<Desc/Clms Page number 1>
ROYAUME .DE BELGIQUE .
MINISTERE de l'Industrie et du Travail,
EMI1.1
BREVET d'invention n.¯.-Q-Jl6JUL- BREVR-T d'injention xi 1933 DEMANDE t3'''Sc,te .--.,Z93-,--'= BREVET ACGû?tGÉ par a.rl'êté ministriel du-, O. X 11.18 3 MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION formée par pour :
EMI1.2
A1'A3:CiT D'ACCOUNT AVEC EüIZIS3AG DU COUPLE MOTEUR ET :DU COUPLE RESISTANT-
Le but de la présente invention est de réaliser un appareil d'accouplement capable de toujours équilibrer au- tomatiquement le couple moteur et le couple résistant, c'est- à-dire un appareil tel que le ,couple qu'il transmet augmente ou diminue automatiquement de la même valeur que le couple résistant augmente ou diminue lui-même.
Le principe de cet appareil consiste à absorber en. tièrement l'énergie fournie par le moteur et à la restituer,
<Desc/Clms Page number 2>
-2- 399690
On sait que toute machine réceptrice, c'est-à-dire travaillant sous un effort moteur, exerce sur son bâti une réaction égale à cet effort moteur,
La présente invention consiste à utiliser comme ap- pareil d'accouplement une machine réceptrice, dont le corps, habituellement fixe, est rendu solidaire de l'arbre conduit et à l'établir de telle façon qu'elle obéisse à la loi sui- vante: La résistance que le fonctionnement de l'appareil of- fre à l'effort moteur doit être, à tout instant, égale à celui-ci, quel que soit son régime et quelle que soit la dif- férence entre le régime moteur et le régime conduit.
Cette loi exige donc un organe de réglage automati- que, un "auto-régulateur", capable de maintenir à tout ins- tant la résistance de l'appareil à la valeur voulue, quel que soit l'effort que l'on demande au moteur et quelle que soit la résistance que pèut lui offrir la machine d'utilisation,
La machine réceptrice utilisée peut être une pompe rotative, une turbine, une dynamo, etc... dans laquelle, et respectivement, l'ensemble des cylindres, le stator, l'in- ducteur, etc,.. tournent au lieu d'être fixes et sont rendus solidaires de l'arbre conduit, à la condition expresse qu'un réglage automatique permette d'obéir à la loi ci-dessus ex- posée,
Cet appareil, élastique par excellence, répond aux buts suivants:
1 ) obtention d'un accouplement théoriquement direct, ne donnant de démultiplication qu'en cas d'accroissement accidentel de la résistance, l'application de l'appareil étant alors avantageuse pour les automobiles;
2 ) réduction de vitesse, l'appareil s'appliquant alors à de nombreux castels que: entraînement de machine.. outil, accouplement d'une turbine marine à l'arbre porte-
<Desc/Clms Page number 3>
-3- 399690
Pour bien faire comprendre l'énonce ci-dessus, on a représenté au dessin annexé deux exemples de réalisation.
La figure 1 est une coupe transversale, c'est-à-dire perpendiculaire aux arbres moteur et conduit, d'une forme de réalisation de l'appareil d'accouplement, conforme à l'in- vention ; la figure 2 est une coupe longitudinale correspondant à la figure 1; la figure 3 est une coupe transversale montrant le dispositif de réglage automatique; la figure 4 est une coupe longitudinale correspondant à la figure 3; la figure 5 est une coupe transversale d'une seconde forme de réalisation de l'appareil d'accouplement; et la figure 6 est une coupe longitudinale correspondant à la figure 5.
Dans l'exemple de réalisation représenté aux figures 1 à 4, la machine réceptrice est une pompe à air rotative qui comporte un arbre moteur 1 et un nombre quelconque de cylindres 2, en étoile, dont les pistons 11 sont attelés au maneton unique 1' de l'arbre moteur 1, tandisque l'en- semble des cylindres est rendu solidaire de l'arbre conduit 3,
Le cycle effectué en un seul tour du maneton se com- pose pour chaque cylindre d'une course de dépression avec aspiration par les lumières 5 et d'une course de compression avec échappement en fin de course par les soupapes 4, celles- ci limitant la valeur de la compression. on obtient une résistance intérieure constante grâce à la réunion de deux éléments inversement variables:
1 ) les changements d'inertie des pistons qui augmentent en même temps que la démultiplication et 2 ) les compressions, dont on fait diminuer la valeur, en même temps que la démultiplica-
<Desc/Clms Page number 4>
-4- 399690 tion augmente, au moyen d'une commande des soupapes qui li- mitent cette compression ; cette commande se fait par des masselottescentrifuges 6 agissant sur cessoupapes, par l'in- termédiaire de leviers ou culbuteurs 7, comme le montre la figure 3, et articulées sur l'arbre conduit.
C'est cette commande par masselottes centrifuges, produisant les effets inverses de ceux des changements d'inertie auxquels ils s'a- joutent, pour que sous un effort et un régime déterminés du moteur leur somme soit une constante qui constitue, ici, l'organe auto-régulateur indispensable à l'appareil pour qu'il fonctionne suivant la loi sur laquelle est basée l'in- vention et qu'il en donne les résultats annoncés.
Dans l'exemple de réalisation représenté aux figures 5 et 6, on utilise encore comme machine réceptrice une pom- pe à air, mais la disposition mécanique est différente.
Deux couronnes dentées 8, solidaires de l'arbre mo- teur 1, engrènent avec des paires de pignons 9, solidaires, chacune, d'un même maneton excentré 10 et dont les axes sont portés pour chaque paire par deux plateaux parallèles 13 so- lidaires de l'arbre conduit 3, Entre chaque paire de pignons peut osciller un cylindre 2, ouvert par les deux bouts et contenant deux pistons opposés 11 attelés, chacun directe- ment par leur tête 14, au maneton 10 correspondant, Comme les axes des pignons, les axes d'oscillation des cylindres sont portés par lesdeux plateaux parallèles 13, et les ca- lages sont établis de façon à assurer des mouvements respec- tifs corrects.
Comme dans l'exemple précédent, les soupapes d'échappement 4 limitent la compression; elles sont encore commandées par masselottes centrifuges 6 articulées sur 1' arbre conduit et agissant sur ces soupapes par l'intermédiai- re des culbuteurs 7.
Dans ces deux exemples, le fonctionnement est le suivant:
<Desc/Clms Page number 5>
-5- 399690
1 ) Si le couple résistant est égal au couple moteur, les soupapes d'échappement reçoivent des masselottes centri- fuges une pression suffisante et la compression prend une valeur telle que les pistons s'immobilisent dans leurs cy- lindres. C'est la prise directe.
2 ) Si le couple résistant augmente, le ralentisse- ment de l'arbre conduit diminue la force centrifuge des masselottes et, par suite, leur pression sur les soupapes.
La compression prend une valeur moindre, les pistons se dé- placent dans leurs cylindres et les changements d'inertie s'ajoutent à la compression pour conserver la résistance de l'appareil à la valeur voulue,
3 ) Si la résistance devient infinie, l'arbre con- duit s'immobilise, la force centrifuge et la compression disparaissent, et ce sont alors les changements d'inertie qui absorbent la totalité de l'effort moteur.
Il est bien entendu que les exemples ci-dessus n'ont aucun caractère limitatif, et que doivent rester dans le cadre de la présente invention tous autres dispositifs basés sur le même principe, munis d'un auto-régulateur quel- conque leur permettant d'obéir à la loi ci-dessus en vertu de laquelle et quel que soit l'appareil, puisque chaque tour moteur lui fournit une quantité d'énergie déterminée, le couple transmis est proportionnel au nombre de tours moteur pendant un seul tour de l'arbre conduit et par suite à la démultiplication et au couple résistant qui la provoque.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.