<Desc/Clms Page number 1>
Lampe électrique à incandescence à atmosphère gazeuse.
La présente invention est relative aux lampes électriques à incandescence à atmosphère gazeuse qui compor- tent un filament constitué par un fil, enroulé en hélice mul- tiple, d'une matière très réfractaire tel que le tungstène.
Ces filaments sont aussi appelés "hélices multiples';.
Il est connu de munir ces lampes à incandescence d'un coupe-circuit intercalé soit dans les fils d'alimentation de la lampe soit dans les fils aboutissant aux électrodes, ce qui a pour but d'assurer une plus grande sécurité de service et d'éviter le percement des coupe-circuit sur le tableau de distribution de l'installation électrique, quand il se produit, à
<Desc/Clms Page number 2>
par exemple, un percement disruptif entre les spires de la double hélice, entre les extrémités d'un filament brûlé ou entre les électrodes.
Dans un mode de réalisation connu les fils aboutis- sant aux électrodes sont constitués par deux fils reliés par une perle de verre. Ils sont faits, par exemple, en ferronickel à raison de 50 % de nickel, et reliés électriquement par le coupe-circuit constitué, par exemple, par un fil en constantan de dimensions spéciales. Toutefois, cette construction du fil aboutissant aux électrodes n'est pas simple et entraîne des difficultés pour la fabrication en série de ces lampes à incandescence.
La présente invention procure les moyens de simpli- fier considérablement la construction connue de ces lampes.
Dans la lampe conforme à l'invention, au moins un des fils aboutissant aux électrodes forme lui-même un coupe-circuit. Il est à recommander pour des raisons mention- nées ci-après, que les deux fils aboutissant aux électrodes forment tous deux coupe-circuit. Comme @ matière constitutive de ces fils on utilise, de préférence, un mince fil étire en molybdène.
Si l'on désire que les coupe-circuit soient percés à un courant limite de 2,4 à 3 ampères, l'un des fils aboutis- sant aux électrodes de la lampe conforme à l'invention aura en général une épaisseur d'environ 100 à 160 microns. On pour- rait s'attendre à ce que, dans la plupart des cas, ces minces fils soient trop faibles. Toutefois, on a constaté qu'ils ne présentent pas cet inconvénient, un fil en molybdène d'une épaisseur de 100 microns convenant particulièrement bien tant au point de vue électrique qu'au point de vue mécanique. Si @
<Desc/Clms Page number 3>
l'on compare le comportement de fils en molybdène de ces dimensions pour un courant limite de 2,5 ampères à celui de fils en nickel par exemple, qui sont utilisés souvent dans ce but,des essais prouvent que le molybdène està préférer.
Pour plusieurs genres de lampes, cependant, on peut aussi utiliser un fil en nickel.
Dans les lampes munies d'un tel fil en nickel, un arc se forme plus vite entre les extrémités du coupe-circuit percé. On peut s'expliquer ce phénomène en considérant que pour un courant limite de la valeur précitée (2,4 à 3 amp. ) le pôle en nickel doit avoir une épaisseur non pas de 100 microns mais d'environ 160 microns, ce qui implique .évidemment que les extrémités du fil percé ont une masse supérieure, fait qui favorise la formation d'un arc.
Par ailleurs on comprendra que la forme du coupe- circuit à prévoir dans la lampe conforme à l'invention est aussi simple que possible et qu'il constitue par conséquent un progrès important.
La lampe conforme à l'invention présente encore l'avantage d'éviter tout risque de formation d'un arc entre les extrémités du coupe-circuit percé et une partie de la lampe se trouvant à l'extérieur de l'ampoule. En effet, cet inconvénient peut se produire quand le coupe-circuit est intercalé dans un fil d'alimentation. Dans ce cas un arc se produit souvent entre le culot en laiton de la lampe et les extrémités du coupe-circuit percé, ou entre le coupe- circuit et l'autre fil d'alimentation.
Si l'on utilise deux pôles en molybdène ayant une épaisseur de 100 l'intérieur de l'ampoule ne donne pas lieu non plus à la formation d'un arc, parce que les deux @
<Desc/Clms Page number 4>
pôles fondent simultanément. Dans la lampe conforme à l'in- vention on peut utiliser une atmosphère gazeuse qui contient au moins 90 .$ d'argon, tandis que l'autre partie de cette atmosphère est constituée par de l'azote.
L'atmosphère gazeuse usuelle contient tout au plus 88 % d'argon. Un pourcentage supérieur d'argon fait que le filament peut supporter une charge supérieure et qu'il donne par suite un meilleur rende- ment, ce qui est dû à ce que l'argon est moins bon conducteur de la chaleur que l'azote et que, dans l'argon, la vitesse de volatilisation de la matière très réfractaire, par exemple du tungstène constituant le filament, est inférieure à celle se produisant dans l'azote.