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" CHARIOT ROULANT POUR LA MANUTENTION DES CHAUSSURES Il
La présente invention concerne un dispo- sitif destiné principalement aux ateliers de fabri- cation des chaussures et permettant de transporter ces chaussures aux divers postes de fabrication.
Les dispositifs utilisés jusqu'à présent
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chariots ou transporteurs, comprenaient simplement des barreaux ou des tablettes superposées ou non,sur lesquelles les chaussures étaient posées, mais par suite des secousses que subissait le dispositif et des souillures venant accidentellement sur les bar- reaux, de nombreuses chaussures étaient soit abîmées par frottement mutuel, soit tachées par le contact avec les barreaux ou tablettes .souillées.
La présente invention se propose de sup- primer ces inconvénients et prévoit à cet effet un dispositif de transport, ohariot roulant ou trans- porteur, auquel sont fixés, en nombre convenable, des supports en forme de broches recourbées vers le haut et sur lesquelles les chaussures peuvent être accro- ohées en coiffant simplement chaque broche par une chaussure; celle-ci se trouvant ainsi maintenue par l'intérieur, et comme elle ne peut venir en contact avec aucun organe extérieur ni avec les chaussures Toisines, aucune détérioration ne peut survenir, .
L'invention est illustrée à titre d'exem- ple aux dessins annexés dans lesquels:
La fig. 1 montre un chariot roulant muni d'une première forme de réalisation de broche.
La fig. 2 montre en élévation une broche du type de la fige 1.
La fig. 3 montre une variante de forme de broche.
La fig. 4 montre une deuxième variante de broche..
La fig. 5 montre un transporteur pour sé- choir oonforme à l'invention.
La 'fig. 6 est une vue à plus grande échelle
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d'un élément du transporteur de la fig. 5.
La fige 7 montre une deuxième forme de réalisation d'un transporteur, plus spécialement applicable pour les déplacements en hauteur.
La fig. 8 est une vue à plus grande échelle de la partie supérieure du transporteur de la fig. 7.
La fig. 9 montre une variante simplifiée du transporteur.
La fige 10 montre à plus grande échelle les extrémités du transporteur de la fig.9.
La fige 11 est une coupe suivant la ligne X1-X1 de la fige 10.
Sur la fige 1 on voit en 10 le châssis d'un chariot muni de roulettes inférieures 11 per- mettant de le déplacer facilement.
Ce châssis oomprend comme à l'ordinaire, à chaque extrémité, un certain nombre de traverses superposées telles que 13, en bois, fer ou autre matière, et les traverses de même niveau sont re- liées deux à deux par des barres longitudinales 14 situées dans le plan médian du chariot et réalisées par exemple par des fers en T.
Comme le montrent les fig. 1 et 2, chaque barre reçoit la fixation au moyen de rivets 15,d'un certain nombre de supports réalisés par des broches 16 métalliques de préférence, convenablement re- courbées de manière à,former d'abord une partie ver- ticale descendante 17, puis une partie horizontale 18 et une partie ascendante et très légèrement ren- trante 19.
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Suivant l'exemple de la fig. l, chaque broche 16 est double et présente de chaque côté des parties 17 18 et 19, mais il est évident qu'on pourrait aussi bien établir des broches simples s'é- tendant d'un. seul coté seulement de la barre 14,oom- me le montre la fig. 4.
L'utilisation du chariot muni de telles broches se comprend. aisément: pour y fixer des chaussures telles que 25 en cours de fabrication, il suffit de coiffer la partie ascendante 19 de la broche par la chaussure 25 elle-même en faisant péné- trer cette partie ascendante à l'intérieur de la chaussure. L'extrémité de la broche porte contre le bout de la chaussure tandis que lrangle inférieur arrondi porte contre la surface intérieure de la cambrure.
Lorsque les chaussures sont à tige mon- tante, cette tige s'étend horizontaLement, légè- rement au dessous de la partie horizontale 18 de la broche.
Les broches doivent être suffisamment es- pacées pour que, si les chaussures pivotent même légèrement autour de la partie 19, elles ne puissent se choquer mutuellement.
Tour permettre le dégagement facile des chaussures par rapport aux broches, il est recom- mandé de disposer les broches en quinconce, o'est- à-dire qu'une broche inférieure se trouve placée à l'aplomb du milieu de l'intervalle compris entre les broches de la barre supérieure.
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Enfin il est évident' que pour faciliter la manutention, 4.1 est préférable que le nombre de broches.
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soit pair dans chaque rangée, de manière que les chaussures ne risquent pas d'être dépariées.
La fig. 3 montre une variante de broche, désignée par 22,et qui ne comprend qu'une partie horizontale 23, et une partie ascendante 24 ; cette variante est utilisable pour les chaussures de forme basse sans tige montante.
On voit aisément qu'avec les chariots con- formes à l'invention, les chaussures qui y sont sus- pendues ne risquent pas d'entrer en contact avec des organes voisins, de sorte que leur surface ne peut être a aucun moment, ni souillée, ni taohée, ni sur- tout éraflée par frottement.
Ceci constitue un progrès considérable sur les chariots existant actuellement, suivant lesquels les chaussures ne sont pas maintenues et reposent par leur surface extérieure sur des barreaux ou sur des tablettes qui peuvent ne pas toujours être propres et qui peuvent comporter des parties aiguës ou des éohardes susceptibles d'altérer la surface de la Chaussure,
Souvent même quand il s'agit de bottines ou de brodequins, les tiges couchées sur la tablette portent les unes sur les autres et sont alors polluées par leurs voisines, nécessitant un nettoyage supplé- mentaire.
Sur les fige 5 et 6, on voit un transpor- t@@r comprenant un certain nombre de châssis 51 Conformes à celui de la fig.l, mais suspendus par leur partie supérieure à des axes tels que 52, dont les extrémités sont engagées dans les maillons de deux chaînes parallèles 53, passant sur des pignons ou roues dentées telles que 54 dont une au moins est entrainée
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par un système moteur 55.
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Ces châssis comprennent des barres longitu- dinales 50 auxquelles sont fixées des supports à
Proches semblables à ceux des figures précédentes.
Des chaussures 37 peuvent être ainsi mises en place sur des broches 16 et les divers châssis
51 peuvent être déplacés à la vitesse et dans la di- reotion. voulues, Par exemple, suivant la fig. 5, le trajet que les ohassis 51 sont amenés à parcourir est effectué pour la plus grande part dans un séchoir
56.
Il est à noter que les châssis 51 restent toujours verticaux quelle que soit la direction des chaînes 53 et le trajet parcouru peut être assi com- pliqué que possible sans compromettre en rien la stabilité des chassis.
Il est évident que cette forme de réalisa:. tion peut s'étendre à tous les cas où l'on désire déplacer des chaussures, en particulier dans le cas du transport au cours de leur fabrioation d'une ma- chine à une autre, et il est évident que la vitesse des chaînes doit être telle que la quantité des chaussures transportées correspond au débit de la fabrication.
Ceci présente par conséquent de gros avan- tages dans le cas ou.la fabrication dex chaussures s'effectue suivant le prinoipe du travail en série ou même du travail dit " à la chaîne n oest-à-dire suivant lequel le transporteur alimente non seule- ment des postes de -fabrication situés à ses extrémités mais encore des postes intermédiaires pour lesquels on prend les chaussures au passage, et après avoir
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effectué l'opération voulue, on les replace sur la chaîne qui les amène au poste suivante
La forme de réalisation représentée aux fig. 7 et 8 est supposée destinée au transport reo- tiligne des chaussures d'un niveau déterminé à un niveau supérieur.
mais il est évident que cette forme de réalisation serait aussi applicable au transport des chaussures dans un plan horizontal.
Suivant cette forme de réalisation, les broches 16 de même nature que celles précédemment dé- orites sont fixées, par exemple à l'aide de rivets tels que 57, à des barres transversales 38; elles- mêmes assujetties au moyen de vis de serrage 39, à des traverses 40 dont les extrémités forment des axes d'articulation de maillons consécutifs faisant partie de deux chaînes 41 et 42 parallèles et passant sur des roues dentées 43 de même nature et dont deux au moins sont actionnées par un arbre moteur 44.
La fixation des barres transversales 38 sur les tiges 40 est telle que les broches 18 se pré- sentent pour le brin supérieur ascendant du trans-' porteur, dans une position vertioale, malgré l'incli- naison de ce brin.
Suivant la variante simplifiée des fig. 9 à 11 chaque broche 16 est fixée à l'aide de brides ou demi-colliers 30, sur les flancs de l'un des maillons 31 d'une chaîne 32 dont on voit en 33 les axes d'arti- culation des divers maillons.
Cette chaîne peut être supportée et mise en mouvement par des pignons ou roues dentées telles que 34 dont l'arbre 35 peut être actionné par tout moteur convenables ; les dents 36 d'une telle roue venant
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successivement se mettre en prise, avec les axes d'ar- ticulation 33 de la chaîne 32.
Comme le montre la fig. 9, on peut placer des chaussures telles que 37 sur chaque partie 19 des broches 16 du brin supérieur de la chaîne, et par la mise en mouvement de la chaîne 32. de telles chaussures peuvent être transportées d'un point à un autre à la vitesse voulue.
Suivant l'exemple représenté aux fige 9 à 11, le transporteur est supposé horizontal, mais ii est évident que ce transporteur pourrait être facilement adapté pour alimenter des postes situes à des niveaux différents, dans ce cas le plan des broches 16, qui doit toujours rester vertical, ne serait plus perpen- diculaire à l'axe de la chaîne et les brides 30 seraient façonnées en conséquence pour maintenir les broches dans la position convenable.
Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux quelques formes d'exécution qui viennent d'être décrites et qu'elle s'étend à toute forme de broches auxquelles les chaussures peuvent être indivi- duellement suspendues par pénétration à l'intérieur de la chaussure elle-même.
2ar exemple la broche peut être renflée à l'extrémité et peut présenter sur sa face extérieure une partie plate assurant plus de stabilité à la chaussure en l'empêchant d'osciller sur la pointe.