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Perfectionnements aux ailes ou pales tournantes des aéroplanes.
La présente invention se rapporte au système rotatif d'ailes ou de , pales de sustentation pour aéroplanes dans lequel chaque aile est assemblée à un moyeu rotatif ou organe équivalent et est susceptible de mouvements de battement dans un plan sensiblement vertical et aussi d'un mouvement latéral limité dans le plan de rotation du système relativement à la position radiale normale de l'aile. L'invention est particulièrement applicable aux systèmes qui peuvent tourner librement sous l'action de la pression de l'air quand l'aéroplane est en vol. L'invention se rapporte aussi aux systèmes qui sont pourvus de moyens de freinage, en caoutchouc par exemple, qui coopèrent avec des butées pour freiner et
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limiter les dits mouvements latéraux des ailes dans le plan de rotation.
Cette invention a pour objet la réalisation de moyens perfectionnés pour freiner et limiter les mouvements latéraux des ailes et aussi, quand on le désire, permettre de replier les ailes vers le fuselage quand l'aéroplane n'est pas en vol. '
Suivant la présente invention, on prévoit un système rotatif d'ailes du enre mentionné dans lequel le mouvement libre permis à chaque aile dans le plan de rotation du système relativement à la position radiale normale de l'aile est limité par la coopératinn d'une ou plusieurs broches qui assemblent entre eux l'aile et le moyeu ou une partie solidaire au moyeu avec une ou plusieurs douilles dans lesquelles s'engagent les dites broches, ces douilles étant prévues soit dans une partie de l'aile , soit dans le moyeu ou dans une partie solidaire de ce dernier.
Le dit mouvement libre peut être limité, aussi, par l'engagement de boulons de blocage, portés par une partie de l'aile, dans des douilles souples ou Pliantes pourvues de noyaux ou de garnitures internes et montées dans le moyeu du rotor ou dans une partie solidaire de ce moyeu, le dispositif prévoyant aussi des moyens pour replier l' ail e.
Dans un mode de construction, les dites douilles sont disposées dans des trous formés dans une articulation réunissant le longeron principal de l'aile au moyeu rotatif, les dits trous étant espacés sur une circonférence commune et prévue aussi à la même distance radiale d'un pivot; principal qui réunit entre eux le longeron et la dite articulation, les trous coaxiaux avec les douilles étant ménagés dans le longeron principal pour recevoir
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les boulons de blocage et leur permettre de traverser les douilles.
Les douilles peuvent comprendre des boites fer- mées en matière souple ou flexible, conçues pour contenir une matière plastique ou similaire au mastic et pourvues dans leur partie centrale d'un manchon ou d'une douille métallique. D'autre part, les boites fermées en matière souple ou flexible peuvent comprendre un certain nombre de cavités indépendantes ou des cavités écartées et com- muniquant entre elles, qui toutes contiennent une matière plastique ou similaire au mastic. Comme matière souple, on peut mentionner le caoutchouc, le feutre, la fibre, par exemple, ou toute autre substance analogue, tandis que la substance plastique similaire au mastic peut con- sister en un liquide huileux et non volatil, la glycérine par exemple, n'ayant aucun effet nuisible sur le caout- chouc, et une poudre douce non abrasive et insoluble dans le liquide.
Les dites douilles peuvent cependant être en métal, et dans ce cas les boulons y seront logés avec un jeu relatif.
Les avantages de cette invention sont les sui- vants : Tout d'abord l'assemblage à pivot du pied de l'ai- leévite le danger d'une rupture du longeron principal à cette extremité. En second lieu, la disposition prévue par la combinaison des broches de blocage et des douilles rigides ou non rigides sert à prévenir les vibrations dangereuses au les chocs qui surviennent quand les ailes tour- nantes sont mises en marche ou ralenties ou quand, pendant le vol, leur rotation doit vaincre la résistance de la pres- sion de l'air.
Afin que l'invention prisse être clairement com- prise et facilement réal-i-sée, elle sera ci-dessous décrite
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en détail en se référant aux dessins joints dans lesquels :
La fig. 1 est. une vue en plan d'une aile et d'une partie du moyeu du rotor montrant la disposition générale du montage d'une aile suivant l'invention.
La fig. 2 est une élévation latérale, partiellement en coupe, d'un montage d'aile montrant une forme des moyens utilisés pour résister au mouvement latéral de l'aile.
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne A-A de la fig. 2 et en regardant dans la direction des flèches.
La fig. 4 est une vue en plan de la fig. 2 montrant aussi une partie du moyeu du rotor.
La fig. 5 est une vue en plan partiellement en coupe qui correspond à la fig. 4 mais montrant- une autre forme des moyens utilisés pour résister au mouvement latéral de l'aile.
La fig. 6 est une coupe suivant les lignes B-B de la fig. 5.
La fig. 7 est une vue en plan d'une autre forme de montage montrant une disposition pour permettre de replier l'aile dans différentes positions.
Comme on le voit-sur ces dessins, la fig. 1 montre la présente invention appliquée aux ailes tournantes d'un aéroplane et montées pour la variation de leurs angles d'in-cidence suivant la manière décrite dans le brevet n 399.551 déjà délivré à l'un des demandeurs.
Dans cette figure, 1 est une aile tournante dont le pied 2 du longeron principal est en forme de fourche, et monté à pivot en 3 sur une articulation d'assemblage 4, laquelle est montée à son tour à pivot sur un manchon 5, formant la partie centrale d'un pivot complet de charnière 6 construit conformément au brevet mentionné plus haut.
Le pivot de charnière 6 est monté de manière à pouvoir
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tourner dans des oreilles 7 du moyeu rotatif central 8 du système portant toutes les ailes tournantes. Ainsi le dispositif est tel que chaque aile tournante 1 est susceptible de mouvements de pivotement sensiblement à angles droits relativement à son plan général de rotation et, en vertu de son assemblage pouvant tourner en 3 sur la dite articulation 4, susceptible aussi d'un mouvement de pivotement dans son plan général de rotation relativement à sa position radiale normale, Cependant, suivant la présente invention, des moyens indiqués en 9, sont prévus pour limiter ce dernier mouvement dans les deux sens.
Des moyens rigides,non représentés, pour limiter le mouvement seraient réalisés par des simples douilles métalliques disposées dans des trous de l'articulation 4, et deux formes de moyens souples pour limiter le mouvement sont montrées dansles fig.
2-4 et 5 - 6 respectivement.
En se référant plus particulièrement aux fig. 2 à 4, le bras supérieur et le bras inférieur de la fourche du pied 2 du longeron principal sont constitués sur les cités opposés de l'axe longitudinal du longeron principal avec des trous correspondants pour recevoir les broches de blocage à tête 10. Des trous correspondants avec ceux qui sont formés dans les bras supérieur et inférieur de la fourche sont prévus dans l'articulation 4 et, dans cette construction particulière, sont pourvus de douilles Il en matière souple, par exemple en caoutchouc, feutre, fibre ou similaire, pourvues elles-mêmes de douilles ou doublures métalliques internes 12 dans lesquelles passent les broches de blocage 10.
Ces broches 10 qui s'adaptent exactement dans les trous des branches du longeron 2 et sont logées avec un jeu relatif dans la douille 12 sont maintenus en position par un pont élastique fotmé par un ressort plat 13 supporté dans son milieu par un axe 14. A chacune des extrémités du ressort 13 de forme appropriée est fixé un rivet 15, les têtes de
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ces rivets s'engagent dans des cavités prévues dans les têtes des broches 10 pour maintenir ces dernières en position.
Le montage autour duquel peut s'effectuer le mouvement latéral Limité de l'aile relativement à sa position radiale normale, comprend un manchon 3 constituant un pivot de charnière, ce manchon étant maintenu fixe dans les branches de la fourche du longeron 2, par une clavette 16 et fixé en position par deux chapeaux de retenue 17,reliés l'un à l'autre par un boulon 19 avec écroa 18.
Quand les deux bfoches de blocage 10 sont en positon , le mouvement pivotant de l'aile tournante 1 dans une direction parallèle au plan de rotation, éprouve ainsi une certaine résistance, la réaction de l'aile dans l'une ou l'autre direction étant absorbée graduellement et sans choc par les douilles souples. C'est pourquoi cette disposition empêche effectivement la vibration de l'aile quand elle commence à tourner ou qu'elle se ralentit et dans les périodes pendant lesquelles la rotation éprouve une résistance du fait de la pression de l'air.
Les fig. 5 et 6 montrent un montage d'aile qui correspond à celui qui vient d'être décrit, mais diffère en ce qu'une autre forme de moyens de résistance au mouvement est prévue, ces moyens consistant dans ce cas en des boites de caoutchouc 21 d'une section transversale de forme annuaire.
Chaque boite en caoutchouc est fotmée par des cavités indépendantes espacées 22 qui sont remplies d'une substance molle similaire au mastic et fermées, et elle est doublée par une douille 12 moulée dans le caoutchouc au cours de la fabrication. Dans l'exemple représenté, les comités 22 sont indépendantes l'une de l'autre mais si on le désire, des conduits de communication peuvent être prévus entre elles .
La substance employée pour remplir les cavités 22 peut varier naturellement, cependant elle doit toujours être d'une nature visqueuse et non élastique. Elle peut se composer par
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exemple d'un liquide huileux et non volatil, tel que la glycérine, qui n'a aucun effet nuisible sur le caoutchouc, et d'une poudre douce non abrasive, insoluble dans le liquide, telle que le blanc d'Espagne employé comme base du mastic ordinaire. La consistance de ce mastic à la glycérine est approprié pour la charge que peut supporter l'amortisseur de chocs et en même temps réduire les efforts sur le cao utchouc de la douille comme on le jugera préférable dans la pratique.
Avec les constructions représentées dans les fige 1 à 6, pour permettre aux ailes d'être repliées en avant ou en arrière vers le fuselage, il suffit de retirer les broches 10 et de faire tourner l'aile autour de son pivot 3 jus- qu'à ce que l'une des paires de trous correspondants de la fourche 2 coïncide avec un trou différent de l'organe d'articulation 4, les broches 10 étant alors remises en place, l'aile se trouve bloquée dans sa position repliée.
Si cependant la construction du montage est telle qu'elle ne permet pas de faire mouvoir l'aile sur un arc aussi grand sans venir en contact avec- d'autres organes, des trous supplémentaires peuvent être prévus dans l'articulation 4, sur les côtés opposés de l'axe longitudinal du longeron principal et avec le même rayon, à partir de l'axe de pivotement du dit longeron principal, que les trous renfermant les douilles souples ainsi qu'il est indiqué en 24, fig. 1.
Quand on désire replier l'aile 1 soit en avant, soit en arrière vers le fuselage, les deux broches de blocage 10 sont retirées de leurs douilles, l'aile est tournée autour de son axe 3 jusqu'à ce que deux des trous de la fourche se trouvent en face de l'un des trous 24, après qui l'une des broches de blocage est engagée dans les trous correspondan ts. parmi les avantages découlant de la réalisation suivant les figures b êtes on peut citer les suivants :
Le pivot 3 supporte toute la charge due à la force centrifuge venant des boites 21 pour participer seulement à toute charge latérale due à la déviation de la pale, de sa @
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position radiale précise.
Le doublement de la boite 21 permet à la pale d'avoir deux positions pliées, dans chacune desquelles elle peut être verrouillée au moyen de l'une des broches 10 sans qu'il soit nécessaire de prévoir aucune autre disposition.
Le procédé de pinage élastique pour l'assujettissement des broches 10 permet aux pales d'être-pliées ou fixées dans leur position de vol, rapidement et aisément, sans le recours à aucun outil.
La forme de l'extrémité fourchue 2 est telle que , lorsque la pale est verrouillée dans la position pliée, les mâchoires de la fourche recouvrent la boite qui ne se trouve pas encprise avec l'une des broches 10 et empêchent ainsi celle-ci de tomber. La boite peut toutefois être ai- sément enlevée en faisant légèrement osciller la pale au- delà de la position pliée ordinaire, ce qui permet le remplacement très aisé de boites endommagées ou usées.
Dans a variante représentée fig. 7, l'articulation 4. réunissant la longeron principal de l'aile tournante 1 au moyeu central est formée par six trous équidistants autour d'un. cercle, les branches du pied 2 du longeron étant p ourvues de trous correspondants sur les côtés opposés de son axe longitudinal, comme dans la construction précédente.
Dans le présent cas cependant tous les trous de l'organe d'articulation sont pourvus de douilles indiquées en 25 et pour lesquelles on peut employer l'une quelconque des formes déjà décrites, les deux broches de blocage 10 étant adaptées pour traverser ces douilles et y être logées avec un jeu relatif quand de simples douilles métalliques sont utilisées. Cette disposition diffère par conséquent des précédentes en ce que l'aile tournante peut être fixée en plus d'une position repliée sur les deux côtés de sa position radiale, centrale ou normale.
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Il est évident que dans chacune des constructions décrites, les broches de blocage peuvent être logées dans des douilles d'une nature souple ou non suivant les besoins.