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CONTROLEUR D'AMPLITUDE ET DE MODULATION
La présente invention, système Rocard, se rapporte à des procédés et à un appareil destinés à fournir un contrôle exact soit de l'amplitude d'un courant de parole (provenant par exemple d'un enregistrement), .soit de la qualité et de la profondeur de la modulation d'une onde porteuse modulée par un tel courant de parole.
La difficulté du problème du contrôle d'un tel courant vient de ce que l'amplitude ou la profondeur de modulation peut se trouver modifiée pendant un temps très court, disons quelques millièmes de seconde, produire des déformations soit désagréables
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à l'oreille, soit dangereuses pour les appareils pendant un temps très court, et que ce phénomène peut encore se reproduire quelques millièmes de seconde après. Or, l'appareil de contrôle doit donner une indication compatible avec les moyens subjectifs de l'observateur, par exemple, il est désirable que l'indication visuelle qui traduit un dépassement du 100 % de modulation dure plus de 1/10 de seconde .
Une solution rigoureuse au problème du contrôle de modulation consiste à enregistrer fidèlement la modulation elle-même, mais cette solution n'est pas convenable en pratique car elle ne permet pas des indications véritablement instantanées, il faut, par exemple, enregistrer un film et le développer ensuite, Si, par contre, l'amplitude de modulation est rendue visible par un procédé quelconque, alors on tombe dans l'inconvénient signalé plus haut, que des modifi- @ cations brusques et quasi instantanées risquent de passer inaperçues.
La présente invention fournit des moyens pour obtenir un contrôle de la modulation ou de l'amplitude satisfaisant ,dans la pratique. Elle est basée sur des modifications et des perfectionnements à un montage connu sous le nom de voltmètre de crête. E n outre, elle comporte des moyens pour adapter à chaque appareil de contrôle (enregistreur, lanpe au néon, déclic et relais....) les indications tirées du voltmètre de crête utilisé. La description suivante en fera mieux ressortir la nature et l'intérêt.
La figure 1 représente un dispositif connu de voltmètre de crête, permettant d'apprécier la profondeur de modulation d'un courant passant dans l'antenne 1.
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Un transformateur 2 alimente une,valve redresseuse 3 qui charge un condensateur 4. Aux bornes de 4, on a placé un-électromètre 5 qui indique la tension.
'Le condensateur 4 ne peut donc pas se décharger, et il prendra la tension de crête fournie correspondant à la modulation maxima, la lecture de l'électromètre 5 donnera donc un contrôle de la profondeur maxima de modulation.
Ce dispositif de la figure 1 présente l'inconvé- nient grave que l'on n'a aucun renseignement sur l'épo- que à laquelle s'est produit ce maximum de modulation, qui aura. pu avoir lieu longtemps @vant la lecture.
La figure 2 représente un montage qui évite cet inconvénient. Le condensateur 4 y est monté de la même façon que sur la figure 1, mais se trouve shunt4" par une forte résistance 6 qui va, par conséquent, lui permettre de se décharger lentement et de retrou- ver un état d'équilibre après que le passage par une crête de modulation l'en ait écarté. Dans ce dispositif il n'est plus nécessaire d'avoir recours à un électro- métro comme dispositif de mesure, on peut envisager un milliampéremètre 7 en série avec 6. Le fonctionne- ment du montage dépend alors uniquement de la constante de temps du circuit 4 - 6, à condition toutefois que l'impédance de 1'enroulement 2 qui fournit la haute fréquence soit assez faible pour que pendant un à-coup de modulation,'le condensateur 4 puisse se charger assez vite malgré le shunt causé par 6.
En outre, le milliampéremètre 7 doit être extrêmement amorti et cependant capable de dérrer rapidement. Ceci exige qu'un courant relativement intense y passe, donc que 6 soit relativement faible, donc que la constante de terlps du circuit 4 - 6 soit faible, ce qui rend d'autant plus
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dure la condition pour l'impédance 2 qui doit être faible et fournir beaucoup de volts. En fait, si l'on cherche à calculer dens un cas précis le montage de la figure 2 en tenant compte des caractéristiques des valves et des milliampéremètres connus, on trouve qu'il est à peu près impossible de réaliser,suivant le schéma de la figure 2, un contrôleur de modulation qui donne des indications raisonnablement approchées avec une constante de temps de l'ordre de la seconde.
D'âpres l'invention, on rend compatibles les conditions contradictoires sur lesquelles on vient d'appeler l'attention,par l'emploi indépendant ou simultané des moyens suivants: a) On attaque l'entrée du circuit 3 - 4 - 6 non pas par un transformateur tel que 2, mais par une impédance faible dans le circuit plaque d'une lampe amplificatrice relativement puissante et capable de charger le condensateur 4 dans un temps très court. b) On utilise la résistance 6 corne potentiomètre pour attaquer l'entrée d'amplificatours aussi nombreux qu'il sera nécessaire pour actionner les divers moyens de contrôle envisagés;
ainsi, il sera possible d'adapter les caractéristiques et les constantes de temps des a ppareils de mesure, sans avoir besoin de modifier ni la constante de temps du circuit fondamental 4 - 6, ni l'or- dre de grandeur de la capacité 4 cu de la résistance 6, ce qui est nécessaire à cause de l'adaptation à la valve 3 et à l'impédance 2.
c) Dans le cas eu l'appareil de contrôle est appelé à actionner entre autres, un enregistreur à déroulement lent, il est commode de donner au circuit 4 - 6 une constante de temps faible, de l'ordre de 0,2 seconde,
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qui permettra d'actionner, d'une façon nerveuse, un indicateur à peu près instantané (lampe au néon) et de faire suivre ce circuit 4 - 6 d'un second circuit détecteur à grande constante de temps, mettons,50 secondes,
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lequel actionnera alors l'enregistreur à déroulement lent sans surchargée inutilement sa oourbsyue petites pointes correspondant à des variations en inférieures en durée à 50 secondes.
La figure 3 donne un schéma montrant une réalisation. Sur ce schéma, pour ne pas le surchargeur inutilement, on n'a pas indiqué les sources de chauffage et d"alimentation en tension plaque des lampes, et les connexions correspondantes n'ont pas été figurées.
Un transf orma teur 8 fournit à la grille de la lampe 11 des volts réglables par la résistance 9 et le circuit accordé 10. C'est là le signnl dont on désire connaître la profondeur de modulation, cette lampe 11 est une lampe relativement puissante (par exemple lampe de 25 watts), laquelle débite dans une résistance 2 rela- tivement faible (2.500@) qui a la valeur voulue pour la charge rapide du condensateur 4 (O,L@F) à travers la valve 3 (aussi peu résistante que possible).
La résistance 6 vaut environ 5 mégohms (ce qui nous fera une constante de temps de 0,5seconde), dont on prend seulement 150.000 @@ pour attaquer la grille de la lampe écran 12 qui est une simple amplificatrice débitant dans une forte résistance 13 (par exemple 30.000 @) laquelle actionne ln lampe 17, dans la plaque de laquelle se trouve un tube à gaz détecteu, d'amplitude tel que par exemple celui décrit dans le brevet français deposé le 7 Juin 1932 pour : "Perfectionnements auxtubes: à déchue''. Ce tube donne dune des indications qui suivent la modulation
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initiale ou plutôt ce qu'elle devient après passage dans un circuit de constante de temps 0,5 seconde.
Simultanémant, La lampe 12 actionne-une-autre amplificatrice de puissance, tout à fnit semblable à la lampe 11, qui débite sur une résistance 2' (par exemple 8.000 @@ ) qui actionnera un second circuit détecteur celui-là à forte constante de temps, comportant la valve 3', la capncité 4' (12,5@F par exemple) et la résistance 6' (10 mégohms), d'où. une constante de temps de 25 secondes. Une partie de la résistance 6' commando alors la résistance d'une dernière lampe 15 dont le courant plaque est enregistra par le milliampéremètre enregis- treur 16 à grande inortio.
Avec les valeurs des constantes indiquées, on peut se rendre compte par le calcul que, malgré la grande constante de temps donnée au deuxième circuit détecteur 4' 6', on l'nttaque d'une façon telle et avec des lampes auffisamment puissantes pour qu'un brusque accroîssement de modulation charge sans rotnrd et sans déchet appré- ciable, le condensateur 4' et déclenche aussitôt la mise en route de l'enregistreur avec toute la vitesse compsti- ble avecson inertie .
Tour fixer les idées, un pourcentrge de modulation qui passe brusquement de 0 % à 100 % pendant 0,14 seconde et retombe ensuite à 0 % est enregistré dans ces condi- tions à moins de 3 % prés d'écart. Il faudra ensuite 25 secondes pour que l'aiguille de l'enregistreur retombe à la valc@r 1/@ de son élongtion maxima. Si, pendant ce temps, un nouveau sursaut de modulation se produit @ il sera indiqué sur la courbe avec la ..marne rapidité et avec d'autant plus d'exactitude que l'aiguille de l'enre- gistreur sera restée .'plus .voisine de son élongation maxima.
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Ces données montrent quelle grande exactitude et quelle souplesse on peut simultanément trouver dans le fonctionnement de l'appareil.