<Desc/Clms Page number 1>
Procède et dispositif pour la préparation d'un extrait alimentaire soluble de levure de brasserie, Convention Internationale ; Demande de brevet de l'Etat Libre d'Irlande n 5651 déposée le 22 juin 1934 par la demanderesse et par J'ames Hill Millar dont elle est l'ayant droit.
La. présente invention concerne une procédé et un dispositif perfectionné pour la préparation d'un extrait alimentaire soluble à partir de levure de 'brasse- rie et particulièrement d'une levure qui est riche en extrait de houblon,
On sait que différents procédés ont été proposés pour enlever l'amertume de 1+extrait de levure brut pro-
<Desc/Clms Page number 2>
duit par la peptiaation de la levure, certains comportant un traitement prolongé par ébullition et filtration et d'autres l'emploi du charbon de boisordinaire ou du charbon animal ordinaire.
On sait également qu'il a été proposé d'effectuer l'élimination de l'amertume de l'extrait de levure brut, sans traitement chimique préalable d'élimination de l'amertume, par l'addition d'agents colloidaux absorbants tels que par exemple du carbone activé, Bien que les carbones activés exercent leur puissance avec une grande vitesse et de faon complète, des difficultés très spéciales se-produisent lorsqu'on tente leur séparation de l'extrait de levure, La grande masse du carbone ajouté peut être enlevée par n'importe quels moyens appropriés, mais une fraction reste comme colloïde dispersé sur la matière protéinique de l'extrait de levure.
Le but de la présente invention est de fournir un nouveau procédé et des moyens correspondants grâce auxquels les espèces les plus fines de carbone active peuvent être ajoutées à de l'extrait de levure et ensuite enlevées, ou enlevées à peu près complètement, et tout résidu peu important est enfermé par la coagulation de la matière protéinique, On peut dire alors que le produit est un extrait de levure pur contenant seulement des constituants dérivés de la levure de brasserie et n'exigeant pas des ardmea ajoutés d'autres sources et pouvant être mis sur le marché comme aliment,
Dans laproduction d'un extrait alimentaire de levure de brasserie, des difficultés importantes ont été rencontrées comme suit :
1) Pour obtenir' une séparation raisonnablement nette de l'extrait de levure requis de la grande quantité de matière colloïdale et insoluble consistant en des résidus des cellules de ;La levure.
2) Pour obtenir une filtration rapide de l'extrait
<Desc/Clms Page number 3>
brut provenant de 1); en vue de donner un extrait limpide vu que l'impossibilité d'obtenir une limpidité agit de façon désavantageuse et rend la séparation du carbone colloïdal difficile.
3) Pour obtenir une filtration rapide de l'extrait . après qu'il a été traité par du carboneactivé et a été séparé mais tout en retenant une quantité distincte de carbone en dispersion colloïdale.
Suivant la présente invention, on fournit un pro- cédé nouveau perfectionné et un moyen perfectionné de trai- tement d'extrait de levure, par l'emploi principalement d'un appareil spécial à la fois avant et après que l'extrait a été traité par un agent colloïdal absorbant tel quele carbone activé .
En outre, suivant la présente invention, on fournit un procédé et un moyen nouveau et perfectionné pour trai- ter un extrait de levure produit par auto-peptonisation, caractérisé en ce que la levure liquéfiée et mise en di - gestion est diluée, séparée dans une centrifuge ordinaire, filtrée et séparée dans une nouvelle forme de filtre cen- trifuge et de séparateur, est concentrée dans le vide pour enlever certains goûts nuisibles et pour précipiter des matières solides non désirables, est filtrée de nou- veau et séparée dans une centrifuge et, à une température appropriée,est traitée par un agent colloïdal absorbant ou plusieurs agents de ce genre, tels que du carbone ac- tivé, pour enlever l'amertume et d'autres goûts non dé- sirables.
L'extrait résultant est filtré et séparé dans la centrifuge pour enlever le résidu de carbone activé colloïdal. Après l'évaporation dans le vide jusqu'à l'ob- tention d'une pâte épaisse pour précipiter davantage les solides non désirés, l'extrait est redissous dans l'eau chaude pour détruire les enzymes protéolytiques. Ensuite l'extrait est centrifugé, dans une centrifuge ordinaire à la sortie de laquelle l'extrait clair est finalement
<Desc/Clms Page number 4>
évaporé, de préférence dans un évaporateur à circulation forcée, jusqu'à l'obtention d'unepâte épaisse qui est le produit final.
La filtration dans différentes phases du procédé est effectuée au moyen d'une pâte filtrante contenant un constituant absorbant et composée de pré- férence de cellulose et d'asbeste en proportions appro- priées pour s'adapter à la phase de filtration désirée et à la nature de la filtration désirée. La pâte filtran- t e est appliquée par la force centrifuge contre un tablier de gaze ou un support équivalent placé dans la centri- fuge, porté dans celle-ci de manière à séparer l'endroit du filtre de l'endroit d'un collecteur pour le liquide filtré et séparé, et construit et disposé de manière à éviter un écoulement inégal du liquide à travers la pâte filtrante ou la mise en court-circuit du liquide.
Ce collecteur qui est destiné à recueillir l'extrait lie quide clair séparé, sans éclaboussure ni formation de mousse, comprend une lame plate creuse ou "couteau" ayant son bord collecteur parallèle au liquide en rotation et immergé de façon réglable, dans le liquide pour éliminer l'air, le rassemblement du liquide dans le collecteur étant obtenu au moyen de divisions intérieures ou d'ai- lettes placées sous le meilleur angle, soit 45 , pour faire dévier l'écoulement de liquide dans les lumières ainsi formées dans le collecteur tout en évitant en même temps toute perturbation appréciable du sédiment dans la cuvette. Le sédiment insoluble est enlevé de la cen- trifuge par un autre collecteur qui est de préférence du même type ou d'un type analogue , mais pourvu de plus grandes lumières.
Le produit préparé et obtenu par le procédé décrit ci-dessus constitue un article nouveau fournis- à sant un extrait agréable au goût et soluble, contenant seulement des constituants dérivés de la levure de bras- serie et ne nécessitant pas l'addition d'arômes venant
<Desc/Clms Page number 5>
Les dessins annexés montrent à titre d'exemple un dispositif comprenant des appareils de'filtration et de séparation pour réaliser le procédé conformément à la présente invention,
La fig. 1 est une vue en élévation, en partie en coupe, d'une centrifuge pour séparer l'extrait de lamatière insoluble conformément à la présente invention.
La fig. 2 est une vue en plan correspondant à la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en élévation en partie en coupe d'une centrifuge de filtration et de séparation suivant la présente invention.
La fig. 3a est une coupe à plus grande échelle d'une partie de la centrifuge de filtration et de séparation représentée à la fig. 3.
La fig. 4 est une vue en plan correspondant à la fig. 3.
La fig. 5 est une coupe verticale transversale par la ligne Y-Y de la fig. 2, et vue dans la direction de la flèche.
Les fig. 6 et 7 forment respectivement une vue en plan à plus grande échelle et une vue en bout de la lame de collecteur pour recueillir le liquide filtré de la centrifuge.
Les fig. 8 et 9 sont respectivement une vue en plan et une vue en bout de la lame de collecteur pour recueillir la boue de la centrifuge représentée à la fig. I.
Si l'on se reporte aux dessins, on voit que la centrifuge représentée à la fig, 1 est de construction connue mais comprend les formes spéciales de dispositifs o 1lecteurs et leur mécanisme de commande à vis tel qu'il est décrit ci-après. La levure pressée brute est d'abord liquéfiée par agitation dans une machine à malaxer appropriée (non représentée), et à une température appropriée,
<Desc/Clms Page number 6>
par exemple 65 u avec addition d'une petite quantité de sel de cuisine. La levure est.alors mise en digestion dans un récipient de digestion approprié (non représenté) pendant un temps prolongé (soit 72 heures) exactement ou environ à la même température ; une température de 65 C est de préférence adoptée comme étant la meilleure pour le goût.
La masse semi-fluide résultante est diluée jusqu'à avoir un poids spécifique d'environ 1030 (l'eau étant 1000) en vue de produire une fluidité suffisante et une différence de densité entre sa partie liquide et sa partie insoluble pour permettre la séparation subséquente dans la centrifuge représentée à la fig. 1. cette centrifuge comprend une cuvette I montée de façon à pouvoir tourner dans une enveloppe Ia et destinée à être actionnée par un moteur disposé dans une enveloppe 2. La levure liquéfiée, ayant subi la digestion et diluée, est introduite du récipient de digestion dans la cuvette 1 de la centrifuge par le tuyau 3.
Four recueillir le liquide filtré de la centrifuge marchant de façon continue, et pour l'enlèvement de la matière insoluble qui se rassemble en un sédiment dense et pâteux sur les cotés de la cuvette 1 de la centrifuge, et en outre, pour surmonter les difficultés exceptionnel- les qui se produisent lorsqu'on recueille des liquides clairs d'extraits de levure par suite de leur nature extrêmement mousseuse, on emploie une forme de collecteur qui est destinée à donner une séparation nette de l'extrait et de la matière insoluble et destinée également à surmonter la difficulté du moussage. ue collecteur comprend une lame plate creuser à bords antérieur et postérieur effilés 4a et 4b respectivement, destinés à réduire au minimum l'éclaboussement.
Le bord collecteur est immergé dans l'extrait pendant la collecte, ce qui empêche l'incorporation d'air et la formation de mousse.
L'intérieur de la lame collectrice 4 comporte une série
<Desc/Clms Page number 7>
d'organes de division ou d'ailettes 4c dirigés vers l'intérieur à partir de lumières 4d dans son bord collecteur, et disposés sous un angle de façon à recueillir le liquide en troublant le moin possible le sédiment dans la cuvette de centrifuge. La. lame collectrice 4 est faite d'une pièce avec' un tuyau 4e qui est fixé à une console 5, cette console étant portée de façon amovible par un organe 6 présentant des trous destinés à recevoir des broches 5a faisant saillies sur la console 5 (voir fig. 5).
Pour enlever le sédiment insoluble de la centrifuge, un autre collecteur 8 est prévu et est également porté par la console 5 ; la lame de ce collecteur est représenté aux fig. 8 et 9 et est semé biable aux lames collectrices pour le liquide clair sauf que les lumières dans son bord collecteur sont plus grandes que les lumières du bord collecteur du dispositif pour le liquide clair. Ce collecteur 8 est formé d'une pièce avec un tuyau 8a conduisant la boue ou le sédiment hors de la centrifuge. Les collecteurs sont maintenus immergés pendant la collecte par un mécanisme . de commande à vis comportant une vis 7, l'organe 6 portant la console qui vient en prise avec la vis et une roue de commande 9.
La vis 7 est montée dans des paliers 7a et 7b portés par des consoles 7c, 7d fixées au rebord supérieur 1b faisant saillie vers l'intérieur, de l'enveloppe de la centrifuge. Grâce à cette dispositions, l'organe 6 portant la console peut être déplacé en vue de maintenir le bord antérieur du collecteur immerg-é dans le liquide, pour prendre seulement du liquide clair ou filtré et également pour empêcher l'introduction d'air et la formation de mousse.
En-dessous de la vis 7 se trouve une tige 10 qui est fixée au rebord supérieur 1b faisant saillie vers l'intérieur de la centrifuge et porte des arrêts 10a (voir fig. 5) pour limiter le mouvement vers l'extérieur des collecteurs, et l'organe 6
<Desc/Clms Page number 8>
indicateur 6a destiné à se mouvoir sur une échelle gra- duée 11 pour indiquer la position du collecteur et pour assurer son réglage précis dans le liquide de fa- çon que seul du liquide clair ou filtré puisse passer dans le collecteur. La rotation de la vis 7 dans un sens amène le collecteur 4 de liquide clair dans la position de collecte et met en même temps le dispositif collec- teur de boue 8 hors d'action et vice-versa.
L'extrait liquide brut venant de la centrifuge re- présentée aux fig. 1 et 2 et passant du tuyau 4e au tuyau 17 est encore d'aspect boueux par suite de la pré- sence de matière de levure en suspension et nécessite une filtration pour devenir limpide (sinon l'enlèvement du carbone activé dans une phase subséquente est plus difficile), cette filtration étant exécutée par le fait qu'on conduit le liquide séparé du tuyau 17 dans la nouvelle forme de centrifuge-filtre, représentée aux fig.
3 et 4 et caractérisée par une cuvette de centri- fuge 12 qui est divisée en deux chambres ou compartiments, une chambre de chargement 12b et une chambre d'évacua- a tion 12 , au moyen d'un diaphragme horizontal ou d'un anneau ou d'une plaque 13 faisant saillie vers l'inté- rieur et présentant des intervalles libres obtenus au moyen de pièces d'espacement 13a entre son bord exté- rieur et la surface intérieure de la cuvette 12.
Un ta- blier de gaze est prévu sous le diaphragme ou la plaque 13 avec un intervalle 15 entre lui et la surface intérieu- re de la cuvette, lequel intervalle peut être considéré comme une partie de la chambre d'évacuation 12a, le bord supérieur du tablier 14 étant attaché à un anneau de support 13b, dirigé vers le bas, partant du bord extérieur du diaphragme ou de la plaque 13 ;
cet .anneau 13b s'étend vers le bas sur une distance déterminée (ap- proximativement comme on l'a représenté) eg-dessous du
<Desc/Clms Page number 9>
côte inférieur du diaphragme ou de la plaque 13 mentionné pour éviter le passage en court-circuit de l'extrait liquide le long du c8té inférieur du diaphragme ou de la plaque 13 et d'empêcher en même temps un écoulement irré- . gulier du liquide à travers le filtre, ce qui assure une filtration efficace.
La matière filtrante nécessaire 16, amenée avec un liquide de support approprié dans la par- tie inférieure 12b de la cuvette 12 au moyen d'un enton- noir 18 et d'un tuyau 18a est appliquée contre le tablier de gaz 14 par l'action centrifuge et de préférence la matière filtrante employée consiste en une couche de pâte comportant un constituant absorbant spécial, par exempte une pâte comprenant 10% d'asbeste et 90% de cellulose.
En faisant varier la vitesse de la centrifuge et les pro- portions de la pâte filtrante 16, il est possible d'ob- tenir la filtration requise des liquides ou des matières semi-liquides différant par leur nature. Lorsque le e liquide clair ou filtré ayant passé à travers le filtre 16 atteint l'arrière du tablier de gaze 14, il trouve un passage lible derrière celui-ci et vers le haut le long du diaphragme ou du rebord 13 jusqu'à la partie supérieure 12a de la cuvette de centrifuge 12, où le liquide clair peut être recueilli de façon continue par un collecteur 4 (ayant les caractéristiques antérieurement décrites) et conduit par le tuyau 19 à la phase suivante de l'opéra- tion ;
il est déversé dans un évaporateur à circulation forcée d'un type approprié (non représenté) où il est concentré jusqu'à un poids spécifique de 1070. En vue de l'écoulement facile et ininterrompu de l'extrait, la vitesse de la centrifuge est maintenue dans une limitefi- xe, qui peut être 208 fois g. comme valeur normale.
Après la filtration et la concentration comme on l'a décrit, la température de liquide filtré.est portée exactement à environ 70 C et maintenue à cette tenpéra-
<Desc/Clms Page number 10>
ture pendant une période appropriée, par exemple 1 heure, et pendant une partie de cette période, du carbone activa à 1% est ajouté graduellement jusqu'à 0,75 %/en volume tandis que le liquide est agité vigoureusement , Le carbone acti- vé n'enlève pas seulement les goûts amers dus au houblon, mais également d'autres goûts non désirés.
La masse prin- cipale du carbone se trouvant dans l'extrait, résultant de la partie mentionnée en dernier lieu du procédé, est enlevée par centrifugation ordinaire dans une centri- fuge telle que celle représentée aux fig.l et 2 et l'ex- trait liquide, qui est actuellement noir à cause du car- bone dispersé, est rendu clair par filtration au moyen de la centrifuge-filtre (fig. 3 et 4) décrite précédemment,' mais .accélérée jusqu'à. 270 g. avec un agent de filtration consistant par exemple en une couche de deux pouces de pâte filtrante formée de préférence de 60% à 80% de cel- lulose et de 40% à 20% d'asbeste , appliquée et utilisée comme on l'a décrit précédemment de façon à enlever la matière en suspension fine qui ne peut pas 'être enlevée autrement par les méthodes ordinaires de filtration.
Après l'évaporation dans le vide jusqu'à obtention d'une pâte épaisse 'en vue de précipiter davantage les ma- tières solides non désirées et d'éliminer l'acide acétique, avec précipitation résultante de phosphates insolubles,la pâte ainsi obtenue est redissoute dans l'eau chaude et chauffée jusqu'à exactement ou environ 97, 8 C pour dé- truire les enzymes protéolytiques,et achever la séparation de phosphates insolubles tout en produisant en même temps un certain degré de coagulation de la matière protéinique qui enferme les dernières traces de carbone colloïdal ncn enlevées par la filtration- ou avec les phosphates insolubles .
Ensuite, le liquide chauffé est de nouveau centrifugé par traitement ordinaire dans une centrifuge telle que celle représentée aux.fig. 1 et 2 et l'extrait clair est évaporé dans un. évaporateur à circulation forcée d'un type appro-
<Desc/Clms Page number 11>
prié (non représenté) pour obtenir l'extrait de levure pur qui est le produit final de la fabrication.
@
Revendications.