<Desc/Clms Page number 1>
"RAFFINAGE DU PETROLE"
La présente invention à trait à des perfection- nements au déparaffinage des huiles d'hydrocarbures, et plus particulièrement, au déparaffinage des produits du. pétrole lors de la fabrication d'huiles de graissée. L'invention offre des diluants perfectionnés, dont l'usage permet d'amé- liorer et l'économie , et le rendement de l'opération de déparaffinage.
Dans les opérations de déparaffinage usuelles, le produit à déparaffiner est dilué avec un diluant tel que l' "essence dissolvant" (petroleum naphta) ce mélange est re- froidi pour précipiter la paraffine, et la paraffine pré- cipitée est séparée du mélange refroidi à basse température.
<Desc/Clms Page number 2>
EMI2.1
On a proposa .r.'8cem.::ent d'utiliser du propane liquide, de l'ae-tate de ::.tyle et des :¯élanges de benzol et d'acétone, de benzol, a'acstone et âa toluul, de oenzol et d'acétate de .¯¯étfle, ;; ¯'-1.'::1e iil1=n>tx pour ces opérations.
Les 'ii::'\.'.3'.:s perfectionnés conformes à l'inven- tion c0t:iprennet les esters d'éthyle et les mélanges .' e¯ ".. d'éthyle ayant des points d'éoullition plus élevas que l'ester étl:y1acÉ:tiqe , y compris les esters t¯=,ß-, ¯ lriau2s, éthyle-propioniques et éthyle-butyriques.
L'este,-' q7ie d'étLyle en particulier et en général, les 2s:e :,14--.;.rle et ls mélanges d'esters d'étnyle bouil- lant eritr-c c5 et 157 C. ca¯situent des diluants particuliè- i?e;ze=1# a vc nit p geux.
Les diluants perfectionnés conformes à l'invention
EMI2.2
présentent plusieurs aVant"ges. D'autres diluants proposés jusqu'ici jouissent aussi, dans une certaine mesure, de ces avantages. Toutefois, lesdiluants conformes à l'invention jouissent de tous ces divers avantages en même temps.
Le rapport entre la solubilité de la paraffine et la solubilité de l'huile dans les diluants de l'invention, diminue d'une façon marquée à de basses températures, c'est- à-dire que les diluants de l'invention présentent une sélec- tivité marquée pour l'huile en regard de la paraffine à de casses tempér tures, allant de -18 C à -40 C. par exemple.
Les diluants de l'invention sont supérieurs à cet égard à la plupart des autres diluants proposés jusqu'ici, ils sont, à cet égard, approximativement équivalents, aux mélanges de benzol et d'acétone. Cet avantage des diluants de l'in-
EMI2.3
vention-ressort, à un certain point de vue, de la tempé- rature à laquelle le mélange des matières doit être refroidi
<Desc/Clms Page number 3>
pour donner un produit ayant un point de coulée donné en partant d'une matière donnée.
Avec les diluants de l'in- vention, il est possible de produire des produits ayant un point de coulée de -18 C en partant de matières dont la viscosité va jusqu'à environ 80 secondes à 99 C, en refroidissant jusqu'à environ -20 C, et en partant de ma- tières d'une viscosité sensiblement plus élevée, en re- froidissant, par exemple, jusqu'à environ -30 ou -35 C.
Les diluants de l'invention ont un pcuvoir sol- vant relativement élevé à l'égard des huiles aux basses températures ainsi qu'à des températures plus élevées.
Sous ce rapport, les diluants de l'invention sont supérieurs, par exemple, aux mélanges de benzol et d'acétone. Ce pouvoir de dissolution des huiles des diluants de l'invention réduit au minimum la séparation de l'huile à de basses températures,, et aide à effectuer une séparation nette entre l'huile et la paraffine.
La paraffine précipitée des mélanges de matières comprenant les diluants conformes à l'invention est dans un état qui permet de la séparer facilement du mélange li- quide par filtration, sans nécessiter plus que des pressions modérées, et tel qu'elle se prête bien à la purificaticn par des opérations de lavage ou de recristallisation. Appa- remment la paraffine est précipitée de ces mélanges de ma- tières dans un état bien cristallisé. Cette caractéristique des diluants de l'invention, conjointement à leur pouvoir élevé de dissoudre l'huile à basse température, permet de produire directement de la paraffine ayant un point de fusion relativement élevé.
Les proportions normalement nécessaires des diluants de l'invention, allant, par exemple, de 150 à 300%,
<Desc/Clms Page number 4>
EMI4.1
..- -n::"11:-::", de 1:0-, .--.tib:!:"a a déparaffiner, sont modérées, ap- ;.::C82:-."..:::., ,:-9:'" e::3ple, de 40 à 8L ,1 el:.;: volune de mélanges de CEol...z'Jl st d'acétone nécessaires c:.:lLS des conditions compa- r.::.::les.
'':.s prortiuns ..odérées dans le::'Quelles les di- 14¯ts de i' irve¯ tion soi-t nécessaires, le fait que leurs cactri.ti yLa, sont telles que leurs pertes peuvent être xéw:ites 9.\.1...i::"¯:.ur:; et le fait qu'il sont disponibles comme sc:w-pr o.;.z.w de 1;. production de L'acétate d'éthyle par es- terificstion de l'acide acétique avec de l'dbool produit par ::'81'...er.Lt Li=:.¯¯, en f:.it des diluants de prix modéré. es dilu-.nts de l'invention n'ont aucun effet nui- sible ni -ur l'huile, ni sur la paraffine, avantage dont j-uissent au.s-1, par exemple, l"ëssence dissolvante" et le
EMI4.2
propane liquide.
EMI4.3
Lec 1-iiai=ts de l'invention peuvent ère employés avec l'sppareillage habituel. Aucun appareillage spécial ou ):?r3illa68 à L8ute pression, tel qu'il est nécessaire dans l'emploi d;.'- propane liquide, n'est nécessaire.
Lec limites d'éoullition des diluants de l'inven- tion correspondent approximativement à celles de "1 r essence dissolvante "1=asit,aellement employée; (-n peut employer le :::.êc ;-:. t4;,>1> de d-stillatiun, ou un matériel semblable, pour, réc )érel' 1 di-uants de l'invention de la masse traitée âpre.: S3i-ticn -,e 1 paraffine. Les diluants de l'inven- tir. sont insolubles dsns l'eau, et ils peuvent être d.éga'* b6;::. des ..:..ô1all;6S d'huiles 1 a 3 i1 iantes par distillation à 1= vapeur, a.. des tenpér'tures !le dépassant pas 205 C.
'-;:: Liritss d'éoullition relativement élevées des diluants de l'invention, à savoir 85 à lô7 C, par comparaison à
<Desc/Clms Page number 5>
56 à 59 C pour l'acétone (commercial) et à 57 C pour l'acé'- tate de méthyle, par exemple, aident aussi à réduire au mi- nimum les pertes en ailuant.
Grâce au pouvoir dissolvant envers l'huile re- lativement élevé des diluants de l'invention, on peut les utiliser avec avantage sans addition d'autres diluants, tels que, par exemple, le benzol. Le benzol, par exemple, est habituellement employé dans les mélanges diluants pour augmenter le pouvoir dissolvant du mélange envers l'huile à basse température, parce que quelque autre composant du mélange, par exemple, l'acétone ou l'acétate de méthyle, à un très petit puuvoir dissolvant envers l'huile à la tempé- rature de la séparation de la paraffine, mais le benzol aug- mente aussi le pouvoir dissolvant du mélange envers la pa- raffine. Les diluants de l'invention ne sont pas sujet à cet inconvénient.
Toutefois, on peut les utiliser conjoin- tement avec d'autres diluants tels que le benzol, "l'essence dissolvante" ou des hydrocarbures à bas point d'ébullition.
Les diluantsde l'invention peuvent être appliqués en des mélanges comprenant des solvants de matière asphalti- que, tels que le bisulfure de carbone , le toluol , le te- trachlorure de carbone ou la pyridine. Ces mélanges agissent en maintenant en solution les répulsifs naturels de la pa- raffine pendant toute l'opération de déparaffinage, cequi permet de produire des matières déparaffinées que l'on peut soumettre à des traitements de finition sans augmenter le point de coulée.
Après le refroidissement, on sépare avantageuse- ment la paraffine précipitée du mélange liquide , compre- nant le diluant ou le mélange diluant conforme à 'L'invention,
<Desc/Clms Page number 6>
EMI6.1
=ce;=. ¯-' t¯'ti ¯, ):"0;'" ..f.:apl2, dans d.es appareils habituels. tef S, - ¯'&t...t effectuer la sépax'tin de la paraffine Jr#ci' t &utr2a:.:..t. En utilisant, par exemple, des esters ét¯;iius point dê:3ulliian élevé, ayait un poids SP2- ci±1=,s,# élevé, un peut produire, par 1; refroidissement des s=s,¯w.oßs de paraffine précipitée dans les élaL33 liqui- des,suspensions dans lesquelles les mélanges liquides ont un pois spécifique plus élevé que la paraffine précipitée.
On peut séparer ces suspensions dans des centrifuges ordi- naires oien que la paraff ine soit nettement cristalline, la paraffine précipitée flottant sur le mélange liquide ambiant et étant portée par ce mélange à traversla centrifuge.
Les exemples suivants d'opérations comportant l'ap-' plication (les diluants conformes à l'invention illusteront encore celle-ci : Exemple 1. Un distillat paraffinique provenant
EMI6.2
du !.:iCl-coll"inem; américain, ayant une viscosité de 105 secondes à 38 C, est dilué avec 50 % de son propre volume d'un mélange d'esters éthyliques bouillant entre 90 et 155 C
EMI6.3
et constitué p#>1,ieipalement d'ester isovalérique d'éthyle, le mélange est refroidi à -18 C, environ 23,2% de la paraf- fine précipitée, ayant un point de fusion de 41 C environ, sont séparés du ...élange liquide par filtration, et le di-
EMI6.4
luant est uistillé à 1, vapeur du mélange liquide, en donnant une huile déparaffinée ayant un point de coulée de -18 C. exemple 2.
Un mélange de produits du Mid-continent, ayant une viscosité ae 77 secondes à 99 C, est dilué avec
EMI6.5
30016 de Suu propre volume du i-ême mélange d'esters éthyliques à point d'ébullition élevé, le mélange est refroidi à -18 C,
<Desc/Clms Page number 7>
.environ 10,1 % de la paraffine pr écipit ée, ayant un point de fusion d' envirun 6 C, sont séparés du mélange liquide par filtration, et le diluant est distillé à la vapeur du mélange liquide, en donnant une huile déparaffinée ayant un point de coulée de -14 C.
Exemple 3. Un mélange de longs résidus de tête du Md-continent, ayant une viscosité de 150 secondes à 99 C, est dilué avec 300 % de sun propre volume du même mélange d'esters éthyliques à point d'ébullition élevé, le mélange est refroidi à -23 C, environ 27,9 % de la paraffine pré- cipitée, ayant un point de fusion d'environ 64 C, sont sé- parés du mélange liquide par filtration, et le diluant est distillé à la vapeur du mélange liquide en donnant une huile déparaffinée ayant un point de coulée de -12 C.
Exemple 4. Une vaseline brute de Pennsylvanie est diluée avec 150% de son propre volume du même mélange d'esters éthyliques à point d'ébullition élevé, le mélange est refroidi à -40 C, environ 60,9 % de la paraffine préci- pitée, ayant un point de fusion d'environ 51 C, sont sépa- rés du mélange liquide par filtration, et le diluant est distillé à la vapeur du mélange liquide, en donnant une huile déparaffinée ayant un point de coulée de -20 C.
Exemple 5. Un long résidu de tête du Mid-continent, ayant une viscosité de 60 secondes à 99 C,est dilué avec 1.50 % de son propre volume du même mélange d'esters éthy- liques à point d'ébullition élevé, le mélange est refroidi à -20 C, environ 14,6%. de la paraffine précipitée, ayant un point de fusion d'environ 52 C, sont séparés du mélange liquide par filtration, et le diluant 'est distillé à la vapeur du mélange liquide, en donnant une huile aéparaffi- née ayant un point de coulée de -18 C.
<Desc/Clms Page number 8>
Exemple 6. Un long résidu de Pennsylvanie, ayant une ayant une viscosité de 90 secondes à 99 C, et un poids spé- cifiue de 0,898, est dilué avec 150 à 300 % de son propre volume d'un mélange d'esters éthyliques à point d'ébullition plus élevé que celui de l'ester acétique d'éthyle et ayant une densité d'environ 0,88-0,89, le mélange est refroidi à -19 C pour précipiter une paraffine ayant une densité d'en- viron 0,877, et la paraffine precipitée est séparée du mé- lange liquide par centrifugeage, le mélange liquide étant sé- paré dans la centrifuge à titre de composant lourd.
L'expression "point de coulée" utilisée ci-dessus désigne la température la plus basse à laquelle l'huile coule encore lorsqu'elle est refroidie au repos, température dé- terminée, par exemple , suivant la méthode D 97-30 de l'A- merican Society for Testing Materials. Les viscosités sont ici des viscosités en secundes Saybolt universelles.