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"Perfectionnements aux réflecteurs de lumière" la présente invention a pour objet des éléments réfléchissants susceptibles d'être juxtaposés afin de former une surface réfléchissante qui ne pré- sente pas de discontinuité et qui soit limitée par des courbes quelconques (lettres, signaux, etc.,,)* la présente invention a également pour ob- jet les produits industriels constitués par des dispo- sitifs comportant un ensemble de réflecteurs conformes à l'invention.
Il est bien connu que trois miroirs réflé- chissants disposés sous forme de trièdre trirectangle, c'est-à-dire constituant deux à deux des / dièdres égaux
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chacun à un angle droit, forment un réflecteur capable de renvoyer parallèlement à lui-même tout rayon lu- mineux tombant sur cette combinaison.
Il est également connu et décrit dans di- vers traités d'optique que les trois miroirs réflé- chissants peuvent être constitués par des faces à ré- flexion spéculaire (cas de miroirs distincts, trièdre en creux) ou par des faces à réflexion totale (cas: d'un bloc de verre, trièdre en relief) dernier cas spécia- lement connu dans de nombreux appareils d'optique, tels que les télémètres où il est depuis longtemps utilisé dans des dispositifs de réglage interne.
Conformément à l'invention, l'élément ré- fléchissant est essentiellement constitué par le solide commun obtenu par l'intersection d'un trièdre trirec- tangle, d'un gu plusieurs cônes, de plans parallèles ou sensiblement parallèles à l'axe du trièdre et d'un plan perpendiculaire ou sensiblement :perpendiculaire audit axe, ces éléments étant disposes de façon que le plan de base soit coupé en forme de quadrilatère dont deux côtés opposés sont des droites et les deux autres des portions courbes. les cônes pourront être des cônes de révolution à axe parallèle à l'axe du trièdre. Ces cônes pourront également, à la limite, être remplacés par des cylindres dont les arêtes sont parallèles à l'axe du trièdre (intersection des plans bissecteurs).
La directrice qui détermine ces cônes ou ces cylindres aura la forme des courbes qui doivent limiter la surface réfléchissante. Il en résulte évi- demment que si la courbe qui limite la surface réflé- chissante est une droite, les surfaces coniques ou cy- lindriques sont remplacées par des éléments plans. Dans tous les montages possibles résultant de l'invention,
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le solide élémentaire constitue un polyèdre irrégu- lier à huit faces réelles, c'est-à-dire en ne comptant pas comme faces les troncatures de certains sommets ou arêtes pouvant être apportées.
Conformément à une variante de la pré- sente invention, une des faces du trièdre peut être remplacée par un élément de surface conique admettant la face du trièdre comme plan tangent.
Afin que l'invention soit bien comprise et puisse être aisément mise en oeuvre, on va la dé- crire plus en détail en se référait au dessin annexé sur lequel les fig. 1, 2 et 3 se rapportent à un premier mode de réalisation de l'invention dans lequel la. projection des surfaces réfléchissantes sur le plan de base doit affecter la forme d'un cercle ou la forme de la surface comprise entre deux cercles concentrique s.
Ia fig. 1 montre une vue en plan d'un élément réfléchissant susceptible d'une juxtaposition correcte dans le cas où la courbure d'assemblage est une circonférence;
Ia fig.2 @ représente le même élément
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vu en e. évat ion;
La fig. 3 représente une vue en plan d'un réflecteur constitué par l'assemblage d'éléments réfléchissants conformes à l'invention et recouvrant
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l'espaae compris entre deux circonférences concentri- ques;
Les fig. 4 à 7 concernent deux autres modes de réalisation dans lesquels la surface réflé- chissante est limitée par des droites.
Les faces de chaque trièdre trirectangle sont alors limitées par
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quatre plans formant un prisme à base rectangulaire ou carrée. les fig. 4 et 5 représentent en élévation et en plan un assemblage d'éléments rectangulaires où le sommet se projette au centre du rectangle et où une arête du trièdre est parallèle à un côté du rectangle. les fig. 6 et 7 représentent en élévation et en plan un assemblage d'éléments où le sommet se projette au centre du carré et où une arête du trièdre passe par un des sommets du carré.
Si l'on se reporte tout d'abord au mode de réalisation représenté sur les fig. 1 à 3 on voit que l'élément réfléchissant est essentiellement constitué par un trièdre trirectangle de sommet S et d'arêtes A, B, C.
L'axe autour duquel sont disposés les divers éléments est représenté en Z.
L'arête A passe par l'axe Z par lequel pas- sent également les plans P et Ç qui limitent les faces AB et AC. En D et F, le réflecteur est limité par des portions de cylindres dont la. directrice doit avoir la forme de la surface réfléchissante. On aura donc ici des cylindres de révolution ayant pour axe Z. la face BC du trièdre peut être plane, mais, conformément à l'invention, elle peut également être cons- ¯par une portion de la surface d'un cône de révolu- tion d'axe 7± et dont la face BC serait un des plans tan- gents.
Un des résultats obtenus en remplaçant ainsi une des trois faces de chaque trièdre trirectangle par un élément de cône est de donner au réflecteur une légère divergence, c'est-à-dire qu'un faisceau incident parallè- le est renvoyé sous la forme d'un faisceau divergent. On augmente ainsi le champ de visibilité. la partie du réflecteur par où arrive la
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lumière est constituée par un élément plan perpendi- aulaire à l'axe Z.
On voit d'après la présente description que,pour ce mode de réalisation, la projection de l'élément objet de l'invention sur un plan perpendi- culaire à l'axe Z apparaît comme un secteur circulaire limité par les traces des plans P et et les traces des cylindres D et F.
Cette disposition permet de juxtaposer les éléments en forme de couronne sans laisser entre eux aucun espace libre. Ge procédé de montage a comme conséquence de fournir une surface réfléchissante sans discontinuité. Un tel montage a été représenté sur la fig. 3.
Le dispositif qui vient d'être décrit :permet de nombreuses dispositions telles que la possi- bilité de mettre au centre des stries circulaires ou une lentille. Il peut faire l'objet de multiples ap- plications et en particulier peut être utilisé comme verre de lampe arrière pour véhicules automobiles. En effet, le dispositif qui est parfaitement réfléchissant pour une source située en avant à l'infini, laisse au contraire passer une importante partie du rayonnement lumineux émis par la source si cette dernière est si- tuée à une faible distance du dispositif et derrière lui.
Dans le cas où la surface réfléchissante totale doit avoir une forme différente, les portions D et F ne seront plus des éléments de cylindres à base circulaire, mais des éléments de cylindres dont les seront génératrices sensiblement parallèles à l'axe du trièdre et dont la section droite aura la forme de l'élément de courbe limitant la surface réfléchissante.
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les plans P et Q seront alors perpen- diculaires à cet élément de courbe* les modes de réalisation représentés sur les fig. 4 à 7 concernent des dispositifs réflé- chissants dans lesquels l'axe Z est rejeté à l'in- fini, donc, chaque élément réfléchissant est cons- titué par un trièdre trirectangle de sommet S, d'a- rêtes A, B, G et dont les faces sont limitées par quatre plans formant un prisme à base rectangulaire ou carrée.
Ces quatre plans peuvent être ou non perpendiculaires à la face avant V du plateau qui porte les éléments réfléchissants mais les plans limites de tous les trièdres sont parallèles entre eux deux à deux.
Par juxtaposition des trièfres tri- rectangles on obtient des propriétés identiques à celles d'un trièdre trirectangle unique de même surface que celle du plateau. la projection de l'ensemble des triè'- dres sur le plan V qui limite lesdits trièdres vers l'avant forme donc un quadrillage à éléments identi- ques rectangulaires ou carrés. le sommet S de chaque trièdre trirectan- ,,,le se projette à l'intérieur du rectangle ou du carré soit au centre de cette figure, soit en un point différent du centre.
L'axe de chaque trièdre trirectangle (intersection des plans bissecteurs des dièdres du trièdre) peut être parallèleà la perpendiculaire au plan avant V eu légèrement incliné par rapport à ladite perpendiculaire.
Il est bien évident que les éléments
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réflecteurs qui peuvent être raccordés sans discontiè nuité peuvent également, comme on l'a représenté sur les fig. 3,5 et 7, former un bloc entre eux et avec leur support.
L'ensemble peut être obtenu par moulage d'un seul bloc dans une matière transparente colorée ou non, Dans ce cas, les portions coniques de chaque élément se raccordent sans discontinuité pour former un élément de la surface d'un cône circulaire et la divergence sera d'autant plus forte que ladite surface conique est plus courbe.
On peut également, si on le juge utile, argenter les faces des trièdres ce qui augmente en- core considérablement le champ de visibilité du réflec- teur,
L'invention vise également une variante de réalisation constituée par une surface métallique réfléchissante, argentée, chromée ou traitée de toute autre manière équivalente et reproduisant en creux l'accouplement de trièdres qui caractérise l'in vention.
On ne sortirait pas du cadre de la pré- sente invention par de légères modifications de dé- tail telles qu'une petite déformation de certaines faces planes la troncature des arêtes ou des sommets, de même qu'en argentant les faces à réfleotion totales de manière à augmenter le champ du dispositif. les dispositifs construits diaprés la présente invention pourront être utilisés pour la signalisation de nuit et paraîtront lumineux pour un observateur éloigné, situé sensiblement de face à l'appareil et placé tout près d'une source lumineuse, par exemple pour un automobiliste dont la voiture a ses projecteurs allumés.