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"appareil CHAUFF EAU-
La présente invention a pour objet un appareil chauffe- eau fonctionnant au gaz de ville ou autre, le dit appareil étant conçu et établi de façon à satisfaire aux desiderata ci-après :
1) débiter à volonté, sana délai et en quantité non limitée, de l'eau froide, tiède, chaude ou bouillante;
2) fournir de l'eau potable et de bon goût, utilisable pour la cuisine et pour la préparation du thé ou du café;
à cet effets Peau ne doit pas séjourner dans l'appareil, ni entrer en contact avec les gaz brûlés. ni se charger de produits condensés qui pourraient en altérer la saveur;
3) garantir l'usager contre tout danger d'asphyxie, explosion ou détérioration de l'appareil par suite d'une fausse
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manoeuvra demanque d'eau, d'extinction de la veilleuse ou avarie accidentelle ;
4) pouvoir être détartré sur place par la ménagère, sans le secours d'aucun outil ni qu'il soit besoin de rétablir l'étanchéité d'un jointe
Cette dernière condition, qui a été négligée jusqu'à présent prend une importance considérable lorsque l'appareil est destiné à débiter de l'oau bouillante.
On sait, en effet, que l'eau chauffée à plus de 50 degrés abandonne une quantité plus ou moins grande de calcaire qui s'attache principalement aux parois sounises à l'action de la chaleur. Ce dépôt très dur et très adhérent 9 diminua d'abord le rendement thermique de l'appareil et,après quoique tempsobstrue le corps de chauffe et les conduits d'évacuation.
L'inconvénient,déjà, très sérieux dans les distributeurs débitant de l'oau à 60 ou 70 ,devient rédhibitoire lorsque la température est pers@@@ au-delà de 90 .
Il est donc indispensable que la ménagère puisse démonter et nettoyer l'appareil aussi facilement qu'une bouilloire, ce qui impliqua l'omploi d'un corps de chauffe ouvert et s'assem- blant sans aucun joint, par simple emboîtement.
Dans ce butl'appareil suivant l'invention comporte un corps do chauffe formé d'éléments assemblés par simple emboîtement et se posant sur la battorie de chauffe sans aucun joint,les dits éléments étant conformés et agencés de façon à obtenir le chauffage de l'eau de consommation par ruissellement libre de celle-ci sur une face d'une paroi chauffante, pleine, dont l'autre face est chauffée directement ou indirectement par la combustion du gaz,sans aucun contact entre le liquide et los gaz brûlés et sans quo l'eau ne séjourne dans l'appareil, la dite paroi chauffante pouvant éventuellement
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être entourée d'un nuage de vapeur dans le but de maintenir mouillée la face de cette paroi sur laquelle l'eau ruisselle,
des moyens étant prévus pour éviter le refroidissement de l'eau bouillante par le mélange à celle-ci d'eau condensée.
L'appareil suivant l'invention ccmporte en outre une batterie de chauffe agencée en-dessous du corps de chauffe et présentant notamment une soupape de gaz, à membrane, commandée par une prise de pression faite après la vanne de réglage du débit d'eau, afin d'empêcher le passage de gaz en cas d'obstrue- tion des conduits d'admission d'eau à l'appareil, une valve en by-pass 1 étant en outre prévue sur la conduite amenant la pression sur la membrane de commande d'adduction du gaz, en vue de retarder l'allunage et l'extinction de la flamme de temps différents, la dite batterie de chauffe comportant également un dispositif de réglage de débit d'eau à chauffer, constitué de deux canaux en dérivation, respectivement de section modifiable,
l'un d'eux étant en outre pourvu d'une vanne permettant à l'usager de régler le débit entre un minimum et un maximum fixes.
D'autres caractéristiques et particularités de l'objet de l'invention ressortiront au cours de la description qui suit, donnée à titre exemplatif et non limitatif, avec réfé- rence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels :
Fig. 1 est une vue d'élévation en coupe partielle longi- tudinale de l'appareil chauffe-eau suivant l'invention;
Fig. 2 est une vue similaire montrant la façon dont s'opère le démontage de l'appareil;
Fig. 3 montre une va-riante de réalisation de l'appareil;
Fig. 4 est une vue en coupe longitudinale partielle, à plus grande échelle,de la batterie de chauffe de l'appareil;
Fig 5 montre,à plus grande échelle, un détail de Fig.4.
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Comme montré en Fig. 1, l'appareil comporte un corps de chauffe ou chaudière A,montée sur une batterie de chauffe B représentée schématiquement.
L'organe chauffait proprement dit, dans le corps de chauffe A, est constitué par une paroi métallique pleine 1 en forme do cylindre creux vertical ouvert à ses deux extré mités,de section circulaire, ovale ou autre. Cette forme peut d'ailleurs être différente du cylindre et épouser celle d'un prisme, d'un cône;, d'un double cône, d'un corps quelcon que de révolution, ou encore être constituée par emboîtement de viroles ou godets:, sans que le principe en soit affecté. De mêmela paroi peut âtre onduler, rainurée, bosselée dans le sens longitudinal ou transversal, en vue d'étendre la surface de chauffe.
L'eau est amenée par un tuyau 2 traversant le corps de chauffe et est projetéo par un tube circulaire fendu ou perforé 3 à la partie supérieure externe de la paroi 1, le long de laquelle elle ruisselle.
La face interne du cylindre est chauffée en partie direc" tement par les flammes du brûleur 4 et en partie par l'inter" médiaire d'ailettes radiales 5 formant diffuseur de chaleur.
Tout autre dispositif transmetteur peut être utilisé, tel que ailettes parallèles ou concentriques, Il tamis. cheminées multiples, chicanas verticales, horizontales ou obliques, cuvettes percées et empilées en quinconce.
Une première cuvette ou collecteur annulaire 6, soudé au corps de chauffe, réveille l'eau chaude utile et la dirige vers le tube de sortis 7, tandis qu'un deuxième collecteur 8 évacue par un tube 9 l'eau qui se condense sur la chemise 10.
D'autre part, les gouttelettes provenant des gaz brûlés
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et qui se condensent sur la surface intérieure du cylindre 1 au manant de l'allumage, sont retenues par un rebord intérieur du collecteur 8 et évaporées par la suite.
Une collerette ondulée, perforée ou grillagée 11, retient le calcaire qui se détache du corps 1 par les dilatations et contractions consécutives au retard à l'extinction du brûleur dont il sera question plus loin.
La chemise 10, fermée à sa partie supérieure, et simplement emboîtée dans le collecteur inférieur 8, entoure la paroi chauffante et maintient autour de celle-ci un nuage de vapeur qui la mouille en permanence et empêche la formation d'étendues sèches rompant la continuité de la nappe liquide. Un tube plongeant 12 évacue la vapeur surabondante.
L'ensemble décrit ci-dessus est simplement posé sur un support 13 solidaire de la batterie de chauffe B sans l'aide d'aucun moyen de fixation et est maintenu par des broches 14, engageant verticalement le dit support 13, et par l'emmanche- ment de l'entonnoir 7 dans le tube de sortie d'eau chaude 15.
Le tuyau 2 d'alimentation en eau froide se raccorde de même à la batterie par un simple manchon ou écrouà molette (non repré- senté).
Une gaine égaillée ou décorée 16 surmontés d'un chapeau 17 est posée sans fixation dans un cône 18 solidaire de la batterie de chauffe. Cette gaine protège l'usager contre les brûlures et concourt au bon aspect de l'ensemble.
La Fig. 2 montre notamment comment s'opère le démontage des divers éléments spécifiés ci-dessus : on enlève par le haut la gaine décorative 16,puis la chemise 10, ce qui met à nu la paroi chauffante 1 et les divers collecteurs, en vue de leur nettoyage. Au besoin, on peut enlever tout le corps de chauffe et le renverser pour le débarrasser plus facilement
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des morcaaux de oaloairoi Ces opérations se font sans débrancher la batterie et même sans couper l'eau ni le gaz au compteur.
Un thMmoaiëtre ordinaire ou thermoxcope à dilatation 19 plongeant dans la chambre à vappurl ou placé à. la sortie du tube, avertit l'usager lorsque l'eau entre on ébullition.
Il est bien entendu que la forme de réalisation décrite ci-dessus est susceptible des variantes suivantes : a) on peut supprimer le collecteur 6 et recueillir l'eau chaude et l'eau condensée ensemble dans le collecteur 8, comme représenté en Fig. 3; b) on pourrait renverser la disposition et conduire l'eau à l'intérieur de la paroi chauffante, tandis que les gaz
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chauds circuleraient à P extérieur; /" c) on pont supprimer la gaîne extérieure 16 qui n'est
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pas indispensables d) à l'avertisseur d'ébullition 19 peut être substitué soit un sifflet fixé au tube do vapeur 12, soit un manoscope placé de même et composé d'un corps léger soulevé par la vapeur qui s'échappe.
La batterie de chauffe B,dont une forme d'exécution est représentée en Fig. 4, comprend un brûleur 4 fonctionnant au
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gaz d'éclairaee , butano ou autre gaz combustible. Deux soupa- pes automatiques 20 et 21 commandent l'adduction du gaz au brûleur. qu'une veilleuse 22 allume aussitôt.
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La soupape 21 est astiosnée par van couple thermostatique ou bilame 23 chauffé par la veilleuse. Cette soupape reste ouverte tant quo la veilleuse brûlo; elle se ferme sous la poussée d'un ressort do rappel 24 lorsque la veilleuse s'éteint
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accidentollsaiant.
La soupape 20 est actionnée par une membrane flexible 25 qui cède sous la. pression de l'oau pénétrant dans 1&hambre 26
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du fait de l'ouverture, par l'usager, d'un robinet d'arrêt 27 à poignée 27a.
Par ailleurs, l'eau à chauffer parcourt le circuit suivant :Entrant par le raccord 28, elle pénètre dans deux canaux parallèles 29 et 30 de sections réglables respectivement par les vis 21 et 32.
Le canal 30 peut, en outre, être plus ou moins obturé et même complètement fermé par la vanne de réglage du débit 33.
Ce dispositif a pour fonction de faire varier la quantité d'eau admise depuis un minimum correspondant à l'eau bouillante, jusqu'à un maximun correspondant à l'eau tiède. Le minimum est établi pour un débit fixe, par la position de la vis 31 bloquée lors de la mise au point. Le maximum est fixé de même par l'enfoncement de la vis 32. Entre ces deux valeurs, camne le débit du gaz est constant, on obtient de l'eau à la température désirée par la manoeuvre de la vanne 33.
Sortant des canaux 29 et 30, les filets liquides se réunissent et traversent le robinet d'arrêt 27, marqué "eau chau de*', pour monter ensemble par le tube 2 vers la couronne d'aspersion 3.
Symétriquement au robinet 27 d'eau chaude est prévu un deuxième robinet marqué "eau froide*' (non montré) qui établit une communication directe entra la conduite d'entrée 28 et le tube de sortie 15.
En aval du robinet 27 s'amorce une prise de press ion 34 qui débouche dans une boîte à bille 35 dont un schéma agrandi est reproduit Fig. 5.
Cette boite communique avec la chambre 26 par deux pertuia a et h, dont le plus grand, a, eat obtura par @@@@@ labille lorsque la pression monte et au contraire largement ouvert
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lorsque la pression baisas.
Ce dispositif permet de retarder l'allumage et l'extinction do temps différents. Le retard à l'allumage est nécessaire pour éviter ima inflammation trop brusque; le retard à l'extinction a pour but de provoquer une dilatation de la paroi chauffante pour on détacher la croûte calcaire et aussi de sécher l'appareil complètement après unage. Mais l'expérience montre que les deux retards doivent être de durées inégales.
Si la pression était transmise à la membrane flexible par le seul pertuis h, le retard à l'extinction serait beaucoup plus long que le retard à l'allumage, attendu que dans le premier cas, l'eau est refoulée par l'élasticité de la membrane 25 et le ressort de la soupape 20, tandis quo dans le second cas, l'eau est soumise à la pression de la distribution. Il suffit donc de prévoir un pertuis parallèle a muni d'une valve qui s'ouvre lors de l'évacuation do la chambre 26, pour donner au retard à l'extinction telle durée qui convient.
Il ost à remarquer;, d'autre part,, qu'à l'encontre de ce qui s'est fait antérieurement, la prise de pression; se trouve faite après la vanne de réglage.De ce f ait, l' appareil n'offre aucun risque de fonctionner à sec, en cas d'étrangle- ment excessif ou d'obstruction, soit de la dite vanne, soit des canaux internes.
Il est bien entendu quo dans une telle batterie de chauffe. la vanne 33, au lieu de travailler à la façon d'une soupape, pourra être constituée par un pointeau ou un boisseau. De même, les vis 31 et 32 pourront être rendues accessibles à l'usager.
En outre, la valve à bille 35 peut être remplacée notamment par une valve à clapet, à anche de cuir, à soupape ou autre.
Enfin, la section de passage du pertuis h peut être réglée par une vis, accessible ou non.