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"PERFECTIONNEMENTS A LA COMMANDE DES POSTES EMETTEURS OU RECEPTEURS DE TELEGRAPHIE ET TELEPHONIE SANS FIL"
Dans les postes radio-télégraphiques ou radiophoniques avec commutations de circuit (surtout s'ils sont à tensions faibles) par interrupteurs ou commutateurs, à contacts solides, ces contacts peuvent, au bout d'un certain temps {l'usage, deve- nir imparfaits et donner lieu à des troubles de fonctionnement.
Suivant l'invention, on a indiqué ci- après comment ces troubles peuvent être évités en remplaçant les contacts secs au moins dans les circuits où les forces électromotrices sont faibles, par des contacts à mercure de construction appropriée.
Ces derniers ne sont pas nécessaires dans les circuits où agis- sent des forces électromotrices fortes, mais peuvent alors être avantageusement employés pour réduire au minimum l'effort
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nécessaire pour la manoeuvre.
Pour pouvoir introduire des commutateurs à mercure dans cette technique spéciale, on est conduit à leur donner des dimensions très petites, surtout pour les circuits à courants très faibles, tels que ceux des grilles ou des plaques des lampes de T.S.F. Ces interrupteurs ou commutateurs peuvent être alors formés par des petits bouts de tubes en verre (ou autre substance étanche isolante) munis de deux ou trois amenées de courant (ou davantage) formées de petites tiges de métal, soudées (nickel, platine, platinoîde, etc..)/dans l'épaisseur de l'en- veloppe. On peut aussi employer des tubes en métal si les fils d'amenée de courant, traversent l'enveloppe par des gaines isolantes étanches. Ces amenées de courant peuvent être pla- cées à la partie inférieure d'un tube.
On peut employer des tubes ayant deux électrodes à un de leurs bouts, ou un en- semble de deux tubes soudés formant un T mobile autour de l'axe de la barre du T ou de la colonne du T. Plusieurs tubes simples, interrupteurs ou commutateurs, peuvent être montés sur un même axe muni de deux bouts d'arbre pour commuter à la fois plusieurs circuits reliés aux électrodes des tubes par des fils souples.
Plusieurs commutateurs peuvent être constitués par un tu- be principal, séparé en compartiments indépendants par des cloisons étanches, et qu'on fait tourner autour de son axe pour commuter plusieurs circuits.
La commande de rotation de l'axe du support des tubes peut être directe ou indirecte (c'est-à-dire par levier, came, fourchette, etc..). Elle peut être bloquée dans diverses posi tions par un disque à crans d'arrêt, ou des billes d'arrêt, etc..,
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ou par le simple effet du poids d'un levier formant manette de commande.
Ces indications seront rendues plus claires par les figu- res ci-jointes, qui représentent des exemples non limitatifs de réalisation, dans lesquels les chiffres ont les mêmes significations.
Les Fig. 1 et 2 représentent un schéma du principe appli- qué, par exemple à la commande de changement des gammes de longueur d'onde d'un transformateur de haute fréquence 10 à deux enroulements 11, 12, établi entre deux lampes de T.S.F.
13, 14.
Une partie de chaque enroulement est reliée bar deux fils souples aux électrodes ou prises de courant 15,16 ou 17, 18,/des interrupteurs à mercure 19 et 20 respectivement. Un troisième tube 21 sert à court-circuiter de même une partie d'une bobine 22. Ces divers tubes sont fixés d'une manière quelconque sur un châssis muni d'un arbre ou de deux bouts d'arbre 23, 24 traversant un palier fixe 25 et le plateau d'avant 26 du poste et que l'on peut faire tourner par un bou- ton 27 ou une manette 28, placée en dehors du poste. En faisant basculer ainsi vers,la droite les tubes 19,20, on amène le mercure sur les prises de courant 15,16, etc.., ce qui court- circuite les parties convenables des enroulements. En tournant dans l'autre sens', on coupe la liaison entre les électrodes.
L'arbre est maintenu dans chaque position par exemple par un ressort 29 dont l'extrémité recourbée pénètre dans des rainu- res 30, 31 ménagées dans un disque 32 calé sur l'arbre. La Fig. 2 est une coupe verticale schématique de la commande.
On peut d'ailleurs supprimer le ressort 29, si on fixe un poids suffisant 33 à l'extrémité de la manette 28 et si celle-
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ci vient reposer sur âeux doigts d'arrêt 34, 35 alternative- ment.
On peut solidariser un nombre quelconque de tubes 19,20, etc.. avec le même arbre 23, 24, en les maintenant par exemple par des tiges horizontales 36 ou des barres plates 37 fixées par leurs extrémités à aeux pièces 38, 39 calées sur l'arbre ou portant des bouts d'arbre 23, 24. Rien nempêche d'ailleurs de fixer sur le même arbre (ou sur un autre analogue) un tube interrupteur 40 plus grand servant à fermer et couper alter- nativement le circuit d'alimentation au poste sur une troisiè- me position de la manette 28. Ce tube 40 sera maintenu par exemple une¯ inclinaison convenable (non figurée), suivant/par des tiges 41,42 fixées à des pièces 39, 43 sur l'arbre commun supportant un bout d'arbre 23.
La Fig. 3 est une variante de la Fig. 2 qui montre, d'une part, un autre type de tube à trois électrodes ou prises de courant au lieu ae deux, et, d'autre part, une commande indi recte du basculement au moyen d'une fourchette 44 calée sur l'arbre 23, et qui peut être entraînée par un goujon 45 soli- daire de l'arbre 46 de la manette 47 (ou d'un bouton) de commande. L'arbre 46 peut être immobilisé dans trois positions, par exemple par un disque 32 muni de trois rainures 30, 31, 31a et par un ressort 29, dont l'extrémité peut pénétrer dans les rainures correspondantes à ces positions, tel qu'indiqué en
Fig. 1 et 2. La fourchette peut être commandée de toute autre manière, par exemple en déplaçant le goujon 45 horizontalement au moyen d'une tirette 48 mue par un bouton extérieur 49.
Cette fourchette peut encore être manoeuvrée au moyen d'un levier 50 sur lequel peut agir une came ou élément équivalent 51 calé sur l'ar- bre d'une manette 28 ou de tout autre organe du posté (condensateur variable, etc..).
Au lieu d'une fourchette commandant un axe commun, on peut
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employer une fourchette individuelle pour chaque tube. Les trois prises de courant 15,16, 15a sont reliées par des fils souples, par exemple à trois points dont l'un doit être mis en liaison alternative avec l'un ou l'autre des deux autres.
La Fig. 4 montre un autre mode de réalisation d'un tube 19
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dë F.iga .1,arnnutateur en forme dé macaron oo1!lt.enant un fil ri gide circulaire 52 relié à une prise de courant 15a et une série d'autres électrodes ou prises de courant 15b, 15c, 15d, 15e, etc.. En faisant tourner ce tube cylindrique autour de son axe 23, on amène une goutte de mercure (ou petite masse assez grosse 53 qu'il contient) à établir le courant à volonté entre la prise de courant 15a et l'une quelconque de ces élec- trodes, qui peuvent être reliées à différents points des lam- pes ou des bobinages du poste, ou bien on peut, en augmentant la quantité de mercure, employer celle-ci pour établir à vo- lonté des connexions successivement entre deux des prises 15b, 15c, etc..
Les Fig. 5 et 6 montrent en plan et en coupe verticale comment on peut grouper une série de commutateurs à une :ou deux directions 19,20, etc.. sur un tube principal 54 porté par exemple par deux pièces cylindriques 38, 39 (solidarisées par des tiges non représentées (analogues aux tiges 36 de Fig. 1) ou simplement serties sur les extrémités du tube 54.
Ces pièces 38,39 portent deux bouts d'arbre 23, 24, tournant respectivement dans un plateau vertical/du poste et dans un palier 25, comme en Fig. 1. L'arbre 23 est commandé Jill. levier, etc... par un bouton extérieur 27 'ou parune manivelle/et muni des dis- positifsde blocage (non représentés). Cela posé, au tube 54 sont soudés de part et d'autre sur des ouvertures convenable- ment découpées, des capsules ou bouts de tubes 19, 19 terminés
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par des calottes traversées chacune par deux amenées de cou- rant 15, 16, 17, 18, etc.., que le mercure réunit quand le système est tourné d'un angle convenable.
On introduit dans le tube principal 54, avant de le fer- mer, une quantité de mercure suffisante pour qu'elle puisse se diviser entre les différentes capsules quand on incline le système, et sans qu'il en reste dans le tube principal.
On peut d'ailleurs, si on le désire, séparer le tube principal en tronçons indépendants, en les découpant, puis les fermant. Les Fig. 7 et 8 montrent ces tubes en coupe.
Plus simplement, on peut diviser le tube 54 en compartiments par des bouchons isolants 55, indiqués en pointillés, et, par exemple, formés de caoutchouc, de cire, de liège imprégné ou de toute autre matière appropriée. On introduit ces bouchons par une des extrémités du tube avant de la fermer, après avoir introduit la quantité suffisante de mercure dans chaque cap- sule amenée en-dessous du tube54. D'ailleurs, on peut, si on le préfère, munir chaque compartiment d'orifices 56 que l'on ferme ensuite par soudure du verre ou autrement.
Par ces mènes orifices, on peut faire le vide ou introdui- re dans le tube un gaz neutre convenable. De tels orifices sont à prévoir d'ailleurs pour les tubes de toutes les formes, en vue d'introduire le mercure et les gaz, ou les vider.
Le dispositif des Fig. 5 et 6 est susceptible de nombreu- ses variantes. Par exemple, on peut, quand on emploie des compartiments séparés, ajouter une prise de courant 16a dans le tube principal, à chaque compartiment, et produire, par le basculement, le passage du courant tantôt entre 16 et 16a et tantôt entre 16a et 18.. - . @
On peut encore supprimer un certain nombre de tubes 19, ou les--,Incliner différemment.
20, etc.., soit à droite, soit à gauche/ On peut aussi inver-
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ser le dispositif, comme le montrent les deux coupes vertica- les, Fig. 7 et 8, en plaçant par exemple dans chaque comparti- ment du tube principal 54, deux prises 15 et 16, et en conser- vant seulement les petites capsules de gauche 19 pour faire seulement fonction de réservoir à mercure.
Quand, par rotation, on amène les dits réservoirs , sui- vant la Fig. 7, au-dessous du tube principal 54, le circuit est coupé entre 15 et 16 ; est au contraire rétabli quand on ramène les réservoirs 19 au-dessus du dit tube 54, tel que le montre la Fig. 8.
Sans qu'il y ait lieu d'indiquer toutes les variantes possibles, les explications précédentes suffisent à montrer les modalités originales de cetta application nouvelle de l'interruption à mercure aux postes radio-électriques. Cette application réalise ici des avantages spéciaux : contacts parfaits sous des tensions très faibles et pour des courants faibles; conservation parfaite et indéfinie de ces contacts; efforts très faibles pour les manoeuvrer; construction compac- te; possibilité du transport des appareils par des moyens quelconques.
On se réserve pour ces inverseurs, commutateurs, l'emploi de tout autre liquide conducteur non corrosif pour les élec- trodes, et le remplacement éventuel des tubes en matière isolante par des tubes en métal munis d'entrées de courant isolées par des garnitures isolantes rendues étanches par des mastics appopriés. Les entrées de courant peuvent être faites en tout métal employé déjà dans la technique des lampes à incandescence ou des tubes à mercure. De même, les gaz de remplissage peuvent être choisis et introduits de toute ma- nière connue.
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La Fig. 3a montre une variante d'un tube 19 de la Fig. 3.
Cette variante comporte 4 électrodes 15, 15a et 16, 16a, les deux dernières étant reliées par un fil extérieur à un pôle commun.
La Fig. 4a montre en coupe, une variante de l'assemblage des tubes des Fig. 1 et 2. Une série de ces tubes sont enfoncés sous des angles convenables dans des trous ménagés dans un cylindre ou parallélipipède en bois 57 remplaçant les tiges 36 de Fig. 1. On voit par exemple 3 tubes 19 qui peuvent court-' circuiter successivement des résistances 58, ou toutes autres impédances faisant partie du circuit de réglage d'un poste ou d'un haut-parleur, ou tout autre appareil, quand on fait tour- ner l'arbre du cylindre ou parallélipipède.
Chaque tube peut être maintenu dans son logement par de la colle, du mastic, des ressorts, des vis, ou par serrage,etc.
Il peut être muni aussi éventuellement d'une chemise en caout- chouc, coton, etc..
Les Fig. 5a et 6±1 montrent en plan et en coupe verticale une variante des Fig. 5 et 6.
Un tube 59 en verre (ou matière isolante) est monté ou déformé au feu de façon à présenter une série de cavités ou poches 60,60, séparées par des étranglements 61,61, chacune contenant deux électrodes 15, 16, reliées aux circuits à court-circuiter par des fils très souples, ayant du mou.
Quand on fait tourner le tube de 1/4 de tour autour de l'arbre 23, 24 par exemple, dans le sens de la flèche X (Fig.
6a), le mercure vient court-circuiter dans chaque poche 60 les électrodes 15, 16, mais il doit être en quantité assez faible pour ne pas établir alors de circuits entre les poches voisi- nes.