d'eau de lavage, amenée à TC du réchauffeur Hw et du robinet 24 par les conduites 0 4 et 0 pour se déverser au sommet des corps de contact Rr de TC.
Les impuretés précipitées, entraînées vers le bas par la petite quantité de solution chimique ou d'eau se rassemblent à la partie inférieure de la colonne, pourvue d'un tube de niveau s1.
On les fait écouler, d'une manière continue, par la conduite slo, dans le bassin de décantation SB, comme indiqué ci-dessus.
Lorsque l'huile préalablement épurée, atteint le sommet de TC2 avec élévation graduelle de sa température, par l'effet de
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la chemise de chauffage Jl, avec laquelle elle est mise en contact turbulent par les déviations résultant de la présence des corps de remplissage Rr, l'huile est arrivée à la température qui cor- respond à la vaporisation partielle de l'eau et à la volatilisation des hydrocarbures diluants les plus légers, souillant les huiles usagées (huiles d'automobiles).
Ces hydrocarbures sont arrêtés dans leur ascension par la cloison séparatrice P et s'élèvent avec l'huile par w6, pour entrer au sommet de la chambre de vaporisation du vaporiseur de désessenciement TV en w8? L'huile entre en w7, à la base de TV où elle sera réchauffée en couche mince à l'état de turbulence et vaporisée partiellement à l'état de pellicule.Elle s'élève entre la chemise de chauffage 7 2 et l'enveloppe exterme M, à contre-courant, pour échange thermique avec la vapeur de la che- mise J2.
L'huile est ainsi portée rapidement au point de vaporisa- tion des fractions légères de l'huile et de l'humidité. les vapeurs qui en résultent s'échappent au sommet par la conduite Go, vers un condenseur GO, récupérant et condensant les hydrocarbures de l'es- sence légère et lourde des huiles usées, ainsi que leur humidité.
Quand l'huile chauffée atteint son niveau maximum dans TV, elle déborde le bord supérieur de l'élément cylindrique de chauffage à l'état de pellicule F, en passant par un distributeur dentelé Fd, obligeant l'huile à s'écouler en pellicule sur l'inté- rieur du réchauffeur F, lequel est chauffé extérieurement par la vapeur de la chemise J2. Il s'ensuit une vaporisation rapide de toutes les fractions légères voulues de l'huile, ainsi que le dé- part de toute son humidité .
Il se produit accessoirement une déso- dorisation efficace, les composés odorants s'échappant aisément de l'huile quand on la chauffe et la vaporise partiellement à faible débit, en pellicule, comme décrit, en présence d'une certaine pro- portion de vapeur d'eau directe. les vapeurs s'élèvent à l'intérieur de l'élément % et le quittent par Go, pour aller au condenseur GC où elles sont récu- pérées à l'état d'essence légère ou d'essence lourde, suivant la nature de l'huile usagée. Ces essences s'écoulent par la conduite
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go à l'éprouvette G, qu'elles quittent par la conduite ro pour aller au bac d'entreposage (non représenté).
Le condenseur peut être mis en communication avec l'atmosphère par le robinet 17 et la conduite Vo ou relié, au moyen d'un robinet 18, et d'une con- duite V1, à la pompe à vide VP3, Dans ce dernier cas, le degré de vaporisation pour le désessenciement de l'huile usagée peut être rendu plus élevé, s'il est nécessaire.
La vapeur nécessaire pour le vaporiseur de désessencie- ment TV est fournie par un générateur SG, à travers un sécheur de vapeur WS.
Cette vapeur arrive à la chemise J2 par la conduite d2, sous le contrôle du robinet 16. Elle quitte la dite chemise, à sa base, par la conduite d5, et entre-au sommet de la chemise J1 de la colonne TC , l'eau de condensation s'écoulant par la conduite d6 à la base de la chemise J1.
Si l'on a soumis aux traitements ci-dessus des huiles pour roulements, des huiles de transformateurs ou des huiles pour ma- chines, l'huile résiduaire quittant le vaporiseur de désessencie- ment et de désodorisation TV, sera entièrement purifiée et raffi- née prête pour un nouvel emploi, pourvu seulement qu'on la refroi- disse. Dans ce cas, l'huile quittera TV au-dessus de la plaque P, par la conduite W9 et sera dirigée, par les robinets 19, 20 ou 21 ou les deux derniers, sur des refroidisseurs RS et BS, où elle sera refroidie par de l'eau. On la recueillera ensuite dans les ré- servoirs A1 ou A2, ou les deux, où l'on pourra en disposer comme produit fini.
Si les huiles lubrifiantes traitées sont des huiles pour moteurs, très fortement chargées de carbone colloïdal, de goudrons, de gommes, etc., les traitements précédemment décrits peuvent être insuffisants et l'on doit procéder à une redistillation dans le vi- de pour non seulement enlever à l'huile les diluants moins volatils comme le pétrole lampant et le gas oïl, mais pour obtenir aussi di- verses fractions distillées, de viscosités variées, à points d'éclair et d'inflammation convenables, etc., afin de répondre aux
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diverses exigences du marché, tout en laissant les impuretés rési- duaires dans une huile combustible analogue à l'asphalte et pré- sentant toutes caractéristiques commerciales voulues.
Dans ce cas, l'huile quitte TV par la conduite w et entre par le robinet 22 (le robinet 19 étant fermé) à la base du vaporiseur rapide, en couche mince et en pellicule Fv. Elle s'élè- ve avec un mouvement giratoire, dans l'espace annulaire existant entre l'enveloppe externe M1 et la chemise chauffante J3, pour entrer en échange calorifique avec un fluide surchauffé, circulant d'un mouvement giratoire, en sens inverse, dans la chemise J3.
L'huile s'échauffe ainsi, pendant son ascension, jusqu'à la tempé- rature de vaporisation dans le vide profond, quelques millimètres de mercure au-dessous du vide absolu, s'il est nécessaire, pour être sûr que les températures de vaporisation de l'ensemble des hydrocarbures huileux se trouvent au-dessous de la température d'instabilité moléculaire, du plus instable des hydrocarbures ou constituants de l'huile de graissage, de sorte qu'on évite toute décomposition ou cracking de l'huile qui se vaporise.
L'huile chauffée ayant atteint son niveau culminant dans FV, en laissant ses vapeurs s'échapper par l'allonge Vc, déborde la galerie de distribution Ds, de l'élément chauffant Fc. Celui- ci ' est conique ou cylindrique. Il peut être ondulé, comme repré- senté, et, sur sa paroi intérieure, une pellicule d'huile en vapo- risation ruisselle avec un mouvement turbulent, à cause des ondu- lations. Cette circulation s'effectue à contre-courant de celle du fluide chauffant de la chemise J3, pour l'échange calorifique. la chemise J3 est soudée, haut et bas, à l'élément vaporiseur Fc.
Une vaporisation rapide de l'huile se produit dans ces conditions d'écoulement en pellicule à l'état de turbulence, à cause de la transmission rapide de la chaleur à l'huile et du vide profond. Cette vaporisation n'est pas accompagnée d'entrainement de vésicules d'huile ou de formation d'émulsions huile-vapeurs, (due à la détente rapide des vapeurs sortant de l'huile), du fait de l'issue libre et sans obstacle, ménagée aux vapeurs à l'inté- @
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rieur du vaporiseur et de l'effet de chauffage exercé par les va- peurs d'huile qui s'échappent, sur la pellicule d'huile qui ruiseel- le.
Cet effet réduit la tension superficielle de la pellicule d'hui- le et petmet l'échappement plus libre des vapeurs qui, autrement, provoquerait la projection de l'huile en mousses ou en bulles et ferait que les vapeurs seraient chargées d'un fin brouillard d'hui- le. Cela rendrait les huiles distillées impropres à l'usage parce que les produits obtenus ne seraient pas des produits d'équilibre de distillation, mais se trouveraient pollués par les gouttelettes du brouillard d'huile entraîné. La coloration des huiles en serait altérée et elles seraient dépouillées de leur lustre et de leur brillant naturels.
Un distributeur capillaire cylindrique As est fixé au cou- vercle du vaporiseur Fv. Il est pourvu à sa périphérie d'ouvertu- res d'échappement de vapeurs et forme avec la galerie distributri- ce Ds une ouverture annulaire à travers laquelle la pellicule d'hui- le ruisselle sur Fc sans pulvérisation.
Le mélange de vapeurs quitte le vaporiseur Fv par l'allon- ge Vc, pour passer dans une série de déphlegmateurs de fraction- nement D1, D2, D3, dans lesquels le mélange de vapeurs est divisé, par condensation fractionnée, en trois fractions de viscosités va- riables, tandis que les hydrocarbures restants, diluant et dimi nuant la viscosité, tels que le pétrole lampant, et le gas oïl sont condensés dans le condenseur final KC. Le condenseur KC est en relation, par le séparateur S g1, et la conduite V2, avec une pompe à vide à trois étages VP3, qui fait le vide dans le vapori- seur et le dispositif de condensation fractionnée, afin d'y rédui- re la pression absolue à tout degré voulu, et d'abaisser ainsi la température de vaporisation au-dessous de la température de décom- position thermique, bl, b2,
b3 sont les tubes barométriques pour l' écoulement de l'eau de la pompé à vide à jet de vapeur VP3, vers la cuve WT, et le trop-plein OF.
Les déphlegmateurs D1, D2, D3 sont des condenseurs tubu- laires qui sont refroidis à la fois par l'air et par l'eau. les
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vapeurs y circulent à l'extérieur des tubes de refroidissement. les cheminées St1, St2, St3, débouchant à l'extérieur du bâtiment,créent un tirage d'air à l'intérieur des tubes de refroidissement. Ce ti- rage peut être réglé à l'aide de registres papillons B1, B2, B3, ac- tionnés par l'intermédiaire de câbles métalliques qui descendent vers le plancher de service .
L'eau additionnelle de refroidissement est fournie par les conduites a1, a2, a3. Elle se déverse au-dessus des plaques tu- bulaires des condenseurs Dl, D2, D3, d'où l'eau s'écoule en pellicu- le par des douilles distributrices, pour ruisseler sur la paroi interne des tubes de refroidissement, à contre-courant de l'air.
Celui-ci refroidit en même temps l'eau par vaporisation partielle et permet par suite un réglage plus précis des températures requi- ses pour la déphlegmation, températures qui sont surveillées à l'aide des thermomètres Tl, T , T3. L'eau qui ruisselle est recueil- lie à la base des déphlegmateurs dans des cuvettes hl,h2,h3 et con- duite par des tuyaux a4, a5, a6 vers une tour de réfrigération. l'air est aspiré dans le tube.condenseur par des ouvertures ménagées à la partie inférieure des déph@@gmateurs (fig.2). Eventuellement, l'es- pace compris entre les tubes pourrait être garni d'anneaux de Raschig ou l'équivalent.
D1 fournit une huile lubrifiante de forte viscosité, D2 une fraction de viscosité moyenne, D3 une fraction à faible vis- cosité ou huile pour mouvements, tandis que le condenseur final donne du pétrole lampant ou du gas oil. Ces produits sont extraits par les conduites e1, e2, e3 et e4, descendant respectivement vers les réfrigérants Sh, Sm, Sl, pour un refroidissement supplémentaire qui n'est pas nécessaire pour le produit final du condenseur Kc.
Ces produits s'écoulent, sous le contrôle des robinets fl,f, f3 f4, vers les éprouvettes HV, @V, LV, GO, où l'on peut observer leur couleur, leur poids spécifique, etc. Ils s'écoulent par les condui- tes r1, r2, r3, r4, vers les réservoirs collecteurs A3, A4, A5, A6, d'où ces produits peuvent, être pompés aux bacs d'entreposage.
Sous le contrôle des robinets f1, f4, chacun de ces pro-
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duits peut être renvoyé au vaporiseur FV, par les siphons 1, l1, l2, l3, pour les vaporiser et par suite les fractionner de nouveau s'il est nécessaire et pour le réglage automatique.
Le résidu laissé par la vaporisation de l'huile en FV se rassemble au fond de Fc, d'où il peut être extrait par les robi- nets 23 et 20 vers le refroidisseur RS. Si ce résidu est un pro- duit asphaltique, on le recueille dans le bac A1. Quand ce même résidu est une huile claire, de forte viscosité, supposant que le traitement préalable de l'huile usagée a permis la précipitation des diverses impuretés, le dit résidu est alors extrait par le robinet 23 et dirigé, par le robinet 21 et le refroidisseur BS, vers le bac collecteur A2.
Pour éviter toute décomposition de l'huile, par suite de surchauffe par chauffage à feu direct de l'huile à distiller, la chaleur lui est apportée dans ce cas au moyen d'un fluide chauffant, à l'épreuve de la chaleur, comme le diphényloxyde, le diphénylétha- ne, le diphénylméthane, la benzophénone et analogues. Ce fluide est porté à la température nécessaire dans un réchauffeur CH, en cou- ches minces, à l'état de turbulence, avec échange calorifique à contre-courant, avec les gaz de combustion provenant d'un foyer DO avec brûleur à huile FO.
Le réchauffeur CH consiste en trois enveloppes cylindri- ques concentriques m, ml, m, qui forment à la base une chambre d'entrée I et une chambre de sortie 0 et qui ont au sommet une tu- bulure de sortie pour les gaz, tubulure qui est soudée aux envelop- pes m et m2, tandis que l'enveloppe ml laisse un passage u pour le retour vers le bas du fluide chauffant en circulation.
Le fluide chauffant est fourni au dispositif de chauffa- ge par la conduite Ko et la pompe P2 qui le refoule par la condui- te K2 dans la chambre d'entrée I du réchauffeur CH. Il s'élève d'un mouvement giratoire turbulent entre les enveloppes m et m1, car la tubulure d'entrée de I est tangente à l'enveloppe des cham- bres I et 0, et redescend par l'ouverture annulaire u du sommet du réchauffeur, entre les enveloppes m 2 et ml, en couche mince en
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mouvement giratoire, avec échange thermique à contre-courant avec les gaz chauds qui s'élèvent de DO et qui échauffent ainsi le véhicule de chaleur à une température qui est en moyenne de 375 C.
Le véhicule de chaleur quitte le réchauffeur par la conduite K3, pour entrer en h4 à la base de la chemise chauffante J3 du vapo- riseur Fv. Il s'y élève d'un mouvement giratoire, en échange calo- rifique double avec l'huile qui s'élève et redescend en pellicule, comme décrit ci-avant . Il provoque ainsi la vaporisation rapide de l'huile en couche mince et quitte alors la chemise chauffante J3 à son sommet par la conduite K1, pour retourner, refroidi, à la pompe P2 et renouveler, par la conduite K2, son cyle de réchauf- fage par CH, comme déjà décrit.
Le thermomètre T7 de la conduite K2 permet de surveiller la température du fluide servant de véhicule de chaleur.
Pour assurer le mouvement giratoire du fluide chauffant dans le réchauffeur CH et dans la chemise J3, onpeut disposer ac- cessoirement des bandes en hélice dans les passages annulaires du réchauffeur CH et de la chemise chauffante J3, comme indiqué à CH.
Etant donné que les gaz brûlés du réchauffeur CH s'échap- peraient à température trop élevée, on dispose au-dessus du dit réchauffeur un générateur de vapeur SG, du type tubulaire, où la température des gaz s'abaisse avant qu'ils ne s'échappent par la cheminée St.
Les gaz brûlés provenant de CH s'élèvent par la tubulure n et, montant dans les tubes, échauffent l'eau qui entoure ceux-ci, en vue de produire la vapeur nécessaire pour le traitement préala- ble des huiles usagées, comme le montre la fig, 1, SG peut aussi être remplacé par un économiseur, réchauffant l'eau d'alimentation d'une chaudière à vapeur chauffée séparément.
Les fig. 4 à 6 montrent à plus grande échelle la cons- truction des condenseurs GC et KC. Chacun d'eux est constitué par des tubes concentriques des diamètres commerciaux courants 31,32, 33,34. Le tube le plus interne 34 s'ouvre par ses deux extrémités dans l'air extérieur. Les espaces annulaires compris respectivement
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entre 31 et 32 et entre 33 et 34 débouchent, vers le haut, dans les boîtes 35 et 36 où les vapeurs à condenser arrivent tangentiel- lement (fig.5) par les tubulures 37' d'un collecteur 37. La partie inférieure de ces espaces est reliée au séparateur Sg. L'espace en- tre 32 et 33 est réservé à la circulation de l'eau qui coopère à la réfrigération,avec l'air circulant à l'intérieur de 34 et à l'extérieur de 31.
Cette eau arrive tangentiellement par la tubu- lure 38 à la base de l'appareil et sort vers le sommet de celui-ci par la boîte 38' et sa tubulure tangente 39. Les vapeurs et l'eau circulent ainsi à contre-courant en couche mince animée de mouve- ments giratoires, ce qui accélère les échanges calorifiques.Il s'ensuit que les dimensions de l'appareil peuvent être très rédui- tes eu égard à son effet utile.-
Bien entendu, l'invention n'est pas restreinte à ce qui est décrit ci-dessus, mais peut donner lieu à des variantes. Ainsi, pour régler l'évacuation continue de la liqueur usagée, on peut utiliser, au lieu du dispositif à flotteur décrit, la soupape à commande électromagnétique de la fig. 7.
On dispose alors, de part et d'autre du niveau normal 43 de séparation entre l'huile et la solution, deux électrodes 42 ( par exemple en métal nickelé ou hhromé) pénétrant horizontalement dans la colonne TC1 et isolées de celle-ci, ou verticalement dans un tube de niveau. L'une de ces électrodes est reliée par l'un des conducteurs 44 à une source de courant continu ou redressé. L'autre est reliée à cette même source à travers un solénoïde 41. Le noyau môbile de ce solénoïde est so- lidaire de la soupape 40 qui règle l'écoulement de la solution usa- . gée.
Quand le niveau 43 s'abaisse de telle sorte que les deux électrodes baignent dans l'huile, le courant qui traverse le solé- noïde 41 est nul ou minimum et la soupape 40 se ferme. Lorsqu' au contraire le niveau 43 s'élève assez pour que les deux électrodes baignent dans la solution, le courant est maximum et la soupape 40 s'ouvre. Dans l'un comme dans l'autre cas, le niveau 43 tend donc à reprendre sa position normale. Eventuellement la commande de la
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soupape 40 pourrait être assurée par l'intermédiaire d'un relais électromagnétique.
Suivant l'huile traitée, on doit pouvoir faire monter l'huile ,-, l'état divisé à travers une colonne de solution ou, inver- sement, faire tomber la solution à l'état divisé dans une colonne d'huile.
Le dispositif de la fige 8 est destiné à permettre ces deux modes de travail. Il comporte une soupape électromagnétique 40 à la base de la colonne TC1 et une soupape analogue 40' au-dessus des corps de remplissage Rr. A la soupape 40' correspondent des électrodes 42'.
Quand la soupape 40 est en service, le niveau de sépara- tion est maintenu vers 43, tandis que lorsque l'évacuation de la solution est réglée par la soupape 40', ce niveau s'établit vers 43'. La solution usagée est extraite, comme dans l'autre cas, à la base de la colonne TC1 et s'écoule par le siphon c3 dans le bassin de décantation SB.
Ce dispositif de décantation pourrait être utilisé dans des cas plus ou moins analogues, de même que le vaporiseur et les condenseurs précédemment décrits.
REVENDICATIONS
1) Un procédé pour le traitement des pétroles bruts, de leurs dérivés et analogues et spécialement des huiles résidu aires, caractérisé en ce que l'huile, préalablement chauffée, s'écoule en couche mince, à l'état de turbulence, à contre-courant des vapeurs qu'elle émet, de sorte qu'elle se vaporise sans altération et sans projection de gouttelettes.
2) Un dispositif pour la réalisation du procédé suivant 1, comportant un vaporiseur dans lequel l'huile est réchauffée en cou- che mince par une face d'une chemise où circule un fluide chauffant, et ruisselle sur l'autre face, ondulée, de cette chemise.
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