<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux systèmes téléphoniques.
<Desc/Clms Page number 2>
Le cas présent se rapporte à des systèmes d'in- tercounication en général mais plus particulièrement à de petites installations de téléphonie manuelle destinées à des hôtels, des maisons à appartements ou des maisons d'affaires où un employé est désigné pour répondre aux appels téléphoniques et pour établir les communications.
Un des objets de la présente invention est de fournir un système téléphonique du type défini ci-dessus qui soit simple et d'un fonctionnement sûr et qui, en même temps, ne comprenne qu'un minimum d'équipement..
Un autre objet de l'invention est de donner le moyen de répondre à des appels téléphoniques d'un poste du autre que celui/desservant quand celui-ci n'est pas en ser- vice.
Un autre objet de l'invention est de fournir un système capable de donner le secret des communications ou le service de conférence selon le désir du desservant.
D'après les objets repris ci-dessus, et d'autres encore, certaines caractéristiques particulières sont don- nées par l'invention; quelques unes d'entre elles résident dans les moyens mis à la disposition du desservant pour répondre à un appel émis par un poste normal en utilisant un circuit de cordon et pour établir la connexion vers un autre poste, de telle sorte que dans ce cas la communication soit secrète; tandis que si le desservant le désire il pour- ra établir une combinaison suivant laquelle tous les postes seront placées sur un circuit de conversation commun et on pourra répondre aux appels sans utiliser le circuit de cor- don.
Une autre caractéristique se rapporte aux disposi- tions du circuit qui permettent au desservant de combiner que le système de telle sorte/ les appels puissent être reçus simultanément en service secret ou en service commun par
<Desc/Clms Page number 3>
un assistant placé à un autre poste.
Une autre caractéristique se rapporte à la méthode qui consiste à appeler le desservant au moyen d'un poste branché sur le service commun en plus de l'emploi de lampe d'appel.
Une caractéristique particulière se rapporte à l'utilisation de batteries séparées dans le service secret et dans le service commun pour éviter l'interférence entre ceux-ci.
D'autres objets et d'autres caractéristiques de l'invention, qui ne sont pas mentionnés spécialement, appa- raitront dans le cours de la description ci-dessous, qui avec le plan annexé donne un cas d'application de l'invention à un nombre d'appareils suffisant pour en permettre une compréhension claire.
Le plan annexé représente un seul circuit de cordon 0 bien que dans la pratique on en utilisera plusieurs; il comporte une clé d'écoute AK pour le téléphone B du desservant et une clé d'appel SK pour appeler les postes normaux tels que celui marqué A. Chaque poste normal tel que A aboutit chez le desservant à un jack J auquel est associée une lampe L. Dtautres postes sont représentés, ils aboutissent à des jacks J'et J2 chez le desservant, associés à des lampes L' et L2 respectivement.
Un poste auxiliaire ou poste de l'assistant est représenté en D ainsi que son jack AJ. Ce poste D peut être placé à quelque distance du commutateur et du desservant de telle sorte que si celui-ci n'est pas de service ou si les appels se présentent en trop grand nombre pour qu'il puisse y répondre normalement, l'assistant soit à même de répondre de son poste D. Le poste auxiliaire est normalement connecté à la ligne du service commun 3, 4, 5 et 6
<Desc/Clms Page number 4>
au circuit de cordon C par l'intermédiaire de la clé TK.
On notera que le poste A n'est pas équipé d'une sonnerie du type conventionnel mais qu'il est muni d'une lampe au néon N connectée normalement en série dans les fils de ligne 15 et 16 avec le récepteur R et qu'elle est shuntée par le transmetteur T quand la fourche S se relève au moment où on décroche le récepteur R pour émettre ou recevoir un appel. Cette modification diminue le prix du poste et donne d'autres avantages qui seront mis en évidence ci-après.
Dans le but de donner une meilleure compréhension de l'invention on décrira le fonctionnement du système pour les différentes catégories de communications qui doivent s'établir; on supposera en premier lieu qu'une communication secrète doit être établie entre le poste A' et le poste A par le desservant B au moyen du circuit de cordon C. Le poste A' est identique au poste A, pour émettre un appel on décroche le récepteur R de la fourche S, de ce fait on ferme le circuit suivant: positif au fil 5, contacts 18' du jack de ligne J', fil de ligne 16', récepteur R et transmetteur T, contacts de la fourche, fil de ligne 15', contacts du jack 17', lampe d'appel L', fil 6, contacts 10 du relais 9, enroulement primaire du transformateur d'appel TF, négatif en B2. La lampe L' s'allume dans ce circuit et attire l'attention du desservant.
En plus de l'allumage de la lampe L' pour appeler le desservant l'établissement du circuit décrit ci-dessus ferme le circuit d'un signal audible BZ. Quand l'enroulement primaire du transformateur TF est mis sous tension par la batterie B2, il induit momentanément dans le secondaire un courant de sens inverse ainsi qu'on le sait. Ce courant traverse un des enroulements du relais 11 qui attire et ferme ses contacts 12, fermant de ce fait son circuit de blocage du négatif de la batterie B2 au positif
<Desc/Clms Page number 5>
pris à la clé de libération RK. Aux contacts 13 le relais 11 ferme le circuit du signal audible BZ qui peut être un ronfleur ou une sonnerie vibratoire. Le desservant répond en insérant la fiche P' du cordon C dans le jack J' ce qui ouvre les contacts 17' et 18' du jack J' et provoque l'extinction de la lampe L'.
La clé de libération est opérée pour faire relâcher le relais 11 qui ouvre le circuit du signal audible BZ aux contacts 13 et son circuit de blocage aux contacts 12. Le desservant opère la clé AK et en décrochant le récepteur de son poste B il connecte son poste directement au poste A' à travers les contacts normalement fermés de la clé TK, la clé AK opérée, la fiche P' et le jack J' et les fils de ligne 15' et 16'. Le relais de supervision 7 qui est connecté en parallèle sur le circuit décrit ci-dessus attire sous l'action de la batterie B1 qui fournit également le courant de conversation à ce circuit.
A ses contacts 8 il ferme le circuit de la lampe de supervision AL sur la batterie B2'
Le desservant prend note du désir de l'abonné du poste A' d'être mis en relation avec le poste A et pour ce faire insère l'autre extrémité du circuit de cordon C comprenant la fiche P dans le jack de ligne J du poste A.
La fiche sépare les contacts 17 et 18 du jack J et connecte le cordon directement aux fils de ligne 15 et 16. La clé d'appel SK est alors opérée soit d'une manière intermittente soit d'une manière continue par le desservant. Un courant alternatif à une fréquence audible quelconque, par exemple comprise entre 300 et 1000 périodes par seconde, est alors lancé à travers les enroulements primaire et secondaire du transformateur TR, le courant continu de la batterie B3, de tension relativement élevée, est superposé au courant alternatif, ces courants passent à travers les contacts fermés
<Desc/Clms Page number 6>
de la clé d'appel SK, la fiche P et le jack J, les fils de ligne 15 et 16, la lampe au néon N et le récepteur R.
Le courant continu de la batterie B-3 ionise la lampe au néon pour que le courant alternatif puisse passer aisément à travers la lampe, et polarise le récepteur R dans le cas où celui-ci est du type à polarisation directe.
On doit noter cependant que, si on le désire, le courant alternatif peut être utilisé seul, sans superposition de courant continu à condition que la tension soit suffisante pour amorcer la lampe au néon et que la fréquence, soit suffisamment basse pour prévenir toute déterioration du récepteur R et rendre cependant l'appel audible. La lampe au néon N est construite de telle sorte qu'elle exige une tension relativement élevée pour s'amorcer, par conséquent elle représente une solution de continuité dans le circuit pour les fréquences vocales ordinaires de telle sorte qu'el- le ne provoque aucune diminution du rendement en transmis- sion quand un certain nombre de postes sont connectés sur une même ligne.
Après avoir été amorcée la lampe au néon ne présente qu'une très faible résistance au courant d'appel et le volume du son émis par le récepteur n'est pas réduit d'une manière appréciable à la fréquence audible utilisée.
Le diaphragme du récepteur vibre donc à la fréquence du courant lancé sur la ligne et annonce à l'abonné du poste A qu'un appel est en instance à son adresse. De plus l'al- lumage de la lampe au néon N attire l'attention de la per- sonne appelée si elle se trouve à quelque distance du posté ou si elle souffre de surdité. Ce dispositif d'appel au poste présente donc des avantages marqués sur la sonnerie du type normal employés habituellement, il n'utilise qu'un seul organe, la lampe au néon pour donner simultanément un appel audible et visible.
En décrochant le récepteur R au poste A on ferme @
<Desc/Clms Page number 7>
les contacts de la fourche S et on connecte de ce fait le transmetteur en série avec le récepteur R dans les fil de ligne 15 et 16 et en même temps on shunte la lampe au néon N. Le desservant en écoutant sur la ligne est prévenu du moment où le poste A répond, il replace alors la clé dtappel SK en position de repos pour supprimer l'envoi du courant d'appel. La clé d'écoute AK sera rétéblie de la même manière pour déconnecter du circuit de cordon C le poste B du desservant de telle sorte que si d'autres appels sont en instance ils puissent être écoulés par l'intermédiaire d'autres circuits de cordon.
Les abonnés des postes A et A' peuvent converser maintenant en secret, le courant de conversation étant fourni à travers les enroulements du relais 7 par la batterie B - 1.
La lampe de supervision AL reste allumée jusqu'à ce que les deux abonnés aient raccroché leur récepteur, le relais 7 relâche et la lampe AL s'éteint et le desservant enlève les fiches P et P' des jacks pour remettre les circuits en position normale. Ce qui précède décrit une communica- tion ordinaire en service, secret, le desservant peut établir autant de communications de ce type qu'il y a de circuits de cordon C disponibles à son commutateur. Dans beaucoup de cas pour des installations de faible importance trois ou quatre cordons suffisent.
Occasionnellement, pendant les périodes de faible trafic quand l'attention du desservant n'est pas requise pour répondre aux appels et s'il a d'autres occupations à remplir ; ou dans le cas d'occupation de tous les circuits de cordon C pendant les périodes de fort trafic, on opère la clé de transfert TK qui déconnecte le poste B du desservant des circuits de cordon et transfère celui-ci sur les fils de ligne 3 et 4 qui constituent une branche du circuit commun de conversation. Des appels peuvent être
<Desc/Clms Page number 8>
émis d'un poste quelconque A, excepté de ceux engagés dans une communication en service secret, vers le poste B du desservant.
Par exemple si l'abonné du poste A désire parler au desservant pour demander une information ou pour réclamer un des services quelconques mis à la disposition des clients d'un hôtel, il décroche le récepteur R ce qui provoque la fermeture de la boucle du circuit par les fils de ligne 15 et 16, les contacts fermés 17 et 18 du jack J, le fil du circuit commun 5 et la terre et le fil de ligne 6 à travers les contacts fermés 10 du relais 9, l'enroulement primaire du transformateur TF, le négatif en B - 2.
La lampe d'appel L est également insérée dans ce circuit, elle s'allume pour attirer l'attention du desservant tandis que, ainsi qu'il a été expliqué antérieurement, le courant induit momentanément dans le secondaire du transformateur TF. fait attirer le relais11 qui ferme le circuit du signal audible BZ aux contacts 13. Dans le cas présent pour répondre à l'appel le desservant opère la clé RK pour déconnecter le signal audible et décroche le récepteur du poste B, il ferme de ce fait la boucle qui comprend les contacts du poste à la clé opérée TK, le fil du circuit commun 3, le négatif en B - 2. L'autre branche du circuit comprend le fil 4, la faible résistance du relais 9, le fil 6, la lampe d'appel L, les contacts de jack 17, le fil de ligne 15, le circuit du poste A, le fil de ligne 16, les contacts de jack 18, le fil 5 et le positif.
Le relais 9 attire suivant ce circuit et ouvre les contacts 10 qui coupent le court-circuit de la résistance RS et insèrent cette résistance dans le circuit décrit ci-dessus. La lampe d'appel L continue à brûler. L'introduction de la résistance RS dans le circuit décrit ci-dessus a pour effet de permettre l'alimentation du poste B du desservant par la batterie B - 2. Dans les conditions normales ce poste ne
<Desc/Clms Page number 9>
recevrait guère de courant par suite de la résistance relativement faible de l'enroulement primaire du tran formateur TF, avec cette résistance en série le trans mateur TF ne shunte pas le poste B, bien que lorsque résistance est shuntée un courant suffisant soit four par la batterie B - 2 à travers l'enroulement du trane mateur pour permettre aux lampes d'appel de briller fc ment au moment de l'émission d'un appel.
La batterie B - 2 fournit le courant d'aliment aux deux postes A et B et la conversation peut s'établ la lampe d'appel L étant insérée dans le circuit sans @ pendant qu'elle ait un effet sérieux. Autant de poste; que l'on veut peuvent s'introduire dans le circuit commu de conversation en ce moment, chacun d'eux annoncera sa présence par l'allumage de la lampe L associée à sa lig et le desservant pourra répondre à l'appel. De la même manière deux ou plusieurs postes pourront se mettre en communication entre eux ou avec le desservant comme on peut le voir facilement par l'examen du circuit. Chaque fois qu'un poste supplémentaire vient se brancher sur le circuit commun de conversation il se connecte en parallè. sur les autres postes, à travers sa lampe d'appel.
Par l'emploi d'une lampe au néon N, à circuit ouvert, pour l' pel au lieu des bobines de sonnerie habituelles et du con densateur placés aux bornes de chaque ligne, l'atténuatio produite par le multiplage des postes qui ne sont pas en service, est réduite à une valeur négligeable et on dispose d'un circuit de conversation ayant un bon rendement.
Les connexions établies sur le circuit commun de conversation comprenant les fils 3 et 4, et 5 et 6 sont entièrement indépendantes des connexions du service secret établies au moyen du circuit de cordon C, car lorsqu'un jack de ligne est connecté à un circuit de cordon C le pos.
<Desc/Clms Page number 10>
associé à cette ligne est automatiquement déconnecté, par la fiche, des fils du circuit commun de conversation.
De même la batterie B - 1 fournit le courant d'alimentation pour le service des communications secrètes tandis que la batterie B - 2 alimente le circuit commun de conversation et les circuits de signalisation, et comme ces batteries sont séparées et distinctes l'une de l'autre aucune interférence par diaphonie n'est possible entre les deux es- pèces de service.
Dans la plupart des établissements utilisant un système du type décrit, le desservant a habituellement un assistant ou un employé et dans le cas où ce système est installé dans un hôtel cet employé s'occupe de satisfaire aux désirs présentés par les clients alors que les demandes sont reçues par le desservant.
Cet employé se trouve normalement installé dans le voisinage du commutateur et en plus de ses charges régulières il possède un poste D dont la ligne se termine au jack AJ du commutateur et aboutit normalement aux fils de ligne du circuit commun de conversation 3 et 4. Par cette disposition, l'assistant peut répondre à un appel en décrochant simplement le récepteur du poste D, il parle sur le circuit commun de conversation alors que le desservant est occupé à répondre à des appels en service secret, c'est à dire au moyen des circuits de cordon. L'assistant, du poste D, peut également répondre à tous les appels quand le desservant n'est pas de service, de plus le desservant en insérant la fiche P' dans le jack AJ peut permettre à l'assistant de répondre à un appel en service secret au moyen d'un circuit de cordon.
De même le desservant et l'employé peuvent être connectés l'un et l'autre soit au circuit commun de conversation, soit au circuit de cordon, au même instant, s'ils doivent tenir une conférence. Dans tous les cas on
<Desc/Clms Page number 11>
peut voir que l'employé peut répondre à tous les appels sans qu'il doive se rendre au commutateur. L'établissement des connexions tel qu'il est donné ci-dessus sera clairement compris par l'examen du plan annexé et il n'est pas nécessaire de décrire en détail les différentes opérations des circuits.