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"MODE DE COUPLAGE PERMETTANT DE REALISER LE FREINAGE RHEOSTATIQUE DES MOTEURS SHUNT POLYPHASES A DOUBLE JEU DE BALAIS" ayant fait l'objet d'une demande de brevet déposée en France le 3 Février 1934, non encore accordée à ce jour.
L'extension croissante des grands réseaux et la tendance à l'utilisation directe de l'énergie électrique à partir des distributions ont provoqué le développement des moteurs à courants alternatifs à vitesse variable et plus particulièrement du moteur shunt à double jeu de balais.
Dans certaines applications il y a avantage à commander directement le déplacement des balais par l'organe à déplacer, par exemple, pour le mouvement d'orientation des grues. La position des balais sur le collecteur est fonction dans ce cas de l'inclinaison de la flèche de façon à assurer une vitesse linéaire constante de déplacement de la charge.
Des résistances sont prévues dans chaque phase du cir-
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cuit secondaire de la machine pour que le démarrage puisse se faire pour une position quelconque des balais.
En fin de course, un freinage progressif doit assurer l'arrêt du moteur; dans le cas de commande à distance il est nécessaire de recourir au freinage électrique toujours identique à lui-même.
La présente invention (système LETRILLIART) a pour objet un mode de couplage permettant de réaliser le freinage rhéostatique des moteurs shunt à double jeu de. balais, les caractéristiques obtenues étant indépendantes de la position des balais du collecteur et du sens de rotation de la machine.
Il consiste à n'utiliser que le circuit secondaire de la machine, le primaire restant ouvert et à former un point neutre au stator sur des résistances réglables.
. La fig. i du dessin ci-annexé représente le schéma normal du moteur sur lequel : ,
L est la ligne d'alimentation;
B les bagues reliées à l'enroulement primaire du rotor;
C le collecteur relié à l'enroulement auxiliaire du rotor; b1 b2 les balais ;
S l'enroulement secondaire du stator;
R le rhéostat de démarrage à phases séparées.
La fig. 2 représente le schéma. adopté pour le freinage conformément à l'invention, et la fig. 3 les balais utilisés sur le collecteur.
Les bagues B restent*ouvertes.
Les trois balais b1 sont seuls utilisés, les balais b2 restent libres.
.Un point neutre est formé sur le rhéostat R et deux fils sont croisés entre les balais b1 et les entrées du stator.
Le secondaire S est excité au moyen de la tension disponible entre deux fils de phases par l'intermédiaire d'une résistance r.
La machine s'amorce et freine à partir d'une certaine vi-
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est possible normalement pour un moteur à variation de vitesse de 1 à 3 jusqutau dixième environ de la vitesse maximum.
Par suite du croisement des fils entre les balais et le stator, le circuit secondaire est parcouru par du courant continu réparti entre les trois phases de sorte qu'il se produit un freinage rhéostatique tout à fait comparable à celui des machines série à courant continu.
La fig. 4 représente les caractéristiques du couple en fonction de la vitesse pour diverses valeurs de la résistance de freinage R. L'amorçage se produit toujours à la même vitesse pour une même valeur de la résistance. Les caractéristiques sont identiqu es pour les deux sens de rotation et pour tous les calages des balais. Aucun changement de connexion n'est donc nécessaire pour passer dtun sens de rotation à l'autre.
Seule la répartition du courant continu change entre les trois phases secondaires.
La tension apparaissant aux bagues peut être utilisée pour la commande automatique des relais de contrôle des résistances de freinage.