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BREVET D'INVENTION "PERFECTIONNEMENTS AUX NOURRISSEURS D'ABEILLES"
La présente invention a trait aux nourrisseurs comprenant ou pouvant être employés en rapport avec un réceptacle =(par exemple un plateau) - destiné à contenir du sirop ou autre nourriture d'abeilles, liquide ou semi- liquide, distincte du Candi ou autres nourritures sous forme solide,
L'objet principal de l'invention est de four- nir un nourrisseur d'abeilles amélioré et d'application générale qui permette de régler la distribution de la nourriture, principalement de l'adapter au fait bien connu que les abeilles réclament une nourriture plus abondante à certaines saisons de l'année qu'à d'autres.
Un autre but consiste à munir le nourrisseur du type amélioré,ci-dessus mentionné, d'une sorte de plateau à nourriture qui possédera certains avantages décrits ci- dessous.
En vue du premier de ces objets, un nourrisseur
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d'abeilles selon l'invention comprend des moyens pour faire varier la surface de nourriture accessible de ma- nière à régler le nombre des abeilles qui peuvent y ac- céder simultanément.
Evidemment, ce nourrisseur amélioré peut pren- dre un grand nombre de formes. Cependant, selon la forme préférée, il comprend un bloc ressortant de la surface de la nourriture et livrant passage aux abeilles de l'inté- rieur de la ruche jusqu'à l'extérieur du bloc à la surfa- ce de la nourriture, puis un couvercle s'adaptant sur le bloc et pouvant, à volonté, y occuper plusieurs positions.
Ce couvercle est adapté, selon sa position, pour contrô- ler différemment et effectivement la largeur du passage conduisant à la surface de la nourriture.
Ainsi, le passage précité à sa jonction avec la nourriture peut commodément s'étendre le long de la face latérale du bloc, le bord inférieur du couvercle plongeant dans la nourriture de façon à séparer de la masse principale de la nourriture, ce passage qui existe le long de la face latérale du bloc.
Dans la forme simple et préférée de l'inven- tion, le passage taillé dans le bloc conduit à deux zo- nes séparées d'alimentation le long de la surface de con- tact de la nourriture avec la face latérale du bloc, et le couvercle est arrangé de façon à pouvoir occuper deux positions sur le bloc, dont l'une ferme aux abeilles l'ac- cès de l'une des zones d'alimentation, tout en leur ouvrant l'autre, tandis que la deuxième position ouvre les deux zones, augmentant ainsi effectivement les facilités d'a- limentation à la jonction du passage avec la nourriture.
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Alternativement, au cas où les deux zones d'a- limentation ne donneraient pas la même surface de contact avec la nourriture, le couvercle qui se trouve dans la deuxième position peut fermer la zone qui était ouverte dans la première position, tout en ouvrant l'autre zone; ou bien on peut encore faire tout arrangement désiré ou commode, pourvu qu'on tienne compte du principe général consistant à faire varier à volonté l'espace effectif d'a- limentation dans le nourrisseur.
Une particularité de l'invention consiste en ce qu'on peut arranger avantageusement le nourrisseur de fa- con que, dans la position d'alimentation lente, une seule abeille puisse accéder à la nourriture, de sorte que s'é- tant alimentée, une abeille est obligée de se retirer avant qu'une autre puisse approcher de la zone d'alimentation.
Ainsi le passage qui existe dans le bloc peut être cons- titué avantageusement de façon à se terminer en partie au moyen d'une rainure descendant le long de la face latérale du bloc et qui est d'une dimension si uniforme qu'elle per- met seulement le passage d'une abeille à la fois et l'ali- mentation d'une seule abeille à la fois à la surface de la nourriture, quel que soit le niveau de cette nourriture dans cette entaille, à ce moment.
De plus, dans la forme préférée de l'invention, le passage traverse verticalement le bloc de la base au sommet, communiquant à cette base avec l'intérieur de la ruche par une ouverture correspondante pratiquée dans le bas du plateau, et au sommet avec la zone ou les zones de nourrissement.
Dans ce cas, le bloc pourrait être construit,
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soit séparément de la base du plateau, soit en former une partie intégrante, le plateau et le bloc étant coulés, par exemple, en papier mâché, "bakélite" ou matériaux sembla- bles.
En ayant le bloc comme partie intégrante de la base du plateau, on a l'avantage, comme on s'en rendra compte, que n'ayant pas de joint entre le fond percé du plateau et la base inférieure du bloc, on évite la possi- bilité d'infiltration de nourriture de l'intérieur du pla- teau à l'intérieur de la ruche.
L'invention sera maintenant plus amplement dé- crite en se référant aux dessins annexés qui montre l'e- xécution préférée à titre d'exemple; dans ces dessins;
La Fig. 1 est une vue, en perspective, du nour- risseur d'abeilles amélioré et incorporé au plateau à nour- riture ;
La Fig. 2 est une coupe à une plus large échelle suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1;
La Fig. 3 est une coupe semblable suivant la li- gne 2-2 de la Fig. 1, montrant les parties dans la dispo- sition pour l'alimentation rapide, la Fig. 2 montrant les parties dans la disposition d'alimentation lente ;
La Fig. 4 est une coupe correspondant à la Fig.
2, mais prise suivant la ligne de coupe 5-3 de la Fig. 1;
La Fig. 5 est une coupe correspondant à la Fig.
S, (c'est-à-dire montrant les parties dans les positions d'alimentation rapide), mais prise suivant la ligne de coupe 3-3 de la Fig. 1;
La Fig. 6 est une coupe en plan, d'une variante du plateau comprenant le bloc et le couvercle des figures
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précédentes.
Dans la construction illustrée, le nourrisseur selon l'invention comprend un bloc 1 en saillie sur la surface du plateau nourrisseur 2. Le bloc comprenant un trou central vertical 3¯ correspondant à un trou 4 dispo- sé dans le fond du plateau nourrisseur.
Le plateau nourrisseur se place sur la ruche même ou le nid à couvain, au-dessous du couvercle ou des planchettes ordinaires, les abeilles ayant à monter par les trous 3, 4, pour avoir accès au sirop ou autre nour- riture placée dans le plateau.
Une entaille 5 est faite dans une des faces la- térales du bloc 1, cette entaille étant aménagée dans le corps même du bloc, verticalement, et allant du bord su- périeur du bloc à la surface supérieure du fond du plateau nourrisseur.
Le bloc 1, en 6, a la moitié de sa surface su- périeure évidée et reçoit un rebord ou saillie 7, s'éten- dant le long de deux de ses bords inférieurs.
Un couvercle de métal 8 s'adapte sur le bloc et occupe l'une ou l'autre des positions figurées en 2 et 4, ou celle représentée sur les Fig. 3 et 5, le bord infé- rieur du couvercle, quand ce dernier se trouve dans la position des Fig. 3 et 5, entrant dans une rainure aména- gée pour le recevoir dans la face supérieure du rebord 7.
Les parois de l'entaille 5, au-dessus de la sur- face de la nourriture, à quelque niveau qu'elle puisse être, constitue la zone d'alimentation des abeilles et les abeilles arrivent à cette zone par l'évidement 6 fait sur le sommet du bloc. La face latérale du bloc voisine de la
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face latérale dans laquelle est pratiquée l'entaille 5 et limitant aussi par son bord supérieur, la partie 6 évidée, au sommet du bloc, c'est-à-dire la face latérale marquée 5a constitue, à la surface de la nourriture qui se trouve dans le plateau, une deuxième zone d'alimenta- tion pour les abeilles, qui est également accessible par la partie évidée 6, mais seulement lorsque le couvercle 8 est dans la position représentée sur les Fig. 3 et 5.
En se référant aux Fig. 2 et 5, on verra que, tandis que le couvercle est dans la position des figures 2 et 4, seule la première des zones d'alimentation ci- dessus mentionnées est accessible aux abeilles par la par- tie évidée 6 l'autre zone étant fermée à la partie évidée par le côté du couvercle voisine de cette face latérale 5a du bloc; lorsque le couvercle se trouve dans la position représentée sur les Fig. 3 et 5, les deux zones d'alimen- tation sont ouvertes à cette partie évidée du bloc, de sor- te que les abeilles peuvent se nourrir simultanément dans les deux zones.
On remarquera de plus que toute la largeur de la face latérale 5a du bloc est à la disposition des abeil- les pour atteindre la surface du sirop placé dans le pla- teau, de sorte que plusieurs abeilles peuvent simultané- ment se nourrir dans cette zone. Cependant la coupe de l'entaille 5 est telle qu'une seule abeille à la fois peut y passer de la partie évidée 6 et se nourrir à la surface du sirop. Donc la position du couvercle 8 représentée sur les Fig. 2-4 est celle d'alimentation lente, la position d'alimentation rapide étant celle des fig,3 et 5.
S'il est construit séparément du plateau, comme dans les Fig. 2 à 5, le bloc peut être maintenu en position
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sur le fond du plateau par tout moyen commode, par exemple par des vis vissées dans le bloc, en dessous du plateau.
Comme on le voit, le plateau porte tout autour une bordure relevée 10 sur laquelle le toit de la ruche peut reposer. Cette bordure et le fond du plateau peuvent être faits de pièces séparées assujetties convenablement ensemble, par exemple par des vis s'enfonçant dans cette bordure par le dessous du plateau, ou bien en une seule pièce, et dans ce cas, la bordure et le fond du plateau peuvent être fondus ou faits de matériaux appropriés, tels que la "bakélite", le papier mâché ou autres matières sem- blables.
En se référant maintenant à la Fig. 6, les élé- ments du bloc et du couvercle du nourrisseur sont les mê- mes que ceux des figures précédentes. Le plateau porte- nourriture comprend au centre une embase surélevée 11 au- tour de l'ouverture 4 pratiquée dans le fond du plateau.
Cette embase s'emboîte dans le trou vertical 3 situé dans le bloc. Comme on s'en rendra compte, ce mode de construc- tion empêche toute infiltration de sirop du plateau dans la ruche. En même temps, cela évite d'avoir à visser le bloc en position sur le fond du plateau et, de plus, cette embase 11 sert à préciter la situation exacte du bloc par rapport au trou 4.
Dans cette construction (Fig. 6), tout le plateau à nourriture, comprenant le fond, le rebord et l'embase su- rélevée 11, est fait en une seule pièce par moulage ou presse.
Si on le trouve bon, ce bloc 1 dans cette cons- truction peut encore être moulé ou fait par compression
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d'une seule pièce avec le plateau ou le fond du plateau.
En tout cas, soit que le bloc soit fait intégralement avec le plateau ou séparément, on peut commodément le faire par moulage ou compression, les matériaux employés étant, par exemple, le papier mâché ou autre composition telle que la "bakélite".
A volonté, le bois ou même le métal peuvent être employés comme matériaux, soit pour le plateau, soit pour le bloc, quoiqu'il soit préférable d'employer des ma- tériaux qui soient de mauvais conducteurs de la chaleur, ce qui n'est pas le cas pour la plupart des métaux.
Au lieu d'être placé au centre du plateau, comme représenté, on peut, si on le désire, placer le bloc 1 d'un côté ou de l'autre du centre pour permettre d'utili- ser le nourrisseur sur une ruche qui n'est pas de niveau.
Il paraîtra évident aux personnes du métier que l'invention peut varier considérablement en ce qui a trait à la forme des parties et au dessin général, sans pour cela s'écarter du principe général et de l'esprit de l'invention, et il faut comprendre que, quoique la description spécifi- que précédente et la forme de construction de l'invention constituent un arrangement préféré, en raison principale- ment de son extrême simplicité et cependant d'une effica- cité prouvée, l'horizon de cette invention est vaste et embrasse toutes les spécifications équivalentes.