<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE ET DISPOSITIF DESTINES A AVERTIR DU FONCTIONNEMENT PROCHAIN D'UN DISJONCTEUR LIMITEUR.
On utilise couramment à l'heure actuelle des disjoncteurs limiteurs pour la protection des installations électriques d'éclairage ou de force. Ces appareils, qui forment également interrupteur à main, sont destinés à couper automatiquement le circuit de l'installation lorsqu'une surintensité d'une certaine valeur, lente ou rapide, vient à se produire.
Ils permettent donc de remplacer avantageusement les éléments fusibles en assurant la protection des installations par des moyens plus modernes et mieux appropriés.
En outre ils permettent, dans le cas de certaines tarifica-
<Desc/Clms Page number 2>
tions, d'éviter l'emploi de compteurs, en obligeant les usagers à se placer dans des conditions d'utilisation de leurs installations rentrant dans des limites bien définies auxquelles correspondent certains frais déterminés*
Ces appareils sont donc d'un emploi fort intéres- sant, mais ils présentent l'inconvénient qu'il faut ensuite les réenclencher, généralement dans l'obscurité, souvent assez loin de l'endroit où l'on se trouve et parfois dans des lieux peu commodes d'accès, tels que caves ou grenier:
Aussi est-il plus intéressant encore de prévenir, l'usager que, les limites d'utilisation de son installation qui lui avaient été fixées ayant été dépassées par lui., le disjoncteur qui commande cette installation va fonction- ner et couper le courant, le temps matériel suffisant étant laissé à l'usager ainsi averti pour supprimer la surcharge qui existe dans son installation avant que la coupure du courant ne s'accomplisse*
La présente invention a précisément pour objet @ un procédé, ainsi que des dispositifs pour la mise en oeuvre de ce procédé, permettant d'obtenir ce résultat.
Il consiste à provoquer automatiquement, dès qu'une surcharge non permise se produit, et du faim de cette surcharge, la mise en veilleuse des lampes d'éclairage ou le ralentisse- ment des engins producteurs de-force de l'installation, en décourtcircuitant une ou plusieurs résistances par l'action d'un électroaimant, de préférence à effet retardé, qui assure en même temps le décourtcircuitage d'un élément, thermomagnétique ou autre, de retardement du fonctionnement de l'électroaimant à maxima qui commande le disjoncteur.
<Desc/Clms Page number 3>
soit un électroaimant indépendant de l'électroaimant ordinaire de commande automatique du disjoncteur, soit cet électroaimant de commande lui-même, qui remplit alors une double fonction*
Le retardement de l'action de cet électroaimant, qui est nécessaire, par exemple pour permettre l'enclenchement de lampes à fortes pointes de démarrage, telles que les lampes à atmosphère gazeuse, peut-être réalisé par tout moyen approprié: élément bilame combiné avec son élément de chauffage; élément à résistivité variable; élément thermomagnétique de retardement etc.
Bien entendu les dispositifs conformes à l'invention devront être tels que le disjoncteur puisse, comme d'habitude, se déclencher immédiatement en cas de surchar- ge très élevée, par exemple en. cas de court-circuit franc.
On a représenté,à titre d'exemples, aux dessins annexés, divers modes de réalisation de dispositifs permettant la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'invention. Dans tous ces dispositifs, on n'a envisagé que le cas d'une installation d'éclairage, mais ils pourraient également s'appliquer à une installation de force ou à une installation commune de force et d'éclairage.
Les figures 1 et 2 représentent un disjoncteur bipolaire équipé de façon à produire une signalisation, le retardement de l'électroaimant de mise en veilleuse se faisant par un élément bilame. La figure 1 est une vue d'ensemble du dispositif tandis que la figure 2 représente en détail l'électroaimant en question;
<Desc/Clms Page number 4>
Les figures 3 et 4 sont des vues analogues re- présentant un mode d'exécution dans lequel le retardement de l'électroaimant de mise en veilleuse est obtenu au moyen d'un élément à résistance variable.
Les figures 5 et 6 sont des vues correspondantes dans le cas où l'on réalise le fonctionnement du disjonc- teur à l'aide d'un seul électroaimant formant à la fois éleotro de disjonction à asservissement thermomagnétique et électro de mise en veilleuse* en combinaison avec un élément thermomagnétique de.retardement de l'action de la palette de mise en veilleuse;
Enfin, la figure 7 est une vue analogue à la figure 6 dans le cas où le. deuxième élément thermomagné- tique est remplacé par un élément à résistivité variable '.
Ces différents dispositifs peuvent d'ailleurs s'appliquer indifféremment sur un des fils de l'installa- tion ou sur deux ou plusieurs fils, en tout ou en partie, d'après la nature du courant ou suivant le schéma de la protection à réaliser. Ils peuvent également s'appliquer à n'importe quel type de disjoncteurs retardés, mais trouvent une application particulièrement intéressante dans le cas des disjoncteurs à retardement thermomagné- tique.
Dans le mode d'exécution représenté en figé 1 et 2, 1 est un interrupteur bipolaire ordinaire, commandé par tout mécanisme approprié, automatique ou à la main, par exemple par un électroaimant à maxima 2, qui attire une palette 3 pivotée en 4 et agissant par une tringlerie
5 sur un levier 6 pivoté en'7, lequel, à son tour, par l'intermédiaire de la tringlerie 8, agit sur l'interrup-=
<Desc/Clms Page number 5>
L'électro-aimant 2 est muni d'un élément de retardement thermomagnétique 9, par exemple du type décrit dans le brevet français de la demanderesse, n 750.092 du 28 Avril 1932.
10 est un petit électroaimant (fig.1 et 2) qui commande une palette 11, pivotée en 18, et munie d'un contact 15 que peut venir rencontrer un contact 14 porté par l' élément bilame 13, chauffé par l'élément L6.
En série avec l'électro 10 est montée une résistance 17, susceptible de mettre en veilleuse les lampes telles que A de l'installation.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant;
Lorsque l'intensité de courant dans l'installation est normale, le chemin parcouru par le courant .est le suivant: interrupteur 1 - électroaimant 2 - lampe A palette 11 - contact 15 - contact 14 - bilame 13 - élément de chauffage 16 - interrupteur 1,
La résistance 17 se trouve donc courtcircuitée, et l'éclairage des lampes A se fait à tension normale@* S'il vient à se produire une augmentation de courant non permise pour une surcharge relativement faible, le bilame 13 chauffé, d'une façon plus intensive par son élément 16 s'incurve au bout d'un certain temps, si la faible surcharge persiste, dans le sens de la flè- che, en éloignant le contact 14 du contact 15 de la palette mobile 11.
Le courant se trouve donc interrompu de ce côté et ne peut plus passer, en quittant la lampe µque par l'élément de retardement 9, la résistance 17 et l'électroaimant 10, avant de rejoindre l'interrupteur 1.
<Desc/Clms Page number 6>
'Du fait de la mise en circuit de la résistance 17, les lampes A de l'installation se trouvent mises en veilleuse.
Si l'on coupe la surcharge dans un temps in- férieur au temps prévu pour le retardement de l'élé- ment 9, l'intensité parcourant l'électroaimant 10 n'est plus suffisante pour maintenir la palette 11 et cette dernière est lachée. Sommer par ailleurs, le bilame 13 a eu le temps de refroidir, le contact 15 de la palette 11 rencontre immédiatement le contact 1{4 du bilame et le passage du courant se fait à nouveau directement, en courtcircuitant la résistance 17.
lea lampes A de nouveau éclairent normalement* Si, au eontraire, la surcharge n'a pa s été in- terrompue à temps, la retardement thermomagnétique 9 de l'électroaimant 2 cesse de jouer et cet électroaimant coupe le circuit par l'intermédiaire du mécanisme de commande de l'interrupteur 1;
Si la surcharge qui s'est produite est très élevée, l'élément de retardement 9 est calculé, aomme dans les disjoncteurs usuels de telle sorte que l'élec- troaimant 2 produise lui-même directement le déclenche- ment extra-rapide nécessaire.
Il est évident que.. l'électroaimant 2 se trouve disposé sous les contacts 1, de manière à produire un soufflage magnétique à la coupure.
Le dispositif représenté en figures 3 et 4 est analogue au précédent, sauf que l'élément bimane 13 est remplacé par un élément 18, à résistivité variable crois- sant avec la température, qui est monté en parallèle avec
<Desc/Clms Page number 7>
contact avec un plot 14 relié à l'interrupteur 1.
Lorsque le courant qui circule dans l'ins- tallation a une intensité normale, cet élément 18 laisse passer une petite quantité de courant dans l'électyro 10, insuffisante pour permettre à celui-ci d'attirer la pa- lette 11. les deux plots 15 et 14 sont en contact.En cas de surcharge faible, le. courant augmente dans l'élément
18 et dans l'éleotro 10. Mais comme la résistance de 18 augmente en bout d'un certain temps, la proportion d'aug- mentation de courant se trouve modifiée en faveur de l'éleotro 10 qui,recevant plus d'ampères, attire la palette
11. Le contact entre les plots 14 et 15 est rompu et la résistance 17 se trouve introduite dans le circuit.mettant en veilleuse les lampes A.
Si l'on supprime la surcharge, l'électro 10 lâche la palette 11 et l'éclairage redevient normal*^
Lorsqu'on ne supprime pas cette surcharge et lorsqu'il s'agit d'une forte surcharge, les fonctionnements sont les mêmes que ceux décrits pour le dispositif des figures 1 et 2.
Dans le mode d'exécution représenté en figures 5 et 6, c'est l'électroaimant de disjonction 2,muni de Isolément de retardement 9, qui agit d'une part sur la palette 3 et d'autre part sur la, palette 11, qui est normalement maintenue par un léger ressort 19 (fig.6) et se déplace parallèlement à elle-même devant deux plots 14' et 14" reliés respectivement à l'une et l'autre extrémité de la résistance 17. Un élément thermomagnétique supplémentaire 20 est interposé dans le circuit entre les lampes et l'électreaimant 2.
<Desc/Clms Page number 8>
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant;
Lorsque le courant est normal, lélément ther- momagnétique supplémentaire 20, parcouru par ce courant, est maintenu à une température pour laquelle il est magnétique. La fermeture du circuit magnétique se fait alcra directement par les joues 21 (fig.6) et la palette 11, sollicitée par son ressort 19,vient en contact avec les @ plots-'14' et 14", court-circuitant ainsi la résistance 17.
Si le courant vient à augmanter pour une légère surcharge, l'élément 20 augmente de température et perd ainsi ses qualités magnétiques. Le circuit magnétique tente alors de se fermer en attirant la palette 11 contre' l'action de son re s sort. Le contact est rompu avec les plots 14' et 14" et la résistance 17 est décourtcircuitée, mettant de ce fait les lampes A en veilleuse.
Comme précédemment, si la surcharge persiste, l'élément de retardement thermomagnétique 9 permet, au bout d'un certain temps, à la palette pivotante 3 de dé- elencher le mécanisme de commande de l'interrupteur 1.
Comme précédemment aussi, la palette 3 peut-être attirée directement dans le cas d'une surcharge importante
La figure 7 représente une variante du dispositif de la figure 6, suivant laquelle l'élément de retardement thermomagnétique 20 est remplacé par un élément à résis- tivité variable 22, monté de manière à asservir le fonction- nement de la palette 11 aux variations de résistance dudit élément 22, de la façon déjà indiquée pour les figures 3 et 4; mais ici l'électroaimant 10 de ces figures est sup-