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Allumette à allumages multiples et procédé pour sa fabrication.
L'invention se rapporte à une allumette qui peut être al - lumée plusieurs fois à l'aide d'une surface de frottement et peut alors être éteinte chaque fois après l'emploi, et à un procédé pour sa fabrication.
Les allumettes ordinaires connues, qui consistent en un 'bâtonnet combustible en bois, cire ou autre matière combustible analogue pourvu à une extrémité d'une matière inflammable ne peuvent être allumées qu'une seule fois. La partie du bâtonnet combustible qui n'a pas été brûlée lors de cette inflammation n'a pas de valeur et est jetée comme déchet.
On cherche à supprimer cet inconvénient en confectionnant des bâtonnets faits d'un mélange de matière combustible et de matière inf lammable. Des allumettes de ce genre peuvent bien être allumées chaque fois après avoir été éteintes par frotte - ment sur une surface appropriée, jusqu'à épuisement complet, mais elles présentent cet inconvénient que, lors de la combus -
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tion de la matière combustible, donc aux instants où l'on n'a besoin d'aucune matière inflammable, cette dernière brûle aussi par à-coups chaque fois que ses particules renfermées dans la matière combustible sont mises à nu, ce qui occasionne une combustion agitée et parfois même une déflagration éruptive et ne permet pas toujours un rallumage facile de l'allumette.
L'objet de la présente invention réunit les avantages des allumettes connues à allumages multiples sans en présenter les inconvénients, c'est-b.-dire que les inflammations sont multi - pies et aisées et que la combustion elle-même a lieu tranquil- lement.
La nouveauté réside dans le fait que l'allumette consiste en un bâtonnet combustible qui est pourvu extérieurement,sur toute sa longueur ou sur la majeure partie de celle-ci et d'une manière continue ou avec des solutions de continuité, d'une matière inflammable.
Si la matière inflammable est disposée de manière conti - nue sur toute la longueur du bâtonnet combustible ou sur la majeure partie de cette longueur, l'allumette sera, pour pro - téger la matière inflammable contre la combustion complète, introduite de la manière connue dans un tube s'appliquant le plus étroitement possible sur l'allumette et ne sera poussée hors du tube, à chaque allumage, que de la quantité nécessaire à l'allumage et à la production d'une flamme, dont la durée ne sera qu'une fraction de la durée de combustion du bâtonnet entier.
Si, par contre, le bâtonnet combustible n'est pourvu de matière inflammable, sur toute sa longueur ou sur- la majeure partie de celle-ci, que d'une manière interrompue, donc avec des intervalles adaptés aux périodes d'allumage voulues, l'em- ploi du tube de protection métallique peut aussi être suppri - mé, sans qu'il y ait danger, pour la matière inflammable une fois allumée, de prendre feu sur toute la longueur du bâtonnet.
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La matière combustible, qui constitue en quelque sorte le noyau de l'allumette, est formée par un bâtonnet combustible en une matière appropriée. Cette matière peut être une des matières connues d.ans la fabrication des allumettes ordinaires ou à allumages répétés connues, telles que le bois, le papier, le carton, la cire, la nitrocellulose ou l'acétyle de cellulose avec des additions de camphre, d'hexaméthylènetétramine,etc. , ou mieux les nouvelles matières plus avantageuses qui sont décrites ci-après et font également partie de l'invention.
Les matières connues employées pour les allumettes ordi - naires ou les allumettes à allumages multiples présentent en partie, en effet, de sérieux inconvénients comme matière com - bustible des allumettes à allumages multiples. Leur combustion n'est pas suffisamment exempte de cendres ou de fumée, ou bien elles forment, en brûlant, une matière en fusion qui, en se refroidissant, recouvre le bâtonnet et empêche un nouvel allu- mage. Les celluloses, en particulier, conviennent mal comme matières combustibles pour les allumettes à allumages multi - ples, car elles peuvent, par décomposition, s'enflammer elles - mêmes et, en outre, elles brûlent beaucoup trop vite.
Les nouvelles matières combustibles sont des résines na - turelles ou artificielles, des hydrocarbures ou alcools durcis, des huiles ou graisses également durcies, des produite de la polymérisation d'aldéhydes, en particulier le métaldéhyde et le paraldéhyde.
Ces matières s'emploient, selon la mesure dans laquelle ellessont appropriées, isolément ou en mélange entre elles ou avec d'autres substances. Si la matière combustible provient d'une matière pulvérisée, on y ajoute une matière de liage ap - propriée quelconque n'exerçant pas une influence défavorable, autant que possible, sur la combustion. Des matières entrant en ligne de compte pour cet suage sont par exemple des solutions de dérivés de la cellulose ou des selutions de résiner, du
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co llodion en laine dissous dans de l'acétate d'amyle, etc.
Une matière combustible peu coûteuse à combustion particu- lièrement pauvre en cendres et en fumée s'obtient par exemple en mélangeant du métaldéhyde pulvérisé avec de faibles quanti- tés d'une matière de liage consistant en du collodion en laine dissous dans de l'acétate d'amyle, de manière à obtenir la consistance d'une pâte. Les bâtonnets peuvent être formés au moyen d'une presse à diviser en cordons et par subdivision subséquente dans le sens de la lcngueur, de la manière connue.
Comme matière inflammable, on peut employer des matières connues, telles qu'elles sont utilisées pour les têtes d'allu- mettes, sans changement important de leur composition.
La matière combustible peut être pourvue de matière in - flammable de diverses manières, par exemple par revêtement, enduisage, immersion ou projection, le bâtonnet combustible ayant éventuellement été séché au préalable. Par le creusement de gorges transversales dans la matière inflammable qui re - couvre le bâtonnet, cette matière peut alors, si l'on désire une disposition interrompue de la dite matière, être subdivi - sée en parcelles. On peut encore, en employant des patrons de recouvrement, produire directement un revêtement de matière inflammable à solutions de continuité multiples lors de l'en - duisage, de 1'immersion ou de la projection. Le bâtonnet peut aussi être recouvert de matière inflammable (par "revêtement), par exemple, en donnant à cette matière la forme de tubes qu'on enfile alors sur le bâtonnet inflammable.
Dans cette méthode, également, une interruption multiple de la masse inflammable peut s'obtenir en subdivisant les tubes en anneaux étroits qu'on enfile sur le bâtonnet et qu'on fixe par exemple par collage. Pour l'application ou le placement de. la matière in - flammable avec des intervalles, on peut aussi simplement mou - cheter le bâtonnet combustible avec cette matière. Mais il est avantageux, bien que ce ne soit pas précisément nécessaire, de
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disposer la matière inflammable sur toute la périphérie du bâtonnet, tant dans le cas d'un revêtement continu que dans le cas d'un revêtement interrompu le long du bâtonnet de matière combustible.
Les parcelles de matière inflammable peuvent être dispo - sées à des intervalles égaux ou à des intervalles différents.
Par le choix de la grandeur de l'intervalle entre les endroits pourvus de matière inflammable, on règle le nombre des alluma - ges possibles pour une longueur déterminée du bâtonnet ainsi que la durée de combustion entre deux endroits d.'allumage. De cette manière, une allumette à allumages multiples peut rem - placer cinquante allumettes ordinaires et davantage. Avec la faible longueur d'une allumette ordinaire, qui est de 50 mm. , il est déjà. possible de disposer 25 anneaux séparés de matière inflammable d'environ 1 mm. de hauteur, de sorte qu'une telle allumette à allumages multiples peut être allumée 25 fois et faire le service de 25 allumettes ordinaires.
La consommation peut être rendue plus économique encore, lorsque le bâtonnet combustible est pourvu de matière inflam - mable d'une manière continue sur sa longueur et sa périphérie et.que le bâtonnet est, à l'emploi, logé dans une douille métallique dont il n'émerge que d'une faible quantité, qui peut être allumée facilement par frottement d'une partie quelconque de sa périphérie sur un frottoir en une substance connue.
REVENDICATIONS.
1. Allumette pouvant être allumée et éteinte plusieurs fois, caractérisée en ce qu'elle consiste en un bâtonnet de matière combustible qui est pourvu de matière inflammable à sa surface extérieure, sur toute sa longueur ou sur la majeure partie de celle-ci et d'une manière continue ou interrompue.
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