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procédé pour la granulation de galène et autres matières.
Il est connu de soumettre à un grillage préalable des produits de concentration de galène, avant leur frittage sur des appareils à insufflation d'air, dans des fours à réver- bère chauffés, tels que des fours à sole tournante, des fours tubulaires tournants, etc..; on tend ainsi à obtenir, en outre d'une élimination partielle du soufre, la transfor- mation de la matière, qui est fréquemment à l'état de grains très fins, en un état granulé et exempt de poussières, plus approprié pour le grillage à Insufflation d' air. Comme le passage de l'état solide, à l'état fondu, dans le cas de galène et aussi de matières contenant de l'oxyde de plomb, se produit dans des limites de température très étroites,
il est difficile dans les procédés connus jusqu'ici de maintenir exactement la température correcte, et on obtient par suite en pratique, en général, à côté d'une matière encore incom- plètement granulée, également une matière de grillage préa- lable partiellement trop scarifiée.
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Conformément à 1 invention, le maintien exact de la température, nécessaire pour le frittage, est rendu possi- ble en pratique, :l'une manière simple et bien réglable, par le fait qu'on effectue l'opération dans un four tubulaire tournant en deux phases :le travail distinctes l'une de l'autre. Le four tubulaire tournant, utilisé à cet effet, comporte à son extrémité 3' évacuation une courte zone, dont le diamètre est notablement réduit par rapport à celui de la partie principale du four.
Dans la partie principale du four,-dans laquelle s'effectue le chauffage de la matière en uns couche très épaisse, de manière à éviter tout sur- chauffage, et dans laquelle, pour autant qu'il est nécessai- re, il se produit en même temps une élimination par grilla- ge des sulfures existants , - la matière est soumise à um chauffage préalable à une temprature qui est peu inférieure à la température le frittàge de la matière considérée. Dams le cas de galène, la température de la charge, à l'endroit de transition de la partie principale du four à la chambre de frittage .plus étroite de celui-ci, n'est avantageusement pas supérieure à 550-600 C.
Le chauffage de la matière à cette température a lieu par les gaz provenant de la zone :le frittage, le cas échéant également par la chaléur qui est dégagée par les opérations exothermiques de grillage. A travers la zone de frittage, qui est notablement rétrécie comme diamètre, la matière chemine en couche mince et est soumise à l'action dtune flamme de chauffage. Il se produit ainsi une nouvelle élévation de température jusqu'à la tem- pérature de frittage, qui dans le cas de la galène est d'environ 650 C. pour ce faible accroissement de tempé ra- ture, un petit chauffage par une flamme, facilement régla- ble, est seulement nécessaire.
Alors que dans la zone de frittage, les différentes particules viennent fréquemment à la surface, par suite de la dureté plus faible de la couche
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et prennant ainsi rapidement la température de frittage, il ne peut, dans la zone de chauffage préalable, même plur autant qu'elle se trouve encore dans le champ d'action de la flamme de chauffage, se produire un frittage indésirable en cet endroit, étant donné que, par suite de l'épaisseur notablement plus grande de la couche de matière, les diffé- rentes particules viennent rarement à la surface et cèdent, lors du mouvement ultérieur de rotation du four, la chaleur qu'elles ont absorbée à l'intérieur de la couche de matière.
Dans la réalisation du procédé suivant l'invention, il est par suite possible d'effectuer en une opération continue un grillageainsi qu'un frittage uniforme et exactement ré- glable, sans qu'un frittage prématuré et la formation de gros amas soient déjà à craindre dans la zone de grillage préalable pour une faible élévation de température.
Le procédé convient principalement au traitement de produits fins de concentration de galène, tels que des pro- duits de concentration par flottage, qui peuvent être trai- tés séparément ou dans le mélange nécessaire pour un procédé de frittage ou de fusion. Mais on peut également traiter, avec de bons résultats économiques, d'autres matières oxydées et sulfurées de différents métaux, telles que des poussières volantes, des oxydes, de la pierre, dans lesquelles le passage de l'état solide à l'état fluide de fusion alieu dans des limites de température très étroites.
Pour autant qu'il n'existe pas de soufre dansles matières, il peut être recommandable d'ajouter à la charge un peu de combustible solide pour faciliter le chauffage préalable. La consommation de combustible qui est nécessaire dans le procédé pour le frittage lui-même est dans tous les cas très faible, car un faible accroissement de température d'environ 50 à 150 est seulement nécessaire. Cn peut en général calculer que, pour le chauffage par flamme, il suffit de 1 à 6% de com- bustible.
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Le dessin ci-joint représente schématiquement, en une vue en coupe longitudinale axiale, un appareil convenant pour la réalisation du procédé.
Le four tournant 1 est supporté et commandé de la manière habituelle. Le mode de support, l'inclinaison et la commande peuvent être différents et réglables. Il est à recommander de donner en général au four tournant une faible inclinaison sur l'horizontale, environ0à 2$. Cn obtient ainsi un très lent passage de la matière à travers le four et par conséquent un remplissage jusqu'à une très grande hauteur dans la zone de chauffage préalable du four.
Sur le dessin, la zone de chauffage préalable et de grillage s'étend de A à B, tandis que la chambre de frittage, qui possède un dia- mètre notablement réduit, s'étend le C à D. Sur le dessin, il est représenta, à titre d'exemple pour le rétrécissement de la chambre ie frittage, un accroissement de l'épaisseur de la maçonnerie. Mais on peut également prévoir à cet effet d'autres dispositifs; par exemple la paroi latérale du four peut être rétrécie, l'épaisseur :le maçonnerie restant la même.
Sur le iessin, le diamètre est représenté comme restant le même sur la longueur de la zone du four allant de C à S. Cn peut, pour assurer un passage plus rapide ou plus lent de la matière dans cette zone du four, également donner à la chambre de frittage une forme conique ; pour accroître la vitesse :le cheminement de la matière, le plus grand diamètre serait situ en D, tandis que pour réduire la vitesse :le che- mine-,lent, il serait situé en C. Le chargement de la matière a lieu par le tube-trémie 2, tandis qu'il est prévu pour l'é- vacuation de la matière un dispositif de, trappe à volets 3.
Un brûleur 4 est monté en 5, de préférence de façon à pou- voir être deplacé dans toutes les directions, de telle sorte qu'il est possible de le placer dans la direction convenant le mieux pour le frittage de la matière considérée. La flamme
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du brûleur 4 rencontre la matière à fritter dans la partie du four C-D. Pour autant que les parties de la charge, com- prises dans la zone A-B sont encore situées dans le champ d'action de la flamme, on évite un frittage prématuré in- désirable de la matière dans cette zone A-B par le fait que la charge est disposée dans celle-ci en une couche d'une épaisseur notablement plus grande que dans la chambre C-D, de sorte que le rapport de la surface chauffée à la masse de matière est notablement plus petit que dans la chambre de frittage C-D.
Dans beaucoup de cas, en particulier pour le grillage préalable 'de galène, il peut être avantageux de refroidir brusquement dans de l'eau la matière évacuée du four ou d'assurer un refroidissement rapide de la matière frittée .par un arrosage de celle-ci*
Ce dernier mode opératoire entre surtout en ligne de compte lorsqu'on doit produire, par le procédé, non pas une matière en grains fins, ayant subi un frittage préalable, mais un produit de frittage terminé, qui convient par exem- ple pour son traitement direct dans le four à cuve.