<Desc/Clms Page number 1>
Dispositif pour mélanger de l'air à une colonne de fluide sous pre ssi on en circulation.
On sait que l'eau domestique, tout comme l'eau industriel - le, peut être améliorée par un mél ange avec de l' air ; cet air détermine une auto-oxydation de l'eau qui, dans beaucoup de cas, présente des avantagescertains. Ainsi, l'eau domestique mélangée à l'air a plus de saveur ; est plus douce et donne plus de mousse aux solutions savonneuses.
Le but fondamen- . tal de l'invention est de permettre à volonté, sans frais et automatiquement, une aération, c'est-à-dire un mélange avec l'air, de l'eau d'une conduite sous pression, étant entendu que l'invention s'applique également à tout autre fluide traversant sous pression une conduite quelconque, l'air mélangé à cette eau ou à ce fluide étant de l'air ambiant.
essentiellement, le dispositif conforme à l'invention com - prend la combinaison d'une entrée d'air vers la conduite ou la colonne de fluide sous pression, et d'un moyen, en aval de cette
<Desc/Clms Page number 2>
entrée, pour forcer l'air entraîné à se mélanger au fluide sous pression, la section de la conduite, à l'endroit de l'entrée d'air, et la section de la conduite, immédiatement en aval de cette entrée, étant plus grandes que la section totale libre de passage du fluide sous pression immédiatement en amont de cette entrée.
Le ou les passages d'entrée d'air peuvent être formés par une couronne de trous ou fentes pratiquées dans la paroi de la conduite, ou par une interruption de la paroi, soit alors que la partie d'amont aille en se rétrécissant, et pénètre éven tuellement dans la partie d'aval, soit que cette dernière pré sente un évasement à son entrée, soit encore que la partie d'amont soit d'un diamètre plus petit que la partie d'aval. par le passage du fluide eous pression, à vitesse normale ou à vitesse artificiellement accélérée, il se crée un appel d'air au travers des dites fentes ou trous, et cet air est en traîné par et mélangé au fluide sous pression dans la conduite d'aval, pourvue éventuellement à cet effet d'un ou plusieurs diviseurs ou chicanes.
Ce procédé est réalisable de diverses manières, et permet, pour certaines applications telles que les installations d'adoucissement de l'eau, une simplification notable de ces installa- tions.
A titre d'exemples non limitatifs, on a représenté, au dessin annexé : fig.l une coupe axiale d'un dispositif d'aérage de l'eau d'une conduite ménagère, fig.2 à 5 diverses variantes schématiques de réalisation, fig. 6 la vue schématique d'une installation (ménagère ou autre) pour le traitement de fluides, par exemple d'adoucissement d'eau et fig.7 la coupe à plu s grande échelle, du dispositif d'aéra- ge de la fie.6,
<Desc/Clms Page number 3>
fig.8 est une variante de la fig.6.
A la fig.l, 1 est une conduite d'eau sous pression par exemple, et 2 un robinet de distribution d'un type quelconque.
Sur le bout du robinet est raccordée une pièce tubulaire 3 ; l'assemblage se fait de toute manière voulue, pourvu qu'il Y ait éta.nchéité, et, dans l'exemple, il est réalisé par un rac cord spécial connu 4 à auto-serrage. La pièce tubulaire est fermée intérieurement par une cloison transversale 5, percée de trous 6 dont le but est de diviser le courant d'eau pour augmenter la surface de contact entre l'eau et l'air ; la section totale des trous 6 est plus petite que celle de la sec tion d'écoulement du bout de robinet. En aval de la paroi 5, la paroi latérale du tube 3 est percée d'une couronne de trous 7, le diamètre de cette couronne étant nécessairement plus grand que le diamètre de la section totale des trous 6.
Le fonctionnement se comprend immédiatement.
9 désigne schématiquement deux tamis ou diviseurs quelconques dans le but de créer une ou plusieurs chambres et assurer l'homogénéité du mélange avant la sortie .
La paroi 5 peut présenter une section totale de passage égale à celle de la conduite d'aval (fig.5). De même, les trous7 peuvent être remplacés par une interruption complète de la paroi tubulaire, comme c'est le cas aux fig.2 à 5. Dans la fig.2, leconduit d'aval 20, plus 1 arge que le conduit d'amont, se termine en face de celui-ci, par une partie conver= gente-divergente 21 ; dans la fig.5, le dispositif est multiple, et comporte plusieurs couronnes étagées d'admission d'air ; dans la fig.4, qui correspond à la fig.5, lesdeux conduits d'amont et d'aval sont réunis par un collier ou des brides23 permettant lepassage de l'air.
En se reportant aux fig. 6 et 7, 10 désigne un appareil ou réservoir connu destiné à adoucir l'eau qui le traverse ; ce
<Desc/Clms Page number 4>
système adoucisseur est évidemment de tout type quelconque.
L'usage de ces appareilsse répand de plus en plus dans l'éco- nomie domestique ; on les relie simplement au bout d'un robinet distributeur 11 de la conduite 12 d' eau dure. jusqu'ici cependant, ces installations présentaient un inconvénient : la liaison entre le réservoir 10 adoucisseur et le robinet de ser.. vice il se fait par un tuyau flexible de caoutchouc 14 et, entre ce flexible et le robinet il, on doit intercaler un robinet à 3 voies, par la manoeuvre duquel l'eau venant de il est, ou envoyée à travers l'adoucisseur pour sortir par 15, ou détournée par le robinet à 3 voies, pour être utilisée telle quelle sans adoucissage.
Ces robinets à 3 voies sont de fabrication relativement coûteuse et ils ne sont pas toujours très étanches ; de plus, ils provoquent des mouvements du raccord en caoutchouc. conformément à l'invention, le robinet à 3 voies est supprimé et remplacé par un simple robinet de passage 16 directement monté sur l'adouci sseur 10. Au robinet 11, on raccorde le dispo- aitif représenté à la fig.7, qui correspond à celui de la fig.l, avec cette différence que les fentes ou trous d'air sont formés dans une chambre circulaire se terminant par un ajutage 18. A la fig.7, la paroi 5 est supprimée, à titre d.e variante ; le conduit convergent 17 s'ouvre dans un conduit divergent 19 qui est rvccordé au flexible 14 raccordé lui-même au robinet 16.
Entre les deux conduits 17-19 subsiste une couronne libre 13 communiquant avec le bout 18 pour l'entrée de l'air aspiré par la colonne de liquide. Les deux robinets 11 et 16 étant ouverts, l'eau passe par le réservoir 10 où elle arrive chargée d'air ; le robinet 16 étant fermé, l'eau sort par 18 à l'état dur. pour la même appl icati on on peut prévoir le di spositif de la fig.8 qui permet non seulement d'envoyer du fluide aéré vers l'adoucisseur 10, mais encore d'obtenir directement de l'eau aérée quand le robinet 16 est fermé.
Dans ce dispositif de la
<Desc/Clms Page number 5>
fig.8, dont le raccord en caoutchouc 25 se monte directement sur le bout du robinet 11, le conduit d'amenée de l'eau sous pression 26, débouche dans une chambre 27 ouverte, d'une part sur l'aju- tage 28 et fermée d'autre part sur l'ajutage 29. Le premier aju- tage destiné à recevoir le flexible 14, est pourvu d'une paroi 30 perforée (correspondant à la paroi 5 de la fig.l ) et de trousd'entrée d'air 31 s'ouvrant dans l'ajutage 29. Ce dernier est intérieurement en forme de cônes convergent-divergent, avec couronne de trous d'entrée d'air 32 à l'endroit de réunion des cônes. La partie divergente de cet ajutage est munie de diviseurs 33.
Les deux robinets 11 et 16 étant ouverts, le liquide tend à passer par le conduit de moindre résistance, donc le conduit 14 ; de ce fait, il se crée une forte aspiration en 29, l'air passant par les trous 32 et de là par les trous 31 . Si le robinet il seul est ouvert, le liquide sort par 31 et 29 en entraînant de l'air par les trous 32.
Dans le dispositif de la fig.6, on peut prévoir, au bout 18, un tube 34 en caoutchouc très souple que l'on monte sur ce bout quand, pour des raisons spéciales, il n'est pas désirable que le fluide passant au travers de 10 soit mélangé à de l'air ; grâce au vide créé en 18 par le passage du fluide vers 14, ce flexible se ferme automatiquement (voir fig.7).
On comprend que les exemples donnés ne sont nullement limi- tatifs et n' ont pour but que de montrer l'application du procé- dé à des cas généraux ; tout ce qui a été exposé pour les con-' duites d'eau s'applique aux conduites de fluide sous pression, en circulation continue ou intermittente.