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"Perfectionnements apportés aux inductances variables, notamment pour courants de haute fréquence".
L'invention est relative aux inductances variables, c'est-à-dire aux dispositifs pour faire varier les coefficients de self-induction des circuits; et elle concerne plus spécialement (parce que etest en leur cas que son application parait devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces dispositifs, ceux pour courants de haute fréquence, en vue notamment des applications à la radiotechnique.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces dispositifs tels qu'ils répondent, mieux que jusqu'à présent, aux divers desiderata de la pratique, notamment qu'à efficacité égale ils soient d'un encom- brement moindre et donnent lieu à des pertes magnéti-
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ques plus réduites.
Elle consiste, principalement, pour ce qui est d'abord des inductances variables pour circuits de haute fréquence, à leur faire comporter des bobines et noyaux magnétiques dépla- çables de façon appropriée et à constituer lesdits noyaux par les substances à haute perméabilité magnétique dont l'application a été jusqu'ici limitée aux inductances fixes --, substances constituées essentiellement par exemple par une poudre métallique à haute perméabilité dont les grains sont agglomérés par un isolant à très faibles pertes diélectriques en haute fréquence.
Elle comprend, mise à part cette disposition principale, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ciaprès, notamment certaines dispositions relatives d'une façon générale aux inductances variables à noyaux magnétiques (bien que Inapplication de l'invention aux inductances de ce genre pour courants de haute fréquence paraisse la plus intéressante) et consistant, l'une d'elles, à constituer les inductances en question par au moins deux paires de bobines portées par des noyaux avantageusement du type demi-cuirassé, lesquelles paires sont montées de façon que, pour une certaine position, leurs p8les se fassent sensiblement vis-à-vis, les deux p8les de chaque paire étant en outre de sens opposés,
et que la variation de l'induetance puisse se faire par des déplacements relatifs, notamment de rotation, à'partir de ladite position, et une autre, à constituer ces inductances par deux bobines montées respectivement, de préférence en tambour, sur les faces en regard d'un rotor et d'un stator.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application (celui pour lequel on l'applique aux inductances pour courants de haute fréquence), ainsi que certains modes de réa-
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rement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dispositifs du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les appareil ou installations, notamment les appareils de radiotechnique, comprenant de semblables dispositifs.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément .et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
La fig. 1, de ces dessins, montre en coupe une inductanoe variable à noyau magnétique, établie conformément à l'invention.
Les fig. 2 et 3 montrent, respectivement en coupe schématique transversale et en plan-coupe par III-III fig. 2, une inductance du même genre établie conformément à un autre mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 4 à 6 montrent chacune, en plan-coupe perpendiculaire à l'axe des bobines, une inducrance variable établie conformément à trois autres modes de réalisation de l'inventi on.
La fig. 7 montre une partie de la coupe de la fige 6, à plus grande échelle, avec les détails du bobinage.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'établir des inductances variables pour courants de haute fréquence, on s'y prend comma suit, ou de façon analogue.
On fait comporter à de telles inductances au moins un noyau magnétique, ainsi qu'il était déjà connu de le faire pour les inductances dites "inductances à fer" jus qu'à présent utilisées seulement pour les basses fréquences, et on établit le ou lesdits noyaux en une substance ne
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donnant lieu qu'à des pertes très réduites en haute fréquence, substances du genre de celles dont Inapplication avait été jusqu'ici limitée aux inductances fixes, l'invention permettant ainsi de réaliser des inductances variables qui, étant d'un encombrement réduit et d'une manipulation facile, conviennent parfaitement au réglage des circuits d'accord de haute fréquence, en radiotechnique.
La substance devant constituer lesdits noyaux sera de préférence une substance aisément moulable, ce qui permettra de donner à ces noyaux toutes formes appropriées. On peut notamment utiliser une poudre de fer à haute perméabilité dont les grains sont isolés et agglomérés par un isolant à très faibles pertes diélectriques en haute fréquence.
L'invention comprend donc d'une façon générale l'application d'une telle substance à des noyaux pour inductances variables, utilisables plus spécialement dans les circuits de haute fréquence.
Pour ce qui est des formes et dispositions à adopter pour les bobines et les noyaux, on pourra bien entendu procé- der de. multiples manières, bien qu'il y ait avantage, semblet-il, à avoir recours à l'une des dispositions suivantes.
L'une des dispositions les plus simples, représentée sur la fig. 1, consiste à faire comporter à une inductance variable de ce genre, au moins une bobine 1, et au moins un noyau 2, déplaçables l'un par rapport à l'autre. Notamment, on peut prévoir deux noyaux 2 et 3 disposés respectivement en regard des deux p8les N et S de la bobine et susceptibles d'être rapprochés ou éloignés de cette dernière.
On peut constituer chacun desdits noyaux par la moitié d'un noyau de circuit dit "cuirassé", de sorte que, suivant que l'on rapproche ou que l'on éloigne lesdits noyaux, l'inductance de la bobine puisse varier depuis sa valeur en circuit cuirassé jusqu'à sa valeur dans l'air. Chaque noyau com-
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susceptible de pénétrer à l'intérieur de la bobine et un élément cylindrique 15 (ou autre) extérieur et susceptible d'entourer la bobine, ces deux éléments étant réunis par un troisième formant cuirasse.
Au lieu d'avoir recours à des bobines et noyaux déplaçables les uns par rapport aux autres, on peut faire compor- ter aux inductances variables conformes à l'invention des noyaux déplaçables avec leurs bobines et agencés de façon telle que leurs déplacements relatifs aient pour effet d'ajouter ou de retrancher leurs flux.
C'est ainsi que, suivant une autre disposition de l'invention, pn pourra réaliser une inductance variable en montant de façon mobile, notamment de façon pivotante, l'une par rapport à l'autre, deux inductances constituées chacune par deux bobines montées sur un ou plusieurs noyaux, l'ensem- ble étant tel que les bobines des deux inductances comportent des pôles susceptibles de se faire sensiblement vis-à-vis pour une certaine position relative, et que les pôles libres de chaque inductance soient de sens opposés.
Un premier mode de réalisation de cette disposition est représenté sur les fig. 2 et 3. Chaque inductance est constituée par deux noyaux du type par exémple demi-cuirassé, et juxtaposés. L'une des inductances comporte deux noyaux 6-8 montés par exemple sur un socle 13, l'autre comporte deux autres noyaux 5-7 disposés au-dessus des premiers, de façon inversée, ces deux derniers noyaux étant rotatifs autour d'un axe central A parallèle à ltaxe des bobines 1. Enfin les deux bobines de chaque inductance sont telles que leurs flux soient de sens contraires, donnant lieu à deux pôles N, S.
Si donc, pour une certaine position, deux p8les N, S d'une inductance font respectivement vis-à-vis à deux pôles S, N de l'autre inductance, les flux s'ajoutent, ce qui donne lieu à une inductance totale maximum. Après une rotation de 180 , les flux au contraire se retranchent, et il en résulte une in- ductance totale minimum. On obtient, par les positions inter-
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médiaires, toutes les valeurs de l'inductance, intermédiaires entre ces deux valeurs extrêmes.
Bien entendu, comme représenté sur les fig. 4 et 5, montrant deux autres modes de réalisation de la disposition précédente, les deux .noyaux, de chacune des deux inductances élémentaires constituant l'inductance variable, pourraient être remplacés par un noyau magnétique unique 14, comprenant deux éléments 141, 142 sur lesquels sont enroulées les bobines 1.
Ces deux éléments 141 et 142 seront agencés de toute façon appropriée, par exemple en forme de cylindre (fig. 4), en forme de demi-cylindre (fig. 5), etc..
Suivant une autre disposition de l'invention, on a recours, pour constituer une inductance variable, à au moins deux enroulements ou bobinages tels que 10 et 12 (fig. 6 et 7) montés sur un rotor 9 et un stator 11, lesdits enroulements étant avantageusement du type des enroulements en tambour des machines électriques et étant prévus sur certaines portions des surfaces cylindriques en regard, par exemple suivant deux arcs symétriques par rapport à l'axe. Ici encore, une rotation de 180 permettra d'ajouter ou au contraire de retrancher les flux du rotor et du stator.
Dans certains cas, il pourra être avantageux de loger les conducteurs dans des gorges ou encoches taillées ou moulées dans la masse du rotor et du stator (fig. 8).
Mais on pourrait imaginer bien d'autres dispositions mettant à profit, comme les dispositions précédentes, la faible perméabilité du fer aggloméré, grâce à laquelle les lignes de force actives du flux sont localisées au voisinage même des conducteurs.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut réaliser des inductances variables pour courants de haute fréquence, ne donnant lieu qu'à des pertes infimes,sous un encombrement réduit.
Des dispositifs de ce genre pourront avantageusement
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une même commande des variations simultanées des inductances et des capacités, soit que l'inductance et la capacité augmentent ensemble, soit que l'inductance augmente et la capacité diminue ou inversement.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs dé- jà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réaè lisation de ses diverses parties, ayant plus spécialement été envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.