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ROYAUME DE BELGIQUE
MINISTÈRE de l'Industrie et du Travall BREVET d'invention n 399695 DEMANDE DÉPOSÉ--, te 16. XI 1933 BREVET ACCORDÉ par arrêté ministriel du 30.XII.1933 BREVET D'INVENTION.
"Perfectionnements apportés aux serrures, notamment à celles à faire comporter aux portières pour véhicules".
Monsieur BIENAIME (Robert) 10 bis, boulevard Bonne Nouvelle à PARIS (Seine) France.
L'invention est relative aux serrures du genre de celles comportant un pène sollicité constamment vers sa position d'engage- ment par des moyens élastiques; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application parait devoir of- frir le plus d'intérêt), mais non exclusivement parmi ces dispositifs, ceux que comportent les portières des véhicules.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces dispositifs tels.' qu'ils permettent d'obtenir une plus grande sécurité dans le cas d'une fermeture incomplète ou d'une ouverture involontaire de la portière ou analogue.
Elle consiste, principalement, à faire comporter, aux pênes, des dispositifs du genre en question, deux surfaces d'arrêt qui, lors de la fermeture de la portière ou analogue, sont propres à prendre successivement appui sur la gâche, la deuxième surface d'arrêt étant celle pour laquelle la fermeture complète est obtenue. lE/11/33
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Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions, qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application ainsi que certains modes de réalisation desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits indus- triels nouveaux, les serrures du genre en question, comportant appli- cation desdites dispositions, les éléments et outils spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les dispositifs, notamment les por- tières pour véhicules, comportant de semblables serrures.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu donnés surtout à ti- tre d'indication.
Les fig. 1 et 2 montrent, en coupe horizontale, une partie d'une serrure établie selon un premier mode de réalisation, le pène de cette serrure occupant deux positions caractéristiques différentes, respectivement sur lesdites figures.
La fig. 3 montre, en coupe longitudinale, une partie du pène et de la gâche de la disposition selon les fig. 1 et 2.
La fig. 4 montre en coupe longitudinale le pène d'une ser- rure établie selon un deuxième mode de réalisation de l'invention.
La fig. 5 montre, en perspective, un pène établi selon une variante de ce dernier mode de réalisation.
La fig. 6 montre, en coupe longitudinale, le pène d'une serrure établie selon un troisième mode de réalisation de l'inven- tion.
La fig. 7 montre, en perspective, une variante de ce der- nier mode de réalisation.
Les fig. 8 et 9 montrent, semblablement aux fig. 1 et 2, une partie d'Une serrure établie selon un quatrième mode de réali- sation de l'invention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisation de ses 15/11/33
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88. 546 399695 diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant .de constituer une serrure pour une por- tière de véhicule automobile, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
En ce qui concerne la serrure proprement dite -- à l'excep- tion du pêne -- on la constitue d'une manière appropriée quelconque notamment pour ce qui est du mécanisme de commande dudit pêne et de la liaison établie entre ledit mécanisme et les organes de manoeuvre tels que les poignées.
On agence de manière telle la commande du pène a que celui- ci soit constamment sollicité vers sa position dégagée ou de ferme- ture par des moyens élastiques tels qu'un ou plusieurs ressorts, de sorte qu'il faut agir sur l'un des organes de manoeuvre pour l'écarter de cette position en comprimant temporairement les moyens élastiques ou ressorts. Il en résulte que le pène peut s'engager automatiquement dans son logement ou dans la gâche b -- même sans agir sur un des or- ganes de manoeuvre - lorsqu'on agit sur la portière pour la fermer.
Avantageusement on peut munir à cet effet, l'extrémité du pène d'un arrondi c et on inoline la pièce de retenue d de la gâche (fig. 1 et 2), avec laquelle ladite extrémité vient en contact, pour faciliter le re- foulement du pène avant qu'il ne s'engage dans son logement.
Dans les serrures connues de ce genre, le pène est obligé de s'engager à fond dans son logement, c'est-à-dire on ne prévoit pour le pène qu'une seule position d'accrochage qui correspond à la fermeture complète de la portière. conformément à l'invention on prévoit, à l'extrémité libre du pène, une première surface d'arrêt e par laquelle le pêne peut s'ac- crocher derrière la pièce de retenue d de la gâche, au moment où la portière occupe une position voisine et différente de celle correspon- dant à la fermeture complète, ladite surface e, constituant ainsi une sécurité empêchant la porte de s'ouvrir bien que le verrou ne soit pas encore engagé à fond dans son logement (fig. 1).
On fait également comporter à l'extrémité du pène une deuxième surface d'arrêt f (principale) par l'intermédiaire de la-
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La deuxième surface d'arrêt! peut être sensiblement paraît lèle à la direction du mouvement du pêne en étant constituée par un plan (fig. 1 et 2) ou par une surface cylindrique (fig. 8 et 9). Elle peut également présenter une pente plus ou moins accentuée en étant constituée par un plan (fig. 5 et 7) plus ou moins oblique par rapport à la direction susdite ou par une surface tronconique dans le cas de l'exemple selon les fig. 8 et 9. Bien entendu on donne, dans tous les cas, au bord interne de la pièce de retenue d une forme et une inclinaison convenables pour qu'elle puisse présenter un appui conve- nable au pène a quand il est engagé à fond dans son logement.
On constitue la surface d'arrêt e (de sécurité) à l'aide d'une sorte de bec i qui fait saillie sur l'extrémité libre du pène d et on fait occuper une position telle, à ladite surface e, que le bec puisse venir s'accrocher derrière la pièce de retenue d de la gâche, le pène n'étant alors pas complètement engagé dans son logement.
Parmi les modes de réalisation intéressants qu'on peut pré- voir pour la surface d'arrêt e (de sécurité) on peut citer les sui- vants : a) elle peut être parallèle à. la direction du mouvement du pène tout en étant parallèle à la surface d'arrêt principale f comme mon- tré sur les fig. 1 à 3; ceci correspondant au cas le plus simple pour lequel l'appui du pêne sur la pièce de retenue d se fait, par exemple sur toute la largeur de cette dernière;
b) elle peut être parallèle à la direction du mouvement du pêne sans être parallèle à la surface d'arrêt principale f ce qui se pré- sente notamment dans le cas où, comme montré sur les fig. 5 et 7, ladite surface f est en pente ou est oblique par rapport à ladite direction ou dans le cas où, comme montré sur les fig. 8 et 9, le pène proprement dit est cylindrique ou tronconique; c) elle peut être inclinée - tout en étant plane ou incurvée -- par rapport à la direction du mouvement du pène, pour donner une
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88. 546 399695 telle que le bec i forme un véritable crochet comme bien visible sur les fig. 4 à 7 ;
d) ellepeut être inclinée -- tout en étant plane ou incurvée -- par rapport à la direction du mouvement du pêne et avoir une incli- naison différente de celle de la surface d'appui principale f, plus spécialement dans le cas où. cette dernière présente une pente plus ou moins prononcée comme dans le cas des fig. 5 et 7;
Les surfaces d'appui e et f sont raccordées entre elles par un Plan!? qui est sensiblement parallèle à la face latérale de la pièce de retenue d (fig. 1 à 5) ou encore par une surface conique ou arrondie k2 (fig. 8 et 9) ou par un plan ou une rampe k3 (fig. 6 et 7) facilitant le passage du pêne de sa première à sa deuxième po- sition caractéristique.
Il est à remarquer que les pènes montrés sur les fig. 1 à 4 et sur la fig. 6 peuvent être appliqués dans tous les cas où il s'agit de serrures ordinaires avec pêne libre. Les dispositions se- lon les fig. 5 et 7 conviennent plus spécialement à une serrure faisant l'objet d'un brevet antérieur déposé au même nom et dans la- quelle le pêne agit par pression sur un bord de la gâche, incliné par rapport à la direction du mouvement dudit pêne, pour refouler la pièce, dans laquelle est ménagée la gâche, contre une butée montée sur la portière, l'obliquité de la surface d'appui t permettant de rat- traper automatiquement les différents jeux qui peuvent se produire.
Finalement la disposition montrée sur les fig. 8 et 9, convient plus particulièrement au cas d'une serrure comportant une partie mâle 1 fixée sur le chambranle fixe de la porte et qui s'en- gage dans une partie femelle m montée sur la porte, la liaison entre ces deux pièces étant obtenue par l'intermédiaire du pène coulis- sant a cylindrique ou tronconique.
Comme il va de soi, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant plus spécialement été indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
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