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"Procédé pour le traitement dit "par explosion" de céréales, et céréales gonflées obtenues par ce procédé".
La présente invention concerne un procédé pour le trai- tement dit "traitement par explosion" de céréales; par - céréales, on entend des fruits ou graines de différentes sor- tes de graminées utilisées ordinairement pour l'alimentation de l'homme, telles que l'avoine, le froment, le maïs, le sei- gle, l'orge, le riz, eto.
Pendant de nombreuses années, les céréales gonflées ont été produites par un traitement dit "traitement par explo- sion", mais les seules céréales qui on t é té gonflées de faon à donner un produit satisfaisant sont le riz et le blé. De
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nombreux essais ont été faits pour gonfler l'avoine en particu- lier, mais bien qu'il ait été possible d'obtenir un bon produit initial, oe produit se détériorait trés rapidement et ne pouvait par conséquent pas être mis en vente.
Bien que l'on ai t déjà imaginé un certain nombre de procédés, il n'y en a eu qu'un, à proprement parler, qui ait été jugé capable d'être appliqué dans la pratique. Suivant ce procédé, les grains de céréales à traiter sont placés dans un récipient clos appelé "canon", ce récipient étant chauffé exté- rieurement pendant 25 à 45 minutes jusqu'à une température comprise entre 260 à 315 C, tout en étant animé d'un mouve- ment de rotation. Par suite de la -chaleur appliquée, une grande partie de l'humidité du grain est vaporisée et il se développe une pression atteignant de 3,5 à 7 kg/cm2.
La va- peur développée dans le canon est ensuite expulsée par échap- pement jusqu'à ce que la pression qui règne dans le canon tombe à la pression atmosphérique, les grains perdant ainsi une cer- taine partie de leur humidité. Lorsque l'échappement est ter- minée on injecte dans le canon, sur le grain chaud dont la tempé- rature est alors de 100 C, de la vapeur d'eau sous une pression de 10,5 à 14 kg/cm2, vapeur qui est sèche ou surchauffée d'en- viron 15 à 30 C. Lorsque la pression désirée a été atteinte, on arrête l'arrivée de la vapeur et on maintient la vapeur qui se trouve dans le canon pendant deux à trois minutes dans ce dernier.
Au bout de ce temps on fait partir le canon, c' est-à-
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dire que l'on ouvre la soupape qui ferme son orifice et, pqr suite de la. diminution sensible et subite de la pression qui entoure les grains au sortir du canon, ces grains gonflent et atteignent plusieurs fois leur grandeur normale.
Le procédé qui vient d'être décrit présente deux inconvénients principaux: le premier, qui concerne toutes les céréales, c'est la longueur du temps, qui n'est pas inférieure à environ 4 1/2 heure en tout, qu'exige le procédé. Le deuxième, qui n'est grave que pour les céréales, en particulier l'avoine, dont la teneur en corps gras est relativement grande, o'est que, par suite du degré élevé de ohaleur extérieure appliquée au canon, les parois intérieures de ce dernier (parois aveo lesquelles les grains de céréale viennent en contact) sont à une température assez élevée pour causer un fractionnement partiel des matières grasses contenues dans les grains, ce qui tend à produire une certaine ranoidité.
Lorsqu' il s'agit de blé et de riz, la difficulté n'est pas grave, car la teneur en matières grasses est tellement petite que, s'il s'en pro¯ duit quelque fractionnement, il n'est pas suffisant pour pro- duire une ranoidité du grain, ou tout au moins une rancidité appréciable. Lorsqu'il s'agit d'avoine toutefois, la difficul- té est tellement grave qu'elle empêche la préparation d'avoine gonflée par le procédé sus-décrit. Depuis que ce procédé a été appliqué pour la première fois dans la pratique, des essais ont toujours été faits pour produire de l'avoine gonflée donnant
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satisfaction, mais tous ces essais ont échoué.
Le procédé qui fait l'objet de la présente invention supprime complètement les deux inconvénients sus-mentionnés., car, par ce procédé, la durée du traitement ne dépasse jamais cinq minutes et il ne se produit aucun fractionnement de la matière grasse contenue dans la céréale. Le procédé permet donc de produire, en partant de toutes les céréales,. et même de l'avoine, un produit gonflé qui, non seulement donne satis- faction, mais peut être obtenu plus économiquement que par les procédés actuels.
Suivant le procédé conforme à l'invention, les grains bruts de céréales, qui sont sensiblement à la température atmos- phérique, sont exposés, dans un récipient clos, à l'action de vapeur d'eau diffusée sous une pression de plus de 7 kg/am2.. pression comprise de préférence entre 12,3 et 15.8 kg/cm2 et surchauffée d' au moins 14 C, et de préférence de 83 à 166 C.
Cette exposition à l'action de la vapeur d'eau, doit avoir lieu en l'absence d'air, le récipient comportant par exemple un petit orifice par lequel l'air peut être expulsé au fur et à mesure que la vapeur entre. On continue à faire arriver la vapeur pendant un certain temps, qui ne dépasse jamais cinq minutes, et qui varie généralement entre 45 et 100 secondes, de sorte que, pendant ce temps, la pression extérieure agissant sur les grains est maintenue sensiblement constante. Au bout de ce temps on réduit subitement et très considérablement la
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pression extérieure agissant sur les grains en ouvrant subi- tement le récipient hors duquel les grains sont violemment expulsés tout d 'un coup et gonflent au fur et à mesure qu'ils sortent du récipients, par suite de la réduction de la pression extérieure.
Les variables du procédé, c'est-à-dire le temps, la pression et le degré de surchauffé de la vapeur, dépendront de la quanti té d' humidi té contenue dans les céréales non encore traitées et de la texture ou du dégré de gonflement que l'on désire obtenir dans la céréale traitée.
Si la teneur en humidité est grande, on utilisfera généralement un degré de surchauffe relativement élevé et un temps relativement court) tandis que sila teneur en humidi té est pe tite, le degré de surchauffe sera peu élevé, mais le temps sera relativement long, La pression de la vapeur dans le canon au moment du départ du coup joue un grand, rôle dans la détermination du degré de gonflement du produit fourni par la céréales En conséquenceplus le degré de gonflement désiré est élevé, plus la pression sera forte.
Par suite, du fait que la vapeur qui arrive sur le grain est diffusée, elle ne brûle jamais ce dernier, et elle ne provoque pas de fractionnement de la matière grasse qu' il contient,même lorsque la température atteint, comme c'est parfois le cas, 345 à 370 C. La raison de ce :rait est appa ramment la suivante : Comme le grain aveo lequel la vapeur
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vient en contact, est au début sensiblement à la pression atmos- phérique, et comme le volume de vapeur qui agit sur chaque grain individuel est relativement petit, la vapeur pénètre dans le grain et se condense aussitôt sur sa surface extérieure et sur sa surface intérieure.
Par suite de cette condensation, la vapeur qui vient ensuite en contact avec le grain ne chauffe pas ce dernier d'une façon exagérée, le grain étant alors plus chaud, de sorte que le transfert de chaleur de la vapeur au grain est moins rapide, à cause de la couche d'humidité et de vapeur saturée formée sur le grain par la vapeur surchauf- fée qui est venue en contact avec lui en premier lieu.
On a fait de nombreuses expériences relatives à l'uti- lisation du procédé pour le traitement de presque toutes les sortes de céréales, mais le procédé a été mis au point en ce qui concerne particulièrement ltavoine et le mats, et il sera donc sans doute utile de donner une description typique de ce mode de traitement.
Toutes ces sortes d'avoines traitées présentaient une teneur en humidité assez constante et variant entre 6 et 8%.
Pour ces avoines, on utilise de la vapeur sous une pression d'environ 15,3 kg/cm2, surchauffée d'environ 83 C. lorsque l'avoine a été introduite dans le récipient et que ce der- nier a été fermé, on ouvre l'arrivée de la vapeur. Il faut
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environ une minute pour que la pression atteigne à l'intérieur du récipient la valeur qu'elle a dans la conduite$ mais on maintient l'arrivée de vapeur, après que cette pression a été atteinte, pendant un laps de temps d'une minute environ, après quoi on arrête la vapeur et l'on ouvre immédiatement le récipient, ce qui a pour résultat qu'il se produit subi- tement une très grande chute de la pression agissant exté- rieurement sur les grains.
Le laps de temps total qui s'écoule entre le moment de la première arrivée de vapeur et le moment de l'ouverture du récipient varie entre 90 et 100 secondes. Le traitement a pour résultat que les grains gonflent. jusqu'à plusieurs fois, leur grosseur normale, et que leur teneur en humidité est d'environ 1% inférieure à celle des grains non traités.
Lorsqu'il s'agit de mats contenant environ 10 % d'hu- miditié, les conditions peuvent être les mêmes que oelles qui sont indiquées ci-dessus,, pour l'avoine. Le produit obtenu est fortement gonflé, mais le tégument du grain adhère à ce dernier en flocons relativement grands. On a constaté, tou- tefois, que si, avant le traitement, l'on ajoute du sel aux grains contenus dans le récipient, le produit résultant du traitement est même encore plus fortement gonflé que si l'on n'utilise pas de sel, et que le tégument est brisé en parti- cules très petites, ce qui améliore à la fois l'aspect du produit gonflé et sa saveur. Le meilleur moyen pour obtenir
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des résultats désirables est d'ajouter environ 30 grs. de sel par kilog de mais traité.
Un type d'appareil très approprié pour l'application du- procédé conforme à l'invention est celui qui est décrit dans la demande de brevet d'invention déposée le 17 Décembre 1935 pour l'"Appareil pour le traitement dit "par explosion' de matières, en particulier pour le gonflement de céréales", mais il est bien entendu que l'utilisation du procédé n'est pas li- mitée à ce type particulier d'appareil, ni à aucun autre.
L'invention a également pour objet, à titre de produits industriels nouveaux, les cérales gonflées obtenus par ce procédé.
REVENDICATIONS. l) Procédé pour le traitement dit "traitement par explo- sion " de céréales, consistant à exposer les grains bruts de céréales, qui sont sensiblement à la température atmosphéri- que, dans un récipient clos, à l'action de vppeur diffusée sous une pression supérieure à 7 Kg/Cm2 et surchauffée d'au moins 14 C.; à maintenir les grains exposés à cette action pen- dant un laps de temps déterminé d'avance tout en maintenant sensiblement constante la pression agissant extérieurement sur les grains ; à réduire subitement et très considéra- blement Cette pression.