BE400677A - - Google Patents

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BE400677A
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
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    • C05FORGANIC FERTILISERS NOT COVERED BY SUBCLASSES C05B, C05C, e.g. FERTILISERS FROM WASTE OR REFUSE
    • C05F5/00Fertilisers from distillery wastes, molasses, vinasses, sugar plant or similar wastes or residues, e.g. from waste originating from industrial processing of raw material of agricultural origin or derived products thereof
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Description


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  Procédé de transformation des déchets organiques. 



   La présente invention se rapporte à un procédé bactériologique qui permet de convertir les ordures ménagères, les eaux d'égout, les déchets organiques industriels et tous autres déchets organiques, en un produit final relativement inoffensif et capable d'être transformé directement en engrais. 



   Un des buts de l'invention est de convertir les ordures ménagères, les filtrats et les boues d'eaux d'égout, et d'autres déchets organiques nauséabonds, par des moyens bactériologiques entraînant l'emploi de microrganismes thermophiles, en un produit sec, facile- ment pulvérisable, ne dégageant pas la moindre odeur nauséabonde et ne contenant pour ainsi dire pas' de substances nocives. 

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   Un autre but de l'invention est de traiter les déchets organiques, comme les ordures ménagères et les eaux d'égout, par des semences sélectionnées de microrganismes du sol, en fournissant un milieu de culture convenable, afin de stimuler le dévelop- pement des bactéries thermophiles du sol de préfé- rence aux bactéries   putréfiantes   également présentes et dans le but d'éliminer finalement cette dernière classe de bactéries sous l'influence de la chaleur développée au cours des changements provoqués par les bactéries thermophiles et les enzymes ainsi pro- duites. 



   Un autre but de l'invention consiste à sou- mettre les ordures ménagères ou autres déchets orga- niques industriels similaires, à un traitement qui com- prend leur pulvérisation, l'élimination de leur humidi- té de surface, l'addition, après dessiccation, d'un mi- lieu de culture favorable au développement des bacté- ries désirables, suivie de l'ensemencement du produit ainsi obtenu avec des bactéries thermophiles non pro- ductrices de gaz. On introduit ensuite le mélange dans un digesteur spécial qui comporte plusieurs soles su- perposées et, en outre, des bras ou râteaux animés d'un lent mouvement de rotation qui font passer le produit traité successivement d'une sole sur la sole inférieure; c'est dans ce digesteur que l'action bactérienne désirée produit graduellement son effet. 



   Un autre but de l'invention est de préparer un engrais à partir du produit essentiellement sec recueilli après les opérations décrites ci-dessous, en ensemençant ledit produit avec des bactéries du sol, utiles et résistantes à la chaleur, telles que les bactéries de nitrification ou celles de sulfuration, les bactéries des légumes, et bactéries similaires, 

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 en y mélangeant des phosphates, de la potasse et d'au- tres éléments nutritifs de végétaux, de   façon   à obte- nir en fin 'de traitement un engrais immédiatement uti- lisable qui, étalé sur le sol et mélangé à la terre par labourage, enrichira la terre, d'une part en y apportant les phosphates, la potasse et les composés azotés qu'il contient,

   d'autre part en y fixant un supplément d'azote pris dans l'air sous l'influence desdites bactéries de nitrification et desdites bactéries de légumes. 



   D'autres buts de l'invention ressortiront des descriptions qui suivent ainsi que des revendications annexées au présent brevet. 



   Un appareil spécial a été mis au point pour effectuer les traitements faisant l'objet de l'inven- tion, mais il convient de bien comprendre que la présente application concerne seulement les phases de traitement de mon invention et ne se restreint nullement à l'appareil employé, et bien que cet ap- pareil soit mentionné par voie de déduction, il faut comprendre que c'est simplement à titre d'explication et, par suite, nullement restrictif. 



   Le principe fondamental à la base de l'invention réside dans la réaction qui se produit dans la nature quand on mélange des déchets organiques à un sol arable. 



  On sait, par exemple, qu'un sol bien cultivé pullule en bactéries de toutes sortes, surtout de bactéries non productrices de gaz capables de liquéfier les hydrocar- bones, de convertir les protéides en sels d'ammonium et nitrates et de décomposer,par suite de l'acidité formée, le phosphate de chaux et un certain nombre des silicates . teneur de potassium contenus dans le sol, ce qui a pour résultat de libérer le phosphate et la potasse disponibles qui peuvent dès lors être utilisés par les plantes cultivées dans ce sol. 

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   Selon, la présente invention, j'ai adapté ce procédé naturel à l'application sur une grande, échelle en sélectionnant soigneusement les semences les plus utiles des bactéries contenues dans ledit sol et en traitant le produit à convertir par ces bactéries dans des conditions telles que la chaleur développée par les réactions exothermiques provoquées par les bactéries soit retenue par la substance en traitement et serve ainsi à stériliser le produit final. En d'autres termes, on ne laisse pas la cha- leur développée pendant la digestion des ordures mé- nagères ou des déchets industriels se dégager libre- ment; au contraire, on en contrôle rigoureusement le dégagement.

   On détruit ainsi graduellement par stéri- lisation thermique les bactéries nuisibles putré- fiantes qui donnent naissance à des gaz, tandis qu'on favorise dans l'ensemble du système digestif le dé- veloppement d'une flore utile de bactéries thermo- philes désirables. 



   Le terme "bactéries thermophiles" est employé ici pour désigner les types de microrganismes dont le développement maximum est réalisé à des tempéra- tures supérieures à celle du corps humain (soit au- dessus de 3606 C.) et, en particulier, ceux de ces microrganismes qui'survivent à des températures su- périeures à la température mortelle des bactéries or- dinaires. Les bactéries appropriées au traitement visé par le présent brevet sont celles capables de résister à des températures allant de 37  C. à 82  C. 



   Bien que je sache qu'on ait déjà soumis des ordures ménagères à une cuisson suivie d'une diges- tion en présence de divers types de bactéries, en par- ticulier en présence de ferments, et qu'on les ait 

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 hydrolisées par des acides,   11 n'est   pas à ma con- naissance qu'on ait déjà proposé d'employer des or- dures ménagères naturelles et autres déchets orga- niques similaires d'une part, et des milieux appro- priés de culture d'autre part, leur mélange étant ensemencé de types sélectionnés de bactéries résis- tantes à la chaleur, ce qui permet de réaliser une décomposition, réglable avec précision et qu'on rè- gle, en effet, avec précision, des ordures ménagères ou autres déchets organiques, sur une grande échelle et à un prix de revient minimum. 



   Mon procédé envisage les opérations suivantes qu'on effectue essentiellement dans l'ordre ci-dessous, bien que mon invention ne soit pas restrictive sur ce point, ainsi qu'il ressort des revendications an- nexées au présent brevet, à savoir: (1) la pulvérisation ou broyage des ordures ména- gères;   (2)   l'élimination de l'excèsd'eau contenu dans ces ordures au moyen soit de centrifugeuses, soit de tamis ou de cribles, mais, de préférence, au moyen de cylindres compresseurs;

   (3) l'addition aux ordures ménagères ou autres déchets organiques, d'une substance constituant un milieu de culture sélectionné favorable au développe- ment des microrganismes désirables, tels que des bac- téries, des moisissures, des fungi, etc., ce milieu consistant d'humus tourbeux, de pierre à chaux pulvé- risée et de gypse naturel pulvérisé (sulfate de cal- cium); (4) l'ensemencement du mélange obtenu avec des cultures bactériennes contenant les bactéries thermo- philes non-productrices de gaz du type désiré; 

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   (5)   la fermentation dudit mélange humide,   d'où   il sort essentiellement sec, accompagnée d'un réglage soigné du dégagement de la chaleur et qu'on prolonge jusqu'à ce qu'on obtienne un produit de digestion essentiellement pulvérulent;

   (6) on peut lui faire subir une dessiccation nou- velle, si ori le désire; (7) le produit obtenu est utilisable tel quel ou mélangé à des bactéries de nitrification et autres bactéries utiles du sol, ainsi qu'à des phosphates, de la potasse ou à d'autres éléments d'engrais. 



   Je vais maintenant décrire une méthode préfé- rée d'extraction des types désirés de bactéries du sol naturel.   J'ai   découvert que les bactéries thermo- philes du sol se développent---; d'une manière   particu-   lièrement active dans un milieu consistant d'un mé- lange d'humus tourbeux, d'ordures ménagères, de mé- lasses de canne à sucre, de cendres de bois dur, de carbonate de calcium et de gypse. J'ai découvert, en outre, que quand on dose convenablement ces divers éléments dans le mélange, on obtient une élévation de température suffisante pour dépasser le point mortel de toutes les bactéries putréfiantes nuisibles. 



   En réalisant mon procédé sur une base commer- ciale et afin de me procurer une quantité suffisante des bactéries désirables, ce que je puis appeler - aux fins de la présente invention - mon "produit d'amorçage", je procède de la façon suivante. 



   Dans un petit baril, je mélange: 
2,26 kg. de sol organique arable provenant d'un champ en bon état de culture, 
18,14 kg. d'humus tourbeux, 
18,14 kg. d'ordures ménagères courantes broyées, 

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0,91 kg. de mélasses de canne à sucre, 
0,91 kg, de cendres de bois,. 



   2,72 kg. de marne ou de toute autre forme de carbonate de calcium broyé, et 
4,54 kg. de gypse, ces proportions étant données à titre d'exemple, mais n'étant nullement restrictives. Ou mélange soigneuse- ment le tout, on règle de préférence la teneur   hygro-   métrique du mélange à environ 45% et on ne l'expose pas à des températures dépassant 82 C. Il y aura pro- duction d'une certaine quantité de chaleur par suite de l'action bactérienne provoquée d'une part par les bactéries déjà contenues dans les ordures ménagères et d'autre part par celles provenant du sol. Toutefois, à mesure que la température monte, les bactéries pu- tréfiantes et leurs homologues, dont le point mortel est peu élevé, cessent d'agir et sont détruites parce que la température du mélange s'élève au-dessus de leur point mortel, soit environ 8200.

   A partir de ce moment, la digestion se continue sous l'influence des bactéries thermophiles les plus résistantes. Après quatre ou cinq jours, le mélange se présente sous un aspect granuleux noirâtre que j'emploie comme produit d'amorçage pour l'ensemble du produit qui fait l'ob- jet d'un traitement sur une échelle commerciale. 



   A titre de renseignement supplémentaire d'un Intérêt tout particulier pour ceux qui désirent pré- parer des cultures plus pures, j'ajouterai qu'on peut isoler les bactéries thermophiles du produit d'amor- çage, essentiellement de la manière suivante, qui se confond presque avec le procédé standard de prépara- tion des cultures pures de bactéries employé par les laboratoires bactériologiques. Par exemple, je puis préparer disons environ deux litres de solution à   1%   

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 de dextrose agar comme milieu de culture et contenant 
1 1/2% de cendres de bois dur, par des méthodes bac-   tériologiques   standardisées.

   Je prépare ensuite vingt tubes à essai standards environ, que je remplis de 10 cc du milieu de culture à base d'agar décrit plus haut, j'obture ces tubes au moyen de tampons d'ouate et je les laisse séjourner à l'autoclave une demi-heure envi- ron sous une pression de vapeur de 15 lbs, (6,8 kg), ce qui a pour effet de détruire tout organisme vivant. 



  Après refroidissement à environ 38  C., température à laquelle le mélange est encore liquide, je fais'un prélèvement, au moyen d'une boucle de platine, de cette culture mixte impure, et j'en ensemence le premier tube auquel je   l'y mélange   à fond. Je fais alors un prélève- ment à la boucle d'un dixième ml. de ce premier tube et je l'ajoute à un second tube à dilution. Ensuite je fais un prélèvement à la boucle d'un dizième ml. de ce second tube et je l'ajoute à un troisième. 



   Je continue à procéder de la même façon jusqu'à ce que j'ai obtenu une dilution au millionième, en prenant la précaution de marquer soigneusement chaque récipient afin de ne pas les confondre. Je verse alors le contenu des tubes dans des cristallisoirs de Petri préalablement stérilisés et portant des numéros cor- respondants, puis je laisse le milieu de culture ense- mencé se solidifier; j'incube ensuite ces cristalli- soirs à une température allant de 37 degrés centigrades à 50 degrés centrigades durant vingt-quatre heures, ou jusqu'à ce que des colonies se développent. 



   Je puis alors sélectionner parmi les colonies pures appropriées, les divers microrganismes dont j'ai besoin. On les ensemence alors dans des milieux de cul-   ture stériles favorables à leur croissance ; obtient   ainsi des cultures pures immédiatement employables aux fins du procédé ici visé. 

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   Toutefois, bien que la méthode ci-dessus per- mette d'obtenir des cultures pures, je tiens à faire remarquer d'une façon précise qu'il n'est pas du tout nécessaire de suivre une procédure aussi compliquée, étant donné que le mélange de bactéries fourni par le sol et les ordures ménagères peut donner entière satisfaction pour les emplois industriels. En fait, j'ai constaté que, par suite de la diversité des"pro- duits constituant les ordures ménagères, une telle flore mixte est particulièrement désirable, et c'est précisément ce que j'emploie en appliquant mon pro- cédé sur une grande échelle. 



   La méthode de digestion qui convient particu- lièrement à mon procédé consiste essentiellement des opérations suivantes: 
La première opération qu'on fait subir aux ordures ménagères après leur réception à l'usine, est une pulvérisation réalisée en les faisant passer dans un appareil de broyage approprié, par exemple un broyeur à marteau, un broyeur à mâchoires ou tout autre broyeur similaireOn fait ensuite passer le produit dans des dessiccateurs qui peuvent consister simplement de tamis, mais qui, de préférence, consis- tent d'une série de rouleaux compresseurs entre les- quels les ordures ménagères passent et s'aplatissent, ce qui en élimine l'excès d'eau, Les ordures ménagères humides, à leur sortie des rouleaux compresseurs,

   sont emmenées au digesteur et c'est au cours de ce trans- fert qu'on y ajoute en quantités appropriées la sub- stance de conditionnement qui fournit le milieu de culture favorable au développement des bactéries. 



   Les proportions adoptées pour ce traitement sont les suivantes: 

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   907,2   kg. d'ordures ménagères,   36,29   kg. d'humus tourbeux, 
9,07 kg. de carbonate de chaux, 
13,61 kg. de sulfate de chaux (sulfate de calcium). 



   On ajoute en même temps au produit traité de 114 à 171 grammes du "Produit d'aAmorçage" décrit plus haut. On verse alors ce mélange dans le digesteur, plus exactement sur la sole supérieure de celui-ci, où il subit un brassage continuel au moyen d'agita- teurs, de râteaux ou de bras. L'action microbienne ne tarde pas à se manifester et la température de la masse   s'élève.-Il   convient d'indiquer ici que la fonction du carbonate de chaux est de neutraliser quasi-instantanément tout acide qui peut se former au cours de la fermentation ou décomposition, car les microrganismes produisent leur effet maximum dans un milieu dont la concentration en ion hydrogène est faible ou légèrement au-dessous du point neutre, et-en particulier à un pH de   7,5   à 8.

   Toutefois, il n'est nullement nécessaire d'opérer en milieu alcalin, et la teneur hygrométrique qui convient le mieux à cette phase du procédé est comprise .entre 50 et   90%.   



  La température à la sole supérieure peut s'élever à 430 ou 490C. Quand le produit traité atteint le centre de la première sole, il tombe sur la seconde sole où la fermentation se poursuit et où la température con- tinue à monter. L'appareil comprend six soles ou plus, et lorsque le produit arrive sur la sixième sole ou sixième étage (environ 24 à 36 heures après son entrée), sa température est d'environ 82 C. ou même davantage, et l'humidité s'en dégage à l'état de vapeur visible qui s'échappe du digesteur, aspirée par des moyens de ventilation-appropriés correspondant à chaque étage. 



  Naturellement, un ventilateur unique pour le digesteur 

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 entier est compris dans le cadre de l'invention. Tou- tefois, il y a un avantage réel à contrôler la venti- lation à chaque étage séparément, étant donné qu'on peut ainsi régler très efficacement la température. 



   On laisse circuler l'air dans l'appareil durant l'opération, car les bactéries thermophiles qui cau- sent la décomposition sont des aérobies qui ont besoin d'oxygène en abondance pour continuer leur action. 



   On constatera que le produit à la sortie du digesteur ne contient plus que 30% environ d'humidité. 



   Le produit obtenu est à peu près inodore, ou dégage tout au plus une odeur rappelant celle du sol fraîchement labouré, et constitue sous cette forme un engrais d'une certaine valeur et d'un emploi économique. 



   Par suite de la température développée au cours de cette digestion, les microrganismes putré- fiants et autres microbes nuisibles se trouvent éli- minés, étant donné que cette température dépasse leur point mortel. De plus, toutes les bactéries thermo- philes qui survivent sont du type utile qu'on trouve dans tous les sols naturels et qui, par suite, sont admissibles dans un engrais; en fait, elles activent la décomposition des autres substances organiques qui peuvent exister dans le sol où l'on emploiera ces engrais. 



   Dans le cadre de la présente invention et cons- tituant un de ses objets, on peut préparer un engrais commercial à partir du produit recueilli à la sortie du digesteur, qui constitue une des nombreuses ma-   tiéres   premières employées. Par exemple, on peut sé- cher davantage le produit digéré, entre autres en fai- sant passer ce dernier dans un dessiccateur rotatif d'un type standardisé chauffé intérieurement, dans le- quel on peut, si on le croit néeessaire, chauffer le produit à une température de 1050 à 120 C. afin 

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 de stériliser complètement la masse, ce qui supprime entièrement toute vie hactérienne.

   Dans l'un comme dans l'autre cas, c'est à dire que le produit sec ou , ayant été séché, ait été stérilisé ou non, on peut le mélanger à des quantités appropriées de phosphate acide (phosphate acide de calcium, matière-première d'engrais en vente dans le commerce), à un sel de po- tasse comme le sulfate ou le muriate, à des sels am- moniacaux ou à des nitrates comme, par exemple, le sulfate d'ammonium ou le nitrate de sodium. 



   Si on désire préparer un engrais mixte ensemencé, il est désirable d'employer une matière-première d'en- grais à l'état brut, comme le phosphate roc broyé ou un autre minéral à base de potasse; qu'on pulvérise et qu'on mélange au produit recueilli, à la sortie du digesteur. On peut y ajouter le soufre, si l'on veut. 



   Bien qu'on ait décrit ici un type spécial de digesteur pour expliquer l'invention, il est clair que celle-ci ne se restreint pas à cet appareil. On peut réaliser l'invention au moyen de tout appareil où. il est possible d'assurer le brassage lent et l'aération de la masse ensemencée et duquel les vapeurs dégagées sous l'action de la chaleur développée peuvent s'échap- per, cet échappement étant réglé plus ou moins stricte- ment.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS EMI13.1 1. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste à ensemencer ces déchets avec des microrganismes aérobies thermophiles RESUME afin d'en réaliser la décomposition bactérienne, tandis qu'on aère et agite lesdits déchets et qu'on règle leur température au cours de ladite décompo- sition. On sèche le produit obtenu.
    2. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste à ensemencer ces déchets avec des microrganismes aérobies thermophiles, à agiter et aérer le mélange obtenu en laissant se dé- gager une partie de la chaleur développée, enfin d' empêcher toute formation appréciable d'acidité dans le produit au cours de la digestion bactérienne en effectuant cette dernière en présence d'un sel neutre facilement décomposable d'un acide faible.
    3. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste à ensemencer ces déchets avec des bactéries aérobies thermophiles, à agiter et aérer le mélange obtenu en laissant se dé- gager une.partie de la chaleur développée, enfin 4' empêcher toute formation appréciable d'acidité dans le produit au cours de la digestion bactérienne en effectuant cette dernière en présence de carbonate de calcium.
    4. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de "déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste 'à ensemencer ces <Desc/Clms Page number 14> déchets avec des bactéries thermophiles non produc- trices de gaz après y avoir introduit un milieu de culture favorable au développement desdites bactéries, puis à effectuer la décomposition bactérienne exo- thermique qui en résulte dans des conditions permet tant de retenir la chaleur développée afin d'élever le produit soumis à la digestion à la température mortelle des bactéries non-thermophiles et des autres microrganismes présents dans les déchets. On sèche le produit obtenu.
    5. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste à pulvériser lesdits déchets, à en éliminer tout excès d'eau, à les mélanger à un milieu de culture favorable au dévelop- pement des bactéries thermophiles, à ensemencer le mélange obtenu avec des bactéries thermophiles, à digérer, agiter et aérer le mélange ensemencé tandis qu'on empêche la chaleur développée de se dégager en quantités appréciables afin de permettre au mélange d'atteindre la température mortelle des bactéries non-thermophiles. On continue ensuite la digestion de la masse sous l'influence desdites bactéries ther- mophiles jusqu'au moment où la teneur hygrométrique du mélange est tombée sensiblement au-dessous de 35%, puis on sèche le produit obtenu.
    6. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste à pulvériser ces déchets, à en éliminer tout excès d'eau, à les mélanger à un milieu de culture favorable au déve- loppement et à la croissance active des bactéries thermophiles, à ensemencer le mélange obtenu avec <Desc/Clms Page number 15> une culture mixte de bactéries thermophiles du sol, à enfermer le mélange afin d'empêcher le dégagement libre de la chaleur développée, à agiter et aérer le mélange afin d'activer l'action bactérienne jusqu'au moment où la température a atteint le point mortel des bactéries non-thermophlles,
    puis à continuer la digestion à peu près exclusivement sous l'influence desdites bactéries thermophiles jusqu'au moment où la teneur hygrométrique du produit est tombée au- dessous de 35%, enfin à mélanger ledit produit à d'autres matières premières d'engrais pour préparer un engrais mixte.
    7. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste à pulvériser ces déchets, à en éliminer tout excès d'eau, à les mélanger à un milieu de culture comprenant de l'humus tourbeux, du gypse et du carbonate de calcium, à en- semencer le mélange obtenu avec une culture mixte de bactéries thermophiles du sol, à enfermer le mélange afin d'empêcher le dégagement libre de la chaleur dé- veloppée, à agiter et aérer le mélange afin d'activer l'action bactérienne jusqu'au moment où la tempéra- ture a atteint le point mortel des bactéries non- thermophiles,
    puis à continuer la digestion à peu près exclusivement sous l'influence desdites bacté- ries thermophiles jusqu'au moment où la teneur hygro- métrique du produit est tombée au-dessous de 35%, enfin à mélanger ledit produit à 'd'autres matières premières d'engrais, à des bactéries de nitrification et à des bactéries du sol, afin de préparer un en- grais mixte ensemencé. <Desc/Clms Page number 16>
    8. Le procédé de fabrication d'un produit final organique inoffensif à partir de déchets or- ganiques putrescibles, qui consiste à digérer ces déchets sous l'influence de bactéries thermophiles du sol à des températures allant de 38 à 82 C. dans des conditions aérobiques, tandis qu'on brasse len- tement le produit traité.
    9. Le procédé de conversion de déchets or- ganiques putrescibles en un produit utile, qui con- siste à détruire les bactéries délétères, putréfiantes et productrices de gaz contenues dans ces déchets, sous l'action de la chaleur développée au sein de ces déchets sous l'influence, de microrganismes thermo- philes qu'on y ensemence.
    10. Le procédé de préparation d'une culture micro-biologique brute dans laquelle la flore domi- nante est thermophile et stable à des températures supérieures à 66 -71 C., qui consiste à mélanger à un sol arable un milieu de culture consistant d'humus tourbeux, de gypse, de carbonate de calcium, de cendres de bois, d'une substance à base de saccharine et d'une substance décomposant les végétaux, puis à permettre à la décomposition résultante de se poursuivre, avec développement concomitant de chaleur, jusqu'au moment où les microrganismes thermophiles du sol deviennent '1'ensemencement.-dominant et les microrganismes non- thermophiles sont détruits par ledit développement de chaleur.
    11. Le procédé de traitement de déchets orga- niques putrescibles, qui consiste à les mélanger d'un milieu de culture comprenant de l'humus tourbeux, du carbonate de calcium et du gypse, à ensemencer le mélange obtenu avec des microrganismes thermophiles et à digérer le mélange ensemencé à des températures <Desc/Clms Page number 17> allant de 27 à 82 C.
    @ 12. Le procédé de conversion. ordures mena- géres mouillées en un produit final inoffensif et relativement sec pouvant servir d'élément d'engrais, qui consiste à pulvériser ces ordures à en ex- primer l'excès d'eau, à les mélanger à de l'humus, du carbonate de calcium, du gypse et à y ensemencer une culture mixte de bactéries du sol thermophiles, puis à enfermer le mélange obtenu, à l'agiter et à l'aérer, ce qui assure l'action bactérienne avec dé- veloppement de chaleur, l'élimination progressive de l'humidité et une pulvérisation plus complète du pro- duit, tandis qu'on règle le dégagement des vapeurs chauffées ainsi produites de façon à amener le pro- duit traité à une température maximum de'7600. On recueille le produit traité, puis on le refroidit.
    13. Le procédé de conversion d'ordures ména- gères mouillées en un produit final inoffensif et relativement sec pouvant servir d'élément d'engrais, qui consiste à pulvériser lesdites ordures, à en ex- primer l'excès d'eau, à les mélanger à de l'humus, du carbonate de calcium, du gypse et à y ensemencer une culture mixte de bactéries du sol thermophiles, puis à enfermer le mélange obtenu, à l'agiter et à l'aérer, ce qui assure l'action bactérienne avec dé- veloppement de chaleur, l'élimination progressive de l'humidité et une pulvérisation plus complète du produit, tandis qu'on règle le dégagement des vapeurs chauffées ainsi produites' de façon à amener le pro- duit traité à une température maximum de 7600., puis à chauffer ensuite le produit 'il une température de 76 -121 C.
    au moyen d'une source extérieure de cha- leur, afin d'en réaliser la dessiccation. <Desc/Clms Page number 18>
    14. Une matière première d'engrais consistant du produit final essentiellement sec obtenu par l'action d'une flore à caractère thermophile dominant, sur des déchets organiques putrescibles mélangés à de l'humus tourbeux, du carbonate de calcium et du gypse.
    15. Le procédé de fabrication d'une matière première d'engrais, qui consiste à faire passer d'une manière continue des déchets organiques pu- trescibles dans une zone chaude où on les soumet à une décomposition bactérienne sous l'influence de bactéries thermophiles.
    16. Le procédé de fabrication d'une matière première d'engrais, qui consiste à faire passer d'une manière continue des déchets organiques pu- trescibles dans une zone de fermentation ou les bactéries thermophiles constituent la flore micro- biologique dominante, jusqu'à ce qu'on obtienne un produit final inoffensif et essentiellement sec.
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