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Cheville murale.
L'invention a trait à une cheville murale pour assujettir des organes de fixation tels que des vis, des crochets dans une paroi.
Les chevilles les plus connues, dont on se sert à cet usage sont des baguettes cylindriques, consistant en fibres de chanvre ou de jute, lesquelles, après adjonction d'une matière agglutinante, sont moulées ou éjectées à travers un orifice sous leur forme finale.
Cependant les chevilles présentent un certain nombre d'in- convénients :
1- la fabrication est assez coûteuse, puisque les fibres doivent être préparées, l'on doit se servir d'une matière agglu- tinante et il faut prendre des précautions particulières pen dant le montage, par exemple, il faut tordre hélicoidalement les fibres ou les brins de fibres de la paroi de la cheville. Ces dernières opérations sont nécessaires, souvent, pour rendre plus
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résistantes les parois de la cheville, de sorte qu'une vis ou organe analogue y est scellé d'une manière plus efficace.
2- on constate à l'usage, comme inconvénient, que la cheville ne peut pas être enfoncée au moyen d'un marteau dans un trou pratiqué dans une paroi, si par endroits le diamètre de ce trou est trop petit ou si quelques copeaux dus aux forets se trouvent encore dans le trau, Alors, la partie de la cheville extérieure à la paroi est facilement écrasée.
5- puisque la paroi en matière fibreuse imprégnée de la cheville risque encore de demeurer plastique, on ne peut pas choisir l'épaisseur de la paroi d'une manière arbitraire, ce point va être expliqué dans la description des figures.
L'invention a pour but d'éliminer ces inconvénients.
La cheville conforme à l'invention consiste en une baguette de rotin (rotang) munie d'un trou.
On a trouvé que le rotin a des qualités très remarquables et très avantageuses dans ce but.
Les fibres sont très résistantes. pourtant une cheville conforme à l'invention se fend facilement en introduisant une vis ou organe analogue, de sorte que pour fixer la vis, il ne faut pas déployer plus de force qu'avec les chevilles connues.
Le rotin sec est poreux et très flexible. Il est peu plastique quand la vis le pénètre, mais il est serré comme une clavette rigide entre la paroi et la vis. La section d'une canne de rotin est assez constante.
La cheville conforme à l'invention peut être enfoncée sans se briser, avec un marteau, dans un trou qui offre quelque résistance. Dans ce cas, le trou ménagé dans la cheville pour centrer la vis n'est pas détérioré.
La fabrication de la cheville conforme à l'invention est très simple. On coupe le rotin en baguettes de longueur désirée et on les fore entièrement ou partiellement.
Il peut être avantageux de forer seulement une partie de la
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baguette pour obtenir un fond dans la cheville. On a alors l'avantage que la cheville exerce son action de serrage sur la pointe de la vis, même si la vis est très conique.
Dans la fabrication des chevilles connues mentionnées ci- dessus, il n'est pas facile d'obtenir des-chevilles possédant un fond, c'est-à-dire un trou borgne.
Le dessin annexé représente une forme d'exécution de la cheville d'après l'invention.
La figure 1 montre une élévation de la nouvelle cheville murale,
La figure 2 sert à montrer l'inconvénient des chevilles connues.
La figure 3 montre une cheville nouvelle munie d'une vis très conique.
Les figures 4 et 5 montrent respectivement un trou " normal" dans une paroi et un trou plus grand.
La cheville 1 de la figure 1 en rotin a un fond 2. Il n'est pas toujoursnécessaire de prévoir ce fond, par exemple s'il s'agit de fixer des vis cylindriques.
Les bords 3 de la cheville 2 sont de préférence un peu arrondis, afin d'éviter la formation d'éclats. Cette opération peut être effectuée en coupant des cannes de rotin. si l'on enfonce cette cheville dans un trou pratiqué dans une paroi, il n'y a pas de danger qu'il se forme un écrasement 4 (voir la figure 4).
La figure 3 montre que le fond 2 est très efficace auprès de la pointe de vis très conique. Cette pointe est complètement entourée et serrée par la matière constituant la cheville.
La figure 4 montre à très grande échelle un trou dans une paroi avec un diamètre D, dans lequel on a introduit une cheville avec un trou de diamètre d. L'épaisseur D-d/2 des parois des che - 2 villes connues ne peut pas augmenter d'une- valeur déterminée, parce qu'autrement, la vis n'est pas retenue d'une manière suffi- sante, la paroi étant trop plastique et élastique.
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Si l'on désire donner à la cheville une surface serrante plus grande par rapport à la paroi, par exemple, comme dans la figure 5 en forant un trou d'un diamètre D', qui est plus grand que D, le diamètre du trou dans la cheville connue doit être plus grand, si l'on veut éviter l'influence nuisible de l'épais. seur des parois de la cheville, par conséquent, on est obligé d'employer une vis plus grande.
Ceci n'est plus nécessaire en se servant d'une cheville conforme à l'invention.
On peut conserver le même diamètre d et employer des vis de dimensions constantes. Ceci rend plus commode l'usage des chevilles.
REVENDICATIONS.
1. cheville murale pour fixer des vis, des crochets, et pièces analogies, dans une paroi, caractérisée en ce que cette cheville consiste en une baguette de rotin (rotang) munie d'un trou.