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" Génération et destruction des cristallisations ".
Tous les corps qui nous entourât sont bâtis avec une centaine d'éléments et chacu de ces éléments est formé par un atome qui le caractérise.
RUTHERFORD a montré qu'un atome est toujours constitué par un noyau central qui retient autour de lui une atmosphère d'électrons. Ce noyau est lui-même formé par l'entassement d'électrons (négatifs) et de grains d'électricité positive ou protons que RUTHERFORD a réussi à obtenir à l'état libre.
Variable suivant les atomes considérés , l'atmosphère d'électrons en contient un nombre compris entre 1 et 92. Ces électrons se groupent en plusieurs couchée concentriques. La
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couche périphérique est complète lorsqu'elle comprend huit électrons ; cette tendance à atteindre le nombre huit explique d'ailleurs la valence chimique et la conduction électrique.
On prendra, à titre d'exemple,les atomes de soufre et d'aluminium.
Le soufre est le 16ième atome; l'atmosphère d'électrons qui entoure son noyau comporte 16 électrons soit 2+8+6. Il y a pour lui deux moyens d'avoir une couche périphérique à 8 élec- trons: soit de perdre 6 électrons en devenant 2+8, soit de fixer 2 électrons supplémentaires en devenant 2+8+8. C'est na- turellement le second moyen qui sera le plus aisément réalisa- ble. Lorsqu'... électron accostera un atome de soufre, l'électron sera retenu et le soufre se chaînera négativement (excès d'é- lectrons).
Pour l'aluminium, au contraire, l'atmosphère d'électrons qui entoure son noyau est formée de 13 électrons soit 2+8+3. Il y a , pour lui aussi, deux moyens d'avoir une couche périphéri- que complète soit en perdant 3 électrons en devenant 2+8, soit en fixant 5 électrons supplémentaires et en devenant 2+8+8. C'est maintenant le premier changement qui se produira: lorsqu'un électron accostera un atome d'aluminium, l'électron sera refoulé et l'Aluminium prendra une polarité positive (déficience d'élec- trons).
Si l'on soumet à des traitements calorifiques ou mécaniques certains sels en dissolution, on constate chez ces derniers un déséquilibre électronique se traduisant par la libération des dits sels au sein du liquide. Si les sels libérés sont en ex- cès électronique, ils se précipiteront vers tout corps en dé- ficience électronique. Au contraire, si les sels libérés sont m en déficience électronique, ils seront violem ent attirés par tout corps en excès électronique.
Dans les deux cas ci-dessus envisagés, il se produira entre les sels et le corps envisagés, un rééquilibrage élec-
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Ironique amenant un nouvel état de stabilité qui se traduit par la génération d'une cristallisation, Par ailleurs, toute cristallisation préalablement existante pourra être détruite si elle est placée en conditions strictement inverses de celles qui ont provoqué ladite cristallisation.
Par la mise en oeuvre des moyens que la technique moderne met à la disposition, il est aisé de placer un corps conduoteur (et les métaux sont ici tout indiquas) en excès ou en déficience électronique, ce qui peut se traduire en disant qu'un corps conducteur peut facilement être mis en état de radio-activité.
Partant de là, on peut soit provoquer,soit détruire la cristallisation de certains corps. Disons immédiatement, pour éviter toute interprétation trop absolue de ce qui précède, que la génération ou la destruction d'une cristallisation déterminée ne pourra se faire que dans des conditions parfaitement déterminées au nombre desquelles on signalera entre autres que :
1 ) Pour arracher des électrons et les libérer, il faut dépenser un travail Ti qui est égal au produit e Vi dans lequel 1 exprimé en joules, la charge e de l'électron en coulombs et dans laquelle Vi, qui est mesuré en volts)est dénommé "po- tentiel d'ionisation".
A titre documentaire, ajoutons que le potentiel d'ionisation est d'un ordre voisin de 6 volts pour l'aluminium et de 8 volts pour le cuivre.
2 ) Un électron placé dans un champ magnétique est soumis à une force qui a pour valeur en dynes
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Puisque sa charge e est négative, il tendra à se mouvoir en sens inverse du champ électrique qui règne à l'endroit où il
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se trouve.
3 ) Il résulte des 1 ) et 2 ) ci-avant que l'énergie né- cessaire pour arracher l'électron du métal étant égale à l'énergie cinétique qu'il acquiert (1/2 m v2) on peut écrire que le travail e V= 1/2 m v.
Pour provoquer la radio-activité , indispensable au métal envisagé dans un cas concrt déterminé, on peut utiliser divers moyens soit directs, soit indirects. Parmi ceux-ci on indiquera, à titre non limitatif d'ailleurs, le moyen direct par liaison. entre le métal et une source de courant continu ou redressé; ce courant pouvait être employé de façon permanente ou de manière intermittente (par pulsations par exemple) ou encore par combinais on d'un courant permanent avec un courant pulsatoir. Quant aux moyens indirects, et également à titre ncn limitatif, on peut concevoir l'action à distance d'une lampe à quartz, d'un quelconque générateur électronique voire même les effets des corps radio-actifs.
Tenons compte également que l'effet d'apport ou d'enlèvement des électrons libres est grandement augmenté par l'utilisation d'électrodes pointues (action électrique des pointes).
L'invention trouve son application pratique tant dans le domaine de la génération des cristaux , que dans celui de la destruction des cristaux. On trouve, par exemple, dans la nature un grand nombre de cristaux que l'on peut reproduire artificiellement par diverses méthodes au nombre desquelles on relève immédiatement la cristallisation par des courants électriques obtenue par électrolyse, les substances se cristallisant sur les électrodes.
Le nouveau procédé reproduit le phénomène de cristallisation sans utilisation d'électrodes et sans électrolyse.
Une autre application pratique est la destruction des cristallisations connues sous le nom d'incrustations dans les appa-
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reils à échange thermique. On sait, en effet, que, par exemple, les eaux de chaudières laissent cristalliser les sels dissous r dans l'eau au point de former des dépôts corrosifs à l'intérieur des parois de ces appareils.
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"Generation and destruction of crystallizations".
All the bodies which surround us are built with a hundred elements and each of these elements is formed by an atom which characterizes it.
RUTHERFORD has shown that an atom is always made up of a central nucleus which retains an atmosphere of electrons around it. This nucleus is itself formed by the accumulation of electrons (negative) and grains of positive electricity or protons that RUTHERFORD has managed to obtain in the free state.
Variable according to the atoms considered, the electron atmosphere contains a number between 1 and 92. These electrons are grouped in several concentric layers. The
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peripheral layer is complete when it includes eight electrons; this tendency to reach the number eight moreover explains the chemical valence and the electrical conduction.
As an example, the sulfur and aluminum atoms will be taken.
Sulfur is the 16th atom; the electron atmosphere which surrounds its nucleus has 16 electrons, i.e. 2 + 8 + 6. There are two ways for him to have a peripheral layer with 8 electrons: either to lose 6 electrons by becoming 2 + 8, or to fix 2 additional electrons by becoming 2 + 8 + 8. It is naturally the second means which will be most easily achievable. When ... the electron comes alongside a sulfur atom, the electron will be retained and the sulfur will chain itself negatively (excess electrons).
For aluminum, on the other hand, the electron atmosphere which surrounds its nucleus is made up of 13 electrons, i.e. 2 + 8 + 3. There are also two ways for him to have a complete peripheral shell either by losing 3 electrons by becoming 2 + 8, or by fixing 5 additional electrons and becoming 2 + 8 + 8. This is now the first change that will occur: when an electron lands on an aluminum atom, the electron will be repressed and the Aluminum will take on a positive polarity (electron deficiency).
If certain dissolved salts are subjected to calorific or mechanical treatments, an electronic imbalance is observed in the latter, resulting in the release of said salts within the liquid. If the salts released are in electronic excess, they will rush towards any electron-deficient body. On the contrary, if the liberated salts are electronically deficient, they will be violently attracted to any excess electron body.
In the two cases considered above, there will be an electrical rebalancing between the salts and the body envisaged.
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Ironic bringing a new state of stability which results in the generation of a crystallization. Moreover, any previously existing crystallization could be destroyed if it is placed in conditions strictly opposite to those which caused said crystallization.
By using the means that modern technology makes available, it is easy to place a conductor body (and metals are here all indicated) in excess or in electronic deficiency, which can be translated by saying that a conductive body can easily be put into a state of radioactivity.
Starting from there, we can either cause or destroy the crystallization of certain bodies. Let us say immediately, in order to avoid any overly absolute interpretation of what precedes, that the generation or destruction of a determined crystallization can only be done under perfectly determined conditions, among which it will be noted, among other things, that:
1) To snatch electrons and free them, it is necessary to spend a work Ti which is equal to the product e Vi in which 1 expressed in joules, the charge e of the electron in coulombs and in which Vi, which is measured in volts) is referred to as "ionization potential".
As a document, let us add that the ionization potential is of the order of 6 volts for aluminum and 8 volts for copper.
2) An electron placed in a magnetic field is subjected to a force which has the value in dynes
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Since its charge e is negative, it will tend to move in the opposite direction of the electric field which prevails at the place where it
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is located.
3) It follows from 1) and 2) above that the energy necessary to extract the electron from the metal being equal to the kinetic energy that it acquires (1/2 m v2) we can write that the work e V = 1/2 m v.
To cause the radioactivity, essential for the metal envisaged in a specific specific case, various means, either direct or indirect, can be used. Among these we will indicate, without implying any limitation, the direct means by connection. between the metal and a source of direct or rectified current; this current could be used permanently or intermittently (by pulsations for example) or by combining a permanent current with a pulsating current. As for the indirect means, and also by way of limitation, one can conceive of the remote action of a quartz lamp, of any electronic generator or even the effects of radioactive bodies.
Let us also take into account that the effect of supplying or removing free electrons is greatly increased by the use of pointed electrodes (electrical action of the points).
The invention finds its practical application both in the field of crystal generation and in that of crystal destruction. One finds, for example, in nature a great number of crystals which one can reproduce artificially by various methods among which one immediately notes the crystallization by electric currents obtained by electrolysis, the substances crystallizing on the electrodes.
The new process reproduces the phenomenon of crystallization without the use of electrodes and without electrolysis.
Another practical application is the destruction of crystallizations known as encrustations in apparatus.
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heat exchange reils. It is known, in fact, that, for example, the water from boilers allows salts dissolved in the water to crystallize to the point of forming corrosive deposits inside the walls of these devices.