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Procédé de fabrication de produits élastiques
La présente invention a pour objet des produits composés de fibres textiles dans un état physique ou physico- chimique particulier alliées éventuellement, dans certaines conditions, à une matière élastique ou plastique et qui pré- sentent des qualités remarquables d'élasticité et de force.
L'invention comporte également l'application de ces produits à certains articles manufacturés.
On sait que les fibres textiles possèdent une élas- ticité propre qui est variable d'une espèce de fibre à une au- tre espèce. En tordant ensemble ces fibres,sous la forme d'un
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élément linéaire, on produit un accrochage des différentes fibres entre elles et l'on constitue des éléments linéaires dont la force et l'élasticité augmentent, jusqu'à certaines limites, au fur et à mesure de la torsion. La force maxima est obtenue par une torsion dite torsion saturante. Le maxi- mum d'élasticité, est obtenu par un complément de torsion. En retordant ensemble plusieurs , éléments linéaires très tordus, on forme un câble et on arri- ve encore à augmenter l'élasticité de l'élément final.
On sait d'autre part que, quel que soit le trai- tement que l'on fait subir aux fibres, il est impossible de faire pénétrer des substances telles que le caoutehouc, à l'in- térieur d'éléments linéaires formés de fibres assemblées, dès que la torsion donnée à ces fibres a atteint une limite rela- tivement peu élevée.
D'autre part, on se trouve en présence d'une demande de plus en plus développée d'articles possédant une force maxima et en même temps une grande élasticitéà savoir une élasticité dépassant notablement l'élasticité de la fibre proprement dite. Enfin, l'industrie demande des éléments linéaires ou des tissus imprégnés de matière élastique ou plastique et possédant une élasticité élevée.
Les produits actuels sont, en général, loin de ré- pondre à ces conditions. Certains d'entre eux ont uneélas- ticité initiale assez grande, tels que les câblés par exemple, mais ils présentent une très faible faculté d'imprégnation en raison- du resserrement de leurs fibres et ils ont l'inconvé- nient'd'être très peu compressibles transversalement,ce qui fait que lorsqu'ils sont en contact les uns avec les autres eb qu'ils sont soumis à des effets de flexion ils agissent l'un à
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l'égard de l'autre comme le feraient des limes.
D'autres produits, tout en ayant une imprégna- tion poussée très profondément, présentent le désavantage de manquer complètement d'élasticité.
La présente invention a pour objet des produits qui se présentent soit sous la forme d'éléments linéaires soit sous la forme de tissus et qui possèdent, au contrai- re de ceux visés ci-dessus, à la fois de hautes qualités de force et d'élasticité; ils présentent, d'autre part, une; compressibilité transversale élevée et il est facile de les obtenir dans des conditions telles que l'imprégnation de la matière élastique ou plastique soit plus ou moins profonde ;et soit par exemple effectuée jusqu'au coeur non seulement du fil mais encore des fibres élémentaires.
Dans cet état d'imprégnation, leurs qualités de force et d'élasticité sont portées à un degré encore plus élevé et il est possi- ble dans le dit état de régler et fixer le taux d'élastici- té rémanente du produit. lies produits non imprégnés conformes à l'inven- tion se présentent sous la forme d'éléments textiles, fils retors spéciaux ou tissus, peu tordus et très compressibles dans le sens transversal dans lesquels les fibres, qui se trouvent dans un état de gonflement et de contraction par rapport à la même fibre dans son état normal, ne sont pas comprimées les unes contre les autres et sont pourtant accrochées énergiquement les unes aux autres. La fibre de ces.éléments est plus ou moins hydrolysée.
Non seulement la force et l'élasticité de la fibre elle-même sont plus élevées que celles de la fibre normale mais encore la force et l'élasticité de l'élément conforme à l'invention sont
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supérieures à cellesdu même élément formé de fibres normales et possédant la même torsion.
Dans les produits imprégnés conformes à l'inven- tion, la carcasse textile de l'élément présente les mômes caractéristiques et les mêmes propriétés que celles des pro- duits non imprégnés et la substance d'imprégnation imbibe ot pénètre plus ou moins l'élément textile ou la fibre en pro- fondeur et, on tout état de cause, constitue pour les fibres do l'élément un ciment qui fixe ses propriétés do résistance à la rupture et d'élasticité.
Contrairement à ce qui a été proposé précédemment, et qui conduit, par un traitement hydrolysant; à des produits dans lesquels l'élasticité n'est que celle de la fibro propre- ment dite ou dans lesquels la résistance à la rupture est colle de la matière imprégnante, parce que les fibres ne sont pas accrochées les unes aux autres par une torsion appropriéo, la présente invention prévoit la disposition de fibres gon- flées et cohtractées sous forme d'éléments linéaires à tor- sion, il est vrai très ouverte, mais comportant néanmoins une certaine torsion ou un trajet particulier des fibres éqriva- lant à une torsion, ces fibres étant cimentées entre elles en ce qui concerne leur accrochage réciproque sans que l'éls- ticité de la carcasse textile soit diminuée.
Les déplacements des fibres les unes par rapport aux autres, peuvent se produi- re avec une certaine aisance et l'alliance de la fibre, dont l'élasticité a été augmentée par rapport à la normale, et do la substance imprégnante est telle que l'élasticité des éléments linéaires ou du tissu, constitué avec ces éléments, est très notablement supérieure à celle de la fibre olle-mmo ou d'un fil qui ne possède pas de gonflement et de raccourcis- sement.
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Dans les éléments linéaires conformes à la pré- sente invention, l'élément textile proprement dit se présente soit sous la forme d'un fil simple très peu tordu, sans impré- gnation ou imprégné de matière élastique ou plastique, et dans lequel la fibre est à l'état de gonflement et de con- traction et plus ou moins hydrolysé, soit sous la forme do retors spéciaux non imprégnés ou imprégnés, à plusieurs brins, dans lesquels les fibres qui apparaissent à l'exté- rieur des brins se trouvent sensiblement dans un plan diamé- tral passant par l'axe de l'élément et suivent un trajet sinueux passant de l'extérieur de l'élément à l'intérieur et de l'intérieur à l'extérieur, tandis que les fils situés à l'intérieur des brins suivent des trajets mixtes hélicoïdaux et sinueux se rapprochant ou s'écartant de l'axe de figure de l'élément.
Pour fabriquer un fil simple conforme à l'invon- tion, on part d'un assemblé de fibres, par exemple d'une mèche de coton, ayant reçu une faible torsion puis, on pro- duit une contraction et un gonflement de cet assemblé et de sa fibre par exemple en le soumettant à un traitement hydro- lysant au moyen d'un agent approprié tel qu'un acide ou un alcali sans qu'il y ait de tension exercée sur l'assemblé.
Le fil se contracte et se gonfle fortement mais comme il peut le faire librement ses fibres ne se resserrent pas les unes contre les autres,bien au contraire. Après rinçage et séchage on est en possession d'un fil simple, à torsion faible et très ouverte mais qui, par suite de l'accro- chage des fibres sous l'effet du traitement d gonflement et de contraction, possède une force notablement accrue et une élasticité très élevée alors que l'assemblé initial avait
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une force et une élasticité pratiquement nulles.
Les retors spéciaux conformes à l'invention sont obtenus à partir d'une mèche qui a une résistance à la rup- ture pratiquement nulle et à laquelle on fait subir une rota- tion d'un certain nombre 'de tours dans un sens; après quoi l'on dispose parallèlement plusieurs de ces mèches et l'on donne à l'ensemble ainsi constitué une torsion qui est en sons inverse de la torsion initiale de chaque mèche et qui est d'un nombre de tours égal à celui dont chaque mècho a été elle-même tordue. Un tel retors spécial dans lequel la tor- sion initiale de chaque brin paraît avoir été détruite par la-torsion inverse donnée à l'ensemble, est alors traité comme il vient d'être dit pour le fil simple, en vue de son gonfle- ment et do sa contraction.
Contrairement à ce que l'on pour- rait penser, il possède des qualités extraordinaires de force et d'élasticité. Sa force est supérieure, à poids égal, à colle des éléments tordus mais non encore traités entrant dans sa composition. Quant à son élasticité, elle dépasse de façon consi- dérable celle des éléments initiaux utilisés mais non encore traités.
Le traitement de gonflement et de raccourcissement est de préférence effectué de façon à donner un gonflement et un raccourcissement maxima et aussi homogène quo possible.
L'agent de traitement propre à donner cet effet doit donc réaliser une action de gonflement et de raccourcissement très poussé sans détériorer la fibre. Les agents transformant la fibre on hydro-cellulose sans détériorer donnent un tel résultat.
Conformément à l'invention, le traitement do con- traction et de gonflement est opéré soit au moyen d'alcalis, soit au moyen d'acides, soit au moyen d'autres agents hydroly-
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sants, mais les alcalis ou les acides donnent de meilleurs résultats. L'effet optimum est atteint par les alcalis, notamment par la soude, dans des conditions données de con- centration,de température et de durée.
Le traitement par ces agents met l'opérateur en possession d'un élément linéaire gonflé et contracté dans lequel, grâce à la faible torsion initiale, les fibres ne sont pas sensiblement comprimées les unes contre les autres.
L'accrochage réciproque des fibres est cependant suffisam- ment augmenté par le traitement en question pour que la ré- sistance à la rupture du produit obtenu atteigne un degré élevé. L'élasticité a, elle-même, crû dans des proportions considérables et pela non seulement du fait de la transfot- mation de la matière de la fibre en une matière plus élas- tique, mais encore.du fait de l'état auquel l'élément liné- aire initial s'est trouvé amené. De plus, l'élasticité rémanente d'un tel élément linéaire traité, o'est-à-dire l'élasticité qui subsiste après une traction sous une force dépassant oelle qui produit le premier allongement permanent, est beaucoup plus grande.
Le coton est un textile qui sa prête partiou- lièrement bien à l'application du présent procédé. Toutes fois, d'autres textiles comme par exemple le jute, le lin, le chanvre, la ramie et les autres textiles analogues peu- ¯vent également @tre traités avec un grand succès.
Voici un:premier exemple de réalisation d'un fil conforme à l'invention. On part d'une mèche de prépa- ration de filature,;en coton ayant reçu une faible torsion (par exemple 140 tours) puis on trempe cette mèche à liétat écru ou débouilli, sous forme d'écheveau libre dans une les- . ,
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sive de soude caustique d'uno concentration de 5 à 35 Bé, à une température de 8 à 18 C et pondant un temps variant de 5 à 30 minutes, suivant le degré de gonflement et do con- traction que l'on veut obtenir. Avec une lessive de soude à 35 Bé, une température de 18 C et une durée de traitement de 30 minutes, on obtient un fort gonflement et uno contrac- tion atteignant 30 %.
Un fil de ce genre pesant après trai- tement à la soude dans cos conditions ci-dessus, 500 milli- grammes par mètre a atteint une résistance à la rupture de 9 Kg.500 avec un allongement de 30 %, tandis qu'un câblé do coton de môme poids s'est rompu à 7 Kg. 500 avec un allonge- ment de 25 % seulement. On voit qu'un élément linéaire ini- tial sans intérêt industriel direct est devenu par le simple traitement conforme à l'invention un élément linéaire utili- sable dans l'industrie et présentant des qualitéd de force et d'élasticité supérieures à celles de produits textiles beaucoup plus coûteux à réaliser.
Do plus, le nouveau pro- duit présente une compressibilité transversale très grande et, ainsi qu'il sera détaillé plus loin, une grande faculté de pénétration par les matières élastiques ou plastiques.
Au lieu de fils simples qui donnent déjà des résultats intéressants, il,y a intérêt à utiliser do pré- férenco des retors inversas ainsi qu'il a été dit plus haut.
Voici un deuxième exemple de réalisation rolatif à l'obtention d'un retors inverse conforme à l'invention. On prond une mèche de préparation de filature, en coton nu pos- sédant par conséquent aucune résistance sensible à la rupture et on lui donne une torsion de, par exemple, deux cents tours à droite. On dispose parallèlement à cette dernière une sc- conde mèche tordue dans les mêmes conditions, puis 1'on donne
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à l'ensemble ainsi formé une torsion de deux cents tours à gauche autour d'un axe hypothétique commun aux deux mèches et passant par l'axe de figure de l'ensemble formé par les deux mèches parallèles. Cette torsion inverse a pour effet de faire foisonner l'élément linéaire en supprimant, ou tout au moins, en diminuant fortement -------- la compression ré- ciproque des fibres entre elles.
Le retors invorse ainsi constitué est traité par la soude dans les mornes conditions de concentration, de température et de durée que le fil sim- ple qui vient d'être décrit. Un,tel rebors inverse, après traitement par la soude, posséde des qualités remarquablos de force et d'élasticité. Il a en outre la propriété do ne pas so détordre et ses fibres sont rigoureusement accrochées les unes aux autres. On trouvera ci-dessous l'indication do résultats obtenus conformément à l'invention.
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Traitement en soude caustique
Mèche coton haute Egypto do 32 à 33cm. de longueur de fibro, qualité cardée 2,5 (2.500 m. aux 500 gr.) 2 bouts 200 tours au mètre, à droite 1 pour chaque mèche, torsion inverse de 200 tours des deux mèches assemblées.
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30 Bé, 18 C. 15 minutes
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Poids 520 gr. aux 1.000 mètres, fibres non serrées.
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20 Bé, 8 C, 30 minutes
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Poids 520 gr, aux 1. 000 mètres, fibres non serrées.
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III Avant traitement à la soude
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Un câblé de même matière, pesant 500 gr. aux 1.000 m, comprend un assemblage de 15 fils H 18 , une torsion de filature de 800 tours, une torsion de retordage de 690 tours dans le même sens et une torsion de câblage de 350 tours, possède les caractéristiques suivantes :Rupture 7.500, al- longement à la rupture 24 % fils très serrés les uns contre les autres.
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En prenant deux mèches de coton pesant au total 380 mmg par mètre, en les tordant à 140 tours par mètre à droite, puis, après assemblage, à 140 tours par mètre à gau- che, et en les traitant comme il est dit ci-dessus, on obtient un fil pesant 500 mmg par mètre, la contraction en longueur au traitement ayant été de 30 % alors que la résistance initiale du fil de départ tordu à 140 tours était de 6 kg. 200 et l'é- lasticité de 10 %. Ce retors traité possède une résistance de 9 kg.500 et une élasticité de 36 %. On a obtenu sur le jute 25 % d'élasticité alors que chacun sait que cette fibre, à l'état naturel, possède 3 % d'élasticité seulement et est, par conséquent, très cassante.
Les produits conformes à l'invention sont d'une régu- larité parfaite et ont des propriétés de résistance et d'al- longement mathématiquement régulières inconnues jusqu'à ce jour dans l'industrie textile;'ils ont une surface lisse et plastique et sont compressibles transversalement; à poids de coton égal, ils ont des allongements de 50 % plus élevés;leur prix de revient est très bas étant données la suppression des opérations de peignage, de filature, de retordage et de câbla- ge et l'existence des seules opérations de torsion donnée à la mèche dans un,sens puis, de torsion inverse donnée à l'élément assemblé dans l'autre sens.
Toutes ces propriétés et ces qua- lités se retrouvent à un degré plus ou moins élevé par appli- cation de l'invention à toutes les fibres, pour tous les fils peu tordus, pour tous les retors inverses, pour tous les câblés formés de retors ouverts conformes à l'invention. Il est en- tendu, en effet, que, conformément à l'invention, une mèche pu un fil unique traités dans les mêmes conditions peuvent être retordus et câblés. Ils donnent dans ce cas des résultats
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d'élasticité surprenants, l'élasticité due au retordage ou au câblage se superposant à l'élasticité obtenue par le traite- ment.
Quoique les agents mis en oeuvre dans la présente invention pour le traitement de l'élément linéaire initial de départ, fil ou retors inverse, puissent être les mêmes que ceux utilisés dans l'industrie de mercerisage, à savoir les alcalis, il ne saurait être question, en aucune façon, dans le présent procédé, d'une opération de merceri- sage. Le mercerisage est, en effet, une opération qui se traduit par le maintien des dimensions linéaires initjales du produit, une tension intervenant à un moment donné du procédé.
Le procédé de la présente invention se dif- férencie complètement de l'opération de mercerisage non seu- lement parce qu'aucune tension n'intervient et qu'au contrai- re, on laisse l'élément linéaire ou tissu se contracter li- brement,'mais encore parce que l'action de l'agent de gonfle- ment et de l'agent de contraction atteint de préférence toute la masse de la fibre et qu'elle est utilisée dans des condi- tions de concentration de température et de durée différentes de celles du mercerisage. Les produits traités dans les con- ditions du présent procédé n'ont pas une surface brillante comme celle des produits mercerisés; examinés au microscope, ils ont, au contraire, après traitement une surface ridée et rugueuse.
Les produits conformes à l'invention trou- vent leur application pour la constitution de tous articles comprenant des fils retors ou câblés et qui requièrent' des qualités élevées de résistance et d'élasticité. Il est à
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remarquer qu'un tel fil n'a rien de commun avec les produits connus sous le nom de "crin de Florence" ou "racincoanglaise" qui sont d'origine animale et se présentent sous la forme d'un crin si les fibres élémentaires sont respectées.
Sans que la liste qui suit soit limitative en ce qui concerne les applications possibles faisant partie de l'invention du nouveau matériau, on peut citer les câbles, les cordes, tresses, tissus, entrant dans la constitution de courroies de transmission, sangles,courroies de transporteur, tuyaux d'arrosage ou d'incendie,bâches,sacs (principalement les sacs devant supporter les chocs), cordes, filets de pèche, filtres,lacets de chaussures, garnitures de cardes, jointe; le guipage, etc...
Les propriétés de ,force et d'élasticité des pro- duits conformes à l'invention se trouvent fixées lorsqu'on soumet ces produits à une imprégnation au moyen de matières élastiques ou plastiques.
L'imprégnation peut avoir lieu, soit au moyen de suspension ou dispersion naturelles ou synthétiques, con- centrées ou non, de caoutchouc ou autre matière élastique on plastique (balata.etc...) ou bien au moyen d'une dissolucion de ces matières dans un solvant volatil.
L'imprégantion a lieu par application extérieure
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au pinceau ou à la machine à calandrer ou, suivant le cas, par trempage, avec ou sans intervention du vide ou de la pression et avec ou sans préparation spéciale de la fibre pour favoriser la pénétratipn de la substance imprégnante,
Si, pour produire le gonflement et la contrac- tion de la fibre, on a utilisé des agents, tels que les al- calis par exemple, qui mettent la surface de la fibre dans un état tel qu'il ne provoque pas la floculation. ou la coa- gulation du caoutchouc et n'empêche pas sa pénétration à l'intérieur de l'élément linéaire, et surtout si ce traite- ment favorise au contraire la pénétration du caoutchouc, on pourra procéder à l'imprégnation sans précautions spéciales.
Ce sera, par exemple, le cas des alcalis. Le vide et la pres- sion ou même un seul dtentre eux, quoique pouvant être mis en oeuvre, ne sont pas nécessaires .-Si le traitement do gon- flement et de contraction conduit, au contraire, à une flocu- lation ou à une coagulation du caoutchouc au contact de la fibre et, par suite, à un empêchement de la pénétration du caoutchouc, on fera subir de préférence à la fibre, un trai- tement intermédiaire, par tout procédé actuellement connu ou proposée susceptible de développer l'imprégnation, à moins que l'on agisse sur a substance imprégnante pour la rendre directement absorbable par l'élément linéaire traité.
Si l'imprégnation est effectuée au moyen d'une dissolution, il faudra naturellement sécher l'élément avant imprégnation. Si l'on fait usage de latex ou de suspensions analogues naturelles ou synthétiques, il ne sera pas néces- saire de procéder préalablement à un séchage.
Si le produit ne doit pas être incorporé à un article contenant du caoutchouc, on le sèchera et on le vul-
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canisora. S'il doit y ôtre incorporé, on le séchera.
L'imprégnation peut être faite, soit sous forme d'éléments linéairessoit sous forme de tissus préparés avec les dits éléments. Les produits ainsi imprégnés peuvent contenir jusqu'à 100 % do caoutchouc par simple imprégnation sans réinduction. On peut évidemment procéder à une nouvelle induction, mais dans la très grande majorité dos cas, elle est inutile.
Les fils retors et tissus imprognés seront uti- lisés soit tels qu'ils sortiront du traitement d'imprégna- tion, avec coagulation éventuelle du caoutchouc par tout agent appropr.. tel, par exemple, que l'acide acétique ou bien il leur sera appliqué avant séchage ou après séchage mais avant vulcanisation, une tension (voit dans un sons, soit dans les deux sens'pour les tissus) afin de faire dis- paraitre une partie de l'allongement élastique; le séchago ou la vulcanisation fixeront l'allongement initial ainsi donné, qui servira de point de départ pour les allongements élastiques et déterminera l'élasticité rémanente.
Dans le cas d'un tissu, cette manière de faire permet non seulement de supprimer l'élasticité du produit fini dans une direction où elle n'a pas lieu d'exister, par exemple dans la dimension transversale d'une courroio, mais encore elle permet de regagner tout ou partie de la surface perdue à la contraction. On pourra môme, dans le cas d'un tissu très élastique, dépasser la dimension initiale et fixer le tissu dans cette nouvelle dimension.
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Le degré d'imprégnation sera réglé par exemple par ou la durée d'immersion de l'élément linéairztdu tissu dans le bain de substance imprégnante (suspension ou dissolution).Pour une imprégnation complète la durée de séjour dans le bain pourra atteindre et dépasser une dizaine d'heures. Le latex naturel ou concentré et contenant de préférence tous les éléments néces- 'saires à la vulcanisation est particulièrement indiqué pour une telle imprégnation. Etant-donné l'état de gonflement de la fibre et la nature de sa surface la fibre boit littéralement la substance imprégnante. Elle en est intimement pénétrée et en'est enrobée. Après imprégnation et avant séchage ou vulca- nisation on coagule la substance imprégnantê si celle-ci a besoin d'être coagulée, comme c'est le cas du caoutchouc.
Cette coa- gulati.on est effectuée, de préférence, au moyen d'un acide vola- til tel que l'acide acétique.
Voici quels ont été en pratique les résultats de l'imprégnation par du caoutchouc de latex des éléments linê-. aires des tableaux ci-dessus se rapportant au retors inverse 2,5/2 bouts 200 tours à droite, 200 tours à gauche. Le caout- choutage a été obtenu par immersion dans du latex naturel pendant heures , suivie d'une coagulation à l'acide acé- tique,d'un séchage et d'une vulcanisation.
Pour le tableau I
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Dans le cas du tableau II
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Si donc l'on part d'un retors tel que celui donné ci-dessus à titre d'exemple, pesant 520 gr.
aux mille mètres et ayant une résistance à la rupture de 7,500 g. à 9 avec un allongement de 24 à 30 %, et qu'on l'imprègne de caoutchouc de latex jusqu'à 18 % de son poids initial, on obtient un fil mixte textile caoutchouc ayant une résistance à la rupture de 9 kgs. avec un allongement de 20 à 23 % et un allongement rémanent. de 5 à 5,5 % sous une tension de 4,500 kgs. Cet allongement rémanent est supérieur de 20 % à celui du retors non imprégné.
Ainsi qu'on peut s'en rendre compte,lea qualités de résistance à la rupture et particulièrement d'allongement d'un tel retors inverse imprégné sont considérablement supérieurs à celles d'un câblé imprégné de même poids de même textile et de même substance imprégnante. Cette différence provient de ce que les câblés ordinaires ne peuvent être imprégnés qu'en surface.
En outre l'imprégnation diminue encore la faculté de compression transversale du câblé. Dans le retors imprégné conforme à l'in- vention, au contraire, l'allongement se produit en majeure par- tie par l'allongement de la fibre proprement dite. D'autre part le redressement, des fibres est beaucoup moins gêné par suite de la
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disposition spéciale des fibres et de leur absence de serrage, que dans un câblé ordinaire imprégné. De plus l'homogénéité du produit conforme à l'invention fait que toutes les fibres travaillent simultanément au même taux, d'oùl'accroissement de force. Ceci n'est pas le cas dans un câblé imprégné.
L'imprégnation est effectuée soit sur le fil ou .retors inverse soit sur le tissus tissé avec les fils de retors inverse.
Les produits imprégnés conformes à l'invention (fil simple, retors inverse) reçoivent leurs applications dans tous les produits où l'on doit incorporer à d'autres matiè- res , par exemple au caoutchouc, des fils mixtes textile- caoutchouc. On peut citer, à titre de simple exemple, le web- cord, les courroies de transmission ou de transporteurs ,les cordes et cordages, les filets, les lacets, les joints, les garnitures de cardes et de freins , les bandes absorbant les vibrations, les tuyaux, les boyaux de freins, les pneumatiques, les semelles de chaussures, les bandes, les tissus imperméables à l'acide et perméables à l'eau, les organes souples de trans- mission,etc...
Dans le cas du web-cord on pourra : soit former la nappe avec des fils ou retors inverses non traités puis traiter par l'agent de gonflement et de contraction et enfin Imprégner et coaguler et sécher; ou bien former la nappe au moyen de fils ou retors inverses traités puis imprégnés', coa- gulés et séchés. Dans les deux cas il faudra avoir soin de ne pas exercer de tension sensible sur le fil ou retors pendant le traitement. Un tel web-cord possède l'avantage énorme d'avoir une élasticité rémanente élevée, ce qui.ainsi qu'on le sait n'existe que fort peu dans les web-cord actuels et limite l'ap- plication du procédé de fabrication des bandages pneumatiques dénommés "flat band process".
Un autre avantage du web-cord
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conforme à l'invention est sa compressibilité transversale qui fait qu'il n'agit pas comme une lime ainsi que les câblés actuels et ce qui en outre permet de comprimer sans inconvé- nient, sous uno épaisseur réduite, un nombre plus important de nappes que par le passé ce qui confère aux bandages fabriqués avec de telles nappes des qualités d'élasticité supérieures et une résistance plus élevée par m/m2 . Un tel web-cord en nappe simple ou multiple, avec ou sans com- pression préalable, sera utilisé à la manière connue dans la fabrication des bandages pneumatiques.
Pour la fabrication des courroies on appliquera l'un sur l'autre à brins croisés à 90 ou en oblique, plusieurs couches de web-cord conforme à l'invention et on vulcanisera le tout sous pression, après avoir interposé ou non, entre les différentes couches de web-cord, une feuille de gomme L'adhérence des nappes de web-cord et des feuilles de gomme sera éventuellement améliorée par application entre elles de dissolution de caoutchouc ou de balata, chargée ou non de substances propres à assurer la vulcanisation.
L'élasticité n'étant pas nécessaire dans le sens transversal de la cour- roie les couches de web-cord dont les fils seront disposas dans le dit sens pourront être soumises - soit avant séchage du web-cord imprégné, soit après séchage et avant vulcanisa- tion, soit avant assemblage des nappes entre elles,soit après assemblage - à une traction avant séchage ou, le cas échéant, avant vulcanisation, de façon à faire disparaître l'élastici- té dans ce sens et à ramener le web-cord à sa dimension initiale avant contraction et gonflement. Le séchage ou la vulcanisation fixeront le web-cord dans son nouvel état d'extension.
Au lieu de faire disparaître toute l'élasticité on peut n'en conserver qu'une partie soit dans le sens de
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Dans le sens de la longueur on ne laissera par exemple que juste l'élasticité rémanente nécessaire pour le bon fonction- nement de la courroie.
On peut encore constituer des courroies sans fin, moulées ou non, au moyen de torons de fils ou retors Imprégnés, conformesà l'invention, ces courroies étant soumises avant séchage ou vulcanisation à une traction qui les allonge et leur enlève une partie de leur élasticité ne laissant subsister que l'élasticité rémanente nécessaire. Après quoi la couricie est en,tout état de cause vulcanisée,soit à l'état naturel, soit en moule sous pression. Le toronnage est effectué de préférence au moyen d'un seul toron de grande longueur dont on forme. tout d'abord une boucle puis, que l'on enroule en hélice sans serrage autour de cette boucle jusqu'au point de départ et que l'on continue à enrouler ainsi jusqu'à ce qu'on ait obtenu une corde régulière composée d'un nombre de torons suffisants.
Les extrémités libres du toron sont rentrées à l'intérieur. L'âme textile ainsi constituée est ensuite .imprégnée par exemple de latex ou de dissolution de caoutchouc, dont elle s'imprègne. Après quoi on retire du bain, on coa- gule, on sèche et on vulcanise après avoir éventuellement réglé à la valeur voulue la longueur et par suite le point de départ des déformations élastiques de la courroie ainsi obtenue. Afin de mieux remplir les vides intérieurs situés entre les torons on peut enrouler en même temps que les torons et entre eux un fil ou une bande de caoutchouc non vulcanisé qui sera incorporé par la vulcanisation finale.