<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D' INVENTION sous le bénéfice de la Convention Internationale du "Mur à revêtement réfractaire plastique refroidi par circula- tion d'air et procédé de construction d'un tel mur"
Il est d'usage courant de refroidir les murs de chambre de combustion par circulation d'un fluide réfrigérant.
C'est ainsi qu'on a utilisé, pour refroidir des murs en briques, des tubes parcourus par un courant d'eau, mais un tel système, qui est très efficace, est excessivement coûteux et difficile à installer. On a également pensé à refroidir les murs par circulation d'air le long de la face extérieure
<Desc/Clms Page number 2>
du mur interne dans la maçonnerie duquel on a parfois ménagédes sortes de carneaux ouverts tout du long sur la dite face.
Lorsque ce système est appliqué à des murs à revêtement en pâte réfractaire plastique, en béton réfractaire plastique ou en pisé, le refroidissement de ce revêtement est très mauvais malgré l'emploi d'un gros volume d'air de refroidissement, par suite de la mauvaise conductibilité calorifique de la matière du revêtement et de celle de son support, de la distance entre la face interne du revêtement et les carneaux et de l'inter- valle forcément important entre ces derniers.
Ce à quoi vise par suite la présente invention, c'est à améliorer le refroidissement par circulation d'air dans le cas de murs à revêtement réfractaire plastique de manière à se rapprocher des excellents résultats procurés: par les tubes d'eau quant au refroidissement, tout en n'ayant recours qu'à des moyens bien moins onéreux.
A cet effet, et ceci constitue la caractéristique fondamentale de la présente invention, les conduits de cir- culation d'air sont ménagés au sein même de la masse de revêtement réffactaire plastique, ce qui améliore consi- dérablement le refroidissement de la partie du mur exposée à l'action directe du foyer et augmente par suite sa durée.
Il en résulte en outre la possibilité de donner aux murs une forme quelconque, ainsi que d'appliquer ce dispositif sur toute chambre de combustion préexistante sans que cela nécessite de transformation onéreuse.
Dans une concrétisation particulière de l'inven- tion, ces conduits sont de simples trous ménagés au sein même du revêtement et un procédé approprié pour les obtenir consiste à noyer dans le revêtement, lors de la pose de ce
<Desc/Clms Page number 3>
dernier, des corps combustibles de forme appropriée, des tubes en bois ou en carton par exemple, pour qu'après destraction de ces corps par combustion leurs empreintes à l'intérieur du revêtement constituent les conduits désirés.
Dans une autre concrétisation, les conduits sont délimités par des tubes ondulés, de préférence garnis d'ailettes, noyés dans le revétement, les ondulations p ermettant aux tubes de se dilater sans disloquer le re- vêtement. Le chemisage métallique des conduits accroît l'action de refroidissement mais revient assez cher du fait de l'emploi de tubes ondulés.
On peut réaliser un tel chemisage métallique d'une manière moins coûteuse en le constituant, confor- mément à une autre caractéristique de l'invention, par des éléments métalliques de refroidissement en forme de tronçonstubulaires rigides de faible longueur disposés le long de ces conduits et comportant avantageusement des ailettes extérieures noyées dans le revêtement, par exem- ple une collerette ménagée à une de leurs extrémités, ou bien des ailettes longitudinales et, éventuellement, des ailettes longitudinales internes, lesquels éléments sont, de préférenc e, mis bout à bout mais de manière que certains d'entre eux au moins appuient sur la matière de revêtement et non directement sur l'élément adjacent afin de tenir compte de la dilatation longitudinale des éléments,
un vide étant de préférence ménàgé entre la partie tubulaire de cet élément qui appuie sur la matière de revêtement et l'élément adjacent à l'extrémité qui s'appuie sur la dite matière.
Dans le cas d'emploi de tubes ondulés ou de tron-
<Desc/Clms Page number 4>
çons tubulaires à collerettes perpendiculaires à l'axe du tube, ces dernières comportent de préférenc e des indenta- tions profondes, des trous ou des solutions de continuité quelconques de manière à permettre une bonne liaison entre elles des tranches de revêtement situées de part et d'autre de ces collerettes.
En outre, une autre caractéristique de l'invention dans le cas de murs à revêtement accroché réside dans le fait que les pièces du système d'ancrage qui sont enrobées dans le revêtement servent de support aux tubes ondulés, ainsi que de raccord entre deux tronçons consécutifs des conduits de refroidissement.
Enfin, l'invention englobe également, à titre de produits industriels nouveaux, les (Etes pièces spéciales servant à la fois à l'accrochage du revêtement plastique et au maintien des tubes.
En vue d'une meilleure compréhension de l'invention, on a représenté sur le dessin ci-joint, mais uniquement à titre d'exemple, quelques concrétisations de l'idée inventive.
Dans ce dessin, la fig.l est une coupe verticale suivant I-I, fig.2, à travers un mur à revêtement plastique refroidi par des conduits de circulation d'air disposés conformément à l'invention ; la fig.2 est une vue de face, en élévation, de la face interne d'un tel mur; la fig. 3 est une coupe horizontale suivant III-III du mur représenté à -la fig. 1; la fig. 4 , similaire à la fig.l, représente le mur pendant l'application du revêtement plastique;
<Desc/Clms Page number 5>
la fig. 5 est une coupe verticale à travers un mur dont les conduits de refroidissement sont délimités par des tubes ondulés; la fig. 6 est une vue en perspective de la pièce d'ancrage en réfractaire destinée à. être noyée dans le revêtement; les fig. 7 et 8 sont des demi-plans d'éléments tu- bulaires de refroidissement à collerette découpée;
les fig. 9 et 10 représentent chacune, en plan et en élévation, des variantes d'éléments refroidisseurs ;
La fig. 11 est une vue d'une variante de pièce d'ancrage à noyer dans le revêtement, et la fig. 12 est une vue en plan correspondante; la fig. 13 est une vue d'uneautre variante encore d'une telle pièce d'accrochage.
Sur les fig. 1 à 5, on a désigné par 1 la partie du mur formant support, par 2 le revêtement réfractaire plastique, par 3 les conduits de circulation d'air et par 4 les ailettes métalliques de refroidissement noyées dans le revêtement 2.
On voit sur la fig. 1 les éléments combustibles 5 utilisés dans le mode de réalisation des fig. 1 à 4 pour obtenir au sein du revêtement 2 les conduits 3 de refroi- dissement . En l'espèce, c es éléments 5 sont des tubes en carton autour desquels on pilonne la matière constitutive du revêtement au moment de la pose de ce dernier.
Dans le mode de réalisation des fig. 1 à 4, les ailettes 4 destinées à intensifier le refroidissement sont constituées chacune par la collerette d'un élément tubu- laire métallique rigide 6. On voit par les fig. 1 et 2 que ces divers éléments 6 sont mis bout à bout mais ne se tou-
<Desc/Clms Page number 6>
chent pas, chacun d'eux appuyant sur la matière du revête- ment 2 et un espace vide circulaire étant ménagé entre l'extrémité de la partie tubulaire qui ne comporte pas de collerette et la collerette de l'élément adjacent, de sorte qu'il se trouve constitué un canal dont la paroi métallique comporte de nombreuses solutions de continuité dans le sens longitudinal pour tenir compte de la. dilatation.
Au lieu de ces éléments à collerette, on pourrait aussi bien utiliser les éléments de refroidissement à ai- lettes longidutinales des Fig. 9 et 10.
Quelle que soit la constitution des éléments de refroidissement, ils sont maintenus, en cours de pose du revêtement, par les tubes 5 sur lesquels on les enfile successivement, de haut en bas (fig. 4), la collerette vers le bas quand ils en ont une, ce qui permet un pilon- nage facile de la matière du revêtement que l'on tasse tout autour de l'élément 6 qui vient d'être enfilé de ma- nière ààconstituer une couche à laquelle on donne une épais- seur égale ou quelque peu supérieure à la longueur de cet élément; on enfile alors l'élément suivant qui vient reposer sur cette couche ou sur l'élément précédent et l'on procède au pilonnage d'une nouvelle couche. Pour mé- nager un vide entre deux éléments de refroidissement, on peut interposer entre eux une rondelle en matière combus- tible, carton ou autre, comme le montre la fig. 4.
Après destruction des éléments 5 par combustion, on obtient le mur représenté en coupe à la fig. 1.
Sur la fig. 5, relative à une variante de réalisa- tion, on voit les tubes métalliques ondulés 7 qui délimi- tent les conduits 3 de circulation d'air et autour des-
<Desc/Clms Page number 7>
quels on pilonne la matière de revêtement 2. Dans ce cas, si on utilise des ailettes 4, ces dernières sont portées à demeure par ces tubes et la matière doit être tassée entre ces ailettes.
On voit en outre aux Fig. 7 et 8 des exemples d'ai- lettes découpées de manière à permettre une liaison sa- tisfaisante entre les tranches du revêtement situées de part et d'autre d'une ailette. Ces ailettes découpées peuvent s'utiliser évidemment quel que soit le mode de réalisation adopté pour les canaux de refroidissement du mur.
Dans les variantes d'éléments refroidisseurs repré- sentés aux Fig. 9 et 10, les ailettes sont longitudinales et, sur la fig.10, il existe même des ailettes longitudinal les intérieures, ce qui accroît considérablement la sur- face d'échange calorifique avec l'air circulant dans les canaux 3.
On voit également sur les Fig. 4 et 5 une manière d'utiliser des éléments du système d'anc rage du revêtement 2 pour maintenir les tubes métalliques 7 ou les corps com- bustibles 5. En l'espèce le système d'accrochage est du type décrit dans la demande de brevet français du 10 Octo- bre 1931 au nom du même inventeur, pour "Système de liaison articulé et de soutien pour murs, revêtements et analo- gues", système qui comporte une pièce 8, de préférence en réfractaire, noyée dans le revêtement 2 et retenue par une queue 9 dont l'extrémité passe dans une patte 10 scellée dans la partie 1 du mur.
Cette queue 9 s'engage dans la patte 10 de manière à pouvoir tourner autour d'un axe vertical et à coulisser verticalement, et l'extrémité opposée porte une pièce métallique 11 en forme de fragment
<Desc/Clms Page number 8>
de cylindre, d'axe veical, qui s'applique sur une partie de forme correspondante de la pièce 8, de préférence avec interposition d'un matelas plastique ou élastique 12. Bien entendu, le passage de la queue 9 dans la pièce 8 se fait par un trou suffisamment évasé pour permettre les dépla- cements angulaires relatifs entre la queue et la pièce 8.
C'est cette pièce d'ancrage 8 qui est utilisée dans le cas des fig. 4 et 5 poùr maintenir les éléments 5 et 7 et pour former en même temps raccord entre deux tronçons successifs des conduits de circulation d'air. A cet effet, dans les exemples représentés, la pièce est traversée de part en part par un trou cylindrique 13 à chaque bout duquel s'engage l'extrémité de l'élément 5 ou 7 adjacent et c'est la paroi même de ce trou qui sert en outre d'appui à la pièce 8.
Cette dernière peut être réalisée de manières très diverses, soit comme le montrent les fig. 1 à 6 sous forme de dalle réfractaire dont les faces, à l'exclusion de celles de bout, sont de préférence trapézoïdales de manière à donner à la pièce une forme améliorant sa liaison avec le revêtement, soit comme le montrent les fig.11 et 12 sous forme d'un tronçon de tube métallique 8a pourvu d'un appendice 14 pour soutenir la queue 9.
Dans tous .les cas, il est de préférence ménagé en regard de la queue 9 un trou 15 débouchant sur laface interne du mur et qui est destiné à permettre l'introduction d'une tige venant se fixer, par vissage par exemple, sur la queue 9, et servant de support aux planches de coffrage lors de la pose du revêtement 2 ainsi qu'il est exposé dans la. demande de brevet français du 13 Octobre 1931, au nom du même inventera; pour "Système de coffrage rapide universel".
Bien entendu, les détails de réalisation décrits
<Desc/Clms Page number 9>
ci-dessus ou représentés au dessin, et qui n'ont été don- nés qu'à titre d'exemple, ne sauraient constituer une limi- tation de l'invention, qui est susceptible de réalisations très diverses. C'est ainsi notamment que les canaux de refroidissement pourraient être disposés horizontalement au lieu d'être verticaux comme représenté au dessin.