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Procède d'assemblage de tôles et profi- lés et ses applications.
La présente invention a pour objet un procédé de liai- son de tôleries sans ou avec profilés, en tous métaux soudables, cette liaison étant réalisée par soudure autogène ou hétérogène, opérée à ohaud.
Ce procédé est remarquable, notamment, en ce qu'il consiste à former, avant soudure, les bords des tôles à joindre, de telle façon qu'ils puissent absorber élasti- quement les effets de dilatation de la chauffe de soudage.
A cet effet, les bords à réunir sont, après ohanfrei- nage, cintrés dans le sens transversal du joint à réaliser et ondulés dans le sens longitudinal, les ondes étant de forme appropriée pour créer des nervures de renforcement transversal du joint.
Le procédé selon l'invention permet la réalisation de longues soudures sur tôleries de toutes épaisseurs, sans déformation notable des ensembles, car il réduit au minimum les effets de dilatation et de retrait provo- qués par la chauffe de soudage, et,par conséquent, les
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avaries et défauts consécutifs à ces effets de retrait.
Il donne un joint soudé renforcé par un excédent de métal et les nervures, transversales au joint, forment une liaison résistante et étanche.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple : la figure 1 représente de face le bord d'une tôle en cours de préparation en vue de sa soudure par le procéda selon l'invention; la figure 2 en est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la figure 1; la figure 3 représente de faoe le même bord dans lequel sont formés des alvéoles; la figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 3 ; la figure 5 est une vue en perspective du bord de la tôle après sa préparation; la figure 6 montre le chanfrein ménagé sur le bord de la tôle dans le cas d'une tôle épaisse ; la figure 7 est une coupe de cette tôle après sa préparation; la figure 8 représente en coupe, perpendiculairement à leur ligne d'assemblage, deux tôles assemblées selon l'invention;
la figure 9 est une coupe suivant la ligne 9-9 de la figure 8; la figure 10 est une coupe, perpendiculaire à la ligne d'assemblage, d'un ensemble de deux tôles et d'un profilé assemblés selon l'invention.
Suivant l'exemple d'exécution représenté pour chaque tôle 1 à réunir par son botd (figures 1-2), on'effectue un chanfrein 2 sur ledit bord, puis on ceintre la pièce en 3 dans le sens transversal par rapport au bord. On on- dule ensuite ledit bord dans le sens longitudinal, les
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ondes 4 (figures 3-4-5) étant de forme appropriée pour créer des nervures de renforcement transversal du joint.
Les ondes4 forment sur le côté opposé de la tôle des al- véoles 5.
Les rayons des arrondis du cintre 3 du bord 2 et l'écar- tement des alvéoles 5, ainsi que la profondeur de ces alvéoles, varient avec l'épaisseur de la tôle 1. Les alvéoles 5 peuvent être disposés symétriquement sur les bords des deux tôles à réunir ils peuvent également être dissymétriques suivant les assemblages à réaliser.
Dans le cas d'assemblage de tôles 1 épaisses ( figures 6 et 7) les bords à réunir sont chanfreinés en 6 à faible inclinaison, de façon à aminoir suffisamment la partie à façonner du bord pour faciliter son ointrage et la forma- tion des alvéoles 5, et permettre la pénétration à fond du joint du métal d'apport de soudure.
La préparation précitée des tôles peut se faire : à froid pour les tôles peu épaisses et en métaux ou alliages assez malléables, ou à ohaud lorsqu'un préchauffage est nécessaire à la bonne exécution de la soudure, ou qu'il s'agit de tôles épaisses ou en métal relativement dur.
Les tôles ainsi préparées sont par exemple assujetties sur des formes rigides permettant l'ajustement-et le raccordement corrects avant soudure. Ces formes épousent oelles des bords cintrez et,de leurs alvéoles, et limitent, à fine d'alvéoles, les coulées d'excédents du métal d'apport (c'est sur ces formes rigides que peuvent être exécutés les cintrages et les ondulations des bords des tôles à souder.)
Les pièces ainsi préparées et maintenues, on remplit à l'aide du métal d'apport la rigole formée par les bords cintrés ainsi que les alvéoles 5.
Naturellement l'invention s'applique à la jonction de deux ou plusieurs tôles planes ou formées, réunies
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bout à bout en assemblages plans, ou en dièdres d'angles divers ou d'équerres, ainsi qu'à ces divers assemblages de tôles bout à bout recevant, dans le joint commun d'as- semblage, l'âme pu l'aile d'un profilé de renfort.
A titre d'exemple t les figures 8 et 9 montrent la jonotion de deux tôles 1-1' bout à bout, l'angle x pouvant être quelconque, on voit en 7 le métal d'apport. Les figu- res 10 et 11 représentent de même la jonotion de deux tôles 1 et l'et d'un profilé 8, les angles x et x' pouvant être queloonques.
Comme on le voit, le joint obtenu présente un renfor- cement en saillie au droit de la jonction. Cette saillie, à raccords adoucis avec les tôles, est complétée par un ensemble de nervures transversales dues aux alvéoles et renforçant le joint soudé.
Le procédé permet l'exécution de soudures longues sans déformation notable des tôleries ainsi soudées. Il permet également la suppression des profilés ou des bords tombés ou des couvrejoints et recouvlements, que nécessitent les jonctions, soit rivées, soit soudées par points, ou celles à soudures dites : sur clins ou en cordon.
La liaison soudée, renforcée à nervures est applicable à tous métaux ou alliages soudables et, eh général, pour l'obtention de tôleries soudées où la résistance, la légè- reté et l'étanohéité sont recherchées.
Naturellement le procédé de liaiso ne dispense pas de prendre les précautions habituelles nécessaires à la réalisation de bonnes soudures, compte tenu des métaux utilisés.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemple.