déposé à l'appui d'une
demande de
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On sait que l'opération du soudage d'objets en aluminium ou en alliages d'aluminium sans utilisation de fondants est délicate et donne lieu à de nombreux dé boires� résultant notamment du fait que l'oxyde qui se trouve sur la surface d'aluminium se répartit dans la soudure : les inclusions d'oxydes constituent autant
de points d'attaque pour les agents corrosifs et la so lidité de l'assemblage se trouve ainsi compromise,
La présente invention a pour objet divers perfectionnements à ce procédé permettant d'assurer un assemblage parfait en évitant les inconvénients qui viennent d'être signalés par suite de l'élimination des oxydes , Ce procédé perfectionné est le: suivant
On commence par nettoyer à fond et avec le plus grand soin les parties à souder. Ce nettoyage se fait
au moyen d'un outil tel que lime, raoloir, brosse mé tallique, cette opération pouvant être précédée d'un net toyage au moyen d'un solvant tel que la benzine. Les bords à assembler sont alors ohanfreinés de façon à former après réunion un angle convenable, par exemple de
90[deg.], mais pouvant être- un peu plus fermé ou encore plus
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d'une, lime, mais il pourrait être également réalisé avec une fraise ou tout autre outil analogue.
Lorsqu'il s'agit de réparer des pièces coures présentant par exemple des fissures, on opère d'une façon semblable et on lime les lèvres de la fissure de manière à obtenir une sorte d'entaille dont les bords forment un angle assez ouvert. Après le ohanfreinage, les bords travaillés à la lime, à la fraise ou au moyen d'outils analogues, présentent généralement une surface légèrement rugueuse qui contribue à assurer une bonne adhérence lors du soudage.
On chauffe ensuite les bords à souder au moyen d'un brûleur approprié, tel que par exemple un chalumeau
.
à air-acétylène. Il faut, en général, éviter des flammes trop ohaudes, par exemple la flamme oxygène-acétylène ou la flamme oxygène-hydrogène. Lorsqu'il s'agit de pièces à parois épaisses, par exemple de carters d'automobiles, on chauffe de préférence la pièce toute entière. Il convient de remarquer que, même dans ce dernier cas,
il n'est pas toujours nécessaire de disposer à cet effet d'un four électrique ou à combustibles, car la température à atteindre n'est pas aussi élevée que celle nécessaire pour souder des pièces d'aluminium à l'autogène : on peut parfaitement opérer au moyen d'un simple brûleur, ce qui rend le procédé applicable dans le moindre atelier et
en particulier dans n'importe quel garage.
On chauffe en général directement, en passant la flamme sur les bords à souder, La température doit at teindre au moins le point de fusion de la soudure.
On dépose alors, au moyen d'une baguette de sou-
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exemple tous les 4 à 6 o/m lorsque les pièces sont de
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sont petites, un peu de soudure, tout en continuant
à chauffer directement. Il faut avoir soin� toutefois, de ne pas trop dépasser le point de fusion de la sou dure, car l'aluminium éoroui et les alliages d'aluminium écrouis ou durcis par traitement thermique perdent une
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chauffage trop poussé.
La soudure employée devra donc avoir un point de fusion relativement bas. A titre indicatif mais nullement limitatif, on signalera par exemple les soudures suivantes comme convenant particulièrement bien à ce recouvrement préalable
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Ceci fait, on brosse d'une façon énergique les parties recouvertes jusqu'à ce qu'on ait pu constater que les bords à souder sont complètement recouverts d'une très fine oouohe d'un alliage qui s'est formée
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liser à cet effet une brosse supportant sans dommage exagéré la température de travail, Elle doit donc ré dister au rouge sombre sans s'oxyder d'une façon notable.
Par ce brossage, on élimine complètement la couche d'oxyde superficielle qui recouvre toujours l'aluminium. Comme le traitement se fait /non pas à l'air, mais sous une couche de soudure fondue, les parties débarrassées d'oxyde entrent immédiatement en contact avec la soudure et il se forme peu à peu une pellicule mince et continue d'alliage. Les particules d'oxyde se rassemblent dans
la couché de soudure fondue ou flottent à sa surface et sont éliminées avec cette soudure par le brossage. Il
ne reste plus d'excès de soudure sur les parties à souder toute la soudure qui ne s'est pas alliée à l'aluminium est éliminée.
Après cette opération préliminaire de soudage les parties à réunir apparaissent brillantes ; de plus si on laisse tomber une goutte de soudure sur les parties chauffées, la soudure s'étend immédiatement, car elle mouille d'une façon parfaite, alors qu'une goutte de soudure ne s'étend pas sur une pièce d'aluminium non traitée.
C'àst alors qu'on procède à la soudure proprement dite. S'il s'agit de deux pièces séparées, on les réunit et on les maintient dans leur position définitive. Puis on dépose, en un point, une certaine quantité d'une soudure appropriée, tout en continuant à chauffer pour maintenir l'assemblage à la température de fusion de la soudure. On entraîne ensuite, au moyen d'un racloir et sous la flamme du brûleur, la soudure sur toute la sur face ' préparée, en ayant soin d'enlever en même temps
la pellicule d'oxyde qui se trouve à la surface des parties recouvertes de la mince couche d'alliage. Il doit être bien entendu qu'il ne s'agit plus ici de la pel lioule d'oxyde d'aluminium qui a été éliminée lors de la première opération, mais d'oxyde qui se forme sur la fine
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et a une forme telle qu'on puisse enlever la pellicule d'oxyde simultanément sur les deux parties préparées.
Il est important que l'extrémité de l'outil et la soudure
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qui se trouve devant l'outil, sur l'extrémité de l'outil et sur la soudure entraînée; on déplace la flamme en même temps que l'outil. De cette façon , l'accès de l'air est empêché et la mince pellicule d'oxyde qui se trouve sur chaque ligne de soudure ne peut se former que lorsque l'opération de soudage est terminée.
Pour effectuer ce soudage proprement dit, on utilise, selon le travail à effectuer, de préférence l'une des compositions de soudure suivantes :
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Si la soudure ...doit avoir une résistance partioulièrement grande à la corrosion, on utilisera de préfé renoe la formule n[deg.] 1 ; pour les pièces moulées,les carters par exemple , il est avantageux d'utiliser la seconde formule ; enfin la troisième soudure donne, en même temps qu'une bonne résistance à la corrosion, un beau brillant.
Lorsque les parties à assembler sont trop grandes pour être recouvertes en une seule fois de soudure fratohe, on opère en plusieurs fois, c'est-à-dire qu'on soude les parties d'un seul mouvement de racloir de la manière qui vient d'être décrite sur une distance de 15 à 20 o/m par exemple, puis on dépose une nouvelle quantité de soudure fraîche à l'endroit où l'on s'est arrêté, et on continue
à souder sur une nouvelle distance de 15 à 20 o/m et ainsi de suite.
On a représenté aux dessins annexés divers cas de soudure au moyen du procédé faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente à échelle agrandie le soudage bout à bout de deux tôles relativement épaisses.
Les figs. 2 et 3 montrent l'application du prooédé à la réparation d'une pièce présentant une fissure.
La fig. 4 montre l'assemblage de deux tôles perpen-dioulairement l'une à l'autre.
La fig. 5 montre un premier mode d'assemblage de deux tôles très minces.
Enfin les figures 6 et 7 sont relatives à un second mode d'assemblage de deux tôles très minces.
Sur la fig. 1, on a représenté à échelle agrandie les deux tôles à assembler 1 et 2 placées bout à bout et
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placée, par le procédé indiqué plus haut, la masse de soudure 3,
En figs. 2 et 3, 4 représente une partie de oarter présentant une fissure 5. Comme on l'a dit plus haut, on commence par éliminer la fissure 5 dont on lime les bords,
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dispose la soudure.
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pendioulairement sur une autre tôle 8, On ohanfreine le bord inférieur de la tôle 7, de telle sorte qu'après mise
en place, celle-ci ne touche l'autre tôle que par un bord effilé 9. La soudure pourra être répartie en deux masses
10 et 11, comme représenté sur la figure.
Lorsque les tôles à souder sont très minces, il est impossible de procéder à un ohanfreinage. On peut par exemple opérer de la manière représentée en fig. 5, L'extrémité de l'une des tôles 12 est relevée à angle droit, en
13; la seconde tôle 14 est placée oontre le rebord et
la soudure 15 est disposée, toujours dans les mêmes conditions, dans l'angle ainsi formé.
On peut également procéder par recouvrement (figs.
6 et 7). Dans ce cas les parties à recouvrir 16 et 17
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celles-ci subissent le traitement d'alliage préalable, puis sont réunies de telle façon que, lors du recouvrement <EMI ID=16.1>
raclage. On remplit alors de soudure 22,23 les angles rentrants, en opérant, comme dans les autres cas, sous
la flamme d'un brûleur et au moyen d'un raoloir.
Si l'on veut appliquer le procédé faisant l'objet de l'invention au soudage d'un tube dans un manchon" on brosse ou on frotte d'abord, après nettoyage, la partie extérieure de l'extrémité du tube et la partie intérieure du manchon au moyen d'une soudure appropriée, en utilisant de préférence à cet effet une brosse ronde rotative mue mécaniquement. Il faut, naturellement, avoir soin, ici également, d'éliminer tout excès de soudure et toute trace d'oxyde d'aluminium. Comme il est difficile de réaliser cette opération à l'intérieur du manchon avec la brosse,
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de la soudure fraîche sur les parties préparées, passe de nouveau le râoloir puis introduit, de préférence par un mouvement de rotation, l'extrémité du tube dans le manchon. Il va de soi que le manchon et l'extrémité du tube doivent se trouver au moins, lorsqu'on les introduit l'un dans l'autre, à la température du point de fusion de la soudure. Lorsque l'extrémité du tube a été intro duite dans le manchon, on brosse le joint à l'une des extrémités du manchon au moyen de soudure fraîche exacte-
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on maintient le joint à l'abri de l'air au moyen d'une flamme non oxydante, et on y apporte de la soudure fraîche. Cette soudure coule entre le tube et le manchon dans
toute la .longueur de ce dernier (à moins que le joint entre le tube et le manchon soit complètement étanohe) et remplit complètement l'espace compris entre les parties à souder.
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liages d'aluminium durcis par traitement thermique, il faut évidemment éviter d'élever trop la température au -
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perdre une partie de la résistance mécanique. Il va de soi qu'il faut opérer le plus rapidement possible, un chauffage de longue durée étant généralement nuisible.
La pratique a montré qu'il est généralement bon de refroidir aussi rapidement que possible les tubes soudés, par exemple en faisant couler de l'eau froide
sur les deux extrémités et en se rapprochant graduellement
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ce refroidissement, on obtient des caractéristiques mé oaniques meilleures lorsqu'on a à faire à des alliages d'aluminium durcis par traitement thermique; ce refroidis-
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sur un matériau non durci par traitement thermique. Lorsqu'il s'agit de pièces de fonderie, il faut, au contraire, as surer un refroidissement très lent.
L'invention peut également s'appliquer à l'assemblage de pièces en aluminium ou en alliages d'aluminium avec d'autres métaux soudables, par exemple avec le ouivre , Lorsqu'il s'agit de ce dernier métal, on peut effectuer
le recouvrement préalable au moyen dtétain pur et en utilisant l'un des décapants en usage pour le soudage du
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