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Photomètre fonctionnant au moyen d'une cellule photoélectrique ou d'un dispositif analogue.
La présente invention se rapporte à un appareil de mesure simple et transportable pour la détermination de l'éclairement des locaux industriels, des étalages, éolairement obtenu au moyen de diverses sources lumineuses, ou bien pour la détermi- nation de l'ouverture d'objectif ou du temps de pose pour la prise de vues photographiques. Les photomètres existants qu'on emploie au premier de ces usages présentent l'inconvénient qu'on utilise toujours une source lumineuse de comparaison, ce qui rend la détermination difficile et lui donne un caractère individuel surtout lorsque la couleur de la lumière à mesurer est différente de celle de la source lumineuse. En outre, l'uti- lisation de piles et de lampes dans ces instruments est désagréa- ble.
Les photomètres utilisés pour la photographie fonctionnent généralement avec des filtres réglables de lumière ou écrans
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colorée ce qui affaiblit tellement la lumière à. mesurer qu'on arrive à peine à distinguer certaine chiffres. Ces photomètres présentent encore des inconvénients plus sensibles parce qu'ils dépendent, dans une plus large mesure encore, du facteur person- nel de l'usager.
Le photomètre objet de l'invention fonctionne avec une cellule photoélectrique ou avec une pile photoélectrique, qui, suivant la quantité de lumière qui frappe ces dispositifs, fournit une force électro-motrice plus ou moins élevée ou un courant plus ou moins intense. Le courant peut être déterminé dans ces conditions par un micro-ampèremètre sensible. On peut effectuer, avec un tel photomètre, une détermination tout à fait objective de l'éclairement.
Il existe déjà des procédés photométriques réalisés au moyen de cellules photoélectriques, mais ils exigent des sources de courant électrique et des phases d'amplification, ce qui rend les appareils peu transportables.
Conformément à l'invention, on utilise une pile photoélec- trique possédant une grande surface active connectée directement avec un petit ampèremètre à bobine rotative qui, grâce à un mode d'exécution spécial présente une grande sensibilité, tandis que la résistance intérieure est adaptée à la pile photoélectri- que ; entre cette dernière et l'ampèremètre il n'est donc pas nécessaire d'intercaler des lampes amplificatrices ni d'autres moyens auxiliaires. conformément à l'invention, on réalise une cellule photo- électrique ou une pile photoélectrique d'une grande surface active et d'un faible poids au moyen d'un petit baquet en cuivre de faible profondeur dans lequel on dispose de manière qu'elle soit isolée une plaque de cuivre revêtue d'une couche d'oxydule de cuivre.
Ce petit baquet plat est rempli ensuite entièrement d'un électrolyte approprié, par exemple d'un acide gras et fermé au moyen d'une plaque de verre. Le baquet en cuivre constitue
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alors l'une des électrodes, tandis que la plaque garnie d'oxy- dule de cuivre constitue l'autre électrode de la pile.
On a considéré jusqu'à, présent que des déterminations photométriques directes n'étaient pas possibles avec ces moyens simples, ce qui fait qu'il n'existait pas d'appareils de mesu- res transportables de faibles dimensions, appropriés à ces fine.
On obtient une grande sensibilité de l'instrument à bobine rotative grâce à un champ magnétique plus puissant, à une bobi- ne formée de fil très fin et à des ressorts spiraux plu s faibles.
Conformément à un des modes d'exécution de l'invention, on utilise une pile photoélectrique et on intercale alors, entre l'appareil de mesure et la pile, un bouton contacteur, grâce à quoi la pile photoélectrique n'est intercalée que pendant la détermination, ce qui prolonge la durée de la dite pile. cette dernière peut en outre être pourvue d'un volet de fermeture qui, lorsqu'on ne se sert pas de l'instrument, se ferme sous l'action d'un ressort ; ceci contribue encore à ménager la cellule et est très souhaitable dans le cas d'un grand nombre de cellules photoélectriques ou de piles photoélectriques.
Il est indispen- sable, pour l'usage de l'instrument pour la photographie, que seule la lumière réfléchie par l'objet à photographier soit mesurée, d'où résulte que, dans ce cas, on doit utiliser pour la pile électrique un capuchon ou un autre dispositif analogue pour servir d'écran qui écarte la lumière directe.
Conformément à un des modes d'exécution, on établit le capuchon de manière que celui-ci se replie au moyen d'un ressort et écarte la lumière de la cellule ou de la pile, le contact électrique avec l'ampèremètre pouvant de ce fait être interrom- pu. Les dimensions de l'instrument diminuent par le repliage du capuchon.
Conformément à un autre mode d'exécution, l'ampèremètre règle directement l'ouverture du diaphragme de l'appareil photo- graphique, le réglage du dit diaphragme devenant entièrement
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automatique. On peut exécuter en double cette disposition en faisant se déplacer en sens inverses devant l'objectif, deux diaphragmes présentant des fentes qui se rétrécissent.
Il existe déjà des dispositifs grâce auxquel s on utilise des cellules photoélectriques pour le réglage du diaphragme.
Toutefois, on utilise dans ce cas un amplificateur qui fournit un courant suffisamment fort pour mouvoir un diaphragme iris au moyen d'un moteur ou d'un autre système dynamique, au moyen de roues dentées ou de leviers. Ces systèmes exigent en même temps une source de courant destinée à fournir l'énergie né- cessaire à l'amplificateur et au moteur. Il est clair que ces systèmes ne sont pas appropriés à une application à des appa- reils photographiques d'amateurs. ces dispositifs peuvent être appliquée uniquement dans les ateliers possédant des appareils photographiques fixes.
La présente invention pare à ces inconvénients grâce au fait que le diaphragme est établi de manière que même le cou- rant fourni par une cellule photoélectrique, une pile électri- que ou un dispositif analogue suffise pour réaliser le réglage désiré.
A cet effet, on utilise un diaphragme présentant une fente qui va en se rétrécissant et qui est adapté à un écran qui rejette la lumière directe. Cet écran est monté sur un système dynamique mobile. En équilibrant le système et en le faisant tourner sur des pivots et en utilisant des matériaux très lé- gers, on peut constituer un dispositif tellement sensible qu'un courant d'un petit nombre de micro-ampères soit suffisant pour effectuer un réglage. Le système peut être ramené à la position de repos au moyen de ressorts spiraux très minces.
Grâce à cette combinaison, le courant fourni directement lors de l'éclairement d'une cellule photoélectrique, d'une pile photoélectrique ou d'un dispositif analogue est suffisant pour effectuer le réglage désiré du diaphragme même avec une pile électrique très petite, d'un diamètre de 15 mm. protégée au
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moyen d'un écran, de telle manière que seule la lumière réflé- chie par l'objet à photographier tombe sur cette cellule.
On peut établir le système avec avantage, de telle façon que l'électro-aimant nécessaire au système dynamique soit monté autour de l'objectif.
On réalise de grands avantages au moyen d'un dispositif dans lequel deux diaphragmes à fente, se déplaçant en sens con- traires, sont montés devant l'objectif, disposition grâce à laquelle l'ouverture obtenue par réglage est maintenue toujours plut8t au centre du dit objectif.
Les systèmes dynamiques peuvent être disposés éventuelle- ment l'un vis-à-vis de l'autre dans le môme électro-aimant.
On peut donner à la pile photoélectrique la forme annulaire pour qu'on puisse la monter aussi autour de l'objectif.
En disposant devant la cellule photoélectrique ou devant la pile photoélectrique des filtres ou un dispositif qui intercepte la lumière et qu'on peut fermer plus ou moins, on peut adapter le réglage du diaphragme à diverses émulsions photographiques.
En outre, par l'interposition de résistances dans le cir - cuit du courant ou par la modification du champ de l'électro- aimant, on peut régler l'ouverture du diaphragme.
Au lieu d'un diaphragme à fentes, on peut aussi utiliser d'autres diaphragmes équivalents, par exemple des diaphragmes réticulaires.
En utilisant un électro-aimant dont on a enlevé par fraisa- ge une partie des pôles, on peut diminuer le rapport du déplace- ment pour la dernière partie du mouvement (par conséquent pour les petites ouvertures) ce qui permet d'établir un diaphragme à fentes plus rationnel.
Sur le dessin annexé, on a représenté à titre d'exemples plusieurs modes d'exécution de l'invention.
La figure 1 montre un photomètre dépourvu de plaques de recouvrement, figure sur laquelle on a désigné par 1 une pile
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photoélectrique, par 2 un bouton contacteur et par 3 un micro- ampèremètre.
La figure 2 représente un appareil de mesure 6 pourvu d'une plaque de recouvrement 8, le dispositif étant pourvu d'un volet de fermeture 4 qui se ferme automatiquement au moyen d'un res- sort 5.
Les figures 3, 4 et 5 représentent un photomètre à l'usage des photographes.
Sur la figure 3, qui est une vue en plan, le volet 4 est ouvert tandis que le capuchon carré 7 est déployé.
Le bouton contacteur est indiqué par 2.
La figure 4 montre l'instrument avec le volet partiellement fermé ; elle indique comment le capuchon se déploie. Il se re- ferme au moyen d'un ressort.
La figure 5 est une vue de face laissant voir la graduation sur laquelle on peu t lire directement les ouvertures du diaphra- gme pour un temps de pose déterminé.
La figure 6 représente une graduation permettant de lire l'ouverture du diaphragme correspondant à divers temps de pose.
La figure 7 montre un dispositif de lecture simplifié par le fait que l'aiguille porte par exemple la graduation des ouver- tures du diaphragme et que l'échelle fixe indique les temps de pose. En outre, on peut, par le déoalage de l'échelle fixe, ob- tenir l'indication pour une sensibilité déterminée de l'émulsion ou pour un écran déterminé.
,Sur les figures 8 et 9 on a représenté encore deux formes d'exécution préférées.
La figure 10 représente un objectif, entouré d'un électro- aimant 10, dans lequel est monté un système dynamique 11 ; sur le dit système est fixé un diaphragme à fente 12.
La figure 11 représente un objectif pourvu de deux diaph- ragmes à fente qui se déplacent en sens opposés et dont les systèmes dynamiques sont disposés dans le même électro-aimant,
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constitué dans ce cas en deux parties.
La figure 12 montre en coupe un objectif 9 pourvu d'un système dynamique 11 et d'un diaphragme à fente 12, l'ensemble comprenant une pile photoélectrique annulaire 13, pourvue d'un dispositif 14 destiné à. empocher le passage des rayons lumineux directs.
REVENDICATIONS.
1. Photomètre dans lequel on utilise une cellule photo- électrique, une pile photoélectrique ou un dispositif analogue relié directement à un instrument de mesure électrique, carac- térisé en ce que l'instrument de mesure est tel que les données voulues ou le réglage désiré soient obtenus directement au moyen d'une graduation sur laquelle les ouvertures du diaphrag- me d'un objectif photographique sont indiquées en ordonnées et les temps de pose en abcisses ou vice-versa.