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PERFECTIONNEMENT AUX DISPOSITIFS POUR LE CHARGEMENT ET LE DECHARGEMENT DES RAILS.
Les travaux d'entretien des voies ferrées et plus particulièrement le renouvellement du matériel des voies terrées comporte, entre autres opérations, la distribution des rails neufs et le ramassage des rails usagés.
Pendant longtemps ce travail s'est exécuté exclusivement au moyen des wagons d'exploitation ordinaires d'où les rails neufs étaient déchargés par glis-
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sèment le long de deux coupons de rails accotés au wagon en déchargement tandis que le ramassage des rails usagés se faisait à bras d'homme. Cette méthode, très pénible pour les ouvriers constamment exposés à des acci- dents graves, avait en outre l'inconvénient sérieux de ne pas mettre les rails à l'abri des chocs susceptibles d'entraîner leur déformation permanente.
On a déjà, pour obvier à cet inconvénient, songé à Ménager des wagons spéciaux avec potence et palans permettant le déchargement et le chargement mécaniques des rails; d'autres réseaux ont adopté des trains composés de triplorys, remorqués par draisine, dont la faible hauteur du plan de chargement et la grosse capacité facilitent beauooup les opérations.
Hais de tels wagons ne peuvent servir que de matériel de chantier et ne peuvent être utilisés pour le transport mime des rails à longue distance; ceux-ci doivent être déchargés à la gare la plus proche du travail, soit, lorsqu'ils viennent des forges, des wagons commerciaux qui les ont amenés pour être rechargés sur ces wagons aménagés ou ces trains de triplorys, soit au contraire, s'il s'agit des rails usagés, de ces wagons spéciaux pour être transportés sur les wagons commerciaux.
La présente invention a pour objet un dispositif évitant tous ces inconvénients et constitué essentiellement par une potence à palan démontable, pouvant se fixer facilement sur le s wagons plats commerciaux de type courant, l'enlèvement pouvant également s'opérer rapidement et avec la plus grande facilité, cette potence venant s'ancrer par exemple dans les supports des ranchers de ces wagons et étant
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assujettie, pendant les déplacements du train, dans une position qui lui permette de s'inscrire dans le gabarit.
A titre d'exemple on a représenté aux dessins annexés deux modes d'exécution correspondant à deux applications différentes du dispositif faisant l'objet de l'invention.
Les figures 1 à 3 concernant l'application à un wagon à ranchers du type commercial ordinaire des Compagnies de chemin de fer.
La figure 1 est une vue en élévation latérale de l'ensemble du dispositif. la figure 2 est une vue du chariot porte-palan partie en coupe transversale, partie en élévation par bout.- et la figure 3 est une vue de ce même chariot partie en coupe longitudinale, partie en élévation latérale.
Les figures 4 et 5 concernent l'application à un triplory.
La figure 4 est une vue en élévation latérale de l'ensemble du dispositif. et la figure 5 est une vue en élévation, à 90 de la précédente, du dispositif de réglage et de blocage de la position de la volée,
Dans le mode d'exécution représenté en figure 1, 2, 3, dans le logement 1 de l'un des ranchers du :wagon est emboîté un fourreau 2 dont le corps a la même forme que la partie inférieure des ranchers. Ce fourreau porte à sa partie inférieure une sorte d'étau 3 venant enserrer le longeron 4 du wagon, la mâchoire mobile 5 de cet étau étant commandée par une poignée 6. L'étau 3 est relié d'autre part à la partie supérieure du fourreau 2 par deux bretelles telles que 7, le tout dormant ainsi un triangle indéformable.
Il va de soi que la fixation du fourreau sur le wagon
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pourrait se faire par tout autre moyen, par exemple par simple emmanchement dans les deux brides de rancher superposées sur les wagons comportant ce genre d'organes.
La partie supérieure du fourreau 2 est alésée pour recevoir une colonne 8. De préférence, d'ailleurs, cet alésage est fendu et les bords de la fente sont munis d'oreilles qui reçoivent une vis à levier 9. Ce dispositif permet de resserrer la mâchoire ainsi formée et de maintenir solidement la colonne en évitant toute oscillation.
La colonne 8, qui peut entrer facilement dans le fourreau 2 et en sortir, porte vers sa partie supérieure un manchon 10 pourvu de deux tourbillons, dont l'un est représenté en pointillé en 11 (fig,l). Deux fers en U, 12 percés chacun d'un trou à leur extrémité, sont enfilés respectivement sur l'un et l'autre de ces tourillons, parallèlement entre -.eux et forment la volée horizontale de la potence.
Le manchon 10 présente une extension latérale 13 venue de fonderie avec lui, sur laquelle est fixée l'une des extrémités d'un tendeur à pas de vis inverse 14, dont l'autre extrémité est attachée au fourreau 2, Sur cette même extension 13 sont également fixées deux bretelles telles que 15, attachées d'autre part sur le prolongement de la colonne 8 au dessus du manchon 10. Un hauban 16 relie eette extrémité supérieure de la colonne 8 à l'extrémité libre de la volée 12 dont il assure le raidisse- ment.
Les deux fers 12, qui à leur extrémité libre sont réunis par une entretoise 17, peuvent pivoter autour des tourillons 11 pour conserver la position horizontale quel que soit le devers de la voie et ils sont assujettis dans la position voulue au moyen de mâchoires 18.
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Le hauban raidisseur 16 est pourvu d'un écrou 19 avec volant pour manoeuvre rapide et filetages droite et et gauche, permettant de régler ce hauban à la longueur convenable pour assurer en toutes circonstances l'hoizontalité de la.poutre.
L'écartement des deux fers 12 est tel qu'il permet la circulation entre eux d'un palan à chaîne 20 solidaire d'un chariot 21 roulant sur les deux fers.
A cet effet, ce chariot comporte deux paires de galets 22,23 et le mouvement de translation est commandé par un volant 24 attelé directement sur l'axe des galets 22.
D'autre part la charge est suspendue au chariot par l'intermédiaire d'un système pendulaire 25 (figs 2 et 3) portant deux sabots de freins tels que 26 qui peuvent venir agir sur les tambours 27 faisant corps avec les axes des galets 22. Le fonctionnement est facile à comprendre : lorsque l'angle formé par la volée 12 et la suspension s'écarte sensiblement de 90 , les sabots 26 viennent en contact avec leurs tambours 27 et il se produit un freinage automatique du chariot qui ne peut rouler, le déplacement du chariot et de la charge qu'il supporte n'étant ainsi possible que lorsque la volée est horizontale.
Accessoirement, et pour permettre de circuler le long des voies sans qu'aucun des organes de la potence ne sorte du gabarit, le fourreau 2 porte, en plus de l'oreille 2',deux autres oreilles placées chacune à 45 de la première, La volée peut ainsi être placée dans une situation oblique voisine de la diagonale du wagon et hors de tous obsta- cles.
La chaine de charge du palan est terminée par une
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agrafe spéciale 28 articulée, pouvant saisir tous les types de rails. Jette agrafe est automatiquement bloquéé par la retombée du verrou 29 qui s'oppose à tout déclenchement intempestif.
Les figures 4 et 5 représentent l'application à un triplary du cispositif conforme à l'invention: la réalisation se trouve ici simplifiée au fait que le triplory a été étuaié spécialement pour la manipulation c'objets de grande longueur tels que les rails.
Sous l'un des fers transversaux 30 du triplory est rivée une plaque 31 percée d'un orifice, dans laquelle s'inscrit le plongeur 32 prolongeant la colonne 33. Deux ergots tels que 34, portés par cette colonne et pénétrant dans des ouvertures percées sur le fer 30, empêchent la rotation de la colonne 33 qui est ainsi simplement posée sur le triplory.
A sa partie supérieure, la colonne 33 porte un mancnon 35 muni de tourillons non représentés, recevant chacun un fer 36 percé d'un trou en conséquence, l'ensemble de ces ceux fers disposés parallèlement l'un à l'autre constituant la volée de la potence. L'assujettissement des fers sur les tourillons se fait au moyen d'écrous à oreilles 37.
Pour assurer l'horizontalité de la volée, on dispose sur le sol une béquille 3& terminée par une semelle 39, béquille le long de laquelle peut coulisser un mancnon fendu 40 qui peut être fixé dans la position désirée par la manoeuvre d'un écrou à volant 41. Ce manchon est d'autre part traversé par un axe 42 sur lequel sont enfilées, de part et d'autre du manchon, des mâchoires 43 qui viennent enserrer les deux fers 36 en les maintenant à l'écartement donné par le manchon à tourillons 35. Le serrage ces mâchoires 43
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sur les fers 36 se fait par l'intermédiaire d'un écrou à volant 44.
Il est donc facile en desserrant les écrous à oreilles 37 et en faisant glisser le manchon 40 le long de la béquille 38 de maintenir la volée 36 horizontale, en la faisant pivoter autour de ses tourillons, quel que soit le devers de la voie.
Un treuil à galets 45 portant, par l'intermédiaire d'un câble, une agrafe 46, semblable à l'agrafe 28 au pre- mier gode .exécution, circule sur les deux fers'36 et permet le ramassage des rails amenés sur les extrémités des traverses ou leur déchargement.
Il est d'autre part aisé de voir que l'ensemble constitué par la colonne 33, la volée 36 et la béquille 38, peut être facilement et rapidement mis en place puis enlevé, l'opération terminée.