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,,perfectionnements aux lampes électriques à incandesce@
La présente invention s'applique à des lampes électriques à incandescence dont l'atmosphère contient krypton et du xénon, L'emploi de chacun de ces gaz dans telles lampes a déjà été indiqué par Monsieur Georges C à plusieurs reprises, par exemple, dans une Conférence faite le 22 mars 1918 à la Société des Ingénieurs Civil
La demanderesse a étudié l'emploi de ¯ différent mélanges de krypton et de xénon et a constaté que, cont rement à ce que l'on pouvait attendre, l'augmentation d rendement et la diminution de la diffusion de la vapeur tungstène constituant en général le filament, qui sont
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à la présence du xénon, sont beaucoup plus importantes que si elles variaient de façon linéaire en fonction de la teneur en xénon.
G'est ainsi que, pour des lampes identiques comme filaments et ampoules, mais différentes comme atmosphères gazeuses, on a constaté pour une même durée, que les rendements de trois lampes respectivement remplies : 1 ) de krypton pur, 2 ) d'un mélange de 90 % de krypton et de la % de xénon, 3 de xénon pur, dépassent respectivement de 30, 40 et 50 % le rendement d'une lampe remplie, de façon usuelle, d'argon avec une proportion notable d'azote.
Suivant la présente invention, la demanderesse a trouvé que des lampes remplies avec un mélange krypton-xénon, dont la teneur en xénon sera comprise entre 5 et 20 %, ont un rendement très favorable.
Toutefois, l'emploi de ces gaz sans précautions spéciales peut conduire à de mauvais résultats.
En premier lieu, il faut éviter, pendant la marche de la lampe, la production d'arcs entre les amenées de courant.
Si on procède de la façon connue et employée depuis vingt ans pour l'argon, c'est-à-dire, en ajoutant une forte proportion d'azote, il en résulte une perte très importante de rendement; l'azote peut en effet être ajouté sans grand inconvénient à l'argon dont la conductibilité thermique et le poids moléculaire sont assez voisins. Mais il n'en est plus de même avec des gaz lourds et très peu conducteurs comme le krypton et le xénon.
De plus, à la température particulièrement élevée de fonctionnement de ces lampes, l'azote, en trop forte quantité, attaque très rapidement le filament.
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La quantité d'azote ajoutée éventuellement devr donc rester faible.
L'expérience a montré qu'il n'est pas toujours possible alors, surtout si le volume de la lampe est pet d'éviter la formation d'arcs entre les amenées de couran constituées, comme cela a lieu généralement, par du nick
La demanderesse a reconnu que l'amorçage des ar était dû à l'émission électronique du nickel, dont la température au voisinage du filament est assez élevée. 0 remplacera donc, dans les lampes à krypton et à xénon, 1 arrivées de courant en nickel par des arrivées en un mét peu émissif tel que le molybdène, ou un alliage peu émis tel que le ferro-nickel, ou encore un métal qui peut êt émissif mais recouvert d'un enduit peu émissif.
Ce remplacement est particulièrement avantageux avec les lampes à incandescence à double spiralage, dans lesquelles la température du filament est plus élevée et la tendance à la formation d'arcs plus marquée.
D'autre part, la disposition de l'enroulement d filament dans les lampesactuelles a l'inconvénient de diminuer le rendement lumineux, par suite, semble-t-il, réflexions que doivent subir les rayons lumineux émis pa: certaines parties du filament avant d'atteindre les paro, de la lampe, Or, cette perte de rendement est proportion, lement plus importante dans les lampes remplies, conforma à la présente invention, du mélange krypton-xénon, qui e@ très mauvais conducteur de chaleur.
Pour réduire la proportion de rayons réfléchis, on emploiera alors un filament enroulé en hélice dont le! spires seront plus écartées que celles des filaments actuellement employés. La perte de chaleur supplémentaire qui en résultera sera plus faible que le gain de lumière.
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Dans tous les cas, une précaution utile consistera à disposer de la manière connue un ou plusieurs fusibles dans le pied de la lampe pour éviter la persistance des arcs qui peuvent se produire lorsque, après usure, le filament de la lampe se rompt.