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Perfectionnements aux procédés et appareils pour l'ondulation permanente des cheveux.
La présente invention est relative à des perfec- tionnementd aux procèdes et appareils pour l'ondulation perme- nente des cheveux.
Dans l'ondulation permanente des cheveux, il est actuellement d'usage d'enrouler lesmèches de cheveux sur une tige à friser, et de mettre ensuite les mèches de cheveux ain- si enroulées en contact avec les vapeurs d'un liquide ou lo- tion contenant ou libérant généralement de l'ammoniaque. La lotion est généralement appliquée soit directement sur les che veux soit au moyen de sachets de toile,papier,ou autre salière
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absorbante analogue enroulés autour de la mèche de cheveux enroulée,, la lotion étant alors vaporisée par application de chaleur*
Dans tous les procédés de ce genre proposés jus qu'ici, il a été nécessaire, autant qu'on le sache, d'utiliser une chaleur considérable, pour la raison qu'on provoque la vaporisation de la lotion à l'aide de chaleur rayonnée ou conduite.
Cette chaleur est généralement produite à l'aide de résistancesélectriques placées autour du sachet. Par suite de cette chaleur élevée, qui est fréquemment dans le voisin- nage de 230 C., il est nécessaire d'employer des tensions élevées qui sont dangereuses à la fois pour l'opérateur et pour la personne dont on ondule les cheveux. Les tensions généralement utilisées sont celles obtenues directement du réseau urbain et, par eonséquent, elles sont d'au moins 100 volts. Les températures élevées sont également dange- reuses pour la cliente, car il peut en résulter de fortes brûlures du cuir chevelu et, en outre, si un des sachets est insufisamment saturé et sèche avant les autres, la mèche de cheveux qu'il entoure risque d'être roussie et abîmée.
D'après l'indication succincte donnée ci-dessus de l'état de la technique actuelle, on comprendra qu'il a également été nécessaire d'employer des éléments séparés con- tenant la lotion et des éléments de chauffage séparés.
L'invention a pour but de remédier aux dangers et aux inconvénients mentionnés ci-dessus et, à cet effet, de produire la chaleur requise dans la solution même à onduler les cheveux ou dans la solution contenant des ingrédients d'ondulation des cheveux.
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Une-caract 6ristiqe de la forme de réalisation
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préférée de l'appareil consiste également dans la construc- tion du tampon, qui comprend une feuille de matière absorbante flexible à chaque côté de laquelle est attachée une mince feuille métallique flexible, le tampon de chauffage complet, lorsque la matière absorbante est imprégnée de lotion et en- roulée autour de la mèche de chevaux enroulée, formant une cellule électrolytique qui à la fois chauffe la lotion absor- bée et l'applique aux cheveux.
Une forme de réalisation préférée va être décrite ci-après en reérence au dessin annexé, dans lequel :
La fig. 1 est une vue perspective, du tampon de chauffage;
La fig.2 est une coupe faire suivant la ligne 2-2 de la fig. 1; la fig. 3 est une vue de côté, partie en coupe, du tampon de chauffage appliqué sur un ruban enroulé autour d'une mèche de cheveux qui est elle-même enroulée autour d'une tige à friser,,,
En se reportant au dessin, on voit que le tampon de chauffage comprend une couche assez mince de matière absor- bante 1, telle que du feutre ou de la flanelle, qui est de préférence légèrement plus longue d'une mèche de cheveux enroulée et prête à être chauffée, et est légèrement plus large que la circonférence de cette mèche de cheveux enroulée,
de façon que cette dernière puisse être complètement renfermée dane la feuille absorbante.
Sur le côté intérieur de la feuille de feutre ou flanelle 1 est placée une très mince feuille métallique perforée 2, ou autre {..étal percé de petits trous, qui est légèrement plus étroite que la feuille de feutre ou flanelle,
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Les perforations faites dans la mince feuille métallique 2, sont de préférence réparties sur toute sa surface.
La dite feuille métallique peut être très ince et peut être renforcée par une usinée feuille de papier parchemin 6, dont les per- forations coincident avec celles de la feuille métallique 2, la feuille de papier parchemin étant fixée à cette dernière par une légère couche de cire, le papier servant également à isoler électriquement la feuille métallique 2 de la tige à friser.7.Le papier 6 sert encore à empêcher que les cheveux puissent être décolorés par contact avec cette mince feuille de métal pendant l'opération de chauffage.
Sur le côté extérieur de la feuille 1 est placée une feuille de !¯.étal 8 qui n'est pas perforée et est plus épaisse que la feuille 2. Cette feuille métallique extérieure est de préférence plus large et plus longue que la feuille de iaatière absorbante 1 et constitue une enveldppe dans laquelle est contenue la matière absorbante, la feuille métallique intérieure et la mèche de cheveux enroulée à onduler
Les diverses feuilles sont de préférence maintenues assemblées par une piqûre 9 dans la position montrée fig. 1, flans laquelle la feuille métallique perforée 2 et la feuille de papier perforée 6 sont placées sur la feuille absorbante 1 avec des bords égaux de feutre 3 le long des deux bords de la feuille métallique et de la feuille de papier.
A l'extré- wité inférieure du tampon, la feuille métallique per forée 2 est de préférence espacée de l'extrémité de la feuille de feutre pour former un bord en feutre 4 un peu plus large, qui peut être placé à la base de la tige à friser 7 immédiatement au-dessous de la partie inférieure de la mèche de cheveux enroulée et entre celle-ci et le cuir chevelu, afin
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d'absorber la lotion gui pourrait avoir tendance à tomber goutte à goutte sur le cuir chevelu de la cliente. L'extrémité supérieure 5 de la mince feuille métallique 2 constitue une borne à laquelle peut être raccordé aisément un conduc- teur électrique après que le tampon a été enroulé, comme représenté fig. 3.
La feuille métallique non perforée 8 s'étend au- del à d'un bord de la feuille de feutre 1, avec son extrémité supérieure s'étendant légèrement au-dessaus du bord supérieur- de la feuille de feutre pour constituer un étroit rebord Isolant 10, en feutre, entre les deux feuilles métalliques. Le bord inférieur de la feuille métallique non perforée s'étend sur une légère distance au-dessous de l'extrémité inférieure de la feuille de feutre et est suffisamment épais tout en étant cependant suffisamment pliable pour constituer un joint plissé ou froncé 13 entre la mèche de cheveux chauffée et le cuir chevelu de la cliente. La feuille métallique non perforée est, de préférence, d'une largeur suffisante pour permettre qu'elle soit enroulée autour de la mèche de cheveux en faisant plus d'un tour.
Le large bord 4 n'est pas chauffé pendant l'opération d'ondulation, du fait qu'il n'est pratique- ment traversé par aucun courant, ce qui aide à maintenir le cuir chevelu frais et à refroidir le liquide qui pourrait tom- ber sur le cuir chevelu.
Bien que les feuilles métalliques utilisées puis- sent être faites de tout métal approprié, on a trouvé qu'une mince feuille da plomb, contenant' de préférence une très faible quantité d'étain, donne des résultats très satisfaisants, car elle n'est pas sérieusement attaquée pendant le procédé d'ondulation, elle ne décolors pas les cheveux, elle conserve
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la forme qui lui a été donnée en l'enroulant autour de et la mèche de cheveuxn la plissant ou en la fronçant à la partie inférieure de la tige à friser, elle ne peut pas être polarisée et elle peut être utilisée avec du courant continu ou du courant alternatif* Une mince feuille métallique de ce genre a également un point de fusion relativement bas,
de sorte que tout court-circuit se produisant dans cette feuille détermine une fusion immédiate localisée, ce qui réduit au minimum tout danger possible dû à un court-circuit.
Les tampons de chauffage suivant la présente invention permettent de chauffer la mèche de cheveux jusqu'à l'extrémité inférieure de la tige à friser, et les deux feuilles métalliques sont facilement accessibles pour y raccorder les conducteurs amenant le courant à ces dernières. la fixation du papier à la mince feuille métallique intérieure à l'aide de cire, a pour effet de renforcer cette mince feuille métallique pendant que le tampon est appliqué sur la mèche de cheveux enroulée sur la tige à friser.
Suivant le procédé faisant l'objet de la présente invention, le tampon de chauffage est saturé d'une solution à onduler les cheveux qui a une conductibilité élevée. Une solution de ce genre peut être constituée par du carbonate ou borate d'ammonium dissous dans l'eau, bien que de nombreuses autres solutions puissent convenir, Lorsque l'électrolyte consiste en une solution d'ammoniaque ou d'un sel d'ammonium, le passage du courant électrique à travers la lotion ou élec- trolyte produit de la chaleur sous l'action de laquelle l'électrolyte libère de la vapeur et des vapeurs d'ammoniaque qui s'échappent à travers les perforations et viennent sur
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la mèche de cheveux enroulée Les vapeurs sont condensées par les cheveux,.
l'ammoniaque agissant à la manière connue pour assouplir les cheveux et leur donner une ondulation permanente.
Juste avant l'enroulement, les tampons de chauf- fage sont humectés à l'aide de la lotion servant à onduler les cheveux, et la lotion en excès peut être exprimée des dits tampons* Chaque tampon est alors placé sur une mèche de che veux enroulée avec le papier perforé appliqué contre la mèche qui a été convenablement enroulée sur une tige à friser 7 et recouverte d'un ruban 12, le bord.de feutre 4 se trouvant à la base de la tige à friser, et la feuille métallique non perforée s'étendant latéralement à partir de cette dernière. le tampon est alors enroulé autour de la tige à friser, et la feuille métallique non perforée est enroulée autour du reutre pour renfermer la mèche de cheveux à l'intérieur du dit tampon.
La partie inférieure de la feuille métallique non perforée peut alors être plissée ou froncée au-dessous de la tige à friser, soit à la main, soit à l'aide d'un outil approprié à plisser ou froncer.
La tige à friser 7 est de préférence creuse et est perforée sur toute sa longueur@ de façon que, si on le désire, une pièce de matière absorbante humectée à l'aide d'une solu tion à onduler les cheveux peut être introduite à l'intérieur de la dite tige 7. Pendant l'opération, la solution humectant la dite pièce en matière absorbante est vaporisée par le géné- râleur de chaleur à l'intérieur de la cellule électrolytique et en sort en traversant la mèche de cheveux frisée.
Un contact est établi avec les électrodes du tampon, comme montré fige 3, et le circuit est fermé* Le chauffage
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de la lotion commence presque immédiatement et la température d'ébullition est atteinte en moins de deux minutes. Cette température est maintenue, mais n'est jamais dépassée, dans la lotion tant qu'il y a une humidité suffisante dans le tampon de feutre pour conduire le courant* Dans la pratique,. le courant est généralement coupé au bout d'un laps de temps prédéterminé, par exemple par un interrupteur à temps approprié, ce laps de temps dépendant de la nature des cheveux et du genre d'ondulation désiré, ainsi que cela est déterminé par l'adresse et l'expérience du coiffeur.
Toutefois, si par inadvertance on laisse passer le courant pendant un temps plus long, il est néanmoins impossible de brûler ou de roussir les cheveux, pour la raison que dès que l'humidité contenue dans le tampon a été en principe éliminée, le courant cessera de passer. En d'autres termes, la production de chaleur dépend de la présence d'humidité dans le circuit, et, par conséquent, cette carac- téristique de l'invention constitue un moyen de sécurité auto- matique empêchant que les cheveux soient brûlés ou roussis*
Suivant la présente invention, la tension du courant amené aux tampons d'ondulation des cheveux est modifiée pendant la période de chauffage et est plus faible pendant la partie initiale de cette période de chauffage que pendant la seconde partie ;
toutefois, une tension suffisante (généralement inférieure à 5 volts) est employée pour assurer un chauffage initial rapide des tampons et pour les maintenir à la tempes rature d'ondulation pendant .toute la période de chauffage.
Ceci est de préférence effectué en utilisant une source d'éner gie ayant une tension assez constante, telle qu'un transforma- teur abaisseur bien réglé, et en interposant entre cette source et chacun des tampons d'ondulation des cheveux une résistance
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individuelle qui assure automatiquement le réglage très étendu de la consommation de courante
Dans le fonctionnement, la résistance de chaque tampon de chauffage est à un minimum très peu de temps après le commencement de la période de chauffage, et une fois que ce minimum est atteint, la résistance du tampon augmente d'une manière continue à mesure que l'électrolyte se dissipe, attei-. gnant une valeur assez élevée à la fin de la période de chauf- fage.
,au bout d'une période de chauffage d'une durée suffisante, le tampon peut être enlevé et la mèche de cheveux peut être déroulée de la tige à friser, lavée, mise en plis et séchée de la manière usuelle.
L'invention, dans sa forme la plus large, n'est pas limitée aux procédés et appareils spécifiques représentés et décrits, et l'on peut y apporter des modifications de détail sans sortir pour cela du cadre de la dite invention.